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Régime général des transports routiers

Régime général des transports routiers
Image illustrative de l’article Régime général des transports routiers
Logo du Régime général des transports routiers.

Image illustrative de l’article Régime général des transports routiers
Un Volvo 7700 Hybride sur la ligne 205 à la gare routière d'Esch-sur-Alzette.

Situation Drapeau du Luxembourg Grand-Duché de Luxembourg
Type Autobus
Autocar
Entrée en service
Lignes 342
Arrêts 4 000
Véhicules 967 bus et cars
Fréquentation 46 000 000 voyageurs/an
Propriétaire Ministère de la Mobilité et des Travaux publics
Exploitant CFL et transporteurs privés.
Site internet www.mobiliteit.lu
Lignes du réseau Lignes de bus
Réseaux connexes TC au Luxembourg :
(TRAIN) CFL
(FUNI) Funiculaire
(TRAM) Tramway
(BUS) Autobus :
RGTR (National)
AVL (Luxembourg)
TICE (Esch-sur-Alzette)
City-Bus (Navettes)
Nightbus (Bus de nuit)
Transport à la demande
Réseaux étrangers :
CitélineTGL
TEC Namur-Luxembourg
TER Grand Est

Le Régime général des transports routiers (ou RGTR en abrégé) est un système de transports en commun interurbain opérant dans le Grand-Duché de Luxembourg, placé sous l'autorité du ministère de la Mobilité et des Travaux publics de ce même État.

Créé en 1978, il unifie les différentes lignes de transport routier interurbain au Luxembourg depuis cette date, et ce d'autant plus depuis l'intégration du service d'autobus des CFL en 1996.

Le réseau est constitué début 2018 de 342 lignes dont 139 lignes scolaires et 39 à destination des zones d'activités. Les lignes scolaires intégrées au réseau sont celles assurant le transport scolaire vers les établissements de l'enseignement secondaire, en revanche le transport scolaire des établissements de l'enseignement fondamental est du ressort des communes.

Sommaire

HistoireModifier

Article connexe : Service d'autobus des CFL.

L'histoire du RGTR se confond en partie avec celle du service d'autobus de la Société nationale des chemins de fer luxembourgeois (CFL). Ce dernier voit le jour en 1952 en complément des chemins de fer vicinaux, qui disparaissent le [1]. Dès lors naît le service coordonné CFL-CRL, entre les CFL et différents transporteurs privés regroupés au sein de la Compagnie routière luxembourgeoise (CRL)[1],[2]. Une autre association de transporteurs existait à cette époque : l'Aella[2].

La loi du voit la création d'un organisme de gestion et de contrôle des transports sur le territoire grand-ducal qui chapeaute de fait le service coordonné : la Régie générale des transports publics (RGTP)[3],[4].

Afin de simplifier les transports dans le grand-duché, le Régime général des transports routiers tel qu'il existe est créé le sur l'impulsion du ministre des transports Joseph Barthel, mettant fin au service coordonné CFL-CRL[1]. L'Aella et la CRL s'engagent le à fusionner dans un délai d'un an, ce qui donnera naissance à la Fédération luxembourgeoise des exploitants d'autobus et d'autocars (FLEAA) dont le premier conseil d'administration a lieu le [2]. Le RGTR remplace aussi le Régime des services de transports autorisés de l'État[5].

En une convention est signée entre les AVL et le RGTR concernant la mise en place du service coordonné permettant l'intégration de lignes RGTR au sein du réseau municipal de la capitale ; elle est remplacé par une autre en 2012 et toujours en vigueur depuis[6].

Après une période d'indépendance, le RGTR n'ayant initialement pas reconduit l'accord CFL-CRL, les lignes du service d'autobus des CFL sont finalement coordonnées par le RGTR depuis le [7]. Le 1er juillet suivant, un règlement grand-ducal supprime officiellement la notion de « services de substitution exploités par les CFL », hérité du remplacement par des autobus des anciennes lignes de chemin de fer à voie métrique par un service d'autobus exploité par les CFL[8].

Le , la suppression de la gare routière Hamilius au centre de la ville de Luxembourg a entraîné une refonte du réseau pour les lignes desservant la capitale, avec la mise en place de nouveaux terminus et la suppression des restrictions de montées et de descentes sur les lignes traversantes, pouvant être empruntées comme n'importe quelle ligne des AVL[9].

L'année 2017 voit la mise en place progressive des horaires en temps réels sur l'ensemble des lignes du réseau, lignes scolaires comprises, en trois phases[10] : la première en , la seconde en et la dernière en . Enfin, la mise en service du tramway de Luxembourg le nécessite la refonte des lignes desservant le quartier du Kirchberg avec le rabattement de certaines lignes en provenance de l'est à Luxexpo ou à la gare routière Europe située derrière D'Coque.

Le , le RGTR se dote de sa première ligne entièrement exploitée en bus électriques, de par l'équipement de la ligne 305 (Bettembourg-Dudelange) avec sept midibus VDL Citea électriques, appartenant à Pletschette autocars[11]. En , le ministre des transports François Bausch estime que la flotte du RGTR sera « 100 % propre » d'ici 2030 ; en janvier 2019, le parc de véhicules « propres » devrait être composé de 30 bus électriques et de six bus hybrides, soit 3,6 % du parc[12]. La ligne 290 (Luxembourg-Mersch) sera la seconde ligne équipée, à l'aide d'autobus Irizar standards et articulés d'ici fin 2018, engagés par le groupe Émile Weber via sa filiale Voyages Ecker[13]. La flotte de bus électriques sera composée de 70 véhicules en 2019[14].

Restructuration du réseau à partir de 2020Modifier

Une restructuration est évoquée, le projet du département des transports du ministère du Développement durable et des Infrastructures a été présenté à la population au cours des mois de novembre et décembre 2016 lors d'une tournée du ministre François Bausch à travers le pays[15]. L'objectif de cette restructuration sera de réorganiser le réseau autour de pôles de correspondances répartis dans tout le pays et de rationaliser l'offre en supprimant les lignes peu fréquentées (60 % des voyageurs transportés sont concentrés sur seulement 27 lignes sur un réseau qui en compte 342 en tout et pour tout[16]), mais aussi de revoir complètement le système d'attribution des concessions aux opérateurs privés, effectués actuellement sans appel d'offre et sans contrôle ; l'équipement de l'ensemble des véhicules en Wi-Fi est aussi évoquée[17]. Prévue initialement pour le , elle est repoussée en 2019 ou 2020 afin de finaliser les modalité d'attribution des contrats de concessions avec les transporteurs[10],.

En , l'annonce de la restructuration du réseau, prévue depuis plusieurs années, prévoit une mise en place à compter de 2019 (à partir de mi-2019 selon des annonces faites au mois d'octobre suivant[14], une mise en place complète est annoncée en 2021[18]). En août 2019, il est annoncé que la première phase de la restructuration aura finalement lieu en 2020[19]. Les grandes lignes de cette remise à plat intégrale sont les suivantes[16] :

  • Trois types de lignes : express, régulières, de rabattement ;
  • une numérotation tenant compte à la fois des familles de lignes et du secteur géographique ;
  • une desserte sur les grands axes alternant les express et lignes « omnibus », comme pour le réseau ferroviaire ;
  • la mise en place, dans les régions rurales, de lignes secondaires voire du transport à la demande ;
  • la mise en place de la priorité aux feux et de voies réservées.

RéseauModifier

Le réseau est constitué début 2018 de 342 lignes de bus, dont 139 lignes scolaires et 39 à destination des zones d'activités, sous contrat avec les CFL via leur service d'autobus, divers transporteurs privés et certaines sont intégrées au réseau des AVL de la ville de Luxembourg et possèdent certes un indice de ligne RGTR, mais qui n'est pas utilisé commercialement au profit du numéro de ligne du réseau concerné[16]. Ce système se nomme le « service coordonné » et dans le cas du réseau de bus de la capitale, ce système concerne uniquement les lignes sortant du territoire communal de la capitale et qui sont, hors accords avec des communes voisines, sous la double compétence Ville/Ministère de la Mobilité et des Travaux publics[20]. En 2008, le RGTR transportait quotidiennement 124 000 voyageurs et parcourait près de 40 millions de kilomètres par an[5].

Service coordonné et lignes périurbaines de la capitaleModifier

 
Arrêt desservi par les lignes Eurobus jusqu'en 2017.

Sont listées ci-dessous les lignes faisant partie du service coordonné AVL/RGTR, avec à la fin leur indice de ligne des autobus de la ville de Luxembourg qui est le seul utilisé auprès des voyageurs[21] :

Numéro RGTR Numéro AVL
114 29
115 16
219 6
220 5
221 8
224 30
227 27
228 4
230 28
278 10
280 11

À noter le cas particulier de la ligne 327 (DifferdangeLasauvageDifferdange) qui constitue un service complémentaire à la ligne no 6 du TICE[22]. Les horaires de la première étant liés à ceux de la seconde, elle n'est pas reprise ici.

