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Règlement de comptes (film, 1953)

film sorti en 1953
Règlement de comptes
Titre original The Big Heat
Réalisation Fritz Lang
Scénario Sydney Boehm, William P. McGivern, Fritz Lang (non crédité)
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film noir
Durée 90 minutes
Sortie 1953

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Règlement de comptes.

Règlement de comptes (The Big Heat) est un film américain réalisé par Fritz Lang, sorti en 1953.

SynopsisModifier

À la suite du suicide d'un de ses supérieurs, le policier Dave Bannion prend conscience du degré de corruption qui règne chez ses collègues, dans sa hiérarchie et dans le monde politique. La pègre locale décide de le supprimer en piégeant sa voiture, mais c'est sa femme qui meurt dans l'explosion. Aidé d'une amie d'un des criminels, Bannion se lance alors dans une croisade qui va l'amener aux frontières entre justice et vengeance.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Acteurs non crédités :

Autour du filmModifier

L'expression the big heat en anglais veut dire [faire] les gros titres, et donc un scandale.

Fritz Lang tourna ce film au sommet de son art en seulement quinze jours (alors qu'il en faut une trentaine en moyenne à l'époque) après une minutieuse préparation. La mécanique du scénario est typiquement langienne. Dès lors que Dave Bannion refuse une corruption qui gangrène la ville il est happé par un engrenage qui le conduit presque à assassiner une femme pour se faire justice. Souvent chez Lang, ce n'est qu'un détail qui induit la bascule du personnage et peut le conduire au pire. Ici le personnage laisse sa voiture à sa femme pour raconter une histoire à sa fille - et la voiture explose. Il devient dès lors une bombe à retardement utilisant les méthodes de ceux qu'il chasse. Bannion réussira à reprendre le contrôle, mais de justesse, alors qu'il s'apprête à assassiner une femme.

Le film se caractérise aussi par des éclairs d'une violence annonçant les polars des années 1960. Il s'ouvre sur le suicide en plan subjectif d'un policier (que Lang emprunte à La Maison du docteur Edwardes d'Alfred Hitchcock). Glenn Ford (qui incarna souvent avec brio les méchants) trouve un rôle qui lui permet d'exprimer sa complexité. Lee Marvin compose un terrifiant homme de main bestial qui se plaît à torturer les femmes.

PrixModifier

Notes et référencesModifier

  1. Fritz Lang négociait systématiquement une clause de son contrat qui lui permettait de réécrire le scénario. Voir Leblanc et Devismes, p. 8.
  2. The Big Heat, paru dans The Saturday Evening Post, traduit en français sous le titre Coup de torchon, Gallimard, Série noire, n°183, 1953.

Voir aussiModifier