Rayure (motif)

bande d’une certaine largeur contrastant par rapport au fond sur lequel elle se trouve

Une rayure est une bande d’une certaine largeur contrastant par rapport au fond sur lequel elle se trouve. Un même motif peut être composé d'une ou plusieurs rayures, parallèle ou uni-directionnelle.

Marinière de la Marine nationale.

HistoireModifier

Au Moyen Âge, la rayure était perçue comme une marque péjorative, et était par exemple utilisée pour désigner en peinture les personnages maléfiques . Si de nos jours une certaine rayure négative persiste dans l’imaginaire collectif (prisonniers, déportés), une rayure positive s'est aussi imposée (loisirs de bord de mer, sport avec le logo Adidas, monde de l'enfance, mode,…).

En 1917, Coco Chanel qui apprécie les loisirs de bord de mer incorpore des rayures dans ses collections. L’autre grand couturier adepte de rayures est Jean Paul Gaultier, qui utilise la marinière dans chaque collection depuis les années 1980.

Au XXe siècle la rayure est un motif fréquent pour les cravates. Le sens des rayures obliques est presque toujours le même, et les couleurs et largeurs des raies renvoient souvent à des organisations sociales : clubs, anciens d'école ou de régiment.

Notes et référencesModifier


BibliographieModifier

  • Michel Pastoureau, L’Étoffe du diable : une histoire des rayures et des tissus rayés, coll. Points Histoire, Seuil, Paris 1991, réédition 2007. (ISBN 978-2020968201)Sur l'histoire des rayures l’auteur s’interroge sur la symbolique et la fonction des rayures depuis le XIIIe siècle jusqu’à aujourd’hui. L'historien tente donc de reconstituer le parcours de la rayure à travers le temps et de comprendre comment elle a pu passer d'un statut diabolique à un statut parfois extrêmement positif (elle est symbole de liberté pendant la révolution française).

Voir aussiModifier

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