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Quesnoy-sur-Deûle

commune française du département du Nord
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Quesnoy.

Quesnoy-sur-Deûle
Quesnoy-sur-Deûle
L'hôtel de ville de Quesnoy-sur-Deûle.
Blason de Quesnoy-sur-Deûle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Arrondissement de Lille
Canton Lambersart
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Rose-Marie Hallynck
2014-2020
Code postal 59890
Code commune 59482
Démographie
Gentilé Quesnoysiens
Population
municipale
6 780 hab. (2016 en diminution de 3,8 % par rapport à 2011)
Densité 472 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 42′ 47″ nord, 3° 00′ 01″ est
Altitude Min. 12 m
Max. 21 m
Superficie 14,36 km2
Localisation

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Quesnoy-sur-Deûle
Liens
Site web quesnoysurdeule.fr

Quesnoy-sur-Deûle est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France.

GéographieModifier

 
Quesnoy-sur-Deûle dans son canton et son arrondissement.

Sur l'ex-route nationale 49 (devenue en 2006 la route départementale 949), Quesnoy-sur-Deûle doit son nom au passage de la Deûle qui coupe la ville en deux.

Située à 12 kilomètres de Lille, à 6 kilomètres de la frontière belge et à 4 kilomètres de la rocade nord-ouest, cette ville présente à la fois les attraits de la ville et de la campagne.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Quesnoy-sur-Deûle
Deûlémont Comines Linselles
  Wambrechies
Frelinghien Verlinghem

ToponymieModifier

Attestations anciennes : Caisnoit 1132[1], De Kaisneto 1138[2].

Du vieux picard caisnoi « chênaie », issu du bas latin cassinetu ou cassanetu[3], du bas latin d'origine gauloise cassanus ou cassinus (peut-être influencé par fraxinus, frêne), suivi du suffixe latin -etum désignant un « lieu planté d'arbres appartenant à la même espèce » et qui a évolué en -oit> -oy en picard, alors qu'ailleurs dans le domaine d'oïl, il a généralement donné -ay (> français moderne -aie, d'une forme féminine -aye. cf. chênaie).

Homonymie avec le Quesnoy, etc.

HéraldiqueModifier

Les armes de Quesnoy-sur-Deûle se blasonnent ainsi : « Échiqueté d'or et de gueules. ». Le Blason de la ville reprend les armes des seigneurs de Quesnoy lez Peruwelz (B), (il y a donc erreur de famille lors de leur choix au XIXe siècle), accompagnées de la croix de guerre accordée en 1920, comme à la majorité des villes du secteur, à cause des destructions et des pertes qu'elles ont subies.

HistoireModifier

Quesnoy-sur-Deûle est située à l'écart des grandes voies gallo-romaines et médiévales[4], mais sur l'unique route reliant Lille à Comines, sa voisine.

On ignore la date exacte de création du bourg ou village, mais il est cité par une bulle papale du 2 mars 1143 publiée par Célestin II, qui confirme la donation par Simon (évêque de Tournai) de l'autel du Quesnoy au Chapitre de Saint-Pierre, de Lille (ce territoire relève du Diocèse de Tournai du Ve siècle au Concordat)[4].

En 1230, les Seigneurs de Quesnoy sont cités dans les lettres de fondation de l'abbaye de Marquette[4]. Le village est nommé Kezenet ou Kiezenet en flamand, la langue parlée dans la région.

La famille de/du Quesnoy reste seigneur du lieu jusqu'à la fin du XIVe siècle puis la seigneurie passe par achat au comte de Flandre puis par donation au chapitre St Pierre de Lille (1425), par échange à Guy Guillebaut (1429) et enfin par succession aux d'Oignies (vers 1446), aux Mailly (vers 1572) puis aux Croÿ (1768).

Le 15 mai 1596, sont données à Vecca, en Castille, des lettres de chevalerie pour Louis de Mailly (Maison de Mailly), seigneur de Quesnoy-sur-Deûle[5].

Jusqu'au XVIIIe siècle, Quesnoy souffre des pillages des armées françaises aux XIIIe et XVIe siècles ; château et église sont brûlés en 1579. Quesnoy doit son essor à la Deûle où pas moins de 2 400 bateaux passent par an. Dès le XIXe siècle, au village rural s'ajoutent de nombreuses industries (lin, huileries, brasseries, distilleries, sucrerie, tannerie…). Elles apportent une prospérité économique.