Enfin, les lignes RGTR circulant entre la gare de Luxembourg et le quartier du Kirchberg et qui sont accessibles sans interdiction de trafic local comme n'importe quelle ligne urbaine AVL sont désignées à partir du sous le nom Eurobus[23]. Au , outre la ligne 16 des AVL, on retrouvait parmi ces Eurobus les lignes 120, 125 (jumelée avec la ligne 1 des AVL), 144, 165, 167, 192, 194 et 195[24].

Le , l'appellation Eurobus est abandonnée au profit de lignes périurbaines, terminologie regroupant désormais les lignes 120, 144, 165, 192, 194, 195, 213, 222, 262 et 282[25].

Les lignesModifier

Article détaillé : Lignes de bus du RGTR.

Les lignes sont numérotées de 100 à 999, indifféremment de s'il s'agit de lignes régulières, de lignes scolaires ou de services à destination des usines ou des zones industrielles.

ArrêtsModifier

Articles connexes : Aubette et Poteau d'arrêt.
 
Panneau indiquant un arrêt de bus.

En 2013 le réseau compte 4 000 arrêts[26] signalés par, au minimum, un poteau d'arrêt surmonté par le panneau réglementaire du code de la route annonçant de façon générale un arrêt de bus, le nom de l'arrêt et les fiches horaires. Il peut être complété par une aubette, dont le modèle varie d'une commune à l'autre, ces dernières en assurant la gestion, tout comme pour les poteaux d'arrêts.

ExploitationModifier

TransporteursModifier

Le RGTR est exploité via 40 transporteurs conventionnés par le ministère de la Mobilité et des Travaux publics[10]. Parmi ces transporteurs on retrouve les CFL via leur service d'autobus, mais aussi Sales-Lentz, Autocars Émile Frisch, Voyages Émile Weber, etc. Ces contrats de service public sont valable pour une durée de dix ans renouvelable[27].

Chaque transporteur assure le service avec ses véhicules — en l'absence de livrée unifiée, chaque compagnie applique sa livrée — et ses conducteurs, et assure la maintenance de ses véhicules dans ses propres installations. 34 transporteurs, soit la grande majorité d'entre eux, sont regroupés au sein d'une association, la Fédération luxembourgeoise des exploitants d'autobus et d'autocars (FLEAA)[28],[2]. En 2013, le ministère a organisé avec le lycée des arts et métiers (lb) de Luxembourg un concours, dont la lauréat est présenté en octobre, pour définir un nouveau logo et une livrée unifiée (jaune et blanche) pour l'ensemble des véhicules du RGTR[26]. Toutefois, en 2017, si le nouveau logo a été déployé ce n'est pas le cas de la livrée unique et aucune échéance n'a été communiquée à ce jour.

Une exception à cette pratique en termes de livrée est celle des lignes 509 et 512, regroupées commercialement sous les noms respectifs de Nordstadbus 2 et Nordstadbus 1, qui possèdent une livrée aux couleurs de la Nordstad[29].

Matériel roulantModifier

La diversité des transporteurs et des lignes font que les véhicules engagés sont d'une grande variété : autobus de différentes longueur, allant du minibus ou du véhicule dit de moyenne capacité, du standard de 12 m de long au bi-articulé de 24 m de long et autocars pour les lignes régionales en milieu rural. D'autre part, certaines lignes transfrontalières en provenance de l'Allemagne et de la France sont exploitées à l'aide d'autocars à double étage, afin de répondre à un fort trafic aux heures de pointe. En 2016, plus de 900 véhicules sont engagés sur le réseau par les transporteurs privés, plus les 67 véhicules des CFL[30].

Tarification et financementModifier

Articles détaillés : Verkéiersverbond et mKaart.
 
Valideur mKaart.

La tarification des lignes est identique sur les cinq réseaux de transport en commun du pays depuis le [7] : CFL, Luxtram, RGTR, AVL et TICE. Un billet courte durée permet un ou plusieurs trajets quelle que soit la distance, avec une ou plusieurs correspondances possibles avec les autres lignes du pays pendant une durée maximale de h entre la première et dernière validation.

Le financement du fonctionnement des lignes (entretien, matériel et charges de personnel) est assuré par le ou les transporteurs. Cependant, les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, l'État luxembourgeois. Il définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services sur proposition du Verkéiersverbond (Communauté des transports en luxembourgeois), un établissement public placé sous la tutelle du ministère de la Mobilité et des Travaux publics[31].

