Radio Antwerpen

Radio Antwerpen

Présentation
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Propriétaire George de Caluwe
Langue Néerlandais, occasionnellement Français
Statut Radio libre puis Radio pirate
Différents noms ON 4 ED (1922-1940)
Radio Antwerpen (1962)
Historique
Création 1922
Dates clés 1940 : sabordage de la radio avant l'arrivée de la Wehrmacht
1962 : réémission pirate depuis un bateau en mer
Disparition
Diffusion hertzienne
FM 201m
Diffusion câble et Internet

Radio Antwerpen (1922-1940 puis octobre à ) était une radio implantée à Anvers et à diffusion internationale. Née comme radio libre, elle mènera une brève existence en tant que radio pirate.

HistoireModifier

Période légaleModifier

En 1922, à Anvers, Georges De Caluwé (nl) après avoir obtenu une autorisation de l'État, crée une radio nommée ON 4 ED. Elle émet depuis le clocher d'une église ce qui lui vaut le surnom de "Radio Kerske" (Radio Petite Église)

De 1924 à 1935, ON 4 ED vit uniquement des ressources de Georges de Caluwe. Lorsque ce dernier annonce son intention de cesser toute émission, il reçoit le soutien de 20000 cotisants réunis au sein du Cercle des Amis d'ON 4 ED.

En 1940, alors que la Wehrmacht entre en Belgique, De Caluwe détruit son matériel afin qu'il ne puisse pas être utilisé par ces derniers.

À la libération, l'État Belge impose le monopole sur la radiodiffusion. De Caluwe, qui vient de reprendre les émissions, se voit retirer l'émetteur qu'il s'était procuré, et ce, malgré sa popularité[1].

période pirateModifier

Début , à 73 ans, George de Caluwe rachète "Le crocodile" ancien bateau de ravitaillement de la Marine Française. Il l'enregistre au Panama sous le nom de "Uilenspiegel" avant de l'équiper dans le port d'Anvers. Il prend alors la mer, les émissions débutent le à 14h25. La radio se nomme à présent Radio Antwerpen.

Début , la Belgique adopte une loi visant à censurer les Radio Pirates. George de Caluwe décède le suite à une opération chirurgicale.

Le une violente tempête fait échouer le navire. Après avoir envoyé un signal de détresse, un bateau de secours en provenance de Zeebruges vient évacuer l'Uilenspiegel. Du fait de la tempête, un des membres de Radio Antwerpen meurt écrasé entre les deux bateaux. Quatre des membres restent à l'intérieur du bateau afin de continuer à émettre.

À minuit, comme tous les soirs, les pirates rendent l'antenne avec leur slogan habituel « À demain et bonne nuit ». Peu de temps après, l'Uilenspiegel, frappé à nouveau par une puissante vague, commence à couler. Les deux émetteurs sont détruits par le choc. Un remorqueur réussit à accrocher un câble, néanmoins il abandonne la manœuvre, qu'il considère trop dangereuse. Le bateau finit par échouer sur la plage de Cadzand.

La carcasse de l'Uilenspiegel est dynamitée en 1971, après de plusieurs vaines tentatives de le débourber[1].

ProgrammationModifier

Dans les années 1920, grâce à la récente invention de la platine tourne-disques, elle est l'une des pionnières dans la diffusion de musique enregistrée sur disque.

En 1962, Radio Antwerpen émet sur 201 m. Son émetteur en ondes moyennes a une puissance de 10 kW. Son second émetteur de 7600 kWz, lui permet d'être entendue à plus de 6000 km. Elle dispose de deux équipes qui se relaient toutes les deux semaines.

Les programmes sont majoritairement en néerlandais sauf l'émission Y'a d'la musique qui est en français[1].

BibliographieModifier

Daniel Lesueur, L'histoire des RADIOS PIRATES, De Radio Caroline à la bande FM, Camion Blanc, 2011, pages 37 à 39

RéférencesModifier

  1. a b et c Lesueur, Daniel., Histoire des radios pirates : de radio Caroline à la bande FM, Rosières-en-Haye, Camion blanc, , 391 p. (ISBN 978-2-35779-117-6 et 2-35779-117-9, OCLC 731900889, lire en ligne), pages 37 à 39