De par sa position, Quesnoy a souffert des guerres, notamment celle de 1914-1918 durant laquelle la ville est détruite à 95 %. La population, qui déplore 45 morts civils, est évacuée vers des communes moins exposées en mai-juin 1917, et ne reviendra pas entièrement après la guerre, d'où le long creux qui apparaît dans l'histogramme démographique. On loge la population dans des logements provisoires appelés « tonneaux » en raison de leur forme. Le 5 février 1922, Charles Reibel, ministre des régions libérées, vient se rendre compte de la situation lors d'une visite[6].

La ville, chef-lieu du canton jusqu'à la réforme de 2015, appartient à la communauté urbaine de Lille depuis 1966 et s'est jumelée en 1990 à Swisttal-Buschhoven en Allemagne.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Auguste Ghesquière    
1800 1820 Jean Guillard    
1820 1827 Bauduin Fauvarque    
1827 1839 Alexandre Lepercq    
1839 1863 Charles Fretin-Vrambout   Conseiller d'arrondissement
1863 1881 Louis D'Halluin    
1882 1882 Jean Coget    
1882 1885 Jean Dervaux    
1885 1904 Charles Bodé    
1904 1920 Jean Vandermersch    
1920 1926 Paul Lepercq    
1926 1930 Jules Chailly    
1930 1940 Maurice Dervaux    
1940 1945 René Gadenne    
1945 1971 Albert Walquemanne    
1971 1972 Géry Crépel    
1972 1989 Jacques Grave    
1989 2014 Roger Lefebvre DVG Professeur
En cours Rose-Marie Hallynck DVG Assistante sociale
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2016, la commune comptait 6 780 habitants[Note 1], en diminution de 3,8 % par rapport à 2011 (Nord : +0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 6724 0024 0814 2964 2094 2074 2334 1844 238
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 3174 4464 5124 6605 0145 0515 0645 3285 254
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 0405 0455 1212 5333 4003 5883 5033 7203 990
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4 1064 5884 8105 4275 7756 3806 8936 9676 969
2016 - - - - - - - -
6 780--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Quesnoy-sur-Deûle en 2007 en pourcentage[11].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
4,1 
75 à 89 ans
7,6 
9,6 
60 à 74 ans
11,1 
20,4 
45 à 59 ans
18,7 
22,3 
30 à 44 ans
22,8 
18,6 
15 à 29 ans
18,1 
24,8 
0 à 14 ans
21,4 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[12].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

JumelagesModifier

  •   Swisttal (Allemagne). Depuis plus de 25 ans Quesnoy entretient des rapports avec Buschhoven, une commune proche de Bonn. Les contacts avaient d'abord été établis entre leurs corps de pompiers et musiciens. En 1990 un jumelage officiel est scellé. Entretemps, Buschhoven est rattachée au regroupement de dix communes de la vallée de la Swist qui a pris le nom de Swisttal. Situées à 380 km l'une de l'autre, les communes échangent principalement entre municipalités par le biais d'un voyage annuel de micro-délégations, dans un sens les années paires et dans l'autre les années impaires.
Jumelages et partenariats de Quesnoy-sur-Deûle. 
Jumelages et partenariats de Quesnoy-sur-Deûle. 
VillePaysPériode
 Swisttal[13] Allemagnedepuis

Lieux et monumentsModifier

De style néo-flamand, la mairie a été créée par l'architecte Lepercq. Le bâtiment est doté de pignons à pas de moineaux (en escaliers), fronton circulaire, clochetons, et utilisation de la brique et de la pierre. Dans le hall, se trouve la maquette d'un château construit au XVIe siècle pour protéger la cité et la campagne environnante qui a été détruit après la Révolution française[14]. Depuis l'an 2000, un carillon situé sur la façade sonne à chaque heure les notes de "l'eau vive" de Guy Béart, en référence à la vallée de la Deûle.

Redevenu l'axe majeur de la cité à la fin du XXe siècle, assaini, bordé de chemins réservés aux piétons, cyclistes et cavaliers, il est très fréquenté dès qu'il fait beau. Il bénéficie d'une halte nautique pour la plaisance. Le trafic commercial est en hausse, et, en 2012, plusieurs dizaines de péniches passent à Quesnoy chaque jour. Le gabarit, déjà porté à 1 500 tonnes, devrait passer à 3 000 tonnes d'ici quelques années. Une modification de l'écluse de Quesnoy pour en accroître la capacité de passage est étudiée par Voies Navigables de France.

Élaboré avec LMCU, cet écoquartier se construira peu à peu et jusqu’en 2023 (sur 11 hectares classés en ZAC[16]) concerne le site dit de « L'Ange gardien », urbanisable depuis 40 ans, et autrefois utilisé par l'usine linière VAN ROBAEYS, près du centre ville[15] ; Outre 343 logements dont 30 % en locatif social, il prévoit des commerces, services et équipements publics sur 5,2 hectares construits, le reste étant consacré aux infrastructures urbaines (dont places, zones de rencontre et de convivialité, voiries bordées de noues) (et à 2,2 ha d'espaces verts (bois, jardins familiaux, prairie), aussi desservies par des liaisons douces piétonnes et cyclistes[15]. La zone dite de prairie, proche de la Deûle a « vocation à s’intégrer dans la trame verte et à être reprise en gestion par l'« Espace Naturel Lille Métropole » (ENLM) ». Les premiers habitants se sont installés en 2017.

Edifices ChrétiensModifier

  • Église Saint-Michel (XXe siècle) L'église d'origine sera reconstruite au XIXe siècle par Charles Leroy, architecte lillois de la cathédrale Notre-Dame de la Treille. Cette église sera détruite durant la Grande Guerre en 1917 pour être reconstruite en 1932 dans l'état où nous la connaissons actuellement.
  • Statue de Saint Michel - Érigée en 1900 par les paroissien pour marquer le nouveau siècle.  Rénovée en 2000.
  • Chapelle de l'Ange Gardien -  Située au chemin de l'Ange Gardien, une chapelle existe à cet endroit dès 1817.  Elle est reconstruite après la Première Guerre mondiale.
  • Chapelle Marie Notre Mère - Située chemin du Loup.
  • Chapelle Notre-Dame des Affligés - Située chemin des patards, elle a été reconstruite en 1925.
  • Chapelle Notre-Dame des Champs - Aussi nommée "chapelle du château des Bois".  Édifiée en 1863 par la famille Crépel et dédiée à la Bonne Mort.  Endommagée durant la Seconde Guerre mondiale, elle est restaurée à cette époque par Mr Robert Crépel qui la dédie à Notre-Dame des Champs.
  • Chapelle Notre-Dame de Délivrance - Construite en 1820 par la veuve Rouzé.  Reconstruite en 1914 par Monsieur Paul Lepercq-Gruyelle. Elle est détruite pendant la première guerre mondiale puis rebâtie par Mr Paul Lepercq en 1924.  Rénovée successivement en 1945 puis en 2004.
  • Chapelle Notre-Dame des Victoires - Située Route de Linselles.  Reconstruite en 1904.
  • Chapelle Notre-Dame des Victoires - située rue du Maréchal Foch.
  • Chapelle de la Vierge Mère - Située rue du Quai.  Elle a été construite en 1904 par la famille Lehouck-Warlop, détruite pendant la Première Guerre mondiale et reconstruite en 1923.
  • Chapelle Notre-Dame du Bon Secours - Aussi nommée "Chapelle Wauquiez".  Construite en 1838.
  • Chapelle Saint Joseph - Aussi nommée chapelle du Coeur Joyeux.  Elle a été construite en 1874 en mémoire de Jean-Jacques Lutun, détruite pendant la Première Guerre mondiale, reconstruite en 1924 et rénovée en1992.

Galerie d'imagesModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Kiezenet (en Flamand) Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 552. Liste Quesnay-Guesnon.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume I, Librairie Droz 1990. p. 270.
  3. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Op. cité.
  4. a b et c Fretin C (1855) Notes historiques touchant Quesnoy-sur-Deule. Lefebvre-Ducrocq (avec Google Books).
  5. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 176, lire en ligne
  6. Cent ans de vie dans la région, Tome II ː 1914-1939, La Voix du Nord éditions, n° hors série du 17 février 1999, p. 42
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. « Évolution et structure de la population à Quesnoy-sur-Deûle en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  13. « Quesnoy-sur-Deûle: trois cent quarante-neuf kilomètres en vélo pour fêter les 25 ans du jumelage avec Swisttal », La Voix du Nord
  14. À la Révolution, le château fut réquisitionné et transformé en prison. Fortement dégradé, il fut ensuite vendu à un marchand de matériaux qui le détruisit pour vendre les briques et les pierres.
  15. a b et c Projet été présenté au conseil municipal du 7 février 2014 (compte rendu)
  16. Délibération no 11 C 0084 DU 1er juillet 2011, par laquelle le Conseil de Communauté crée la « ZAC de l’Ange gardien » sur la commune de Quesnoy sur Deûle

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Charles Fretin, Notes historiques touchant Quesnoy-sur-Deûle, Lille : Lefebvre-Ducrocq, 1855. Texte en ligne disponible sur NordNum
  • Fretin C (1855) Notes historiques touchant Quesnoy-sur-Deule. Lefebvre-Ducrocq (avec Google Books).
  • Quesnoy-sur-Deûle, Par nos rues et chemins. Ville de Quesnoy-sur-Deûle, 2004, (ISBN 2-9522694-0-8)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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