Royal Albert Elisabeth Club de Mons

club de football belge
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RAEC Mons
Logo du RAEC Mons
Généralités
Nom complet Royal Albert Élisabeth Club de Mons
Surnoms les Dragons, l'Albert
Fondation
Disparition
Statut professionnel Disparu
Couleurs Rouge et Blanc
Stade stade Charles Tondreau
(8 000 places)
Joueur le plus capé Olivier Berquemanne (344)
Meilleur buteur Jérémy Perbet (58)
Palmarès principal
National[1] Champion de Division 2 (1)
Champion de Division 3 (3)
Champion de Promotion (3)

Dernière mise à jour : 7 novembre 2021.

Le Royal Élisabeth Club de Mons était un club de football belge basé à Mons qui évoluait en "Rouge et Blanc" et portait le matricule 44. Ayant déposé le bilan, le club est radié par l'URBSFA le .

Le surnom du club etait l'Albert, et le surnom des joueurs sont les dragons en référence à la ducasse de Mons ( appelée également le « Doudou »).

Le RAEC Mons est le club ayant disputé le plus grand nombre de saisons au 3e niveau du football belge : 64 saisons.

Le , le club annonce sur son site Internet qu'il dépose le bilan . Le club cesse ses activités au terme de la saison 2014-2015 qu'il termine au 7e rang de la « Proximus League » (D2).

Origine du clubModifier

Deux clubs existaient à Mons : le Club Amateur Sportif, affilié en 1905 à l'UBSSA (qui devient UBSFA le ), et qui évoluait sous les couleurs rouges et blanches et le Stade Montois qui arborait les couleurs bleues et blanches. Par la suite, le Club Amateur Sportif devient le Cercle des Sports de Mons et s'établit à l'avenue du Tir. Le Stade Montois, en , fusionne avec le Cercle des sports et Nimy-Sportif pour créer l'Olympic de Mons.

C'est en que René Tondreau, Maurice Van Pel, Henri Lebailly et Fernand Courtois décidèrent de former un nouveau club avec pour slogan : "entrée largement ouverte a tout joueur correct, quel qu’il soit".

Suivant l’exemple du Royal Léopold Club de Bruxelles et d'autres cercles qui ont en mleur temps demandé de pouvoir porter le nom du souverain belge régnant, il est décidé de solliciter de Sa Majesté le Roi Albert, qui a accédé au trône le , l’autorisation de porter le titre de « Albert Élisabeth Club de Mons ». La réponse ne se fit pas attendre et par lettre du , Monsieur le Baron Beyens, Ministre de la Maison du Roi fait part de la réponse positive du nouveau monarque.

Officiellement fondé le et le clubs signe le mois suivant, un bail pour l'occupation d'un terrain d'un hectare à l'avenue du Tir (soit l'emplacement du stade actuel). Le cercle est affilié à l’Union Belge le comme « club adhérent ». Le nouveau terrain de l'avenue du Tir est inauguré avec une première rencontre, devant 300 spectateur, le .

