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Quartiers du Vieux-Tours

établissement humain en France
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Vieux-Tours
Quartiers du Vieux-Tours
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Ville Blason tours 37.svg Tours
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 35″ nord, 0° 41′ 16″ est
Localisation

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Vieux-Tours

Le Vieux-Tours est un terme générique pour définir un ensemble de quartiers ou bourgs qui se sont réunis au cours du temps pour former le centre historique de la ville de Tours. Les quartiers du Vieux-Tours sont, d'ouest en est, Notre-Dame-la-Riche, Saint-Martin, Saint-Julien, Saint-Gatien, Saint-Pierre-des-Corps. Le quartier Saint-Gatien correspond à la cité gallo-romaine de Caesarodunum, elle sera le siège du pouvoir politique et épiscopal de la ville. Le quartier Saint-Martin est le deuxième bourg constitué qui doit son origine au culte de saint Martin, elle sera dès le Ve siècle la ville nouvelle, la ville de pèlerinage. Le quartier saint-Julien est le troisième bourg constitué entre la la Cité l'amont[1] et le Château Saint-Martin l'aval[2], le quartier voit l’implantation, du VIe siècle au XIe siècle, de nombreux édifices religieux, dont l'abbaye de Saint-Julien. En 1356 les bourgs Gatien, Martin, Julien sont réunis dans une enceinte commune, Notre-Dame et Saint-Pierre des faubourgs.

Le Vieux-Tours deviendra l'ensemble le plus touristique de la ville, après sa restauration-rénovation commencée au tout début des années 1960, à contre-courant de la tendance dominante en France, la démolition-reconstruction systématique entreprise pour les besoins du relogement, après les dommages massifs consécutifs au dernier conflit mondial. Ce périmètre concerné par un plan de sauvegarde mis en place en 1973 a été depuis très sensiblement élargi. Les quartiers anciens délimités par son enceinte du XVIIe siècle, comme l'ensemble de la vieille ville historique de Tours d'une surface de 175 ha, appartiennent au paysage culturel exceptionnel du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis l'an 2000. Le 7 juillet 2016 le vieux Tours devient un site patrimonial remarquable[3].

la grande rue Situés dans l'hypercentre, axe médiéval et historique, qui traverse la vieille ville, de l'ouest par les rues Georges-Courteline, du grand marché, du Commerce, Colbert, Albert-Thomas et se termine à l'est rue Blanqui, ainsi que les rues et les places qu'elle rencontre ont une activité sociale, historique et culturelle importante, ces espaces publics sont très visités pour leurs très nombreuses maisons médiévales, à colombages ou en pierre.

Le patrimoine civil de la ville, malgré les bombardements et les incendies de la Seconde Guerre mondiale, représente encore un ensemble patrimonial[Note 1] historique et civil relativement important, comptant plus de 2 500 maisons ou hôtels historiques antérieurs au XIXe siècle[4].

Résumé de l'histoire des quartiers du Vieux-ToursModifier

 
Tours, 1561, Joris Hoefnagel, archives Touraine, coll. no 2889

Le quartier Saint-Gatien ou la Cité est le premier noyau constitué qui correspond à un périmètre de Caesarodunum, qui va prendre un nouvel essor et se développer dans un castrum à partir du IVe siècle. Vers l’an mil, la Cité est le siège du pouvoir politique et épiscopal de la ville. À l’emplacement de l'amphithéâtre de Tours s’installent les chanoines du cloître Saint-Gatien. Au XIIIe siècle le château et la cathédrale sont reconstruits à l’initiative du Roi Louis IX de France.
Le quartier Saint-Martin ou Châteauneuf est le deuxième noyau constitué qui doit son origine au culte de l’évêque de Tours, saint Martin, où une basilique est édifiée sur sa tombe à la fin du Ve siècle. Aux VIe siècle et VIIe siècle, des édifices religieux se construisent autour de la basilique et un bourg se constitue au début du VIIIe siècle. Les raids normands du IXe siècle, obligent les chanoines à faire édifier un castrum, l'enceinte de Châteauneuf. Cette enceinte déclenchera la bipolarisation de la ville entre le Châteauneuf et la Cité. Au XIe siècle, une nouvelle basilique Saint-Martin est reconstruite.
Le quartier Saint-Julien est le troisième noyau constitué entre le bourg de la Cité et le bourg de Châteauneuf. Ses principales voies sont formées dès l’Antiquité. Le quartier voit l’implantation, du VIe siècle au XIe siècle, de nombreux édifices religieux, dont l'abbaye de Saint-Julien. Le bourg, jusqu’alors peu dense, voit la construction dans le courant du XIIIe siècle de couvents d’ordres mendiants. En 1356 les bourgs Saint-Gatien, Saint-Martin, Saint-Julien sont réunis dans une enceinte commune, dite la clouaison, les quartiers Notre-Dame-la-Riche et Saint-Pierre-des-Corps ne sont encore que des faubourgs, la ville de Tours unifiée vient de naître.

Quartier Notre-Dame-la-RicheModifier

 
La-Riche, Visscher 1625

Le quartier Notre-Dame-la-Riche est le prolongement du decumanus de Caesarodunum vers l’ouest, où vont se constituer les faubourgs médiévaux de la Riche, prés du cimetière des chrétiens du Bas-Empire[5]. Ce cimetière, recevra les corps de saint Gatien et saint Lidoire[6]. Dès le Xe siècle s’établit une église Notre-Dame La Pauvre, la future église Notre-Dame-la-Riche. Le quartier au XIe siècle présente une zone peu urbanisée entre quatre établissements religieux la basilique Saint-Martin à l’est, le prieuré Saint-Éloi au sud et les prieurés Sainte-Anne et Saint-Cosme à l'ouest. Il faut, pour se rendre aux prieurés Saint-Cosme et Sainte-Anne[7], emprunter le pont Sainte-Anne qui franchit le ruau Sainte-Anne, canal de dérivation de la Loire au Cher[Rob 1]. Ce ruau Sainte-Anne constitue la limite ouest du quartier Notre-Dame-la-Riche[8]. En 1356 le quartier devient, à l'ouest un faubourg de la ville, la porte Notre-Dame-de-la-Riche qui fait partie de la nouvelle enceinte dite la clouaison, représente alors la principale sortie de la ville par l’ouest[Rob 2]. Les constructions de maisons le long du faubourg se densifient, l’installation de nombreux ouvriers de la soie dès le troisième quart du XVe siècle transforme le faubourg en zone industrielle dans laquelle travaillent les maîtres-tisseurs. Le quartier a conservé de cette période des maisons à pignon sur rue, construites aux XVe et XVIe siècles, très remaniées aux siècles suivants.

