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République du Rif

ancien État
République du Rif
Tagduda n Arrif - ⵜⴰⴳⴷⵓⴷⴰ ⵏ ⴰⵔⵔⵉⴼ[réf. nécessaire] (berbère)

جمهورية الريف (arabe)
República del Rif (espagnol)

-

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de la république
Informations générales
Statut république
Capitale Ajdir
Langue rifain (Amazigh)
Monnaie riffan
Démographie
Population 1923 900.000
Histoire et événements
Bataille d'Anoual
Proclamation de la république
Dissolution de la république
Président de la république
1921-1927 Abdelkrim al-Khattabi

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La République du Rif (en amazigh : ⵜⴰⴳⴷⵓⴷⴰ ⵏ ⴰⵔⵔⵉⴼ Tagduda n Arrif), désigne le régime républicain qui s'est établi sur une grande partie du Rif (manquant l’extrême Est et le Sud du Rif oriental ainsi que le Sud du Rif occidental) entre 1921 et 1927[réf. nécessaire]. La monnaie de la République était le Riffan. Cette situation était transitoire et a duré environ 5 ans.

Sommaire

HistoireModifier

Avant et après le traité de Fès (1912), les Rifains résistent violemment aux intrusions espagnoles et françaises au Maroc.

Abdelkrim al-Khattabi, dit Abd el-Krim qui fut précédemment juge, devient chef des Rifains.

Après avoir créé un commandement et une structure de pouvoir, Abd el-Krim bat les Espagnols de nombreuses fois et les repousse dans leurs avant-postes côtiers. Après la bataille d'Anoual, en 1921, les Espagnols abandonnent l'arrière pays à Abd el-Krim lui permettant de fonder la « République du Rif ».

Il attend ensuite de créer un État stable pour les Rifains afin de leur donner un répit après de longues années de guerre. Abd el-Krim envoie des représentants diplomatiques à Londres et à Paris pour essayer d’établir des liens diplomatiques avec l'Europe. Cela ne fonctionne pas très bien à cause de l'anxiété des Français face à la montée en puissance de la jeune république d'Abd el-Krim, qui peut alors envahir les possessions françaises au Maroc, si elle a le temps de rassembler des hommes et des armes. De plus, le discours d'Abd el-Krim, qui prône la liberté pour tous les peuples n'est pas bien accueilli par les puissances coloniales européennes.

Hubert Lyautey pressent qu'Abd el-Krim va chercher à obtenir le ralliement des tribus rifaines du Maroc français. Il demande l'envoi de renforts qui lui permettent de former trois groupes d'infanterie et neuf escadrilles d'avions.

Au printemps 1925, Abdelkrim al-Khattabi décide de lancer une offensive, après être parvenu à rallier plusieurs tribus, en vue d'atteindre l'oued Ouergha qu'il considère comme la frontière de sa république.

Le 22 avril, il passe à l'attaque en direction de Fez. Pour l'arrêter, les Français disposent du 3e bataillon du 15e régiment de tirailleurs algériens qui garde le gué et le bac de l'Ouergha. Le bataillon repousse les assauts durant quatre jours avant d'être dégagé le 28, mais les Rifains continuent d'attaquer les petits postes. Ceux de Beni Derkoul et du douar de Mostitef succombent le 13 juin.

ControverseModifier

Près d'un siècle passé sur les évènements de la guerre du Rif, l'Espagne continue à refuser de reconnaître ses responsabilités malgré les sollicitations de plusieurs organisations et associations pour les droits de l'homme[1], on sait seulement que les habitants du Rif demeurent actuellement les plus touchés par le cancer selon des statistiques officielles sur les cas enregistrés dans le pays.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier