Rania al-Yassin

reine de Jordanie
(Redirigé depuis Rania de Jordanie)

Rania Al-Yassin (en arabe : رانيا العبد الله), née le au Koweït, issue d'une famille d'origine palestinienne, est l'actuelle reine de Jordanie depuis le , lorsque son époux, le roi Abdallah II, lui octroie le titre de reine après être lui-même devenu roi le 7 février de la même année[1]. Elle est l'épouse du roi Abdallah II depuis le .

Rania Al-Yassin
Description de l'image Queen_Rania_of_Jordan_Official_Release_05_(cropped).jpg.

Titre

Reine de Jordanie

Depuis le
(25 ans, 2 mois et 28 jours)

Prédécesseur Noor de Jordanie
Biographie
Nom de naissance Rania Al-Yassin
Naissance (53 ans)
Koweït (Koweït)
Père Faisal-Sdqi Al-Yassin
(1934–2022) (époux de Ilham depuis 1962, alors âgée de 8 ans)
Mère Ilham Al-Yassin (1954-) donne naissance à 16 ans
Conjoint Abdallah II
Enfants Hussein ben Abdallah
Iman bint Abdallah
Salma bint Abdallah
Hashem ben Abdallah
Religion Islam

Biographie

modifier
 
Rania de Jordanie photographiée par Pierre-Anthony Allard du Studio Harcourt en 2005.

Sa famille est originaire de Tulkarem. Elle a fait ses études primaires et secondaires au Koweït puis obtient le diplôme de « Bachelor’s degree in Business Administration » en 1991, à l'université américaine du Caire, en Égypte.

Elle épouse le roi Abdallah II le dans le palais de Zahran ; ils ont quatre enfants, qui jouissent du prédicat d'altesse royale : le prince Hussein (né le ), prince héritier depuis le [2], la princesse Iman (née le ), la princesse Salma (née le ) et le prince Hashem (né le ).

Féministe revendiquée, engagée contre les crimes d'honneur et les féminicides[3], elle se fait également connaître par son implication dans la défense des enfants victimes de violences et d'abus. En 2004, à la suite de sa forte implication dans de nombreux domaines comme l'économie mondiale et son combat pour la paix, elle se situe à la 13e place du classement 100 Most Powerful Women in the World — « Les 100 femmes les plus puissantes au monde » — du magazine Forbes. En 2007, elle est classée 82e[4]. En 2008, elle reçoit le prix Nord-Sud, du Conseil de l'Europe[5].

Mais après le Printemps arabe de 2011 et des critiques à l'égard de son influence, la reine Rania est contrainte de diminuer ses voyages et discours à l'étranger, pour multiplier les visites sur le terrain en Jordanie auprès des plus défavorisés. Aux tenues de haute-couture, que les lecteurs de la presse spécialisée dans l'actualité du gotha avaient l'habitude de la voir porter, Rania de Jordanie privilégie désormais des tenues simples, plus traditionnelles.

En , en visite en France, elle affirme que « les musulmans modérés ne faisaient "pas assez" pour lutter contre les djihadistes de l'État islamique (EI) »[6]. L'année suivante, dans une tribune publiée par le Washington Post après une visite dans un camp sur l'île grecque de Lesbos, elle critique l'attitude des dirigeants européens oscillant entre racisme et fermeture des frontières[3]. En , elle se rend dans un camp de réfugiés Rohingyas birmans au Bangladesh afin d'interpeller la communauté internationale[7]. En octobre 2023, dans le contexte de reprise des affrontements entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, elle dénonce sur CNN l'indignation sélective des dirigeants occidentaux entre les morts israéliens et gazaouis, alors qu'une part importante de la population jordanienne est constituée de réfugiés palestinens[3].

Elle est membre du conseil d'administration du Forum économique mondial[8].

Publications

modifier

La reine Rania a écrit un livre pour les enfants, s'adressant notamment aux jeunes filles, qui porte le titre de Laila wa Salma (Laila et Salma) (en arabe : ليلى وسلمى). Ce livre parle d'essayer et de découvrir de nouvelles choses. Il est inspiré d'une histoire véridique qui s'est passée entre la reine et une amie pendant son enfance[réf. nécessaire].

Rania de Jordanie est très active au niveau du développement de l'éducation et la promotion de la qualité de vie de l'enfance ; elle est à l'origine du musée des enfants situé dans les jardins du roi Hussein à Amman, la capitale de la Jordanie. Elle participe et organise notamment des sommets et autres mouvements pour la promotion de l'éducation et des droits des femmes, ce qui lui donne une image positive, active et moderne au sein de la royauté et dans les représentations symboliques accordées au Moyen-Orient[9].

Notes et références

modifier
  1. Bien que son époux soit devenu roi le 7 février 1999, Rania n'est pas devenue reine automatiquement. Elle fut proclamée reine par son époux le 22 mars suivant. Sans cette proclamation, elle aurait porté le titre de princesse consort, comme sa belle-mère, la princesse Muna Al-Hussein.
  2. (en) « Jordan's king names son, 15, as crown prince », Reuters,
  3. a b et c Karl Richa, « Rania de Jordanie : l’indignation à la carte », L'Orient le Jour,‎ (lire en ligne)
  4. « The 100 Most Powerful Women - Forbes.com », sur www.forbes.com (consulté le )
  5. « Prix Nord-Sud du Conseil de l'Europe », Conseil de l'Europe (consulté le )
  6. Pour la reine de Jordanie, les musulmans modérés ne font «pas assez» contre Daech, lefigaro.fr, 27 août 2015
  7. Dominique Bonnet, « La reine Rania vole au secours des Rohingyas », parismatch.com, 24 octobre 2017.
  8. « World Economic Forum, Leadership and Governance » (consulté le )
  9. Riccardo Bocco, Géraldine Chatelard, Jordanie - Le royaume frontière, Paris, Autrement, collection Monde, HS n°128, 2001

Annexes

modifier

Article connexe

modifier

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :