Ouvrir le menu principal

Raveau (Nièvre)

commune française du département de la Nièvre
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Raveau.

Raveau
Raveau (Nièvre)
La mairie de Raveau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Charité-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Les Bertranges
Maire
Mandat
Robert Maujonnet
2014-2020
Code postal 58400
Code commune 58220
Démographie
Gentilé Ravellonois
Population
municipale
686 hab. (2016 en diminution de 1,15 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 14″ nord, 3° 04′ 39″ est
Altitude Min. 173 m
Max. 332 m
Superficie 35,5 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Raveau

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Raveau

Raveau (Ravio en nivernais) est une commune française située dans le département de la Nièvre, en Pays de La Charité-sur-Loire, région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Ravellonois.

Sommaire

GéographieModifier

Raveau est située sur le plateau Nivernais, à 5 km de La Charité-sur-Loire.La forêt domaniale des Bertranges recouvre une partie importante du territoire communal. Le village est traversé par le ruisseau de La Vache.

L'habitat y est semi-groupé, il est constitué d'un bourg (Raveau) et de plusieurs hameaux :

  • les Bertigneaux
  • les Bois de Raveau
  • la Charbonnière
  • Chazué
  • le Crot Fondu
  • les Grandes Maisons
  • les Petites Maisons
  • Pète-Loup
  • la Vache

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

Vestiges préhistoriques et antiques.

Établissement gallo-romain des Prés Pillats.

Trésor de monnaies romaines.

En 1471, le moulin à blé est exploité à la Vache pour le compte du prieur seigneur de La Charité-sur-Loire, en descente de l'eau venant de la Fontaine de la Vache.

Au XVIIe siècle, Pierre Babaud de la Chaussade dirige les Forges royales de la Chaussade à Guérigny et ses dépendances dont le haut-fourneau de la Vache à Raveau. La production de fonte est issue des ressources métallifères de la forêt des Bertranges.

Très important centre de l'industrie du fer depuis le XVIIe siècle, l'activité sidérurgique s'arrête progressivement sous le second Empire.

Le marquis de Vergennes, fils du ministre des Affaires étrangères de Louis XVI, propriétaire du château de Mouchy, est enterré à Raveau.

ToponymieModifier

Le village de Raveau est mentionné sous le nom de Ravellon en 1144 (cartulaire de Bourras) et de Ravellum en 1331 (censier du chapitre de Nevers)[1].

Un ravel (ravau, ravault) est le gros bout de l'arbre. Ce mot se retrouverait dans différents noms de lieux, dont Raveau[2].

Raveau, là où ravine l'eau. En devers de la forêt domaniale des Bertranges, des bocages nivernais et du massif du Morvan, nombreuses sources, étangs, ruisseaux, puits, lavoirs.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Robert Maujonnet   Retraité
mars 2001 mars 2008 Alain Viturat    
? ? Paul Durantet    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2016, la commune comptait 686 habitants[Note 1], en diminution de 1,15 % par rapport à 2011 (Nièvre : -4,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8147278219751 2181 2021 1561 1591 179
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2231 2151 2671 0801 1131 0831 0941 0761 036
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0031 041984903852838716714700
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
696576550618705717670663704
2016 - - - - - - - -
686--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Architecture sacrée
  • l'église Saint-Gilles-et-Saint-Leu, romane fin du XIe siècle : plan rectangulaire, abside en cul-de-four, nef non voûtée, clocher carré à flèche d'ardoise, chapiteaux feuillagés, corniche à modillons.
  • deux christs des XIIIe et XIVe siècles, en bois polychrome.
Architecture civile

Personnalités liées à la communeModifier

  • Pierre Babaud de La Chaussade (1706-1792) : maître des Forges royales de La Chaussade.
  • Baron de Vergennes : ministre des affaires étrangères sous Louis XVI.
  • Pierre Ferrand : maître des Forges de la Vache nationalisées au XIXe siècle et maire du village. Une croix à la sortie du village fut érigée par Pierre Ferrand. Monsieur Ferrand dans son manoir de la Vâche avait de très belles écuries, toujours visibles d'où il partait faire des chevauchées dans les magnifiques futaies. Il avait un équipage de chasse à courre au cerf et au sanglier et fut le dernier équipage au loup de France dans la forêt des Bertranges. Après le Traité de libre échange destiné à abolir les taxes douanières sur les matières premières en 1860, il doit fermer ses forges et achète le château de Limanton où il s'installe en 1872 avec Marie-Rose Cantel de La Mauduite qu'il avait épousée en 1847 et lui donna 11 enfants dont 7 garçons. À noter que Edouard Ferrand, actuel conseiller régional de Bourgogne, est son descendant.[réf. nécessaire]
  • Le théologien dominicain monseigneur Michel-Louis Guérard des Lauriers (1898-1988) : établi sur ses vieux jours au château de Mouchy en bordure de la forêt de Bertranges repose au cimetière de Raveau.
  • François Gagnepain (1866-1952) : botaniste.
  • Abbé Nicolas Boon (1920-1981), curé de Chaulgnes de 1969 à 1978 : auteur d'écrits spirituels, peintre et poète.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Dictionnaire topographique de la Nièvre, Georges de Soultrait
  2. Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXème au XVème siècles, Frédéric Godefroy, 1880-1895
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier