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Ramonchamp

commune française du département des Vosges

Ramonchamp
Ramonchamp
Église Saint-Remy-et-Saint-Blaise.
Blason de Ramonchamp
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Le Thillot
Intercommunalité Communauté de communes des Mynes et Hautes-Vosges du sud
Maire
Mandat
François Cunat
2014-2020
Code postal 88160
Code commune 88369
Démographie
Gentilé Ramoncenais(es)
Population
municipale
2 035 hab. (2016 en augmentation de 2,11 % par rapport à 2011)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 32″ nord, 6° 44′ 25″ est
Altitude Min. 454 m
Max. 903 m
Superficie 15,74 km2
Localisation

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Liens
Site web ramonchamp.fr

Ramonchamp Écouter est une commune française de moyenne montagne située dans le département des Vosges en région Grand Est. Elle est située dans la Vallée de la Haute Moselle.

Ses habitants sont appelés les Ramoncenais Écouter.

Sommaire

GéographieModifier

Enserrée entre Le Thillot en amont et Ferdrupt en aval, Ramonchamp occupe une portion assez réduite mais ouverte de la haute vallée de la Moselle. La seule route notable est la RN 66 venant de Remiremont, à 25 km au nord-ouest. Les versants trop escarpés ne sont empruntés que par des routes forestières, vers Saulxures-sur-Moselotte par le col de Morbieux (791 m) pour l'adret, vers la route des Forts qui sépare la commune de la Haute-Saône côté ubac. Ils étaient cependant cultivés naguère dans le cadre de petites exploitations familiales. De nombreuses fermes ont été transformées depuis en résidences secondaires.

Quelques sommets parsèment la commune, avec la ligne de crête sud de la route des forts (Les Noirs Etangs) qui culmine à 772 m où les ruisseaux de l'Etat et de Ramonchamp y prennent d'ailleurs leur source. On trouve aussi le célèbre Grammont (719 m) à proximité de cette même ligne de crête. La Tête de l'Alouette (752 m) et le Haut de la Parère (708m) marquent la limite nord-ouest avec Ferdrupt et sa vallée de Xoarupt.

De l'autre côté de la vallée se trouvent les plus hauts sommets, avec le Haut de Salmon (760 m), la Tête du Géhant (848 m) et les points les plus hauts se trouvent en contre-haut du Col de Morbieux, avec le haut de l'Aireu (891 m) au nord-ouest et le haut des Poncés (903 m) au sud-est. Le haut des Pöncés, point culminant de Ramonchamp, marque la frontière avec le Ménil dont il domine directement le village. À proximité des deux sommets se trouvent les deux plus hauts refuges de montagne de Ramonchamp ; les Poncés (840 m) et l'Aireu (800 m)[1],[2].

HistoireModifier

Latinisation fantaisiste en Romanici Campus (sans date) ; Ramonchamp XIe siècle. Du nom de personne germanique Radmund que le retrouve dans Ramonville, hameau de Rombas[3], suivi du bien connu champ (postposition de l'appellatif selon le mode de composition germanique).

Ramonchamp était chef-lieu d’un ban puis du canton avant la création de la commune du Thillot.

Le ban de Ramonchamp s'étendait à l'origine sur toute la haute vallée de la Moselle en amont de Ferdrupt. Il appartenait au bailliage de Remiremont et l'église dédiée à saint Rémi et saint Blaise était du diocèse de Saint-Dié, doyenné de Remiremont dont la cure était de la collation et au concours du chapitre de cette ville.

Les Kyriolés. Jusqu’à la Révolution, tous les lundis de Pentecôte, huit paroisses dépendant du chapitre (Dommartin-lès-Remiremont, Ramonchamp, Rupt-sur-Moselle, Saint-Amé, Saint-Nabord, Saint-Étienne, Saulxures-sur-Moselotte et Vagney) envoyaient des jeunes filles qui se présentaient à l’église de Remiremont et y entonnaient des cantiques en français[4], [5].

C'est vers 1730 que la paroisse fut démembrée pour former deux nouvelles, au Ménil et à Fresse-sur-Moselle, puis les limites de Ramonchamp furent modifiées par le décret du 30 juin 1860 portant création de la commune du Thillot et réunion à la commune de Fresse-sur-Moselle du hameau des Boudières. C'est par ce même décret que Ramonchamp perdra sa qualité de chef-lieu de canton au profit du Thillot.

L'industrie textile s'est fixée dès 1830 dans la commune et s'est accrue après 1871 par la venue d'entrepreneurs alsaciens fuyant l'annexion allemande.

Restée deux mois sur le front des combats, la commune a beaucoup souffert des bombardements de fin 1944.

La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de la Croix de guerre 1939-1945[6].

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le textile qui avait fait l'âge d'or de la région a connu une restructuration difficile, fermetures et modernisation à outrance entraînant une diminution draconienne de la main-d'œuvre, partiellement captée par de nouvelles industries : mécanique, plastique, transformation de métaux.

Politique et administrationModifier

 
Carte postale du village vers 1908.

