Rassemblement démocratique bruxellois

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Deux partis politiques belges ont porté la dénomination Rassemblement démocratique bruxellois:

  • Un petit parti fut créé en 1964 dans la perspective des élections communales par Paul Rohr, ancien membre du Parti de la liberté et du progrès (PLP-PVV) issu de l'extrême droite (Union nationales des indépendants - UNI, Parti indépendant), ce parti était notamment en concurrence dans les communes bruxelloises avec le nouveau Front démocratique des Francophones (FDF). Il présenta des listes aux élections communales de 1964 sous diverses dénominations (Concentration nationale à Bruxelles, Union communale à Schaerbeek, Union forestoise à Forest, Union des indépendants à Woluwe-Saint-Lambert, Classes moyennes à Ixelles, Liberté à Uccle, etc.), avec le Parti national (extrême droite) et avec le soutien notamment des Amitiés belgo-katangaises (les nostalgiques de l'État du Katanga). En tête de liste à la Ville de Bruxelles figurait le lieutenant-colonel Émile Janssens, qui avait suscité la mutinerie de la Force publique au Congo quatre ans plus tôt[1],[2].
  • En , la dénomination fut reprise pour l'organisation mise sur pied par deux parlementaires de l'aile gauche du FDF, le député Léon Defosset et le sénateur Serge Moureaux, ainsi que 25 autres adhérents qui venaient de quitter ce parti qu'ils considéraient désormais comme trop radical sur le plan linguistique mais ne souhaitaient pas adhérer immédiatement au Parti socialiste. Aux élections suivantes, ils furent candidats sur les listes PS sous l'étiquette RDB, qui disparut assez rapidement.

Notes et référencesModifier

  1. Chantal Kesteloot, Au nom de la Wallonie et de Bruxelles français: les origines du FDF, Éditions Complexe, Collection "Histoires contemporaines", 2004, (ISBN 978-2-87027-987-8) p.272
  2. Francis Balace, De l'avant à l'après-guerre, l'extrême droite en Belgique francophone, Éditions De Boeck supérieur, 1994, (ISBN 978-2-8041-1878-5) p.200 et sesq.