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Remparts de Troyes
soubassement romaine de la porte Chaillouet
soubassement romaine de la porte Chaillouet
Présentation
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Aubee
Ville Troyes
Coordonnées 48° 17′ 51″ nord, 4° 04′ 27″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Remparts de Troyes

Géolocalisation sur la carte : Champagne-Ardenne

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Remparts de Troyes

Géolocalisation sur la carte : Aube

(Voir situation sur carte : Aube)
Remparts de Troyes

Les remparts de Troyes formaient une enceinte fortifiée qui protégeait la ville de Troyes.

Sommaire

PrésentationModifier

 
Les routes romaines de Troyes.

Les remparts sont attestés dès le Ier siècle par Jules César et continuent à exister jusqu'au XIXe siècle. À l'origine, l'enceinte fortifiée reprenait celle des Tricasses, centré sur une île, c'est une ville oppida et Antonin le Pieux, en 161 fit élever une tour à la porte d'Artaud. La ville se trouve alors au croisement des voies Milan-Boulogne et la Voie Caracotinum-Augustobona. Avec les invasions barbares, les habitants utilisèrent les monuments publics pour renforcer les remparts[1]. Les invasions normandes de 890 obligèrent les habitants à restaurer les remparts.

Avec l'utilisation par les comtes de Champagne de Troyes comme une de leurs résidences, elle sort au XIIIe siècle de sa forme romaine. L'enceinte s'est étendue vers l'ouest avec murailles et fossés qui furent longtemps inondés. Maintenu en fonction, le rempart subit plusieurs reconstructions et réparations jusqu'au milieu du XVIIe siècle, le rempart avait alors 5 200 mètres de long et vingt et une portes. Une phase importante fut la prise de st-Dizier en 1544 qui faisait de Troyes la frontière de la France et le duc de Guise fit remettre en état les remparts, en grande partie aux frais des habitants. Pour les boulevards, boulevard st-Jacques, de l'Isle, de la tour Boyleau et places de tir de nombreuses maisons furent rasées.

 
La place de Troyes au XVIe siècle

ArmementModifier

En 1664, Nicole Mergey, chanoine de st-Urbain tenait le compte des armements disponibles :

  • 38 canons sur les remparts et tours avec deux jeux de six orgues,
  • 89 pièces de canons stockées dans une cave de la Mairie. Tous n'étaient pas récents, la Grosse Guillemette était un canons fait de bandages de fer et un autre était conservé mais rompu.


Les portesModifier

  • la porte Saint-Jacques démolie en 1832,
  • la porte du Beffroi ou porte de Paris,
  • la porte au Mitre, Torchepot, porte au Bourreau ou en premier porte st-Pierre, en 1175 car elle ouvrait vers l'abbaye de Montier-la-Celle.
  • la porte Comporté ou de Preize, surveillée par la Grosse-Tour,
  • la porte de la Madeleine,
  • la porte Croncels, Cronciaulx, Crueuncellis, porte Saint-Esprit ou de Bourgogne, porte cité dés 1157 et qui tirait son nom du village éponyme. Elle fut brûlée en 1542 et reconstruite avec une terrasse et un bastion. Avec son pont-levis, elle était difficilement franchissable et fut démolie en 1808.
  • la porte de la Tannerie, démolie en 1818. Quatre de ces portes servirent de base pour nommer les quartiers de la ville : le quartier du Beffroi avec sa porte à l'ouest, le quartier et le porte de Croncels au sud, le quartier et la porte st-Jacques à l'est et le quartier de Comporté au nord.

COlonels élu : de 1741 à 1773 : Nicolas Camuzat,

Milice bourgeoiseModifier

Elle se composait de quatre bataillons pour garder les quatre portes principales et se recrutaient parmi les quatre quartiers de la ville : le Beffroi, Croncels, st-Jacques et Comporté ou Preize.

La milice avait à sa tête un colonel, un major, un premier capitaine et un sergent major. Chaque bataillon ayant quatre compagnies avec un capitaine, un lieutenant, une enseigne et deux sergents.

Elle avait aussi pour mission le maintien de l'ordre en ville, de veiller aux incendies, de milice royale et d'assister la commune dans ses tâches administratives : recensement des maisons, collecte de taxes, loger les troupes royales de passage... et de parader lors des cérémonies publiques. La milice eut longtemps des démêlés pour le préséance avec les arquebusiers de la ville, la milice dut venir en second.

Galerie d'imagesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Ferdinand Lot, La destruction et la reconstruction de la ville de Troyes à la fin du IXe siècle, in Revue belge de philosophie et d'histoire, 1939.

BibliographieModifier