Finances localesModifier

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[7] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 843 000 , soit 864  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 489 000 , soit 689  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 572 000 , soit 268  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 350 000 , soit 164  par habitant ;
  • endettement : 13 000 , soit 6  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 16,48 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 6,23 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 14,12 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 18,23 %.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1896 mai 1921 Iwan Imbert
Fils de Victor-Gustave Imbert-Koechlin
   
mai 1921 mai 1925 Jean-Joseph Valdenaire    
mai 1925 mai 1936 Gustave Imbert
Fils d'Iwan Imbert
   
mai 1936 mars 1945 Georges Philippe    
mars 1945 mai 1945 Paul Mura    
mai 1945 octobre 1947 Yodock Fetz (1891-1958)   Maçon
octobre 1947 novembre 1961 Henri Lambert    
novembre 1961 mars 1977 Arthur Maurice    
mars 1977 mars 1989 Marcel Jeanmougin    
mars 1989 En cours
(au 18 février 2015)
François Cunat PS puis DVG Directeur administratif et financier retraité
Conseiller général du canton du Thillot (2004 → 2011)
Président de la CC des Mynes et Hautes-Vosges du sud (2007 → 2012)
3e vice-président de la CC des Ballons des Hautes-Vosges
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2016, la commune comptait 2 035 habitants[Note 1], en augmentation de 2,11 % par rapport à 2011 (Vosges : -2,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
2 1732 3852 6942 5463 2003 2013 2763 1241 413
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 4401 2991 5051 5881 5701 6451 4701 8211 754
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 7721 6791 7901 7551 5041 3931 6041 7121 751
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 -
2 0992 0761 9851 9121 9901 9942 0172 035-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Rémy-et-Saint-Blaise, bâtie en 1684, son portail de style roman et son orgue[12],[13].
  • Monument aux morts de 14-18[14],[15].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Calixte Deslon officier de cavalerie (1747-1819) connu pour sa participation à l’affaire de Varennes
  • Jean-Joseph Brice, le Géant des Vosges (2,45 m), né en 1835

HéraldiqueModifier

  Blason Parti: au 1er d'or à la fasce de gueules chargée d'une navette de tisserand d'argent et surmontée d'une pomme de pin de sinople et soutenue d'une étoile d'azur, au 2e d'argent à l'écrevisse de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Les couleurs de la dextre, le rouge et le jaune, sont de la Lorraine et les meubles évoquent la forêt, l'industrie textile et le rayonnement passé de Ramonchamp sur la haute vallée de la Moselle. L'écrevisse de la sénestre rappelle que ce crustacé était abondant dans la rivière.

AnimationsModifier

 
Mairie.
Jumelage 
  Ober-Olm (Allemagne) depuis 1972
  Schloßvippach  (Allemagne)

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « PLAN RAMONCHAMP - Plan, carte et relief de Ramonchamp 88160 », sur www.cartesfrance.fr (consulté le 15 janvier 2019)
  2. « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr.ignipq.local.oshimae.rie.agri (consulté le 15 janvier 2019)
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  4. J. J. Bammert, prix Erckmann-Chatrian, Les Nobles Dames de Remiremont, 620-1791, L’histoire du Chapitre des Nobles Dames de Remiremont, Remiremont, Imprimerie Lalloz-Perrin, Remiremont,
    dépôt légal n°28 ; Publication en 20 brochures, chacune contenant un chapitre : Chapitre 15 (10 pages) : Les kyriolés : En 1049, Ode I de Luxembourg étant abbesse, furent institués les Kyrioletzs ou Criaulés, dans les domaines de l’Abbaye de Remiremont
  5. Nicole Lemaître, Montagnes sacrées d’Europe. Actes du colloque « Religions et montagnes », Tarbes, , 427 p. (ISBN 2-85944-516-1)
    Actes du colloque "Religion et montagnes", Tarbes, 30 mai-2 juin 2002 / textes réunis et publiés par Serge Brunet, Dominique Julia et Nicole Lemaitre. Les rites des fêtes de saint Amé et de saint Romaric. pp. 114 à 119 : Les Kyriolés. Dans chaque cantique, saint Romaric est présent. Ainsi, les huit paroisses demandaient au patron de la ville d’entrer dans Remiremont. Vagney invoquait et demandait au saint de lui ouvrir ses portes en ces termes :
    • Criaulé, ô bienheureux saint Romary.
    • Criaulé, nous vous demandons vos portes ouvrir.
    • C’est saint Lambert qui veut entrer par sa bonté.
    • Et tous ceux qui sont après et prient Dieu (Kyriolés ou Cantiques qui sont chantés à l’église de Mesdames de Remiremont, op. cit).

    Les représentants de la commune de Saint-nabord se présentaient et entonnaient :

    • Criaulé saint Pierre et saint Romary.
    • Priez pour ceux qui sont ici.
    • À Saint-Nabord donnez l’entrée, ô criaulé, ô criaulé.
    • En Jésus-Christ, oyez nos vœux.
    • Et tous les saints, et toutes les saintes, oyez nos vœux
  6. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945
  7. « Les comptes de la commune » [archive du ], sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 18 novembre 2016).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 480 à 483
    Présentation de l’orgue de l’église Saint-Rémy de Ramonchamp
  13. Orgue de l'église
  14. Monument aux morts de 14-18
  15. Conflits commémorés 1914-18