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Quincampoix

commune française du département de la Seine-Maritime
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Quincampoix (homonymie).

Quincampoix
Quincampoix
La mairie.
Blason de Quincampoix
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Bois-Guillaume
Intercommunalité Communauté de communes Inter-Caux-Vexin
Maire
Mandat
Éric Herbet
2014-2020
Code postal 76230
Code commune 76517
Démographie
Population
municipale
2 947 hab. (2016 en diminution de 2,51 % par rapport à 2011)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 31″ nord, 1° 11′ 07″ est
Altitude Min. 80 m
Max. 180 m
Superficie 20,34 km2
Localisation

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Quincampoix
Liens
Site web mairie-quincampoix.fr

Quincampoix est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Sommaire

GéographieModifier

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Sancte Margarete de Quikenpoist en 1215[1]; Ecclesia de Qui Kenpeist en 1226[2]; Willelmi de Kionpeist en 1226[3]; Ecclesia de Qinquenpoit vers 1240; Quiquempoist entre 1266 et 1323[1]; Quiquenpoist en 1275[1]; Quiquempoist et parrochia de Quiquempoist en 1291; Quiquenpoit en 1319[4]; Quiquenpoist en 1337 (Longnon); Manoir de Quiquenpoist en 1362[5]; Quiquenpoit en 1431 (Longnon); Quiquempoist en 1454[6]; Sainte Marguerite de Quiquempoit en 1464[6]; Quiquempoit en 1494[6]; Ecclesia Sancte Margarete de Quiquempoix en 1501[7]; Sainte Marguerite de Quiquenpoix en 1519[6]; Quicquempoist en 1537[8]; Sainte Marguerite de Quiqenpoix en 1544[9]; Quinquempoists en 1550[10]; Quiquempoix en 1566[11] et en 1648 (Pouillé); Parrochialis ecclesia Beatae Margaritae de Quinquempois en 1676[12]; Quicampoix en 1704 (Pouillé); Sainte Marguerite de Quincampoix en 1714[13]; Quinquenpois en 1738 (Pouillé); Quinquempois en 1761[14]; Quinquenpois en 1715 (Frémont); Quinquempoix en 1757 (Cassini); Quicampoix en 1788; Quincampoix en 1953[15].

Ce toponyme est lié à l'existence d'un moulin.
Quincampoix signifie, dans les vieux titres, qui en poist, « qui s'en fâche ».
Le nom a pour origine l'expression médiévale cui qu'en poist « qui qu'il en pèse ».

Poist en français médiéval serait l'équivalent de « qu'il pèse », et Quinquempoist pourrait se traduire par : « A qui qu'il en pèse ». Les tenants de cette interprétation, la plus communément admise, font valoir la mauvaise réputation des meuniers. Ils font le rapprochement avec quelques moulins à eau désignés sous le vocable jugé ironique d'« écoute s'il pleut ». De plus le moulin, propriété seigneuriale, était un facteur de contrainte pour les habitants obligés d'y faire moudre leur grain.

Cette explication est contestée par François de Beaurepaire : pour lui poist viendrait d'un verbe latin qui se traduit en français par « piler, broyer, écraser », et Quincampoix signifierait « qui qu'en écrase ».

Deux autres communes en France portent le même nom : l'une avec la même orthographe, Quincampoix-Fleuzy, dans l'Oise (canton de Formerie) ; l'autre, dans l'Oise également (canton de Saint-Just-en-Chaussée) mais avec une orthographe sensiblement différente : Quinquempoix.

Le Quincampoix est une rivière d'Ille-et-Vilaine.

Voir aussi l'article Quincampoix (étymologie).

HistoireModifier

La présence d'un moulin à vent fournit un premier élément de datation. Cette technique est plus récente que celle du moulin à eau. Elle s'est répandue en France dans le courant du XIIe siècle. La création d'un village ne saurait donc être antérieure. Elle est contemporaine des grands défrichements qui ont marqué cette époque.

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

Après avoir, en 1429, libéré Orléans et fait sacrer Charles VII à Reims, Jeanne d’Arc échoue devant Compiègne en 1430.

Capturée, elle est dirigée vers Rouen pour y être jugée. Amenée sous escorte à Bosc-le-Hard, puis à Cailly, elle devait nécessairement passer à Quincampoix le .

À l’époque, deux voies possibles pour rejoindre la forteresse de Rouen via Bois-Guillaume et la porte Bouvreuil : l’actuelle rue de Cailly ou, par Fontaine-le-Bourg, une route remplacée depuis par l’actuelle route de Dieppe, à peu près sur le même tracé. On penche pour l’actuelle rue de Cailly, qui traversait des lieux habités, dont Quincampoix. L’autre itinéraire longeait et même traversait la forêt. Les temps étaient difficiles, des groupes de partisans hantaient les bois et la possibilité de libérer Jeanne, à tout le moins d’en tirer rançon n’aurait pas manqué d’attirer les partisans du roi et même des malandrins.

Pendant la guerre de Cent Ans, la région a à subir le passage des gens de guerre : Anglais, Français, Écorcheurs, Grandes Compagnies…

La croix du cimetière a été érigée entre 1560 et 1580.

De 1580 à 1592, le pays est une nouvelle fois ravagé. Les troupes de Philippe II, roi d’Espagne, commandées par le Prince Farnèse, stationnent dans la région et causent beaucoup de dégâts. Le château de la Bucaille est brûlé.

De 1754 date la construction de la route royale de Rouen à Saint-Omer, qui devint route impériale, route nationale mais, pour les locaux, sera toujours la route de Neufchâtel.

Quincampoix devient chef-lieu de canton durant la Révolution mais son canton est supprimé au début du XIXe siècle, la commune étant alors rattachée au canton de Clères.

De 1840 à la grande guerreModifier

  • 1853 : création d’une brigade de gendarmerie à cheval et construction du casernement : immeuble en briques, de deux étages à l’angle de la place de la Mairie et de la route de Neufchâtel. En 1887, la gendarmerie deviendra à pied et l’actuel casernement sera construit en 1908.
  •  : construction d’un bureau de poste. Il sera doté du télégraphe en 1907.
  • 1863 : plantation sur la place de quinze marronniers et tilleuls, assez espacés pour ne pas gêner les habitants.
  •  : devis pour construction d’une église et, le 7 octobre, décision de construire une église en remplacement de l’actuelle, fort délabrée.

La première pierre de l’église fut posée le , et l’inauguration eut lieu le . Le cimetière qui entoure l’église fut jugé en 1695 d’une « étendue remarquable » : 1 acre et demi, soit 80 à 85 ares. En 1868, l’arpentage indique : 30 ares et 85 centiares, sans compter l’emplacement de l’église.

  • En 1870, construction de l’école des filles, actuelle pharmacie.
  • En 1913, constitution de sociétés sportives : La Joyeuse Pédale et la Société de Tir.

L’entre-deux-guerresModifier

En 1920, un sujet va diviser la commune : le monument aux morts de la guerre de 1914-1918. Les anciens combattants, qui devaient être « unis comme au front », se séparent en deux associations. Les uns veulent le monument dans le cimetière avec une cérémonie religieuse, les autres le veulent sur la place. Après dissolution du comité, référendum, remboursement des souscripteurs, le monument sera quand-même érigé dans le cimetière communal, mais les deux associations rivales d’anciens combattants persistèrent jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ou tous se réunirent enfin.

En 1930, Henri Ménage, bourrelier à Quincampoix et curieux d’histoire locale, avait été témoin de la découverte, à la ferme de la Houssaye, de tombes anciennes qui lui avaient semblé être des sépultures mérovingiennes. Pour éviter que ces découvertes ne gênent le labour de son champ, le fermier Clavel balança le tout dans un quelconque remblai !

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1902   M. de la Runodière    
Les données manquantes sont à compléter.
1973 16 octobre 1998[16] René Farcy (1919-2010)    
16 octobre 1998[16] 17 février 2012[16]
(démission)
Didier Dubaillay (1935-2016) DVD Chef de chantier
17 février 2012[17] En cours
(au 30 avril 2014)
Éric Herbet (1968- ) DVD Cadre territorial
Vice-président de la CCPNOR (2015 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[18],[19]
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].

En 2016, la commune comptait 2 947 habitants[Note 1], en diminution de 2,51 % par rapport à 2011 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8468908659241 0531 0201 0331 070980
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9789621 135944926849886848810
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
849751802778821858855899948
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9691 0221 2421 6762 1072 6903 0903 0232 947
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Église de Quincampoix.
  • Église Sainte-Marguerite. Profondément remaniée au XVIIIe siècle, l'église primitive du XVIe siècle, dédiée à sainte Marguerite, possédait de sa sainte patronne une relique qui attirait de nombreux pèlerins. Entièrement reconstruite en 1868, la nouvelle église est élevée sur l'emplacement de la précédente mais en sens inverse[24].
  • Le célèbre coureur cycliste, Jacques Anquetil, qui a gagné cinq fois le Tour de France, y vécut. Une stèle commémorative rappelait son palmarès au centre du bourg. Depuis le lancement de la construction d'un immeuble à l'endroit de la stèle, cette dernière a été déplacée en attente d'un autre emplacement. Il repose dans l’ancien cimetière.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Soufian Alsabbagh, écrivain né en 1990, diplômé de l'IEP de Lille et de l'ESSEC, spécialiste des affaires intérieures américaines et du Parti Républicain. Auteur de "L'Amérique de Mitt Romney" (éd. Demopolis, 2012) et de "La nouvelle droite américaine : la radicalisation du Parti républicain à l'ère du Tea Party" (éd. Demopolis, 2016).
  • Jacques Anquetil, cycliste ayant vécu dans la commune

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Quincampoix se blasonnent ainsi :
Coupé au 1) d’or au châtaignier de sinople mouvant de la pointe, au 2) d’azur au chevron accompagné, en chef à dextre d’une étoile, à senestre d’une roue dentée et, en pointe, d’une fourche et d’une hache passées en sautoir, le tout d’or[25],[26] (création : Jacques du Bourg, 1977).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jean Cellier et André Morvilliers, Quincampoix, huit siècles d'histoire, édition Commune de Quincampoix, 1994, Maury imprimeur.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b et c Archives de Seine-Maritime 14 H.
  2. Archives de Seine-Maritime 14 H — Forêt Verte.
  3. Archives de Seine-Maritime 13 H 115.
  4. Archives de Seine-Maritime G 3267.
  5. Archives de Seine-Maritime tab. Rouen, reg. 2 f. 27.
  6. a b c et d Archives de Seine-Maritime tab. Rouen.
  7. Archives de Seine-Maritime G 9491.
  8. Archives de Seine-Maritime G 5662.
  9. Archives de Seine-Maritime Rouen m.
  10. Archives de Seine-Maritime G 5664.
  11. Archives de Seine-Maritime G 8810.
  12. Archives de Seine-Maritime G 1433.
  13. Archives de Seine-Maritime G 738.
  14. Archives de Seine-Maritime G 6031.
  15. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Seine-Maritime, page 828.
  16. a b et c « Quincampoix : le maire a démissionné : Membre du conseil municipal depuis 1983, Didier Dubaillay a souhaité se retirer de ses fonctions. », Paris Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 24 septembre 2014).
  17. « Poursuivre les projets initiés : Quincampoix. Eric Herbet, maire sortant, présentera une liste d'ouverture aux élections municipales de mars prochain. », Paris Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 23 septembre 2014).
  18. « Pas de surprise pour Eric Herbet », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  19. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime, (consulté le 12 novembre 2015).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  24. « Quincampoix », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)
  25. http://www.labanquedublason2.com/lecture_fiche_commune.php3?page=f76517 « Copie archivée » (version du 18 février 2015 sur l'Internet Archive)
  26. http://www.mairie-quincampoix.fr/quincampoix.htm