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Razès (Haute-Vienne)

commune française du département de la Haute-Vienne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Razès.

Razès
Razès (Haute-Vienne)
L'église de la Croix-Glorieuse.
Blason de Razès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Bellac
Canton Ambazac
Intercommunalité Communauté de communes Élan Limousin Avenir Nature
Maire
Mandat
Jean-Marc Legay
2014-2020
Code postal 87640
Code commune 87122
Démographie
Gentilé Razelauds
Population
municipale
1 184 hab. (2016 en augmentation de 4,41 % par rapport à 2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 00″ nord, 1° 20′ 22″ est
Altitude Min. 360 m
Max. 576 m
Superficie 24,14 km2
Localisation

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Razès

Razès (Rasès en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Razelauds[1].

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Situation de la commune de Razès en Haute-Vienne.

La commune de Razès se situe dans le nord-ouest du département de la Haute-Vienne, à 25 km de la capitale régionale Limoges et à 350 km de Paris.

La commune est traversée par l'autoroute A 20 avec un échangeur à son niveau. La commune est proche du parc naturel régional Périgord Limousin.

Géologie et reliefModifier

Mines d'uraniumModifier

Le Limousin possédait déjà, avant que notre pays ne s'intéressât à l'uranium, des indices relevés par des prospecteurs locaux à la recherche du kaolin. La carrière de Chabanne près de la Crouzille, au nord-ouest d'Ambazac, s'était révélée riche en chalcolite et en autunite incluses dans une formation de pegmatites. "Le 5 décembre 1945, un premier stage de prospecteur spécialisé est organisé au Laboratoire de Minéralogie du Muséum, rue Buffon à Paris, alors dirigé par le professeur Jean Orcel. Ce stage aura ensuite lieu sur le carreau de la mine Henriette à la Crouzille, à une vingtaine de kilomètres de Limoges, puis deviendra École de prospection pour l'uranium à Razès, siège de la division minière du CEA. Jean Sarcia [3], adjoint du chef de la Division et chef du service des Recherches, en sera le directeur ; il organise à ce titre l'exploration minutieuse des permis de recherches, par cartographie pétrographique, structurale et radiométrique, tranchées et petits travaux miniers".

" C'est en partant de cette base que la première mission de reconnaissance du C.E.A. (Commissariat à l'Energie Atomique), au cours, d'une vaste prospection, découvrit le filon « Henriette » le 25 novembre 1948, d'où fut extraite la première pechblende française. Un an plus tard, au nord de Bessines, la formation du Brugeaud fut à son tour décelée, mais elle resta en sommeil jusqu'en 1951. Pendant ce temps, au sud, partant de la Crouzille, en suivant les bancs de minette (lamprophyre) et de microsyénite qui avaient révélé « Henriette », la mission, transformée en division depuis mai 1949, s'occupa de prospecter tout le permis sud accordé en décembre 1950. Une première prospection systématique vers le nord fut effectuée et permit de découvrir les indices de la Borderie en 1950, puis en 1951, les Sagnes et son prolongement de Fanay. La même année, les Tenelles furent mises en évidence. Enfin, toujours dans l'axe des minettes, Augères fut trouvé en 1952. Entre-temps à l'ouest, une prospection volante mettait au jour les lentilles de Margnac en 1949. On a ainsi découvert, en 1958, près de deux cents points minéralisés sur un cinquième du territoire des permis. En peu d'années le C.E. A. s'est solidement installé en Limousin, en repérant de nombreux gisements d'uranium qui furent mis en exploitation" [4],[5]. Une unité de traitement est mise en service en 1975 à Bessines.

Le musée minéralogique d'Ambazac témoigne de la richesse du sous-sol local.

Plusieurs sites sont exploités sur la commune [6],[7]:

  • Roudet, 1949-1993
  • Fanay, 1951-1992
  • le Fraisse, 1965-1990
  • Santrop, 1983-1984
  • Champour, 1985-1986.

HydrographieModifier

La commune est arrosée par la Couze qui prend sa source dans les monts d'Amabazac pour se jeter dans la Gartempe près de Rancon. La commune est située à proximité de la commune et du lac de Saint-Pardoux et de Saint Sylvestre, territoire de l'abbaye de Grandmont fondée par Saint Etienne de Muret en 1076 (ordre de Grandmont).

La CouzeModifier

La Couze est un affluent de la Gartempe [8]. La rivière a 35 km de longueur. L'association "La Gaule Razelaude", de Razès, contribue l'entretien de la Couze, du lac de Saint- Pardoux jusqu'à sa source à Saint-Léger-la-Montagne (605 m) notamment en pratiquant l'alevinage (truites fario et goujons) et la création de frayères.

Le pont et la cascade du Moulin de l'ÂgeModifier

Un élargissement de la vallée de la Couze a permis la construction d'un chemin et d'un pont de pierre à trois arches (Pont de l'Âge) appuyé sur la rive gauche à un rocher de plus de 8 mètres de haut. Quelques mètres en aval, un second ensemble rocheux, légèrement moins imposant, surplombe la rivière. Sur la rive opposée, un autre rocher, de même aspect, domine le chemin d'exploitation. Le site est inscrit à l'inventaire par arrêté du 17 février 1995 [9]. Le site abritait un moulin.

Le lac de Saint-PardouxModifier

Le préfet de la Haute-Vienne confie en mai 1968 à monsieur Morin, ingénieur en chef du service régional de l'aménagement des eaux, le soin de rechercher un site et de préparer un projet de rénovation rurale dans le département de la Haute-Vienne. À la suite de ses études, le site fut choisi sur la Crouze. Un syndicat intercommunal dit des Vallées de la Couze et du Vincou (SIVACOV) fut mis en place en juillet 1968 pour réaliser cet aménagement d'ampleur. Des études topographiques, géologiques, hydrologiques et hydrauliques furent également nécessaires. En 1970, un arrêté ministériel créait une zone d'aménagement différée d'environ 900 hectares concernant les terrains à noyer et ceux nécessaires aux aménagements touristiques [10]. Un lac artificiel de 330 hectares est créé en 1977 sur les trois communes : Razès, Compreignac et Saint-Symphorien-sur-Couze et alimenté par la Couze.

ToponymieModifier

HistoireModifier

Il existe en France deux communes de Razès dont une dans l'Aude et attestée depuis au moins le VIIIe siècle bien que son origine soit probablement liée à l'invasion romaine. Elle est non loin de Narbonne et à proximité d'un lieu appelé Couiza qui se rapproche étrangement du non de la rivière qui arrose aussi Razes en Limousin, la Couze [11].

Un peuplement ancien est accrédité par la découverte au XIXe siècle, au sein de la commune, de tombeaux souterrains, ossements, monuments mégalithiques et divers objets pouvant être datés de l'époque protohistorique.

Un dolmen est évoqué sur la commune sans pour autant qu'il ait pu être localisé [1].

Razès aurait été alors un oppidum gaulois, avant l’arrivée des Romains en Gaule.

Au XIIe siècle, Razès, dénommée castrum de Resesse était une « cure » dépendant de la cathédrale de Limoges ; de cette époque date la construction de l’église, située dans l’actuel bourg. Vers 1300, le seigneur de Saint-Pardoux fait bénéficier les églises de Razès et Bridiers de ses largesses [2]. Le castrum du Moyen Âge était constitué d’une motte, d’une ligne de défense et de deux basses-cours. Il fut détruit à la Révolution française.

L'église de Razès aurait été attributaire par d'Argentré d'une des deux chasses contenant des reliques de saint Étienne de Muret, fondateur de l'abbaye et de l'ordre de Grandmont, chasse qui aurait été détruite à la Révolution [3].

Au XVIIIe siècle, Razès a un relais de poste [4] selon un arrêté royal de 1742. La compagnie des chemins de fer départementaux de Haute-Vienne est créée en 1909 et l'une de ses cinq lignes desservira Razès [5]. La ligne 6 ouverte entre décembre 1912 part de Limoges avec un embranchement après Saint-Sulpice-les-Feuilles vers Razès. L'exploitation de la ligne peu rentable, sera interrompue dès 1936.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1792 Moreau de Larochette François    
1792 1795 Terrasson Pierre    
1795 1799 Vouzelle François    
1799 1801 Dumas-Dubreuil Pierre    
1801 1821 Vouzelle François    
1821 1857 Berry Jean Baptiste    
1857 1862 Berry Martial Aristide    
1862 1863 David Henri    
1863 1870 Decrossas Pierre    
1870 1870 Lapoulle Jean    
1870 1871 Malabard Emmanuel    
1871 1878 Decrossas Pierre    
1878 1888 Marchandon Georges    
1888 1892 Moreau Charles    
1892 1910 Decrossas François Elie    
1910 1925 Decrossas Raymond    
1925 1945 Rougier Alexandre    
1945 1965 Sylvestre Emile    
1965 1977 Skilton Georges    
1977 1995 Pétavy Raymond    
1995 2001 Guillou Jacques    
2001 2014 Coulaud-Dutheil Jacky [12]    
mars 2014   Legay Jean-Marc PS  

