Ouvrir le menu principal

Réserve naturelle nationale de la baie de l'Aiguillon

réserve naturelle nationale des Pays de la Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aiguillon.
Réserve naturelle nationale de la baie de l'Aiguillon
Reserve naturelle baie Aiguillon (2).jpg
Géographie
Adresse
Coordonnées
Superficie
2 600 ha (Charente-Maritime) et 2 300 ha (Vendée)[1]
Administration
Type
Catégorie UICN
IV (aire de gestion des habitats ou des espèces)
Identifiant
Création
1996 (Vendée) et 1999 (Charente-Maritime)
Administration
Sites web
Localisation sur la carte de Vendée
voir sur la carte de Vendée
Green pog.svg
Localisation sur la carte de Charente-Maritime
voir sur la carte de Charente-Maritime
Green pog.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Green pog.svg

La réserve naturelle nationale de la baie de l'Aiguillon (en fait deux réserves naturelles nationales : RNN130 et RNN146) couvre une partie du domaine public maritime des départements de la Vendée et de la Charente-Maritime, à l'embouchure de la Sèvre niortaise. Elle a été créée en deux temps : la partie vendéenne (RNN130) en 1996 et la partie charentaise (RNN146) en 1999 pour une surface totale d'environ 4 900 hectares.

LocalisationModifier

 
Périmètre de la réserve naturelle en Charente-Maritime.
 
Périmètre de la réserve naturelle en Vendée.

Située sur le littoral atlantique, aux limites des départements de la Vendée et de la Charente-Maritime, la baie de l'Aiguillon ou anse de l'Aiguillon s'ouvre sur l'océan Atlantique dans le Pertuis Breton, en face de l'Île de Ré. La Sèvre niortaise vient y mêler ses eaux dans une embouchure qui s'évase sur plus d'un kilomètre de largeur et qui constitue le principal émissaire.

Neuf communes sont bordées par l'anse de l'Aiguillon dont six dans le département de la Vendée et trois dans celui de la Charente-Maritime. Au nord et sur la rive droite de l'embouchure de la Sèvre niortaise, dans le département de la Vendée, se situent les communes suivantes : L'Aiguillon-sur-Mer, Champagné-les-Marais, Puyravault, Saint-Michel-en-l'Herm, Sainte-Radegonde-des-Noyers, Triaize. Au sud et sur la rive gauche de l'embouchure de la Sèvre niortaise se situent les communes de la Charente-Maritime : Charron, Esnandes et Marsilly.

Histoire du site et de la réserveModifier

 
L'anse de l'Aiguillon

La baie résulte du comblement du golfe des Pictons, phénomène accentué par les aménagements historiques qui ont donné naissance au Marais poitevin. Le dépôt continu de sédiments d'origine marine fait que son envasement est régulier.

Située au débouché de la Sèvre niortaise et des principaux canaux de dessèchement du marais, la baie a été en partie polderisée à l'abri de la flèche sableuse constituant la pointe de l'Aiguillon. Les dernières tentatives dans ce sens ont eu lieu dans les années 1960.

Dans la nuit du 28 au 29 février 2010, la tempête Xynthia, conjuguant des vents forts (160 km/h) et une marée de fort coefficient (102) avec une marée barométrique exceptionnelle (968 hPa), s'est traduite par une surcote estimée à plus d'1,50 mètre. Le débordement des digues et les brèches qui s'ensuivirent provoquèrent l'inondation des communes riveraines de la baie. La ferme de la Prée-Mizottière, située sur la commune de Sainte-Radegonde-des-Noyers, propriété du Conservatoire du littoral abritant notamment les locaux de la réserve, fut totalement inondée.

Écologie (biodiversité, intérêt écopaysager…)Modifier

La vasière s'étend sur environ 3 700 ha au sein de la réserve naturelle. Le pré salé couvre 1 100 ha. Toujours siège d'une importante activité mytilicole équivalant à 15 % de la production nationale[2], la baie est aujourd'hui entièrement classée réserve naturelle nationale[3]. Elle est en effet répertoriée de longue date comme un site d’hivernage et de halte d’importance nationale et internationale pour les oiseaux d’eau migrateurs.

FloreModifier

La végétation du milieu littoral est constituée essentiellement d'espèces halophiles. Sur l'ensemble de la réserve, on dénombre 110 espèces végétales dont 68 sur les prés salés et les dunes, parmi lesquelles : la Salicorne, la Puccinellie maritime, l'Obione, les Phragmites, l'Ophrys araignée.

FauneModifier

La baie de l'Aiguillon est avec la pointe d'Arçay un lieu de grande importance ornithologique. Ces deux sites abritaient au début des années 2000 selon l'IFEN[4] (Observatoire du littoral) environ 74 000 oiseaux dont 47 000 limicoles et le solde étant essentiellement des anatidés : canards pilet, oies cendrées et tadornes de Belon.

Parmi les oiseaux limicoles, on trouve notamment sur ces sites environ :

Intérêt touristique et pédagogiqueModifier

Administration, plan de gestion, règlementModifier

 
Balisage de la réserve naturelle

Du fait de l'existence sur le plan administratif de deux réserves naturelles, régies par deux décrets distincts, la gestion de l'ensemble est elle-même partitionnée : côté Vendée, la gestion a été confiée à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), établissement public dépendant des Ministères chargés de l'Environnement et de l'Agriculture, certaines missions techniques étant confiées à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Côté Charente-Maritime, la gestion a été confiée conjointement à l'ONCFS et à la LPO. Les deux conservateurs et leurs équipes techniques travaillent de concert, et ils mettent en œuvre un plan de gestion commun.

En 2012 en Vendée, un conseil scientifique commun est constitué entre la RNN de la Baie de l'Aiguillon, la RNN du marais communal de Saint-Denis-du-Payré et la RNN de la Casse de la Belle Henriette.

Outils et statut juridiqueModifier

La réserve naturelle a été créée par deux décrets séparés. La partie vendéenne (RNN130) a d'abord fait l'objet du décret no 96-613 du [5]. La partie charentaise (RNN146), a été créée par le décret no 99-557 du [6].

Programme « LIFE Baie de l'Aiguillon »Modifier

De janvier 2016 à décembre 2020 la Baie de l'Aiguillon, et donc la réserve, bénéficient d'un programme de « L’instrument financier pour l’environnement » (LIFE) ayant pour but la préservation des habitats littoraux du Marais poitevin. Le budget de ce programme, coordonné par le Parc naturel régional du Marais poitevin, s'élève à 2 317 727 euros[7].

En 2017 un film présentant le site et les enjeux du programme a été réalisé par Philippe Garguil[8].

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Cadiou, B., Pons, J.M., Yésou, P., 2004. Oiseaux marins nicheurs de France métropolitaine (1960-2000). Éditions Biotope, Mèze, 218 p.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier