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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Roure (homonymie).
Rémy Roure
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Eloi Frédéric Rémy RoureVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Pierre FervacqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique
Lieu de détention
Distinctions

Rémy Roure, né le à Arcens (Ardèche) et mort le à Paris, est un journaliste et résistant français, compagnon de la Libération.

Il a été journaliste au Temps, au Monde et au Figaro.

Sommaire

BiographieModifier

 
Le fort du Prince-Karl, la forteresse d'Ingolstadt. Durant la Première Guerre mondiale, des prisonniers de guerre, dont Roure, y ont été enfermés.

Rémy Roure a participé à la Grande Guerre, et a été fait prisonnier : il s'est évadé à plusieurs reprises. Lors de sa captivité au fort d'Ingolstadt en Bavière, il rencontre deux autres prisonniers en 1917 : Charles de Gaulle et Mikhaïl Toukhatchevski, futur maréchal soviétique éliminé par Staline en 1937.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'engage très tôt dans la Résistance. Avec le général Cochet, il fonde, avec François de Menthon, le mouvement Liberté dont il est membre du comité directeur. Membre de Combat, il est partisan d'un rapprochement entre ce mouvement et le général de Gaulle, de manière plus prononcée et plus précoce que son patron, Henri Frenay, auquel il reproche son opportunisme vis-à-vis de la France combattante[a].

Rémy Roure est aussi membre d'un réseau de récupération de pilotes alliés, Bordeaux-Loupiac, tout en continuant d’écrire dans Le Temps, activité qui lui sert de « couverture ». Le , alors qu'il convoie à Rennes des pilotes américains qu'il doit accompagner à Londres par une opération maritime, il est arrêté par la Gestapo au Café de l’Époque rue du Pré-Botté, à la suite d’une dénonciation. Il tente de s'évader mais il est grièvement blessé par balle au cours de sa tentative alors que Jean-Claude Camors, alias Raoul, chef de Bordeaux-Loupiac qui l’accompagne, est abattu. Presque mourant — il a l’artère fémorale coupée — il est miraculeusement soigné par un chirurgien français, le Dr Eugène Marquis. Interné à Fresnes quatre jours plus tard, il est frappé et torturé mais il se tait. Le , il quitte le camp de Compiègne pour être déporté en Allemagne, à Auschwitz d'abord pendant quelques jours, puis à Buchenwald où il parvient le . Il a été transporté dans le convoi des tatoués[2],[3] et porte le matricule 186331. Il est libéré le à Buchenwald[4].

Au titre des prisonniers et déportés, il est délégué à l'Assemblée consultative provisoire, du au .

À la fin de guerre, Rémy Roure est fait « compagnon de la Libération[5] ».

À la Libération, il fait partie de l'équipe d'anciens adhérents du Parti démocrate populaire (PDP) qui refusent la transformation du PDP en Mouvement républicain populaire (le MRP), choisissant de constituer un nouveau Parti démocrate (PD), lequel rejoint le Rassemblement des gauches républicaines. Le PD fusionne en 1946, après quelques mois d'existence, avec l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (l’UDSR).

Roure est par ailleurs une des principales figures du journalisme d'avant-guerre à rallier Le Monde, pris en main par Hubert Beuve-Méry.

Hélène Roure, épouse de Rémy, née le à La-Magistère (Tarn-et-Garonne), est déportée de Paris, au départ de la gare de l'Est, vers le camp de Ravensbrück le  ; elle y porte le matricule 38993. Elle meurt dans ce camp, un mois avant la fin du conflit, le [6].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Voir sa lettre à De Gaulle[1].

RéférencesModifier

  1. Daniel Cordier, Jean Moulin ; la République des catacombes, t. 1, p. 439–442.
  2. [1].
  3. [2]
  4. [3].
  5. [4].
  6. [5].

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • L'Alsace minée ou De l'autonomisme alsacien, Paris, 1929.
  • L'Alsace et le Vatican, Paris, 1930.
  • Daniel Cordier, Jean Moulin ; la République des Catacombes, Paris, Gallimard, Folio Histoire, 2011. T.1, p. 308, 399 et 439-442.
  • Christiane Maza, Les Idées politiques de Rémy Roure, Les Cahiers du Mézenc no 19, 2006, [6].
  • Jean-Claude Ribeyre, Sur les pas de Grégoire, à la recherche d'Anaïs (enfance de Rémy Roure), Les Cahiers du Mézenc no 19, 2006, [7].
  • Mairie d’Arcens (Ardèche), Des Ténèbres à la Lumière, exposition.


Biographie sur le site de l'Ordre de la Libération