René Birr

résistant alsacien
René Birr
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René Birr, né le à Réguisheim (Haut-Rhin) et mort exécuté le à Stuttgart (Wurtenberg, Allemagne), est un cheminot, responsable de la Jeunesse communiste de Réguisheim puis l'un des dirigeants du Parti communiste clandestin, et un résistant alsacien.

BiographieModifier

René Birr est né dans une famille catholique. Son père est mineur de potasse[1].

À l'école primaire, il se lie d'amitié avec Raymond Olff.Dans le train qui les mène à Colmar,Raymond au lycée Bartholdi, René en école primaire supérieure ils échangent et lisent Le Populaire, L'Humanité et L'Œuvre, qui sont les trois journaux des partis socialiste, communiste et radical à l'origine du Front populaire. René, aux Jeunesses communistes, et Raymond, aux Jeunesses socialistes, luttent pour les idéaux du Front populaire, manifestent pour le soutien à l'Espagne républicaine contre l'agression fasciste et contre les accords de Munich[2].

Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il devient l'un des dirigeants du groupe Georges Wodli du Parti communiste clandestin[3]et organise les FTP dans le Haut Rhin. Arrêté en mai 1942 sur son lieu de travail à Mannheim où il exerçait son métier de cheminot, il subit les tortures de la Gestapo au camp de rééducation de camp de Schirmeck-La Broque. Accusé d'avoir caché des armes et stocké des explosifs et des détonateurs volés aux Mines de potasse il est condamné à mort à Strasbourg le 23 janvier 1943 par le tribunal populaire du Reich, Volksgerichtshof, présidé par le juge Roland Kreisler. Il est décapité à la hache, le 1er juin 1943 à Stuttgart, comme ses camarades Eugène Boeglin, Auguste Sontag et Adolphe Murbach[4],[5].Leurs corps sont jetés dans une fosse commune , au Bergfriedhof de Heidelberg,Bade.

Entre janvier 1943 et mai 1943 dans la cellule de sa prison à Strasbourg puis à Stuttgart, il écrit des lettres très émouvantes à ses parents qui reflètent son amour de l'Alsace, de la liberté, de la justice sociale et de l'engagement politique.

PostéritéModifier

RéférencesModifier

  1. Françoise Olivier-Utard, Léon Strauss, « Birr René », sur Le Maitron : dictionnaire biographique fusillés guillotinés exécutés massacrés, 2007-2019 (consulté le 18 mars 2019).
  2. « Les dernières lettres d'un jeune résistant alsacien assassiné par la barbarie nazie : 23 janvier 1943-31 mai 1943 / René Birr ; recueillies et présentées par Raymond Olff », sur laresistancedesalsaciens.wordpress.com (consulté le 11 avril 2019).
  3. Léon Strauss, « BIRR René », sur alsace-histoire.org, (consulté le 12 avril 2019).
  4. Alphonse Irjud, Pas de grâce pour les traîtres in Alsace, la grande encyclopédie des années de guerre, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 1664 p. (ISBN 9782716506472), p. 969-977
  5. Roger Lefort, « La Résistance et l’occupation Nazie en Alsace-Lorraine - Moselle , Alsace-Lorraine », sur memoresist.org (consulté le 11 avril 2019).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Les dernières lettres d'un jeune résistant alsacien assassiné par la barbarie nazie, recueillies et présentées par Raymond Olff, coll. « Les contemporains », 2018 (ISBN 979-10-92758-12-2)
  • Éric Le Normand (dir.), Christophe Clavel (ill.) et Association pour des études sur la Résistance intérieure des Alsaciens, La Résistance des Alsaciens, Paris, Fondation de la Résistance, Département AERI, coll. « Histoire en mémoire 1939-1945 », 2016 (ISBN 9782915742329), (OCLC 959964698), (notice BnF no FRBNF45050358).
  • Exposition La résistance des Alsaciens (2017), Edition l'AERIA, p. 27-28

Liens externesModifier