En 1520 François Ier ordonne la construction d'une nouvelle enceinte[Jea 1], pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera véritablement commencée que par ordre d'Henri IV et terminée en 1690. Ce nouveau rempart englobe le quartier Notre-Dame-la-Riche, l'ancien faubourg devient une partie de la ville mais par manque de moyens, la partie la plus à l’ouest le faubourg Sainte-Anne se retrouve extra muros, ce quartier devient alors la « Ville Perdue », s’étendant de la porte de ville Sainte-Anne de la nouvelle enceinte jusqu’au « ruau » Sainte-Anne, c'est aujourd'hui la rue Lamartine[9]. Au sud le faubourg Saint-Éloi[10] est également incorporé à la ville, c'est aujourd'hui la rue Jules-Charpentier.

Au milieu du XVIIIe siècle, l’enceinte du XVIIe siècle est déjà obsolète, elle est aménagée en promenade, les deux parties du faubourg Notre-Dame-la-Riche et Sainte-Anne sont réunies à la suite du percement du rempart en 1752, le faubourg Sainte-Anne est intégré administrativement à la ville de Tours par décret impérial du . La construction, en 1845 d’un quartier de cavalerie à l’emplacement de l’ancien mail Preuilly contribue à l’animation du quartier et dynamise son activité commerciale[11], l'ancien ruau Sainte-Anne et transformé en jardin botanique. Jouxtant la caserne à l’est, le champ de Mars sert de terrain d’entraînement militaire, mais aussi de foire à bestiaux[12], et de lieu de représentations. Le quartier Notre-Dame-La-Riche peut se diviser en deux secteurs, le secteur nord délimité par la rue de la Victoire, la Loire, la rue Léon-Boyer et le front nord de la rue Rouget-de-Lisle, le secteur sud délimité par le front sud de la rue Rouget-de-Lisle, la place des Halles de Tours, le boulevard Béranger et la rue Léon-Boyer.

Quartier Saint-MartinModifier

 
Saint-Martin, Visscher, 1625

Le quartier Saint-Martin doit l'origine de son rayonnement au culte de l’évêque de Tours, saint Martin, mort en 397, où une basilique est édifiée sur sa tombe à la fin du Ve siècle [Gal 1]. Au VIe siècle et VIIe siècle, des édifices religieux se construisent autour de la basilique[Gal 2]. Bénéficiant de la protection des Mérovingiens, l’abbaye gagne son indépendance sur le pouvoir de l'évêché[Gal 3].

Un bourg se constitue au début du VIIIe siècle autour de la basilique. Le pèlerinage sur le tombeau du saint attire toute une population de marchands et d’artisans. Les raids normands du IXe siècle, obligent les chanoines à faire édifier un castrum, reconstruit en pierre vers la fin du Xe siècle l'enceinte de Châteauneuf. La construction de cette enceinte[13] déclenche le début de la bipolarisation de la ville [6] entre le quartier Saint-Martin le Châteauneuf et le quartier Saint-Gatien la Cité, siège du pouvoir épiscopal. La zone autour du castrum se densifie. À partir du XIe siècle, une nouvelle basilique est construite, elle est remaniée en plan comme en élévation dans le dernier quart du XIIe et le premier quart du XIIIe siècle. Le développement de Châteauneuf et de son bourg économique le bourg Saint-Père qui occupe la partie nord, et en décalage avec le sommeil économique de la cité. Au début du XIIe siècle, des maisons de bois sont signalées sur les remparts et dans les fossés, des bourgeois de Saint-Martin commencent à se faire construire des maisons en pierre, dont certaines, à plusieurs étages les maisons-tours semblent plutôt réservées à l’Italie[Gal 4].

En 1356 le quartier est réuni dans une enceinte commune, dite la clouaison, qui sera unifiée en 1462 par la création de la municipalité de Tours. Dès 1430 le pouvoir royal choisit la ville de Tours comme capitale du royaume, ce qui stimule et accentue la poussée de reprise économique et démographique qui suit la fin de la guerre de Cent Ans. En 1520 François Ier ordonne la construction d'une nouvelle enceinte pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera vraiment commencée que par ordre d'Henri IV et terminée en 1690[Jea 2]. La Révolution française marque la fin de l'abbaye. Transformée en écurie en 1794, la basilique voit ses voûtes s’effondrer le 2 décembre 1797. Elle sera finalement détruite en 1803[14]. À l’emplacement de la nef est tracée l’actuelle rue des Halles. La basilique est reconstruite à partir de 1887 sur les plans de l’architecte Victor Laloux. Le quartier Saint-Martin peut se diviser en quatre secteurs, le secteur au centre, composé d'un ensemble monumental, comprenant la tour Charlemagne la tour de l'Horloge, la basilique Saint-Martin, son cloitre et son quartier canonial qui conserve des édifices intéressants de l’époque médiévale et de la Renaissance. Le secteur nord dit Plumereau et le secteur ouest dit du Petit Saint-Martin, entre la rue de la Victoire et la place des Halles et le secteur sud entre la place Gaston-Paillhou, les rues Néricault-Destouche, Marceau et le boulevard Béranger.

Quartier Saint-JulienModifier

 
Saint-Julien, Visscher 1625

Le quartier Saint-Julien s’étend entre le bourg de la cité, à l’est et le bourg de Châteauneuf à l’ouest[Gal 5]. Ses principales voies sont formées dès l’Antiquité : la voie est-ouest, les actuelles rues Colbert et du Commerce doublée par un second axe l’actuelle rue de la Scellerie[15], elles sont complétées par une voie nord-sud les actuelles rues des Amandiers, de la Barre et Bernard-Palissy[16]. Situé extra muros lors de l’édification d’un castrum au IVe siècle le quartier voit l’implantation, au VIe siècle, de nombreux édifices religieux, l'abbaye Saint-Vincent et l'église Saint-Pierre-du-Boille à l'est, l'abbaye de Saint-Julien et l'église Saint-Saturnin à l'ouest. Le bourg, jusqu’alors peu dense, voit la construction dans le courant du XIIIe siècle de couvents d’ordres mendiants qui se constituent, les Jacobins au nord de la rue Colbert[17], les Cordeliers rue de la Scellerie [18], les Augustins[19], rue de la Galère et les Carmes rue des Carmes[20]. En 1356 le quartier est réuni dans une enceinte commune, dite la clouaison, qui sera unifiée en 1462 par la création de la municipalité de Tours. À partir de 1358, la « foire-le-roi » qui se tenait à la Saint-Christophe, est transférée en ville, sur la place qui porte désormais son nom[Jea 3]. À la suite de la poussée constructive qui suit la fin de la guerre de Cent Ans, des maisons à colombages sont construites[21], le long des rues du Commerce, Colbert, de la Scellerie, du Cygne, Jules-Moineaux et de la Barre. Elles présentent encore aujourd'hui un patrimoine civil important et très typique du vieux Tours, avec des façades sur rue très souvent remaniées en pierre aux siècles suivants, et des cours intérieures ayant conservé leurs structures XVe siècle ou XVIe siècle et façades d'origine en colombages. À la Renaissance, le secteur de la place Foire-le-Roi et des rues Colbert, Commerce et Scellerie, voit les riches familles tourangelles se faire construire de prestigieux hôtels [22]. l'art de la Renaissance importée d’Italie dès le début du XVIe siècle influence l'architecture de ces hôtels mais reste presque totalement absent dans les maisons à pans de bois[23]. En 1520 François Ier ordonne la construction d'une nouvelle enceinte pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera vraiment commencée que par ordre d'Henri IV et terminée en 1690[Jea 4].

En 1750, la construction de la nouvelle route royale d'Espagne[24] qui traverse la ville du nord au sud sur 6 kilomètres, va permettre la conception, dont le pont Wilson est un élément important, d'un des chefs-d'œuvre de l'urbanistique de l'époque[25]. Sous la Révolution, les édifices religieux sont vendus comme bien national, la plupart des églises paroissiales[26], le couvent des Cordeliers est transformé en salle de spectacle puis finalement démoli, c'est le Grand Théâtre actuel, le couvent des Jacobins accueille les chevaux de l’artillerie en 1794, il sera détruit le par les bombardements, le couvent des Visitandines devient l'hôtel de préfecture. Au XIXe siècle, le quartier fait l’objet de quelques opérations de voirie, des rues sont réalignées, des nouvelles rues sont tracées, les rues Berthelot, Voltaire et Pimbert, un nouveau centre administratif se met en place au sud de la rue Nationale avec la construction d'un Palais de Justice d'un hôtel de ville et d'une gare. Le quartier Saint-Julien peut se diviser en quatre secteurs, le secteur nord-ouest dit place de la Résistance entre les rues Nationale, des Halles, le secteur nord-est dit Colbert-Scellerie, entre les rues Nationale, des Amandiers, de la Barre et Scellerie. Le secteur sud-ouest entre les rues des Halles, Marceau, Nationale et le boulevard Béranger et le secteur sud-est entre le boulevard Heurteloup et les rues Nationale, Scellerie, Bernard Palissy.

Quartier Saint-GatienModifier

 
Saint Gatien, Visscher 1625

Le quartier Saint-Gatien ou la cité est le premier noyau constitué[27] puisqu’il correspond à l’emplacement de la cité gallo-romaine de Caesarodunum, qui va prendre un nouvel élan et se développer dans un castrum à partir du IVe siècle, à l’intérieur de son enceinte gallo-romaine[Gal 6]. Vers l’an mil, elle est le siège du pouvoir politique et religieux de la ville. La formation du bourg des Arcis entre le XIe siècle et le XIIe siècle, à l'ouest de la cité[Gal 7], favorisé par la construction du pont d'Eudes dans les années 1030, se clôt par une enceinte[28], réuni à la cité. À l’emplacement de l’amphithéâtre du Bas-Empire s’installent au Moyen Âge les chanoines du cloître Saint-Gatien. Au XIIIe siècle, le château de Tours est édifié à l’initiative du roi de France. La cathédrale et son cloître sont intégralement reconstruits du XIIIe siècle[29], au XVIe siècle[30]. En 1356 le quartier est réuni dans une enceinte commune, dite la clouaison, qui sera unifié en 1462 par la création de la municipalité de Tours. À la fin du XVe siècle est construit, un grand logis pour abriter les services du gouverneur de Touraine. En 1520 François Ier ordonne la construction d'une nouvelle enceinte [Jea 5], pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera vraiment commencée que par ordre d'Henri IV et terminée en 1690, elle permettra d'incorporer le bourg Saint-Étienne, c'est aujourd'hui la place François Sicard et les rues Bernard Palissy et des Ursulines.

À la veille de la Révolution, les deux tours non détruites du château sont reliées par la construction du logis dit de Mars destiné comme annexe au logis des gouverneurs. Au début du XIXe siècle, s'installe, sur le périmètre de l’ancien château, un quartier de cavalerie qui s’accompagne de la construction de casernement. La place devant la cathédrale est aménagée par la démolition des bâtiments de l’hôtel-Dieu. Le quartier Saint-Gatien peut se diviser en quatre secteurs, le secteur entre la rue des Amandiers, de la Barre, place François Sicard et le périmètre du château à la tour Feu-Hugon. Le secteur Cathédrale au centre, composé d'un ensemble monumental, comprenant la cathédrale Saint-Gatien, le cloître de la Psalette et le musée des beaux-arts de Tours (ancien archevêché). Le secteur canonial entourant l'ensemble cathédral qui conserve encore des édifices intéressants de l’époque médiévale et de la Renaissance, fortement remaniés au cours du temps[31], de très nombreuses caves conservent des éléments importants de l'amphithéâtre de Tours et le secteur sud entre la rue des Ursulines, Bernard Palissy, de Loches et du boulevard Heurteloup.

