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Raymond Centène

prélat catholique français

Raymond Centène
Biographie
Nom de naissance Raymond Michel René Centène
Naissance (61 ans)
Banyuls-sur-Mer
(France)
Ordination sacerdotale
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale , par
Mgr François Saint Macary
Dernier titre ou fonction Évêque de Vannes
Évêque de Vannes
Depuis le

Blason
« Ut cognoscat Eum generatio ventura » (Ps 77)
« Pour que la génération à venir Le connaisse »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Raymond Centène, né le à Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), est un prélat catholique français, évêque de Vannes depuis 2005.

BiographieModifier

FormationModifier

Après des études à la faculté de Perpignan (Pyrénées-Orientales) où il obtient un doctorat en droit, Raymond Centène commence une carrière au sein de l'éducation nationale. Il entre ensuite au séminaire de Toulouse, avant de poursuivre sa formation au séminaire français de Rome, obtenant une licence canonique en théologie spirituelle à l'université pontificale grégorienne. Il est ordonné prêtre le pour le diocèse de Perpignan.

PrêtreModifier

Après son ordination, il a été aumônier du centre pénitentiaire de Perpignan et aumônier scout. En 1997, il est nommé curé de la paroisse Saint-Joseph de Perpignan et en 2000 doyen du secteur Perpignan-ouest et aumônier de collège. En complément, il est chancelier du diocèse de Perpignan à partir de 2001.

ÉvêqueModifier

Le , il est nommé évêque de Vannes par le pape Benoît XVI. Il est alors le premier évêque de France métropolitaine à être nommé par ce dernier[1]. Il est consacré le 16 octobre suivant, en la basilique Sainte-Anne d'Auray, par Mgr François Saint-Macary, assisté de Mgrs François-Mathurin Gourvès et André Marceau. Âgé de 47 ans, il est le plus jeune évêque diocésain de France. Il choisit alors comme devise « Pour que la génération à venir Le connaisse », issue du psaume 77.

Au sein de la Conférence des évêques de France, il est membre de la Commission pour la mission universelle de l'Église.

Le , à l'occasion du voyage officiel du prince Louis de Bourbon en Bretagne, il célèbre une grand-messe pontificale en la basilique Sainte-Anne d'Auray[2].

Mgr Centène doit faire face à une sécularisation croissante dans son diocèse qui se traduit par une chute des baptêmes et par l'effondrement des vocations. En 2010, le diocèse comptait 630 000 baptisés pour 700 000 habitants (90 %), servis par 411 prêtres ; en 2014, le nombre de baptisés se réduit à 583 000 pour une population de 727 000 (80,2 %), servis par 261 prêtres, tandis qu'en 2017, le nombre de baptisés tombe à 510 000 pour 747 000 habitants (68,3 %), servis par 245 prêtres. Cependant une à deux ordinations par an sont encore célébrées dans ce diocèse, alors que certains diocèses de France ne connaissent plus d'ordinations depuis plusieurs années.

Prises de positionModifier

Mgr Raymond Centène n'hésite pas à utiliser les moyens de communication contemporains. Ainsi, en 2007, il commence une année de communication et d'enseignement en devenant producteur sur les ondes de RCF Vannes.

Dans un courrier adressé le au président de l’Institut Civitas, il juge lui aussi les spectacles Golgota picnic de Rodrigo García et Sur le concept du visage du Fils de Dieu de Romeo Castellucci « blasphématoires ».

Le , il annonce sa participation à la manifestation nationale du organisée par La Manif pour Tous et il invite les fidèles à y participer[3].

À la suite de son prédécesseur dans le diocèse de Vannes, il prône la mise en valeur et l'emploi de la langue bretonne ; il signe notamment, en septembre 2013, la charte « Oui au breton » de l'Office public de la langue bretonne qui prône l'usage de la langue celtique dans la pratique religieuse[4].

Lors du pèlerinage de Sainte-Anne-d'Auray (département du Morbihan), qui a rassemblé près de deux mille personnes le , l'évêque de Vannes a célébré la messe et inauguré une stèle en l'honneur d'Yves Nicolazic, un paysan breton qui a vécu au début du XVIIe siècle et qui est à l'origine de la création de la la basilique locale dédiée à sainte Anne. Le religieux, soutien du mouvement des Bonnets rouges de 2013, s'est joint à la mobilisation locale visant à attirer l'attention de l'opinion publique sur les nombreux suicides d'agriculteurs[5],[6].

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Le premier évêque de France nommé par le pape Benoît XVI, le , est Mgr Ghislain de Rasilly à Wallis-et-Futuna.
  2. Bertrand Le Bagousse, « Duc d'Anjou. Week-end princier dans le Morbihan », Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le 11 juillet 2015).
  3. « Mariage pour tous : l'évêque de Vannes s'y opposera à Paris », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)
  4. Raphaël Baldos, « Le diocèse de Vannes dit « oui » au breton », La Croix, (consulté le 12 août 2019).
  5. Raphaël Baldos, « Le suicide, un fléau pour le monde agricole », La Croix, (consulté le 12 août 2019).
  6. Pierre Jova, Les chrétiens face aux migrants : enquête, Paris, Tallandier, , 317 p. (ISBN 9791021032200, OCLC 1089234209, notice BnF no FRBNF45671398), p. 173.