La commune de Razès fait partie de la communauté de communes ELAN Limousin Avenir Nature qui regroupe vingt-quatre communes : Ambazac, Bersac-sur-Rivalier , Bessines-sur-Gartempe, Les Billanges , Breuilaufa , Le Buis , Chamboret,  Compreignac, Folles,  Fromental , Jabreilles-les-Bordes, La Jonchère-Saint-Maurice, Laurière, Nantiat, Nieul, Razès, Saint-Jouvent, Saint-Laurent-les-Églises, Saint-Léger-la-Montagne, Saint-Priest-Taurion, Saint-Sulpice-Laurière, Saint-Sylvestre , Thouron et Vaulry avec une population de plus de 27 000 habitants.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2016, la commune comptait 1 184 habitants[Note 1], en augmentation de 4,41 % par rapport à 2011 (Haute-Vienne : -0,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0469808319281 1381 3801 4131 4131 541
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5031 3751 4071 4301 5101 5061 5131 5201 525
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5341 5271 5211 1221 0281 0021 016793812
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 2061 0799188749199971 0771 0881 099
2013 2016 - - - - - - -
1 1891 184-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

 
Église de Razès - chevet.
 
Razès - chœur de l'église.
 
Razès - baptistère.
 
Église de Razès - vitrail contemporain.
  • La famille de Razès en filiation avec Dagobert II (650-679) est éteinte depuis le XVIIe siècle. Elle était une des plus illustres du Limousin. Dressée dans le cimetière de Grammont pendant des siècles, leur pierre tombale, sans doute levée de terre à la façon d’un cénotaphe, marquait la sépulture des seigneurs de Razès. Au moment de la destruction de l’abbaye en 1817, elle fut ramenée au bourg de Razès. La famille de Razès est en lien avec les familles nobles de Rancon, Neuil et Normand notamment [6]. L'histoire de Gisèle de Razès est une pure fiction inventée semble-t-il pour servir à Pierre Plantard lié à l'histoire ésotérique de Rennes-le-Château [7].
  • Autres vestiges du passé, le promeneur rencontrera encore à « Razès la Poste », une belle mise au tombeau du XIIIe siècle, vestige peut-être d’une ancienne chapelle rurale placée sous le patronage de sainte Anne, et non loin de là, une petite place de Razès, avec ses vieilles maisons, aux vieux linteaux de porte sculptés.
  • De l'ancien cimetière du Bourg qui apparait encore sur le premier cadastre napoélonien, au sud-est du chevet de l'église, il ne reste aujourd'hui qu'une pelouse.
  • L'ancien presbytère au sud de l'église et racheté dans les années 1900 par la famille Berry, est tombé en ruine dans les années 1980. Il ne reste dans le mur qu'un linteau daté de 1697, mais sans doute de réemploi, un puits et la façade d'un four à pain sans doute banal au côté duquel s'épanouit un immense if plus que centenaire.
  • Le dernier presbytère sur la place à l'ouest de l'église a été restitué dans les années 1980, après le départ du dernier curé résident, à la famille qui l'avait donné à bail au diocèse.
  • Mines d'uranium de Champour (1985-1986), de Fanay (1951-1992), du Fraisse (1965-1990), de Roudet (1949-1993), de Santrop (1983-1984) et de Chanteloube (1964-1979) [8].
  • Mines de Chabannes et souterrains des monts d'Ambazac [9]. Ces mines et souterrains font l'objet d'un classement Natura 2000 par arrêté du 27 mai 2009 [10]. Un musée retrace à Bessines-sur-Gartempe, l'histoire de cette épopée de l'uranium en France.
  • Stèle de Marcel Fondaneiche, à la sortie de Razès, près de l'A20 : combattant de la Résistance tombé sous les balles des nazis en juillet 1944.