Quartier Saint-Pierre-des-CorpsModifier

 
Saint-Pierre, Visscher 1625

Le quartier Saint-Pierre-des-Corps va se structurer dans le prolongement du décumanum de la ville romaine vers l’est avec l'implantation d'une nécropole à incinération au Haut-Empire[32], cette nécropole sera le chemin d’entrée et de sortie de la ville romaine à l’est. Au début du IVe siècle, la ville romaine se rétractant dans son castrum, le périmètre urbain se situant hors les murs, la nécropole n’est plus utilisée. Au IXe ou au Xe siècle, est fondée l’église Saint-Pierre-des-Corps, nom donné par sa proximité avec l’ancienne nécropole à incinération. L’église paroissiale édifiée au haut Moyen Âge, est reconstruite au XIe siècle, une place est constituée devant l’entrée de l’église à l’ouest[Rob 3]. Le quartier au XIIe siècle présente une zone peu urbanisée entre trois établissements religieux l'abbaye de Marmoutier de l'autre côté de la Loire au nord, le prieuré Saint-Loup à l'est, l'église Saint-Jean Descous au sud. Au siècle suivant, le faubourg se densifie avec la construction de maisons en pan de bois à pignon sur rue. La construction de la clouaison au XIVe siècle, laisse la paroisse de Saint-Pierre-des-Corps extra muros, mais conservant son statut de faubourg. Situé à proximité des berges de la Loire, le faubourg est habité par une population de bateliers, mais aussi de commerçants tenant boutique au rez-de-chaussée. De cette période, le faubourg Saint-Pierre-des-Corps conserve plusieurs maisons présentant pignon sur rue[33]. La plupart des façades ont été reconstituées en tuffeau, d’autres maisons de cette période sont à mur gouttereau sur rue.

La situation du faubourg près des berges de la Loire l’expose aux crues, notamment celle de l'année 1520, particulièrement violente. En 1520 François Ier ordonne la construction d'une nouvelle enceinte qui englobe le quartier Saint-Pierre-des-Corps, l'ancien faubourg fait désormais partie intégrante de la ville, l'enceinte ne sera vraiment commencée que par ordre d'Henri IV est terminée en 1690 [Jea 6]. Sous la Restauration, la construction du canal de jonction du Cher à la Loire va contribuer à relancer la batellerie tourangelle favorisant les bateliers de l’ancien faubourg. Inauguré en 1828, il constitue l’extrémité ouest du canal du Berry réalisé à partir de 1808 pour rendre le Cher navigable. Malgré la fonction de déversoir que doit remplir le canal, l’ouvrage ne parvient pas empêcher la double crue de la Loire et du Cher qui provoque d’importantes inondations en 1856.

En 1902, la rue Mirabeau destinée à relier les quais aux boulevards aménagés à l’emplacement du mail de l’enceinte du XVIIe siècle, sépare le quartier en deux. En 1904, la rue du Faubourg-Saint-Pierre-des-Corps est débaptisée par la municipalité, pour devenir la rue Blanqui. Le quartier Saint-Pierre-Des-Corps peut se diviser en deux secteurs séparés par la rue Mirabeau, le secteur est, de la Loire au nord, du front est de la rue Mirabeau au boulevard Heurteloup et le secteur ouest des rues Mirabeau, de Loches au boulevard Heurteloup.

Résumé du Vieux Tours au XXe siècleModifier

 
Vieux tours 1890 1900

Au début du XXe siècle la loi impose les plans d’embellissements (PAEE) pour les villes. Le premier projet ne sera pas réalisé et l’intérêt du patrimoine apparaît dans le second projet en 1933, il marque par une nouvelle approche et préfigure les futurs Secteurs sauvegardés. Le 19 juin 1940, des obus incendient la ville entre la Loire, et les rues Néricault-Destouche et Émile-Zola, les bombardements de à s’abattent de nouveau sur la ville. Le 1er septembre 1944, la ville libérée n’est qu’un amas de décombres avec 8 499 bâtiments totalement sinistrés. En 1958, la ville s’engageant dans une démolition en règle des quartiers anciens. En octobre 1960 une étude Sauvegarde du Vieux Tours est présentée au nouveau maire de la ville. Les premiers travaux de restauration commencent en 1961 par le quartier Saint-Martin sous la direction de Pierre Boille et sous l'impulsion du maire de l'époque, Jean Royer. Ce quartier du Vieux-Tours servira de référence pour l'écriture de la loi Malraux, en 1962. En 1973, le Vieux-Tours bénéficie d'un Plan de sauvegarde et de mise en valeur. Le Val de Loire a été classé patrimoine mondial de l’UNESCO le 30 novembre 2000. La commune de Tours est inscrite dans ce classement. Les quartiers du Vieux Tours représentent bien cette cité au passé historique tout à fait exceptionnel, dans cette Touraine que l'on nommait jadis le Jardin de France[34]

L'entre-deux-guerresModifier

 
PAEE 1929

En application de la loi Cornudet du 14 mars 1919 imposant l’établissement d’un plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension (PAEE) pour les villes de plus de 10 000 habitants, un avant-projet est réalisé pour Tours au début des années 1930. Les préoccupations de l'hygiène l’emportent sur la préservation du patrimoine architectural et urbain. La priorité est donnée à la résorption des quartiers insalubres et des taudis désignés comme une lèpre qui doivent disparaître, pour construire des logements neufs qui laisser entrer air et lumière. L’établissement du plan d’embellissement, d’extension et d’aménagement de la ville, daté du 30 juillet 1931, prévoit des opérations de voirie, en particulier à l’ouest du vieux Tours, destinées à assainir le tissu urbain. La succession d’élargissements et de créations de voirie prévus dans le quartier Saint-Martin auraient entraîné la disparition d’une grande partie du bâti d’origine médiévale et Renaissance de la ville.

 
PAEE 1933

Pour des raisons financières ce premier projet ne sera pas mis en place et la prise de conscience de l’intérêt du patrimoine architectural et urbain de Tours apparaît dans le projet révisé et remis en 1933 par les architectes Donat-Alfred Agache et H. Saunier, lauréats du concours pour l’établissement du PAEE de Tours. Sensibilisés par l’intérêt du bâti et du centre anciens, ils proposent de délimiter une zone centrale considérée comme le centre archéologique, correspondant approximativement à la ville enserrée dans son enceinte du XIVe siècle. Une commission est créée pour réaliser un inventaire architectural des monuments du vieux Tours qui ne sont pas encore protégés, par un classement ou une inscription aux monuments historiques ; cette commission recense 267 monuments à protéger. Adopté par la municipalité à l’unanimité, ce projet, jugé trop ambitieux fait l’objet d’une révision quatre ans plus tard. Ce plan ne sera pas appliqué à cause du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939, il marque un changement important par une nouvelle approche de préservation du patrimoine civil et préfigure les futurs Secteurs sauvegardés.

La Seconde Guerre mondialeModifier

 
reconstruction

Le 19 juin 1940, des obus et des balles traçantes incendient les premiers bâtiments de part et d’autre du pont Wilson, et dans l'impossibilité de le combattre, les canalisations d'eau ayant sauté, le feu se propage dans tout le quartier nord de la rue Nationale jusqu’au 21 juin[35]. Les bombardements détruisent une partie importante du quartier Saint-Julien et un secteur du quartier Saint-Martin, compris entre la Loire, et les rues de Constantine, Président-Merville, Balleschoux à l'ouest, Néricault-Destouche et Émile-Zola au sud. La partie nord de la rue Nationale, les rues de Lucé, Jule Fabre, Colbert jusqu'à la rue Voltaire à l'est[36], en détruisant de très nombreux immeubles et hôtels historiques[37] ou édifices religieux[38], seuls seront conservés l'abbaye Saint-Julien, l'hôtel Goüin et une partie de l'hôtel de Beaune-Semblançay. Le chantier de déblaiement et de démolition des ruines commence en juillet 1940, sans aucune tentative de sauvegarde ou de relevé architectural et s’achèvera en novembre 1941 par les dernières façades encore debout, celles de l’ancien Hôtel de Ville et de l’ancien Muséum d’histoire naturelle.

 
vieux tours 1946

En janvier 1941, Camille Lefèvre est nommé architecte en chef de la reconstruction de Tours[39]. Dans le premier projet qu’il présente en juillet, il définit une zone archéologique le Vieux Tours où les vestiges du passé, pour leur qualité et leur nombre, réclament des mesures spéciales de sauvegarde, dans l’intérêt de l’art, et de l’histoire. Des règles pour les constructions neuves sont définies : limitation de la hauteur, interdiction de certains matériaux. Le plan de reconstruction de la ville de Tours est approuvé par arrêté ministériel du , mais ne sera pas appliqué. Les bombardements de à visent le pont Wilson et s’abattent de nouveau sur le quartier Saint-Julien, les rues Colbert, Voltaire, Scellerie. La ville subit également de terribles bombardements hors du Vieux Tours, tous les quartiers entre la Loire et le Cher sont sinistrés. Lorsque les Allemands quittent la ville le 1er septembre 1944, la ville n’est qu’un amas de décombres, sur les 16 300 bâtiments que comptait la ville en 1939, dix mille logements et 8 499 bâtiments sont totalement sinistrés[40].

 
Rue Nationale reconstruite 1948- 1955, nord

Jean Dorian, ancien collaborateur de Camille Lefèvre, est nommé architecte en chef de la reconstruction de Tours en remplacement de son ancien patron[39]. Jean Dorian rend un premier rapport en août 1946 dans lequel il s’inscrit dans la continuité des propositions de Lefebvre. Sensible au patrimoine architectural et archéologique de Tours, il reprend le principe d’une zone archéologique dans son programme d’aménagement approuvé le 20 octobre 1947. Il y impose l’usage exclusif de matériaux traditionnels de la région, une tonalité générale des badigeons de façade, l’interdiction du parpaing et du béton. Pierre Patout est nommé architecte pour le quartier de la Reconstruction nord qui s’organise autour de la nouvelle place de la Résistance, aménagée à l’ouest de la rue Nationale élargie[41].

 
Place de la résistance, 1948-1955

Les îlots sont cernés d’un front bâti constitué d’immeubles de logements s’élevant sur un rez-de-chaussée et deux ou trois étages carrés sous comble. Répondant aux normes hygiénistes, ce principe permet de dégager de vastes cœurs d’îlots, source d’air et de lumière. En 1948 le coefficient de destruction de la ville était estimé à 58 % et rien que dans les quartiers les plus anciens, au nord, particulièrement touchés, plus de 2 500 bâtiment furent détruits ou endommagés entre 1940 et 1944[42]. La priorité est au relogement. De ce fait, par exemple, l'îlot en haut de la rue Nationale où les bombes et le nivellement, avaient mis au jour un temple gallo-romain des Ier et IIe siècles, de cinquante mètres de diamètre environ, fut détruit sans scrupule devant l'urgence[42]. Cela se fait dans le contexte de la dynamique de la reconstruction, réalisée entre 1950 et 60, qui incite l’État à proposer, ici comme ailleurs, un très ambitieux plan de rénovation urbaine mettant à profit cette opportunité et faisant table rase de l’ensemble des quartiers historiques subsistants ; et ce, en absence quasi générale de conscience patrimoniale.

De la rénovation à la restaurationModifier

 
place Plumereau, XXe

Alors que débutent les travaux de reconstruction, le travail de réflexion sur la rénovation des quartiers ouest, moins touchés par les destructions du dernier conflit mondial, se poursuit. La Ville de Tours adopte, en 1958, le principe de la création d’une Société d’économie mixte pour mener les opérations de rénovation, s’engageant dans une démolition en règle des quartiers anciens[43]. En février 1959, la ville signe en effet une convention avec la SEM et dans sa séance du , le conseil municipal désigne l’architecte Pierre Labadie en qualité d’architecte d’opération des projets. L’architecte Jacques Poirrier[44] qui a travaillé dans la reconstruction de la ville du Havre est, pour sa part, chargé d’établir le plan-masse des futures opérations, il prévoit de raser les quartiers anciens nord et ouest, à l’exception de quelques édifices protégés. L’architecte dessine des îlots composés de cellules semblables assemblées en longues bandes accompagnées d’immeubles-tours. Pour la rentabilité, les bandes comptent quatre à cinq niveaux et les tours huit à quinze. La notion de rue et d’îlots est abandonnée. Le tout s’ordonne le long de chemins de grue permettant ainsi une rapidité de construction et une diminution de coût. En mars 1959 une nouvelle municipalité est élue, dirigée par son nouveau maire Jean Royer.

 
1954, 3, rue Paul-Louis-Courier, premier hôtel restauré.
 
maison restaurée en 1967, date sous la fenêtre du 3e étage.

