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Référendum constitutionnel burundais de 2018

Référendum constitutionnel burundais de 2018
Méthode de vote
Type d’élection référendum
Participation
96,4 %
Approuvez-vous la réforme de la constitution ?
Oui
73,2 %
Non
19,3 %

Un référendum constitutionnel a lieu le au Burundi. Les électeurs sont amenés à se prononcer sur une modification de la Constitution visant principalement à permettre au président Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, de se présenter pour un quatrième mandat, dont la durée serait allongée par un passage du quinquennat au septennat[1]. La mise en place de ce scrutin intervient dans la continuité de la réélection très controversée de Nkurunziza en 2015 et qui avait débouché sur une crise pré puis post-électorale, précédée d'une tentative avortée de coup d'État de la part d'une partie de l'armée, et d'une vive remontée des tensions inter ethniques au Burundi.

Sommaire

ContexteModifier

Le , un avant-projet de révision de la constitution du Burundi est annoncé[2]. Le projet final est annoncé le , et prévoit la création d'un poste de Premier ministre et le passage d'un quinquennat à un septennat pour le mandat du président de la République, qui ne pourrait plus être renouvelable plus de deux fois de manière consécutive. En remettant les compteurs constitutionnels à zéro, cette réforme permettrait néanmoins au président en exercice Pierre Nkurunziza de briguer un quatrième mandat en 2020 après trois quinquennats. De fait, l'accord d'Arusha est abrogé, celui ci interdisant à un président le maintien au pouvoir plus de dix ans[3]. De même, il serait mis fin au système des deux vice-présidences réparties entre les communautés hutu et tutsi, un seul vice-président restant désormais, et privé de la majorité de ses attributions. Au niveau législatif, enfin, le seuil d'adoption des lois passerait des deux tiers à la majorité absolue, une disposition à l'époque mise en place pour forcer au consensus entre les deux ethnies. Les quotas de 60 % de Hutus et 40 % de Tutsis au gouvernement et au Parlement, ainsi que la parité dans l'armée et la police seraient néanmoins maintenus[4]. Enfin, le texte prévoit aussi la possibilité de rétablir la monarchie[5].

En janvier 2018, lors de la campagne électorale pour le référendum, le pouvoir burundais a fait arrêter des opposants[6]. Le référendum est ensuite fixé au [7],[1].

CampagneModifier

La période de campagne officielle s'ouvre deux semaines avant le scrutin. L'opposition appelle au boycott, tandis que le gouvernement répond en punissant de trois ans d'emprisonnement les appels à ne pas voter, par décret présidentiel.

RésultatModifier

Référendum burundais de 2018[8]
Choix Votes %
Pour 3 359 493 79,08
Contre 888 564 20,92
Votes valides 4 248 057 92,62
Votes blancs 150 404 3,28
Votes nuls 188 283 4,10
Total 4 586 730 100
Abstention 181 424 3,80
Inscrits / Participation 4 768 154 96,20
Votes
Pour
(79,08 %)
Votes
Contre
(20,92 %)
Majorité absolue

RéférencesModifier