Repères historiques générauxModifier

  • 1910 : , fondation de l'ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS
  • 1910 : , ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS est affilié à l'USSFA comme « club adhérent ». Il est accepté comme club effectif dès le et peut donc prendre part à des championnat avec montée et descente...
  • 1914 : ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS gagne le droit d'accéder aux séries nationales,. L'éclatement de la Première guerre Mondiale fin juillet 1914 entraîne l'arrêt de toutes les compétitions.
  • 1919 : Première saison de l'ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS en séries nationales. 14e et dernier, le club bénéficie de la décision fédérale de ne promouvoir ou reléguer aucun club pour cette saison de reprise.
  • 1921 : De nouveau dernier en « Promotion », l'ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS retourne en « Provinciale ».
  • 1923 : ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS revient en « Promotion » mais ne peut se maintenir : (13e sur 14 alors que les quatre derniers classés de chacune des deux séries sont descendants !
  • 1925 : Retour définitif de l'ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS en divisions nationales. Après une saison en Promotion (D2), le club glisse en Promotion (D3) lors de la réforme appliquée par l'URBSFA. Le club reste à ce niveau pendant 20 saisons (23 années en raison de la Second Guerre Mondiale).
  • 1926 : , création du Registre des n° de matricule. ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS se voit attribuer le n°44.
  • 1935 : , reconnu « Société Royale », ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) adapte son appellation à partir du et devient le ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44).
  • 1949 : ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) est champion et remonte au 2e niveau qui porte alors le nom de « Division 1 ».
  • 1952 : Classé 11e sur 16, ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) fait partie des clubs qui reculent d'un étage, suite à la réforme appliquée par l'URBSFA, Le « RAEC » retrouve le 3e niveau qui prend le nom de « Division 3 ».
  • 1960 : 16e et dernier, ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) est relégué au 4e niveau qui huit ans plus tôt a hérité du nom de « Promotion ». Le club conquiert le titre et remonte directement.
  • 1974 : 14 saisons après son titre de « Promotion », ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) conquiert un nouveau titre et remonte au 2e niveau, 22 ans après son dernier passage. Pour le club, c'est une première fois dans l'appellation « Division 2 ». L'aventure ne dure que deux exercices.
  • 2000 : Ancré en « Division 3 » pendant 24 ans (excepté un aller retour vers la D2 en 1985-1986), ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) revient en « Division 2 » en 2000.
  • 2002 : ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) gagne le « Tour final de Division 2 » et gagne le droit de monter en « Division 1 » !
  • 2005 : ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) est relégué en deuxième Division en finissant dernier du classement de D1.
  • 2006 : ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) est champion de D2 est monte en D1.
  • 2009 : ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) est relégué en deuxième division en terminant dernier du classement de D1.
  • 2011 : ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) gagne le Tour final de Division 2 et gagne le droit de monter en Division 1.
  • 2014 : ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) perd au Play-Off 3 est relégué en deuxième division.
  • 2015 : ROYAL ALBERT ÉLISABETH CLUB DE MONS (44) dépose le bilan. Le club est « en cessation d'activités » et son matricule 44 est radié le .

À la recherche d'un retour en D2Modifier

Après la période morose de 1995 -1996, où le club frôle la descente en promotion et celle un peu plus positive de 1996-1997, où le club, repris par Daniel Renders, se classe 7e dans le ventre mou de la Division 3[2],[3]. Le RAEC Mons acquiert une autre dimension lors de la saison 1997-1998. Il entame une ascension et devint au fil du temps un habitué des tours finaux. Depuis cette période, Il n’a cessé de tenter d’atteindre la Division II qu’il a quittée en 1986.

Après deux échecs en 1997-98 (défaite 2-1 à RCS Visé) et en 1998-99 (élimination face à Deinze : 3-0 et 0-1), le club gagnait enfin son pari au terme d’un mémorable test-match disputé sur le terrain du RWDM contre Heusden-Zolder : 3-3 (4-3 à l’issue des penaltys).

En cette saison 1999-2000, le RAEC se signala également dans le cadre de la Coupe de Belgique, en atteignant les quarts de finale face au Standard de Liège, à Sclessin, où 5 000 supporteurs avaient rejoint la cité Ardente pour soutenir leur équipe favorite.

À la conquête de l'éliteModifier

Pour sa première saison en Division II (2000-2001), l’Albert accroche une méritoire 5e place au classement final et dispute le Tour Final pour la montée en Division 1.

La saison suivante (2001-2002), l’Albert affiche ses ambitions de titre. Malgré une fin de championnat palpitante, le KV Mechelen est sacré champion de DII au stade Tondreau. Qu’importe, car les « Rouge et Blanc » remportent le Tour final après un ultime match face à Ingelmunster à domicile. Plus de 10 000 Montois étaient présents dans et hors du stade et la Grand-Place de Mons connut ce soir-là son deuxième Doudou de l’année...

Il aura fallu à l'Albert près de 15 ans pour rejoindre la D2 et seulement deux petites saisons dans cette division pour fouler les terrains de l'élite. Après 92 ans d’attente, le rêve était enfin devenu réalité.