En 1960, Pierre Boille et Jean Bernard, président de l’association Sauvegarde du Vieux Tours réalisent un document intitulé Sauvegarde du Vieux Tours destiné à démontrer que l’expérience menée de 1952 à 1956, par la restauration d'un ancien hôtel du XVIIe siècle et XVIIIe siècle situé entre le no 3 rue Paul-Louis-Courrier et le no 8 rue Littré, peut être menée à l’échelle des quartiers anciens et que l’opération bulldozer prévue par le plan Poirier peut être évitée. L’étude est présentée en octobre 1960 à Jean Royer qui est convaincu de la démarche, puis adressée au Premier ministre, Michel Debré. Après avoir été reçu par Pierre Sudreau, ministre de la Reconstruction, en novembre 1960, Pierre Boille est chargé de réaliser une étude pour mettre au point une méthode de sauvegarde qui pourrait être étendue aux quartiers de nos villes ou villages anciens. De janvier à novembre 1961, l’architecte et le Bureau d’Études et de Réalisations Urbaines (B.E.R.U) étudient le quartier Saint-Martin et mènent une étude détaillée sur trois îlots portant à la fois sur la datation et l’état du bâti, ainsi que sur les données socio-économiques. S’appuyant sur les résultats de l’enquête, les chargés d’étude proposent un plan conciliant aménagement urbain et mise en valeur du bâti ancien qui pourrait s’appliquer à l’ensemble de la vieille ville. La résolution du problème social et culturel passe par la revitalisation du quartier en renforçant l’activité commerciale et en développant le tourisme par la création de boutiques artisanales, de restaurants et d'hôtels.

 
plan 1973

Deux périmètres sont délimités : un périmètre de restauration immobilière du quartier Saint-Martin (PRI) de 9 hectares et un périmètre de rénovation-restauration de 13,5 hectares, à l’ouest dans le quartier Notre-Dame-La-Riche, intégrant les préoccupations liées à la préservation des richesses historiques du Vieux Tours et la nécessité de construire des logements neufs et salubres. Les premiers travaux de restauration dans le Vieux-Tours débutent en 1961 par le quartier Saint-Martin sous la direction de Pierre Boille et sous l'impulsion du maire de Tours de l'époque, Jean Royer[45],[46]. Le 12 février 1962, le conseil municipal approuve la proposition du maire de fonder la Société d’économie mixte de restauration de la ville de Tours (SEMIREVIT) , auprès de laquelle Pierre Boille exercera la fonction d’architecte conseil[47] jusqu’en 1973, date de création du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur. La loi du 4 août 1962 sur les secteurs sauvegardés s’inspirera de l’expérience tourangelle. Ce quartier du Vieux-Tours servira, avec Sarlat-la-Canéda et le Vieux Lyon (quartier Saint-Jean), de référence[48] pour l'écriture de la loi Malraux, en 1962 [SARPI]. La conférence que monsieur Pierre Boille donnera le 28 mai 1964 montre combien ses idées en matières de restauration immobilières étaient très en avances sur son temps[49].

Du secteur sauvegardé au patrimoine mondialModifier

 
Tours centre historique

En 1973, le Secteurs sauvegardés du Vieux-Tours, incluant une partie du secteur de rénovation et le secteur de la reconstruction, élargi à l'ensemble de la vieille ville, bordé au nord par la Loire et au sud par les grands boulevards, bénéficie d'un Plan de sauvegarde et de mise en valeur. Le quartier Notre-Dame-la-Riche est intégré en partie au périmètre de rénovation urbaine. L’application du plan se traduit par des opérations importantes de destruction et reconstruction mais aussi de curetage de restauration à cœur d’îlot[50]. Le quartier Saint-Martin Châteauneuf conserve une très forte concentration de constructions du Moyen Âge et de la Renaissance, très remaniées au fil du temps, le secteur entre la rue des Tanneurs et la Loire est complètement remplacé par la construction de l'université et de nombreux logements. L’application du plan se traduit par des opérations limitées de curetage à cœur d’îlot[51]. Le quartier Saint-Julien qui avait été en partie détruit en juin 1940, aujourd'hui le secteur dit de la résistance, n'a pas connu de grand bouleversement par la suite, ponctué seulement de reconstruction, rue Colbert et rue de la Scellerie et de curetage à cœur d’îlot. Dans le quartier Saint-Gatien, dans le cadre de la rénovation urbaine des années 1970-1980, l’application du plan se traduit par des opérations très limitées de démolitions et réaménagements principalement dans le secteur nord-ouest en face du château. Le quartier Saint-Pierre-des-Corps fait l’objet d’aménagement dans le secteur nord-ouest, dans le cadre de la rénovation urbaine des années 1970-1980 à l'emplacement de la tour Feu Hugon, et de la création d’un jardin public dans les années 1990-2000 en bordure des quais donnant sur la rue Blanqui.

 
UNESCO ville de tours

Le Plan de sauvegarde et de mise en valeur assure la protection du patrimoine de ce site et son harmonie. Les restaurations s'achèvent en 1990. Il est en cours de révision depuis 2010 et compte plus de 3 500 immeubles protégés, son extension par l'ouest et le sud faisant passer la zone concernée de 90 à 150 hectares[52]. La loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine a transformé le PSMV de la ville de Tours en Site patrimonial remarquable.

Le Val de Loire a été classé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO le 30 novembre 2000, en tant que paysage culturel vivant, de Sully-sur-Loire à Chalonnes-sur-Loire. Ce classement signifie que le Val de Loire, bien naturel et culturel, a une valeur universelle, exceptionnelle dont la perte serait irremplaçable pour la mémoire collective de l’Humanité. La commune de Tours est partiellement inscrite dans le périmètre retenu. Le périmètre inscrit au patrimoine mondial UNESCO sur la commune de Tours comprend : les quais et les coteaux en rive droite de la Loire de l'abbaye de Marmoutier à la commune de Saint-Cyr-sur-Loire et la ville historique au sud de la Loire délimités par son enceinte[53] du XVIIe siècle, aujourd'hui les boulevards Heurteloup, Béranger et la rue Léon Boyer. Ils sont compris dans leur quasi-totalité dans le Secteur sauvegardé et représentent avec plus de 350 ha le plus vaste secteur urbain inscrit dans ce classement[54].

Article détaillé : Histoire de Tours.

