Raymond Pons de Toulouse

comte de Toulouse
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Raymond III Pons
Titres de noblesse
Comte de Toulouse
-
Prédécesseur
Successeur
Duc d'Aquitaine
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Famille
Père
Mère
Guidinilde de Barcelone
Conjoint
Garsinde de Rouergue
Enfant
Raymond IV de Toulouse

Raymond Pons, de Toulouse, décédé vers 942[1] est un aristocrate français, comte de Toulouse à partir de 924, puis est désigné duc d'Aquitaine en 932 ,après avoir rendu hommage à Raoul, roi des Francs.

BiographieModifier

Sa désignation intervient dans le contexte troublé de la succession des Guilhemides, dont les deux derniers représentants, les frères, Guillaume le Jeune et Acfred successivement ducs d'Aquitaine, meurent à intervalle rapproché entre 926 et 927. Sans héritiers directs au duché, le comte de Poitou, Ebles Manzer (le bâtard), occupe le poste sans vraiment en revêtir le titre. Il était précédemment parvenu au titre comtal poitevin à défaut de son père Ramnulf II puis d'Aymeric de Poitiers, créature d'Eudes Ier, grâce au soutien de Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine et oncle de Guillaume le Jeune et d'Acfred, à la cour duquel il avait été nutritus.

La cession officielle du titre ducal d'Aquitaine, associé au titre comtal d'Auvergne, à Raymond Pons, à ce "troisième homme" du sud-ouest est donc un acte politique stratégique à l'endroit d'aristocraties méridionales assez unanimement légitimistes pour porter au cœur de l'Aquitaine les conflits d'intérêt dus, tout au long du Xe siècle, à l'alternance régulière entre robertiens et derniers carolingiens à la couronne franque.

Il fonda en 936 l'abbaye Saint-Pons de Thomières[2].

FiliationModifier

Selon Sébastien Fray[1] il épouse en secondes noces sa cousine Garsinde du Rouergue décédée après 964 sans filiation, à la suite d'un premier mariage avec une fille de Garcia II Sanchez de Gascogne selon le codex de Roda [3] qui mentionne que Raymond III de Toulouse aurait été le fils de Raimond-Pons et d’une fille de Garsie-Sanche, lui-même époux d’Amuna, sœur du comte Guillaume d’Agen[4] . A noter que Garsinde ne nomme pas son fils directement dans son testament mais cite Guidinilde et Raymond nepoti meo, c'est à dire son petit-fils ou neveu[5] Le couple aurait également engendré Guidnilde de Toulouse mariée avec un descendant de la branche du Rouergue qui pourrait être Hugues comte d'Albi décédé en 957 [1] et à l'origine de la naissance de Raymond IV de Toulouse dit l'Usurpateur ainsi que de son frère Hugues comte de Toulouse, d'où filiation vers Guillaume III. Le schéma est complexe et ajoute des comtes non répertoriés.

Pour Martin de Framond [6]les branches toulousaines sont également nettement entremêlées et il envisage que Raymond II de Rouergue marié avec Berthe d'Arles soit à l'origine de la filiation vers Raymond marié avec Ricarde; deux autres demi-frères de filiation différente , l'un Hugues et l'autre Raymond marié avec Guidinilde.

Enfin Thierry Stasser[7] relie les deux branches du Rouergue et de Toulouse en nommant Guidinilde fille de Raymond Pons mariée avec Raymond IV de Toulouse issu d'un union non déterminée de Raymond I de Rouergue ,demi-frère de Hugues et de Raymond II de Rouergue issu de Berthe d''Arles.

RéférencesModifier

  1. a b et c Sébastien Fray, L’aristocratie laïque au miroir des récits hagiographiques des pays d’Olt et de Dordogn (Xe-XIe siècles). Histoire., Paris, Université Paris-Sorbonne - Paris IV,
  2. F. B. T. L. G., prêtre de l'église de Thomières, Chronologie des abbez du monastère et des evesque de l'église de St Pons de Thomières, Béziers, 1703, et à Saint-Pons, 1873. Réédition : Lacour, 1994.
  3. « Codex de Roda »
  4. Lot, Ferdinand (1866-1952), Garsie-Sanche, duc de Gascogne, Annales du Midi,
  5. « Foundation for Medieval Genealogy »
  6. Framond Martin de, La succession des comtes de Toulouse autour de l'an mil (940-1030) : reconsidérations, Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, , Tome 105, N°204 Généalogies méridionales. pp. 461-488;
  7. Stasser Thierry, Autour de Roger le Vieux : les alliances matrimoniales des comtes de Carcassonne, Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, , Tome 108, N°214. pp. 165-187;

BibliographieModifier

  • Léon Auzias, L'Aquitaine carolingienne (778-987), Toulouse, 1937.