Monuments inscrits ou classés à l'inventaire des monuments historiquesModifier

  • L’église[17] paroissiale de la Croix-Glorieuse est située au cœur du bourg. Elle date des XIIe – XIIIe siècles. Elle a été inscrite sur la liste des monuments historiques par arrêté du 20 janvier 2003 [11]. La nef est romane. Le chœur est voûté d'ogives en un vaisseau unique à chevet plat, élargi latéralement par le transept. Un effondrement de la tour de croisée a eu lieu à une date inconnue et dont il subsiste les pendentifs. On attribue à Jean Gayot de la Bastide, curé de Razès en 1482, les réparations les plus importantes. Il fallut contreforter l'église d'éléments massifs dès cette époque. La tour est remplacée au XVIIe ou XVIIIe siècle par un clocher de charpente à flèche d'ardoise et à souche carrée typique du Limousin. Dans les années 1960, une restauration intérieure fait disparaître les vestiges d'une peinture murale de la fin du Moyen Âge. Elle a été restaurée récemment, ce sanctuaire offre aux visiteurs quelques richesses : tel ce baptistère en granit, cet admirable christ en croix, un saint en bois peint, un saint Charles Borromée (ou saint Martial ?), également en bois, une gisante en granit sculptée en haut relief [12] du XIIIe – XIVe siècle et qui était placée près du porche à l'extérieur avant sa restauration...
  • La maison Berry est un ensemble de bâtiments remarquables anciens (XVIe siècle) qui a été inscrite à l'inventaire les MH par arrêté du 24 mai 1991 [13]. Un document de 1390 attesterait déjà d'une construction à cet emplacement. Certains détails architecturaux indiquent une construction remontant au moins au XVIe ou au XVIIe siècle (arcs en accolade, chanfreins, colonne engagée de l'escalier du logis). L'organisation de l'ensemble témoigne du mode de vie d'une famille de notables ruraux d'avant la Révolution, avec un corps de logis principal contenant salle-à-manger, salon et cuisine, et des dépendances. Le premier étage du corps de logis conserve une salle ornée de boiseries moulurées du XVIIe siècle. Les dépendances comprennent un bâtiment principal avec étable, grange, four à pain, fruitier et une porcherie-pigeonnier. Cette maison appartient toujours à une partie de la famille Berry, depuis le XVIe siècle, une famille de juges et notaires royaux héréditaires, avoués et avocats. Albert Berry, dernier occupant de la maison, fut médecin homéopathe à Razès et Limoges au XXe siècle.
  • Une motte castrale est aussi inscrite à l'inventaire des MH par arrêté du 3 février 1924 [14]. Il s'agit de la Motte de l'Âge-Rideau (cadastrée C 232 à 238) et qui témoigne d'une enceinte féodale.
  • Une autre motte castrale a aussi été classée par arrêté du 01 février 1993 [15]. Il s'agit de la motte dite le Château cadastrée C 71 à 74, 77 à 82.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Bozon de Razès, qualifié en 1100 d'homme illustre d'une puissante maison [18].
  • Contre-amiral Étienne Jean Ernest Mathieu (1832-1914), né à Razès le 5 mars 1832 [16].
  • Docteur André Mallet (1883-1913), médecin major du 8° régiment sénégalais, mort au combat et en héros le 28 avril 1913 à Sidi - Brahim (Maroc) en essayant de sauver un de ses hommes [17]. Sa dépouille repose dans le cimetière de Razès avec un monument intéressant [19].
  • André Dufraisse, quintuple champion du monde de cyclo-cross
  • Edgar Cruvelhier, né à Razès, fut radio-navigant de Jean Mermoz et disparut avec lui en 1936, à bord de la Croix du Sud, comme l’atteste la plaque commémorative apposée sur la mairie [20].

ÉconomieModifier

Activité agricole et de sylvicultureModifier

L'activité agricole de la commune est désormais limité principalement à l'élevage (ovins, bovins, buffles). Les bois contribuent encore largement à l'activité forestière limousine et aussi aux industries annexes implantées sur la commune ou dans les environs : scieries, charpente et menuiserie, constructions bois, bois de chauffe et granules... En 2006, la forêt et le milieu naturel représentait plus de 60 % du territoire communal pour 31 % affecté à l'agriculture et l'élevage.

Activité minièreModifier

Les mines d'uranium toutes proches employèrent jusqu'à leur fermeture en 1995, une partie de la population des environs et notamment de Razès où les ouvriers étaient logés dans un lotissement construit pour l'occasion [21]. En 1991, il y avait 520 personnes employées sur le site d'extraction de la Couzille à Razàs, 200 à l'usine de traitement de Bessines et 200 à Limoges au service de recherche et prospection. Avec les emplois induits cela représentait plus de 3 000 personnes[22].

Équipements publics, services et commercesModifier

La commune a conservé son école maternelle et primaire qui compte 120 élèves[23].