Résumé La Grande-Rue - espaces publicsModifier

La Grande-Rue est un ancien chemin gaulois puis romain venant de la Bretagne vers Lyon, qui deviendra l'artère commerciale principale de l'activité tourangelle jusqu'au XVIIIe siècle[Rob 4]. La Grande-Rue fut aux XVe et XVIe siècles la voie triomphante, car elle était le lieu de réception pour les rois et les princes, à l'occasion de leurs entrées dans la ville[55]. La Grande-Rue ayant à elle seule près de 1 000 numéros, l'arrêté municipal du 6 ventôse an 6 (le 24 février 1798), la sectionna en 6 tronçons qui demeurent encore aujourd'hui[Den 1]. La Grande-Rue axe médiéval et historique, qui traverse le Vieux Tours sur 2 500 mètres, de l'ouest par la rue Georges-Courteline, du Grand Marché, du Commerce, Colbert, Albert-Thomas et se termine à l'est rue Blanqui, présente une activité sociale, historique et culturelle très importante pour la vieille ville de Tours. La Grande-Rue est très visitée pour ses très nombreuses maisons historiques, à colombages ou en pierre du XIIe siècle au XVIe siècle et ses hôtels et bâtiments civils du Moyen Âge au XVIIIe siècle.

Rue Georges-CourtelineModifier

La rue Georges-Courteline longue de 410 mètres, a conservé en partie sa largeur d'origine. La rue était une partie de l'ancienne Grande-Rue entre la place de la Victoire à l'est et la porte des Oiseaux de l'enceinte du XVIIe siècle à l'ouest[Rob 1]. L'arrêté du 10 aout 1816 lui donna le nom de rue du Faubourg-la-Riche. Les habitants considérant le terme de faubourg dévalorisant, l'arrêté du 5 mars 1844 l'appela rue de La Riche et la délibération du 21 octobre 1929 rue Georges-Courteline[Den 2]. Cette rue a conservé en partie sur ses fronts bâtis des maisons à boutiques des XVe siècle et XVIe siècle, elle s'inscrit aussi dans le passé glorieux de la ville de Tours. En 1418, la ville tombe entre les mains des Bourguignons, alliés des Anglais, Charles le Dauphin l'assiège pour la libérer et propose 14 000 livres tournois à Charles Labbé pour lui livrer la ville, ce qui sera fait après paiement.

 
Ancien pilier de-La-Riche

Le périmètre au sud de la rue Georges Courteline a conservé le souvenir du camp militaire et l'emplacement de ce siège la rue du camp de molle , et au no 24 et no 26 de la rue Georges-Courteline , la maison du dauphin du XVe siècle qui aurait été construite à l'emplacement où logea le futur Charles VII[56]. Le secteur du camp de molle fut transformé par la suite en périmètre de tournois, c'est là le lors d'une joute en présence du roi Charles VII et de la Reine Marie d'Anjou, que Louis III de la très grande Famille de Bueil, trouva la mort transpercé par la lance du Bourguignon Jehan Chalons, sa dépouille fut transportée dans la collégiale Saint-Michel-et-Saint-Pierre. En face se trouve l'église Notre-Dame-la-Riche, c'est devant ce portail que se terminaient les marches triomphales des princes et des rois dans la ville[Rob 5].

Sur la façade ouest de l'église se trouvait une très grande tour du XIIe siècle et XIVe siècle le pilier Notre-Dame, reste de l'ancienne église romane Notre-Dame la Pauvre ; elle fut détruite pendant la Révolution, les habitants ayant peur qu'elle ne s'écroule sur le quartier[57]. Au nord de l'église, la petite place de la Riche, bordée de maisons du XVe siècle au XVIIe siècle, dont notamment le grand bâtiment des vicaires du XVIIe siècle ou les maisons à pans de bois du XVe siècle et XVIe siècle qui donnent sur la rue de la Hallebarde, au chevet de l'église au 17 rue André-Duchesne, le grand logis dit des huit pies ou auberge de l'esprit du XVIe siècle, au 21 de la rue Georges-Courteline la chapelle Saint-Médard[58] du XIIIe siècle, qui avoisine la crypte tombeau de saint Gatien, qui faisait partie de l'église du XIIe siècle, couverte par une voûte d'ogives du XVIe siècle avec l'inscription ici ont été les reliques et le tombeau du glorieux Gatien de Tours apostre de Touraine.

Au no 25 grande maison du XVe siècle avec façade en pierre, sa cour intérieure montre un ensemble complet d'escalier-galerie du XVIe siècle[Den 3]. À son angle, la rue de la Madeleine qui montre sur toute sa face est du no 2 au no 14 un ensemble de maisons d'habitation en colombage typiques du début du XVIe siècle. Entre le no 41 qui se trouve être un grand hôtel de la fin du XVIIIe siècle et le no 43, la petite rue du Croc qui conserve son pittoresque, avec le front ouest de ses maisons du XVe siècle au XIXe siècle, ou la rue de la Tête-Noire entre le no 43 et le no 45 connu dès le XVe siècle, son nom viendrait de l'enseigne d'une auberge du XVe siècle qui était située boulevard Preuilly[Den 4]. Au no 49 maison du XVIe siècle où naquit le , Georges Victor Moineaux dit Georges Courteline fils de Jules Moinaux[59], au no 72,74 ancienne église du Refuge[60] du premier quart du XIXe siècle, devenu le temple maçonnique, dit par les Tourangeaux la loge des Démophiles; c'est dans cette église que le 29 décembre 1920, Léon Blum et ses partisans se retirèrent après la scission du congrès de Tours (SFIO)[61].