Le , l'ensemble des réseaux de transport cordonnés par l'État, dont fait partie le RGTR, deviendront gratuit[32].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « L'autobus en complément au train », sur http://www.cfl.lu (consulté le 20 juillet 2017).
  2. a b c et d « La FLEAA au jour d’aujourd’hui », sur http://www.fleaa.lu (consulté le 22 juillet 2017).
  3. « Mémorial A no 32 », sur legilux.public.lu, (consulté le 23 juillet 2017)
  4. « Mémorial A no 107 », sur legilux.public.lu, (consulté le 23 juillet 2017)
  5. a et b « Remise des nouvelles autorisations d’exploitation des lignes publiques d’autobus par le ministre des Transports et signature des contrats de service public afférents avec la FLEAA », sur http://www.mt.public.lu, (consulté le 26 juillet 2017).
  6. « Rapport spécial sur le Régime Général des Transports Routiers (RGTR) », sur http://www.cour-des-comptes.lu, Cour des comptes, (consulté le 23 juillet 2017).
  7. a et b Chambre des Députés du Grand-Duché de Luxembourg, « Dossier thématique Tram régional », sur http://www.rail.lu, (consulté le 5 novembre 2016).
  8. « Règlement grand-ducal du 1er juillet 1996 portant suppression des services de substitution exploités par les CFL. », sur http://legilux.public.lu, (consulté le 6 octobre 2018)
  9. « Lignes RGTR et bus 300 : Gros changements dès le mois de juin », sur http://www.lesfrontaliers.lu, (consulté le 31 octobre 2016).
  10. a b et c Jean-Michel Hennebert, « Le réseau RGTR poursuit sa mue », sur http://paperjam.lu, (consulté le 21 juillet 2017).
  11. Hubert Gamelon, « Bettembourg-Dudelange : la première ligne RGTR tout électrique lancée », sur http://www.lequotidien.lu, (consulté le 8 février 2018)
  12. « La flotte de bus RGTR 100% propre en 2030? », sur http://www.lessentiel.lu/fr, (consulté le 29 mai 2018)
  13. « Voyages Ecker présente ses nouveaux autobus électriques Irizar », sur http://www.automotion.lu (consulté le 10 juillet 2018)
  14. a et b « Bus : l’électrification du réseau RGTR poursuit sa route », sur http://www.lequotidien.lu, (consulté le 7 octobre 2018)
  15. « Bus RGTR : François Bausch prend la route pour expliquer les nouvelles lignes », sur http://www.lequotidien.lu, (consulté le 4 novembre 2016).
  16. a b et c « Brochure MoDu 2.0 », sur http://www.developpement-durable-infrastructures.public.lu/fr, (consulté le 31 mai 2018)
  17. Jean-Michel Hennebert, « Le réseau RGTR sera «complètement réformé» », sur http://paperjam.lu, (consulté le 21 juillet 2017).
  18. « Transports gratuits au Luxembourg: les réponses aux questions », sur Luxemburger Wort, (consulté le 26 janvier 2019)
  19. « Le RGTR prendra un virage en 2020 », sur Luxemburger Wort, (consulté le 24 août 2019)
  20. « Présentation du réseau AVL », sur https://www.vdl.lu (consulté le 20 juillet 2017).
  21. « Ville de Luxembourg : les samedis et ouvertures dominicales », sur https://www.mobiliteit.lu (consulté le 27 juillet 2017).
  22. « Horaire de la ligne 327 », sur https://www.mobiliteit.lu (consulté le 25 juillet 2017).
  23. « Tarifs au 9 janvier 2017 », sur https://www.mobiliteit.lu, Verkéiersverbond (consulté le 25 juillet 2017).
  24. « Réorganisation du réseau RGTR à partir du 01 juin 2015 », sur https://www.gouvernement.lu, (consulté le 25 juillet 2017).
  25. « Conférence de presse au sujet des changements du 10 décembre 2017 dans le domaine des transports publics », sur https://gouvernement.lu/fr, (consulté le 31 mai 2018)
  26. a et b « Nouveaux logo et habillage pour les autobus RGTR », sur http://www.mt.public.lu, (consulté le 26 juillet 2017).
  27. « Mémorial A no 213 », sur legilux.public.lu, (consulté le 26 juillet 2017)
  28. Patrick Théry, « Le torchon brûle entre exploitants et syndicats », sur http://www.lessentiel.lu/fr, (consulté le 22 juillet 2017).
  29. « Photo d'un Nordstadbus sur le site de Diekirch », sur https://www.diekirch.lu (consulté le 2 février 2019)
  30. Jérôme Wiss, « Les bus seront de moins en moins polluants », sur http://www.lessentiel.lu, (consulté le 24 juillet 2017).
  31. « Verkéiersverbond c'est quoi ? », sur http://www.mobiliteit.lu (consulté le 5 avril 2016).
  32. « La gratuité en mars 2020, la 1re classe maintenue », sur http://www.lessentiel.lu, (consulté le 21 janvier 2019)

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

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