Rémi Feutrier

handballeur franco-japonais

Rémi Feutrier
Rémi Feutrier en 2017
Rémi Feutrier en 2017
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau du Japon Japon
Drapeau de la France France
Naissance (31 ans)
Lieu Paris
Taille 1,78 m (5 10)[1]
Masse 74 kg (163 lb)[1]
Poste Ailier gauche
Situation en club
Club actuel Drapeau : Japon Osaki OSOL
Numéro 14
Parcours junior
Saisons Club
 ?-2012 Drapeau : Japon Nippon Taiiku Daigaku
2012-2013 Drapeau : France Chambéry SH 2
Parcours professionnel *
SaisonsClub M. (B.)
2013-2017Drapeau : France Chambéry SMBH 47 (100)
2017-2019 Drapeau : France Chartres MHB28 52 (94)
2019- Drapeau : Japon Osaki OSOL
Sélections en équipe nationale **
Année(s)Équipe M. (B.)
2015- Drapeau : Japon Japon
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Rémi Feutrier ou Rémi Anri Doi[2] (土井 杏利, Doi Anri?), né le à Paris[3], est un joueur de handball franco-japonais évoluant au poste d'ailier gauche. Il joue actuellement à l'Osaki OSOL, au Japon, et en équipe nationale japonaise.

Rencontre de championnat de LidlStarLigue entre le PSG et chambéry. A coubertin, le 15 mars 2017.

BiographieModifier

Enfance et jeunesse au JaponModifier

Né à Paris d'une mère japonaise et d'un père français, Rémi Feutrier quitte la France à trois ans pour le Japon[4]. C'est là-bas qu'il découvre à neuf ans le handball, mais le handball y est très peu développé et structuré et c'est par la filière scolaire (écoles et universités) qu'il pratique le handball de compétition. Il évolue notamment dans l'équipe de l'Université japonaise des sciences du sport (日本体育大学, Nippon taiiku daigaku?), abbrégé en 日体大 (Nittaidai?), basée à Tokyo et Yokohama, où il étudie. Après quelques sélections chez les jeunes avec l'équipe nationale du Japon, il se blesse au genou et ne peut donc pas répondre aux offres des clubs pros[4].

Carrière en FranceModifier

Abandonnant tout idée de percer dans le handball, il décide en 2012 de rejoindre la France pour y découvrir une autre langue et une autre culture et choisit de rejoindre Chambéry car la ville possède une école franco-japonaise et surtout le club de handball du Chambéry Savoie Handball où ont évolué ses deux idoles[4], Jackson Richardson et surtout Stéphane Stoecklin, qui a évolué au Japon de 1998 à 2003. Ses pépins physiques semblant terminés, il décide de reprendre le handball « tranquillement » et frappe donc à la porte du CSH, où il obtient le droit de s'entraîner avec le centre de formation, qui évolue alors en Nationale 1, le troisième échelon national[4].

Après des débuts difficiles notamment liés à la barrière de la langue, aux différences culturelles entre les deux pays et à un changement de poste (alors qu'il évoluait arrière au Japon, sa taille, 1,78 m, est plutôt adaptée à un poste d'ailier en France), il prend peu à peu confiance et réalise de bonne performances au point que Chambéry Savoie Handball lui propose un premier contrat professionnel en [5]. Puis, en 2015, il prolonge son contrat avec le club savoyard pour deux saisons supplémentaires[6].

En , il est convoqué en équipe nationale du Japon pour participer au Championnat d'Asie 2016[7]. Feutrier et les Japonais terminent à la 3e place de la compétition après avoir notamment battu la Corée du Sud et obtiennent ainsi leur qualification pour le Championnat du monde 2017 en France[7], où ils se classent finalement 22e.

En fin de contrat au CSMBH où il est peu utilisé par l'entraîneur Ivica Obrvan, il s'engage pour deux saisons avec Chartres le . Il y retrouve ses coéquipiers de Chambéry Edin Bašić et Grégoire Detrez, eux aussi recrutés par Chartres.

Retour au JaponModifier

Voyant la fin de son contrat avec Chartres arriver, il envisage dans un premier temps de poursuivre sa carrière en Europe. Il choisit finalement de retourner au Japon afin de participer le plus régulièrement possible aux stages de la sélection nationale pour préparer au mieux les Jeux Olympiques de Tokyo[8]. Le , l'Osaki OSOL, club de première division japonaise basé à Miyoshi, annonce officiellement son recrutement. L'équipe est soutenue par Osaki Electric Group, fabricant de matériels électriques.

PalmarèsModifier

En clubModifier

Distinctions individuellesModifier

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier