Résistance nationale du Mozambique

Résistance nationale du Mozambique
(pt) Resistência Nacional Moçambicana
Image illustrative de l’article Résistance nationale du Mozambique
Logotype officiel.
Présentation
Président Ossufo Momade
Fondation
Siège Avenue Ahmed Sekou
Touré N° 657, Maputo
Positionnement Droite
Idéologie Nationalisme
Conservatisme libéral
Libéralisme économique
Populisme de droite
Anticommunisme
Affiliation internationale Internationale démocrate centriste
Union démocrate internationale (associé)
Couleurs Bleu
Site web http://www.renamo.org.mz
Représentation
Députés
60 / 250

La Resistência Nacional Moçambicana plus connue sous son acronyme ReNaMo ou RENAMO (traduction du portugais : Résistance nationale mozambicaine) est une ancienne guérilla armée du Mozambique transformée en parti politique depuis la fin de la guerre civile en 1992. Depuis , le chef de la Renamo est Ossufo Momade. Le parti est actuellement affilié à l'Internationale démocrate centriste et membre associé de l'Union démocrate internationale.

HistoireModifier

Dans les années 1970, les anciens colons blancs de Rhodésie du Sud (futur Zimbabwe) voient d'un mauvais œil l'arrivée de Noirs au pouvoir dans un État voisin via le Frente de Libertação de Moçambique ou FreLiMo. D'autre part, les États-Unis cherchent à lutter contre l'influence communiste en Afrique et en particulier le gouvernement marxiste du FreLiMo. Les deux forces s'allient en 1975 pour créer la Renamo. Les guérilleros de la Renamo sont soutenus logistiquement et entraînés par l'Afrique du Sud et la Rhodésie du Sud, financièrement les États-Unis aident à leur armement[réf. nécessaire]. Les méthodes de la Renamo sont brutales, de nombreux cas de violation des Droits de l'homme des civils sont recensés[1].

En 1984, le gouvernement d'Afrique du Sud, toujours sous le régime de l'apartheid propose au gouvernement de Maputo d'arrêter de soutenir la Renamo si les membres du mouvement de libération de l'ANC, en exil sur son sol sont expulsés. Le FreLiMo accepte cette offre mais l'Afrique du Sud ne tient pas ses promesses et continue à aider la Renamo financièrement et logistiquement. Le président mozambicain et chef du FreLiMo Samora Machel est tué fin 1986 alors que son avion volait au-dessus du territoire sud-africain. Cette même année, la Renamo perd son quartier général, situé dans la région montagneuse de Gorrongosa, suite à une offensive de l'armée mozambicaine[1]. L'ONU s'implique dans le conflit et obtient la fin de la guerre civile en 1992 et met en place une force d'interposition nommée ONUMOZ jusqu'en 1994.

Depuis la fin de la guerre civile, la Renamo s'est transformée en parti politique avec un programme conservateur sous le nom Renamo-UE (Renamo-União eleitoral) et en gardant le même chef : Afonso Dhlakama. Dhlakama s'est fait battre à trois reprises aux élections présidentielles : en 1994 et en 1999 par le président sortant Joaquim Chissano par 53 % contre 47 % puis 52,3 % contre 47,7 % et en 2004 face à Armando Guebuza par 63,7 % contre 36,3 %. Dans les deux derniers cas, la Renamo a dénoncé des fraudes électorales. Ces fraudes sont reconnues par certains observateurs internationaux mais ne semblent pas avoir pu changer l'issue du scrutin. La Renamo a menacé de revenir aux armes mais peu croient à la crédibilité de cette menace : la Renamo n'a plus aucun soutien financier, ni logistique et encore moins militaire. Aux premières élections législatives auxquelles elle participe, en 1994, la Renamo récolte 112 sièges sur 250, 117 en 1999, et 90 en 2004.

Le , Afonso Dhlakama décède d'une crise cardiaque. Suite à la mort de Dhlakama, Ossufo Momade occupe le poste de président du parti.

Drapeaux historiquesModifier

Résultats électorauxModifier

Élections présidentiellesModifier

Année Candidat Voix % Rang
1994 Afonso Dhlakama 1 666 965 33,73 2e
1999 Afonso Dhlakama 2 133 655 47,71 2e
2004 Afonso Dhlakama 998 059 31,74 2e
2009 Afonso Dhlakama 650 679 16,41 2e
2014 Afonso Dhlakama 1 783 382 36,61 2e
2019 Ossufo Momade ,

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Rachel Waterhouse, « La reconstruction du Mozambique marque le pas », sur Le Monde diplomatique,