Régiment de Diesbach

Régiment de Diesbach
Image illustrative de l’article Régiment de Diesbach
Drapeau d’Ordonnance du régiment de Diesbach

Création 1690
Dissolution 1792
Pays Confédération suisse
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Branche Infanterie
Type régiment
Rôle infanterie de ligne
Fait partie de 85e régiment d'infanterie

Le régiment de Diesbach est un régiment d'infanterie suisse du Royaume de France créé en 1690.

Création et différentes dénominationsModifier

ÉquipementModifier

DrapeauxModifier

8 drapeaux dont un blanc Colonel semé de fleurs de lys d’or, & croix blanches, et 7 d’Ordonnance, « flâmes rouges, bleues, jaunes & blanches, & croix blanches, au milieu desquelles est une main tenant 3 lys d’or renversez au-dessus d’un Monde peint en or »[1].

HabillementModifier

HistoriqueModifier

Colonels et mestres de campModifier

  • 1690 - 1702 : Johann-Baptist von Salis-Soglio, dit "Salis Le Jeune" (1646-1702), lieutenant-colonel du régiment suisse de Stoppa-Jeune (1689), commission de former un régiment suisse de son nom et colonel propriétaire du régiment de Salis (), brigadier (1693).
  • 1702 - 1715 : Johann-Rudolf von May (1652-1715), officier au service de France (1673), lieutenant-colonel du régiment de Manuel (1694), colonel (1701), colonel propriétaire du régiment de Salis devenant de May (1702), brigadier (1706), campagne des Pays-Bas.
  • 1715 - 1721 : Ami du Buisson (1649-1721), entré au service en 1673, lieutenant au Gardes Suisses (1673), leva une compagnie (1677) puis une autre (1690), lieutenant-colonel au régiment de Jeune Salis (1690), colonel (1702), brigadier (1706), colonel propriétaire du régiment de May devenant du Buisson (1715).
  • 1721 - 1764 : François Philippe, comte de Diesbach-Steinbrugg, de Fribourg (1682-1764), seigneur d'Heitenried, cadet au régiment des Gardes Suisses (1697 et 1700), lieutenant et aide-major au régiment de Vieux Stuppa (1700), capitaine commandant au régiment de Brendlé (1701), leva une compagnie au régiment de Pfyffer (1702), commandant du second bataillon du régiment de Pfyffer (1709), lieutenant-colonel (1713), comte du saint-Empire par Charles VI (1718), lieutenant-colonel au régiment du Buisson (1719), colonel propriétaire du régiment du Buisson devenant de Diesbach (1721), chevalier de Saint-Louis (1721), brigadier des Armées du Roi (1734), maréchal de camp (1738), et commandeur de Saint-Louis (1743).
  • 1764 - 1785 : François Joseph Romain, 1er comte et 3e baron de Diesbach Belleroche, de Fribourg (1716-1786), major au régiment de Diesbach (1743), colonel en second du Régiment de Diesbach (1757), brigadier (1758), maréchal de camp (), gouverneur de Kassel (1762), commandeur de Saint-Louis (1763), colonel propriétaire du régiment de Diesbach (1764), grand-croix de l’Ordre de Saint-Louis (1779), lieutenant général des armées du Roy (1780).
  • 1785 - 1792 : François Philippe Ladislas, comte de Diesbach Belleroche, de Fribourg (1747-1822), vicomte d'Ervillers, seigneur des deux Achiet, Wanquetin, La Cour de Cugy, chevalier de St-Louis (1783), colonel-propriétaire du régiment de Diesbach (1785), député au Grand-Conseil de Fribourg (1814-1817), et lieutenant-général en France (1816).
  • 1792 - 1792 : Rodolphe de Diesbach (1734-1797).

QuartiersModifier

Campagnes et bataillesModifier

Régiment de Salis
Régiment de May
Régiment d'infanterie de Diesbach-Steinbrugg

En 1722, il a participé à la construction du canal du Loing[note 2].

PersonnalitésModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. « Le 16 janvier 1702, on sut que le Roi [Louis XIV] avait donné le régiment de Salis à May (Homme de naissance du canton de Berne et bon officier), lieutenant-colonel du régiment de Villars, ce qui devait le consoler en quelque sorte de n'avoir pas eu l'autre, comme il devait naturellement l'avoir, et devait aussi contenter le canton de Berne dont il était. » Voir Mémoires du marquis de Sourches sur le règne de Louis XIV, tome 7 p. 183.
  2. On en trouve trace dans les registres paroissiaux de Montcourt-Fromonville (Seine et Marne) dans lesquels sont enregistrés plusieurs actes de naissance ou de décès de soldats de ce régiment.

RéférencesModifier

  1. a et b Cinquième abrégé de la carte générale du militaire de France, sur terre et sur mer, Lemau de la Jaisse, Paris 1739

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Cinquième abrégé de la carte générale du militaire de France, sur terre et sur mer - Depuis jusqu’en , Pierre Lemau de La Jaisse, Paris 1739
  • Chronologie historique-militaire, par M. Pinard, tomes 7 et 8, Paris 1764 et 1778

Article connexeModifier

Lien externeModifier