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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir RES.

Le réacteur d'essais à terre (aussi désigné par le sigle RES pour Réacteur d'ESsais) est un projet de réacteur nucléaire expérimental de propulsion navale en fonctionnement sur le site de Cadarache. Il a pour objectifs[1]. :

Successeur du réacteur PAT (Prototype A Terre) arrêté en 1992 et du réacteur RNG (Réacteur de Nouvelle Génération) arrêté en 2005[3], le réacteur RES est un projet de réacteur à eau pressurisée alimenté par de l'oxyde d'uranium enrichi à moins de 20%. Il est situé au sein de l’Installation nucléaire de base secrète Propulsion Nucléaire (INBS-PN) de Cadarache. Le RES est une version modifiée des réacteurs de type K15[4].

La réalisation de ce projet a été confiée à la Direction de la Propulsion Nucléaire (DPN) de la Direction des Applications Militaires (DAM) du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). La maîtrise d’œuvre a été confiée à la société AREVA-TA. La réalisation de l’ouvrage implique une centaine d’entreprises sous-traitantes[5].

HistoireModifier

Au milieu des années 1990, il a été décidé de construire sur Cadarache un réacteur nucléaire d'essai appelé RES pour la Marine nationale française[6]. La création a été autorisée fin 1999[7].

Les travaux du RES ont débuté en 2000. Les travaux de génie civil pour la réalisation de la piscine de stockage du combustible, d’une surface de 5 500 m2[7], se sont terminés courant 2003 pour une mise en service réalisée en octobre 2005. Celle-ci est conçue non seulement pour les besoins du RES mais aussi pour compléter les moyens existants dans les ports et pour accueillir du combustible civil du CEA[8].

Le bâtiment réacteur et le bâtiment machine ont été construits, puis la cuve du réacteur a été mise en place le 14 mars 2007. Le chantier mobilisait alors environ 150 personnes[8].

Initialement, l'installation RES devait remplacer le réacteur RNG fin 2008[7]. Mais le projet a cumulé des retards successifs et révisions à la hausse de son coût. En 2007, la divergence était prévue pour octobre 2010[8]. La divergence a été reportée dans un premier temps en 2014.

En 2012, des salariés d'Areva TA manifestent alors que la divergence du RES est reportée mi-2016 au mieux[9], puis environ en 2018[1].

Le réacteur RES diverge pour la première fois le 10 octobre 2018 à 11 h 52.

Selon une source américaine, le RES remplacera les Célestins pour la production de tritium[10].

IncidentsModifier

Le 7 mai 2010, un incident est déclaré en raison du non-respect du débit requis pour les pompes du circuit de réfrigération de la piscine de stockage du combustible détecté lors d’un essai périodique[11].

Le 8 novembre 2010, le contrôle de l’étanchéité des piliers de la piscine de stockage du combustible est jugé non conforme aux Règles Générales d’Exploitation[11].

Notes et référencesModifier