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Relations entre les États-Unis et la Turquie

Relations entre les États-Unis et la Turquie
Drapeau des États-Unis
Drapeau de la Turquie
États-Unis et Turquie
     États-Unis      Turquie
Ambassades
Ambassade des États-Unis en Turquie
Ambassade de Turquie aux États-Unis
  Ambassadeur Namık Tan
  Adresse 2525 Massachusetts Avenue, N.W.
Washington, D.C.

Les relations entre les États-Unis et la Turquie commencent au XIXe siècle, un accord étant signé en 1830 à l'époque de l'Empire ottoman. Elles prennent un essor important au vu de l'évolution de la situation militaire dans le monde à partir de décembre 1943 et la deuxième conférence du Caire : en dépit du Pacte d'amitié turco-allemand signé à Ankara le 18 juin 1941, la Turquie entre en guerre aux côtés des États-Unis en février 1945. Les relations étroites entre les deux pays commencent véritablement juste après la Seconde Guerre mondiale, la Turquie bénéficiant du plan Marshall et faisant partie intégrante de la doctrine Truman. C'est essentiellement par son entrée dans l'OTAN et sa prise de position dans le parapluie militaire américain pendant la Guerre froide que la Turquie s'arrime au camp occidental. Après la participation avec succès de l'armée turque à la guerre de Corée, les relations se sont encore renforcées, notamment sur le plan économique. La Turquie abrite plusieurs bases américaines sur son sol. Les relations se sont dégradées lors des deux guerres du Golfe en raison des pertes économiques de la Turquie dans cette région et de la politique kurde américaine. Ces évènements ont terni l'image des Américains en Turquie, le gouvernement turc reste cependant fidèle à la politique pro-américaine initiée en 1945.

Sommaire

HistoireModifier

 
Timbre turc célébrant le 150e anniversaire de l'indépendance américaine (1939).

Empire ottoman et entre-deux-guerreModifier

Présidence RooseveltModifier

Présidence EisenhowerModifier

Présidence KennedyModifier

Présidence JohnsonModifier

Présidences Nixon et FordModifier

Présidence CarterModifier

Présidences Reagan et BushModifier

Présidence ClintonModifier

Présidences BushModifier

Le , le parlement turc s'oppose au passage de soldats américains sur son sol, en préparation de la Guerre d'Irak[1].

Présidence ObamaModifier

Alors que la relation entre le président américain Barack Obama et Recep Tayyip Erdoğan étaient initialement jugées bonnes, le mouvement protestataire turc de 2013 sonne le glas de cette entente, les États-Unis reprochant son attitude au pouvoir politique turc durant ces évènements. Depuis, Obama ne fait plus appel au dirigeant turc alors qu'il était historiquement un intermédiaire sur les dossiers du Moyen-Orient. Il a ainsi été tenu à l'écart sur le dossier des frappes en Syrie ou encore sur l'accord avec l'Iran concernant le nucléaire. Par ailleurs, l'antiaméricanisme voire l'antisémitisme, le soutien aux Frères musulmans, les relations diplomatiques tendues avec Israël et la tentative du pouvoir turc d'acheter des missiles chinois ont accentué la brouille avec Washington[2].

Présidence TrumpModifier

Le 29 novembre 2017, parmi les mandats d'arrêts émis contre 333 militaires, 27 le sont contre des hommes accusés d'être des « imams secrets » gulénistes infiltrés dans l'armée[3]. Le 30 novembre, 50 militaires sont arrêtés, principalement des pilotes de l'air[4].