La commune dispose commerces et services d'un pôle de commerces et services de proximité avec une agence postale, une boucherie-supérette, une boulangerie, un bar-tabac-presse, coiffeuse, taxi... Elle accueille aussi un pôle santé avec notamment un cabinet médical, une pharmacie, un cabinet dentaire, des infirmiers...

La commune regroupe notamment sur sa zone d'activités de nombreuses artisans : menuiserie, charpente, mécanique, fabrication de matériel agricole, électricité générale...

Il faut aussi noter sur la commune une école de musique.

HébergementModifier

L'hébergement est possible à l'hôtel qui assure aussi la restauration (hôtel des Trois arches).

L'hébergement touristique est aussi assuré par de nombreux gites ; de l'hébergement collectif pour groupe au centre équestre d'Aiguemarde.

L'évolution du nombre de logements sur la commune témoigne de son attractivité locale avec en parallèle une diminution sensible des résidences secondaires.

Nombre de logements à Razès
1968 1975 1982 1990 1999 2009
424 475 483 527 518 584

Culture et loisirsModifier

La commune est réputée pour les rencontres littéraires "les lectures du Fraisse" qui ont lieu depuis 2006 tous les ans au mois d'août et accueillent de nombreux écrivains et éditeurs [24].

Tous les ans au mois d'août, est organisé un vaste vide grenier à Santrop sur le site du lac de Saint-Pardoux.

Le lac de Saint-Pardoux offre une plage et diverses activités nautiques et de voile.

Il y a un centre équestre à Aiguemarde [25].

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules à trois pals d'argent, au chef d'or.
Détails

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Histoire politique et statistique de l'Aquitaine, M. de Verneih-Puiraseau, Tome 1, Guyot, 1822, Paris
  • L'église de Razès, A. de Laborderie, BSAHL tome LXXIV, Limoges, 1933
  • Monographie du canton de Bessines, BSAHL, Tome XXI, Limoges, 1872
  • La noblesse du Midi carolingien, Christian Settipani, Ed. P&G, 2004 (ISBN 978-1-9009-34-04-6)
  • Le village des Limousins - Études sur l'habitat et la société rurale du Moyen Âge à nos jours, Jean Tricard, PULIM, (ISBN 2-84287-258-4)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 25 avril 2011)
  2. Carte IGN sur Géoportail
  3. http://www.annales.org/archives/x/sarcia.html
  4. PEYRAT M., Les gisements d'uranium du Limousin . In: Norois. No 22, 1959. p. 147-162.
  5. LACOTTE R., L'évolution récente de l'industrie de l'uranium en Limousin. In: Norois. No 108, 1980. Octobre-décembre 1980. pp. 581-600.
  6. http://www.irsn.fr/FR/base_de_connaissances/Environnement/surveillance-environnement/sites-miniers-uranium/Documents/irsn_mines-uranium_mimausa_crouzille.pdf
  7. http://boutique.ina.fr/video/politique/gouvernements/RXF05067384/rassemblement-usine-uranium.fr.html
  8. Couze (affluent de la Gartempe)
  9. http://www.limousin.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Razes_cascade_moulin_de_l_age_cle0e4c4c-1.pdf
  10. « lacsaintpardoux.fr » [archive du ]
  11. André Bonnery, Annals, 88-89, Le Razes historique, permanence et culture, RACO.
  12. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. « Mérimée : Eglise paroissiale de la Croix-Glorieuse », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 25 avril 2011)
  18. de Verneilh - Puiraseau, Histoire politique et statistique de l'Aquitaine (tome 1), Paris, Guyot,
  19. GUIOLLARD Pierre Christian, L'uranium de la Crouzille, Razès, PCG, p. 1998
  20. http://calfeytiat.blogspot.fr/2011_12_01_archive.html
  21. GUIOLLARD Pierre-Christian, L’Uranium de La Crouzille, coécrit avec B. Bavoux, Ed. PCG. Fichous, Razès, 1998
  22. https://www.lesechos.fr/18/03/1991/LesEchos/15850-084-ECH_la-cogema-annonce-la-fermeture-de-ses-mines-d-uranium-pour-95.htm
  23. http://www.education.gouv.fr/annuaire/87-haute-vienne/razes/etab/ecole-primaire-publique-razes.html
  24. http://www.culture-en-limousin.fr/Festival-Les-lectures-du-Fraisse
  25. http://www.moulindaiguemarde.fr/fr/