Les premiers pas au sein de l'éliteModifier

Pour sa première saison en Division 1, l’Albert réalisera un superbe parcours en obtenant la 9e place au classement général surtout grâce à son buteur Cédric Roussel qui inscrit 22 buts. L’année suivante, la saison montoise fut plus mouvementée et l’Albert obtiendra son maintien en toute fin de championnat en terminant à la 16e place et en espérant ne plus jamais craindre aussi sérieusement pour sa place en Division 1 ; seulement six points séparent l'Albert de l'Antwerp, dernier au classement.

Malheureusement, il n’en fut pas ainsi puisque dès la trêve hivernale de la saison 2004-2005, il était évident que le RAEC Mons devrait une nouvelle fois batailler pour le maintien. Le Président et son équipe ont alors tout fait pour mettre un maximum de chances de leur côté (engagement d’un nouvel entraîneur, nouveau mercato, etc.). Cependant, au terme d’un second tour plus que stressant, le douloureux résultat est tombé sur Tondreau : Mons descend en deuxième division !

Une courte désillusionModifier

Une fois le sentiment de déception digéré, tous les acteurs du club ont alors repris du poil de la bête afin d’atteindre l’objectif avoué : Remonter au plus vite en Division 1. Une nouvelle politique sportive a alors été mise en place avec à sa tête, José Riga. Ce nouvel entraîneur a rapidement réussi à créer un véritable groupe et à faire éclore ce qu’il y avait de mieux en chacun des joueurs.

Même si après seulement quelques matches, tout le monde était d’accord pour dire que Mons était la meilleure équipe Division 2, il aura fallu attendre le dernier match à Dessel pour finalement fêter le titre tant attendu. Après un envahissement de terrain bien agréable et un retour vers Mons fort arrosé, les joueurs et le staff ont rejoint les supporteurs sur la Grand Place pour terminer la saison tous ensemble, en fêtant la montée comme il se doit !

Retour en D1 pour 3 saisonsModifier

Durant la saison 2006-2007, l'Albert exécutera un beau parcours en récoltant une honorable neuvième place au classement final. La saison suivante est beaucoup plus stressante car Mons évite une nouvelle fois la relégation de justesse en terminant à la seizième place du championnat, dépassant ainsi Saint-Trond VV et le FC Brussels. La Coupe de Belgique ne sera pas plus prolifique puisque le club est éliminé en huitièmes de finale par La Gantoise. La saison 2008-2009 marque un grand changement dans la Jupiler League puisqu'à la fin de la saison, 16 et non plus 18 clubs feront partie de l'élite. Cette perturbation est fatale aux petits clubs et pas moins de trois d'entre eux seront relégués : l'Albert (dernier du championnat), AFC Tubize et le FCV Dender EH qui a disputé le tour final de la D2.

Descente en D2Modifier

La saison 2009-2010 ne sacre pas Mons champion de D2 mais lui permet de disputer le tour final que le club ne gagnera pas. Le passage en D2 est donc prolongé. La saison suivante, le club termine troisième du championnat de D2 et gagne donc encore son ticket pour jouer le tour final contre : Waasland-Beveren, Lommel United et le KAS Eupen. À la fin du tour final, Mons n'a pas réussi à se détacher de Waasland-Beveren.Les deux équipes ayant le même nombre de victoires, un test-match est organisé pour déterminer quel club rejoint l'élite du football belge la saison suivante. C'est la première fois depuis la saison 1965-1966, qu'une test-match est organisé pour désigner un montant de D2 vers la D1. La promotion en D1 se joue donc sur un terrain neutre, celui de Tubize. Ce match très serré tombe aux mains des Dragons sur le score de 2-1.

2011- 2012: Saison en montagnes russesModifier

Dans un premier temps, Mons rivalise avec les grands en réussissant des matchs nuls contre RSC Anderlecht, le Standard de Liège, en restant invaincu pendant longtemps au sein de leur stade. Ces résultats flamboyants sont notamment dus aux nombreux buts de leur attaquant Jérémy Perbet, meilleur buteur du championnat.

La seconde partie de saison a été moins prolifique, ce qui a coûté la tête de l’entraîneur Dennis van Wijk, remplacé par Enzo Scifo[4]. Le club finit 10e au classement.L'équipe d'Enzo est donc qualifiée pour jouer les PO2.

Reversé dans le groupe B, ses adversaires directs sont : KSC Lokeren, SV Zulte Waregem et le K Beerschot Antwerpen Club. Mons survole le début de ces playoffs avec trois victoires et un nul en quatre journées. Le club démontre ses ambitions futures : rester un club pensionnaire de l'élite.

En plus d'un beau parcours en championnat, Mons s'est hissé en demi-finales de la Coupe de Belgique. Il élimine successivement l'AFC Tubize, le FC Malines et Rupel Boom. Il chute contre le KV Courtrai.

2012-2013 : meilleur classement en championnatModifier

En championnat, Mons termine la phase classique à la 7e place en gagnant des rencontres contre SV Zulte Waregem, KV Kortrijk. Le club hennuyer gagne ses deux confrontations contre le Standard de Liège (3-1 et 0-1).

Terminant le championnat aux portes des playoffs 1, le club montois est reversé dans le groupe A des PO2. Mons n'arrive pas à s'extraire du groupe malgré ses trois victoires, son match nul et ses deux défaites.

Après son bon parcours en coupe la saison passée, Mons est éliminé cette année dès les huitièmes de finale par le KV Kortrijk. Auparavant, le RAEC avait battu la Royale Union wallonne Ciney.

2013- 2014: Nouvelle descente en D2Modifier

La saison 2013-2014 est catastrophique pour le club, qui occupe la dernière place du classement quasiment durant toute la saison. Il ne parvient pas à prendre le dessus sur Oud-Heverlee Louvain dans les playoffs 3 et est condamné à une nouvelle relégation en Division 2, à nouveau après trois saisons passées en première division.

2014-2015 : retour en D2 et disparitionModifier

Pour ce retour en D2, l'Albert fait le grand nettoyage. La majorité des joueurs sont des jeunes de la région et issus du centre de formation local. Après un début de saison chaotique, les Dragons sont septièmes à la moitié du championnat. Malheureusement, les difficultés financières poussent le président Leone à déposer le bilan, le . La SA RAEC Mons est déclarée en faillite et un curateur est nommé par le tribunal. Un repreneur doit être trouvé pour le club avant le , sans quoi le RAEC devra cesser ses activités. Deux projets de reprise ayant été successivement avortés, le club ne dispose pas de repreneur à la date fatidique et est contraint de mettre un terme à ses activités. Le , le club dispute le dernier match de son histoire face à l'Antwerp (défaite 1-0), alors qu'il achève la saison à la septième place au classement général.

Résultats dans les divisions nationalesModifier

PalmarèsModifier

BilanModifier

Saisons jouées en nationales
Niv Divisions Jouées Titres TM Up TM Down
I 1re nationale 9 0
II 2e nationale 16 1 4
III 3e nationale 64 3 2
IV 4e nationale 1 1
V 5e nationale 0 0
 
  TOTAUX 90 5 6 0
  • TM Up= test-match pour départager des égalités, ou toutes formes de Barrages ou de Tour final pour une montée éventuelle.
  • TM Down= test-match pour départager des égalités, ou toutes formes de Barrages ou de Tour final pour le maintien.

ClassementsModifier

Personnalités du clubModifier

EntraîneursModifier

AnnexesModifier

RéférencesModifier

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. « RAEC Mons - 100 ans d'histoire », sur RAECMons.be, (consulté le )
  3. « Daniel Renders revient sur les lieux du crime », sur LeSoir.be/archives, (consulté le )
  4. « Arrivée de Scifo au RAEC »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), site e-k.tv, le 29 février 2012.

BibliographieModifier

  • François Michel, Jacques Lacroix, Eric Ghislain, Johan Serkijn, "RAEC Mons 1910-2010 Un siècle d'histoire", Editions Magnad, 2010, 144p.
  • Julien Fament et Jérémie Ulens, L'Irrésistible ascension de l'Albert- Dix années de succès du RAEC Mons, Éditions Luc Pire – Sports, Bruxelles/Liège, 2007, 136p. (ISBN 978-2-87415-765-3)

Articles connexesModifier

Sources et liens externesModifier