Le pasteur protestant américain Andrew Brunson est détenu en Turquie depuis début 2017, pour collusion présumée avec des « terroristes »[5]. Le président Erdogan se dit prêt à « l'échanger » contre une extradition de Fetullah Güllen des États-Unis vers la Turquie[6], les « échanges de prisonniers » ayant été légalisés par le décret de l’état d’urgence no 694 du 25 août 2017[5]. Puisque l'échange ne s'est pas fait, le procès de Brunson est prévu pour le 16 avril 2018[7]. Il est accusé de «terrorisme», car selon l'accusation, il chercherait à évangéliser la Turquie pour la fragmenter religieusement (les chrétiens ne représentent qu'un peu plus de 0,1 % de la population turque)[7], afin de créer de l'instabilité qui profiterait aux gulénistes et au PKK ; en rapportant l'accusation, Le Figaro ajoute avec ironie «Il y aurait donc un complot politico-religieux entre un pasteur évangélique, un mouvement musulman sunnite et un parti marxiste-léniniste[7] Andrew Brunson risque jusqu'à 35 ans de prison[7]. Son procès s'ouvre bien le 16 avril, en présence de sa femme Norine Brunson, du sénateur du Parti républicain américain Thom Tillis, et de l'ambassadeur spécial des États-Unis pour la liberté religieuse internationale Sam Brownback (eux-mêmes catholiques)[8]. Brunson est accusé de terrorisme, en plus de rencontres avec des gulénistes présumés, pour avoir dit des messes pour les Kurdes et utilisé le terme « Kurdistan »[8]. Il est également accusé d'espionnage à des fins politiques et militaires[8]. La prochaine audience est fixée au 7 mai 2018[9]. A la deuxième audience - au cours de laquelle Brunson est accusé d'avoir voulu fonder un État kurde chrétien dirigé par le PKK - Sam Brownback n'est pas présent, il est remplacé par la vice-présidente de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale Sandra Jolley ; le procès est ajourné au 18 juillet[10]. Brunson est placé en résidence surveillée, fin juillet 2018, en attendant la suite du procès[11]. Washington réagit le 1er août en saisissant des biens et avoirs de Süleyman Soylu et Abdulhamit Gül, les ministres turcs de l'Intérieur et de la Justice, et interdit aux Américains d'avoir des relations commerciales avec eux[11]. Ankara menace alors de rétorsions[11]. L'affaire est alors transférée au chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, qui doit rencontrer son homologue turc Mevlüt Çavuşoğlu à Singapour pour demander la libération du pasteur Brunson[11]. Le 4 août, Erdoğan annonce des mesures similaires envers le secrétaire d'État aux Affaires intérieurs et envers le procureur général américain[12]. Le 12 octobre, il est condamné à trois ans de prison et libéré[13].

CoopérationModifier

ÉconomieModifier

DéfenseModifier

Culture et technologieModifier

PersonnelsModifier

Ambassadeurs des États-UnisModifier

United States Ambassador to Turkey (en)

Ambassadeurs de TurquieModifier

 
Ambassade de Turquie aux États-Unis.

Serdar Kılıç (tr)

RéférencesModifier

  1. Bernard Bridel, « La guerre en Irak hante la Turquie et son homme fort », sur letemps.ch, (consulté le 1er mars 2019)
  2. Laurence Marchand, « Recep Edrogan finit de se brouiller avec Washington », in Le Figaro, jeudi 2 janvier 2014, page 6.
  3. http://www.lepoint.fr/monde/turquie-plus-de-300-nouveaux-mandats-d-arret-en-lien-avec-le-putsch-avorte-29-11-2017-2175973_24.php
  4. https://www.ouest-france.fr/monde/turquie/turquie-cinquante-militaires-arretes-soupconnes-de-putsch-contre-erdogan-5414421
  5. a et b https://www.lemonde.fr/europe/article/2017/10/09/usa-et-turquie-suspendent-mutuellement-leurs-services-de-visas_5198031_3214.html#MG3DlGjSvCZVRBPP.99
  6. http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/la-turquie-demande-la-levee-de-la-suspension-des-visas-americains_1950689.html
  7. a b c et d « En Turquie, le procès d'un pasteur américain en dit long sur l'état des libertés », sur lefigaro.fr, (consulté le 16 avril 2018)
  8. a b et c « Turquie : un pasteur américain réfute les accusations au début de son procès », sur lepoint.fr, (consulté le 16 avril 2018)
  9. « Turquie : le pasteur américain Andrew Brunson reste en prison », sur la-croix.com, (consulté le 17 avril 2018)
  10. « Turquie: le pasteur américain reste en détention, nouvelle audience en juillet », sur boursorama.com, (consulté le 8 mai 2018)
  11. a b c et d « Pasteur américain: Ankara menace Washington de rétorsion après ses sanctions », sur france24.com, (consulté le 1er août 2018)
  12. « Sanctions américaines : Erdogan demande le gel des avoirs en Turquie de ministres américains », sur Europe 1 (consulté le 5 août 2018)
  13. « Turquie : le pasteur américain Brunson remis en liberté », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 12 octobre 2018)

Voir aussiModifier