Rue du Grand-MarchéModifier

Ancienne partie de la Grande-Rue longue de 270 mètres entre le carroi Saint-Pierre (aujourd'hui place Plumereau) et la place de la Victoire, la rue a conservé en grande partie sa largeur d'origine. Elle constituait auparavant, avec la rue du Commerce et la rue Colbert une partie de la Grande-Rue, axe principal de la ville[62]. Le plan d'alignement de la rue de 1818 fut approuvé par ordonnance royale du mais peu appliqué[Den 5]. L'arrêté municipal du 10 aout 1816, la nomma rue du Grand-Marché, car elle avait en particulier le commerce des légumes et des fruits[63]. La rue a conservé de très nombreuses maisons des XVe siècle et XVIe siècle, tout le front bâti date de cette époque. Délimitant la bordure sud de la place Plumereau et suivant un axe est-ouest, la rue du Grand-Marché abrite onze monuments inscrits ou classés au titre des monuments historiques.

la rue du Grand Marché présente à son début à l'ouest une place, la place de la Victoire [64], qui devint par délibération du 6 fructidor an IX (le 23 aout 1801), le lieu d'étalage des tapissiers, fripier et ferrailleur, c'est l'origine du marché du mercredi et samedi de la brocante qui se perpétue depuis plus de 200 ans sur cette place [Den 6]. Elle fut aménagée sur l'emplacement des fossés Saint-Martin de l'enceinte du XIVe siècle, cette enceinte dite la clouaison se fermait sur la rue du Grand Marché par une grande porte fortifiée dite de la Riche démolie au XVIIe siècle. La rue rencontre à la suite la rue des 4 Vents qui était une rue d'auberges, la rénovation des années 1970 a transformé la rue des 4 Vents bien que les maisons qui n'ont pu être restaurées, furent reconstruites en partie à l'échelle de ce qui subsistait [65]. À l'angle est de la rue des Quatre-Vents et de la rue du Grand-Marché se trouvait une grande maison en bois au no 61,63, connu comme la maison des fabliaux[Den 7], elle fut détruite en 1930, à la suite les no 59 et la belle maison XVe siècle du no 57 à l'essentage en ardoise qui donne aussi sur la rue du Petit-Saint-Martin, où se trouve au no 22 la chapelle du XIIe siècle et XIIIe siècle qui donna son nom à la rue[66]. En face, la rue de la Grosse Tour, anciennement du Faulcon , c'est la Grosse tour-Malquin, une des tours de l'enceinte du XIVe siècle qui lui donna ce nom de rue de la Grosse Tour. La rue a conservé un nombre important de maisons du XVe siècle au XVIIe siècle dont celle du no 1 en pans de bois qui présente sur le poteau cornier la sculpture d'un martyr décapité[Den 8].

De retour rue du Grand-Marché les no 62 et no 64 grandes maisons du XVe siècle et XVIe siècle avec leurs façades d'origine en bois sur la rue, avec dans la cour intérieure un ensemble complet d'escalier-galerie du début du XVIIe siècle. Au no 50 maison à pans de bois qui n'a pas connu de réalignement au XIXe siècle, alors que les maisons suivantes du no 52 au no 60 ont toutes été reculées d'un demi-mètre[67] avec façades reconstruites en pierre. En face du no 55 au no 43 ensemble de 6 maisons XVe siècle et XVIe siècle en bois avec façades reconstruites sur la rue au XIXe siècle en pierre de tuffeau qui donne aussi sur la rue Eugène-Sue, anciennement du Renard, avec au no 41 de la rue du Grand-Marché la belle maison du XVe siècle à pans de bois qui a conservé sa structure d'origine avec ses balcons en fer forgé[68] du XVIIIe siècle. Au no 34 à l'angle de la rue et de la place du Grand-Marché la fameuse maison en bois des 4 fils Aymon[69] qui a conservé sa structure du XVIe siècle et du no 36 au no 48 ensemble de petites maison à colombages du XVe siècle et XVIe siècle, à une seule travée par étage dont celle du no 36 qui a conservé au rez-de-chaussée ses colonnes engagées. Les façades sur rue ont été reconstruites en pierre de tuffeau à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle pour les no 38 au no 44, avec un escalier-galerie dans la cour qui relie les no 46 et no 48. En face la rue Étienne-Marcel anciennement des Trois-Anges qui a conservé un nombre important de maisons du XVe siècle au XVIIe siècle dont celles du no 14 et no 16 du XVIIe siècle qui ont conservé dans leurs cours intérieures des escaliers-galeries en bois, celle du no 24 en bois ou l'hôtel en pierre au no 30 du XVIe siècle restauré au XVIIIe siècle avec ses balcons en fer forgé et celle du no 34 du début du XVIe siècle ou naquit le 24 octobre 1815 Jules Moinaux père de Georges Courteline[70].

La rue du Grand-Marché croise au niveau du no 25 la rue du Docteur-Bretonneau anciennement de la Boule-Peinte, le réalignement de la rue Bretonneau était prévu par le plan d'alignement de 1818, approuvé par ordonnance royale du , mais les premier travaux ne furent réalisés qu'après la délibération du conseil municipal du [Den 9]. Malgré cette reconstruction haussmannienne la rue Bretonneau a conservé d'intéressant hôtels du Moyen Âge fortement remaniés au XIXe siècle, dont l'hôtel XVe siècle dit des seigneurs d'Ussé au no 22 en partie démolie au XIXe siècle, l'aile sur la rue ayant été supprimée il n'en reste que la grande tourelle d'escalier [71] ou l'hôtel dit des trois anges au no 29 également du XVe siècle avec sa cour intérieure[72], le très grand hôtel Renaissance du XVIe siècle au no 33 très remanié au XIXe siècle[73] et dans la cour du no 39 un ensemble complet d'architecture tourangelle qui va du XIIe siècle avec une maison-tour, un hôtel en pierre XVe siècle et des escaliers-galeries en bois du XVIe siècle[74]. De retour rue du Grand-Marché le no 23 à l'angle de la rue Bretonneau, a la particularité d'avoir deux maisons en une seule, la première du XVe siècle avec façade en pierre sur la rue, à deux étages du début du XIXe siècle, englobée vers 1865 par une très grande maison d'esprit haussmannien à trois étages. Le no 19 structuré en deux maisons, l'une sur la rue du Grand Marché et l'autre au no 10 de la rue du Poirier, constructions en pans de bois du XVe siècle et XVIe siècle avec façade sur la rue remaniée au XIXe siècle, reliées dans la cour intérieure par un ensemble complet d'escalier-galerie à 5 niveaux en bois du XVIIe siècle[75]. En face le no 32 construit en pendant du no 23, dans la deuxième partie du XIXe siècle à l'emplacement des grande boucherie[76]. À la suite les no 26, no 24, no 22 grandes constructions de la deuxième partie du XVIIIe siècle, et les no 18,20 maisons très remaniées du XVIe siècle avec façades du XVIIIe siècle ou celles du no 14,16 en colombages sur rue et en pierre du XVe siècle. En face les no 3 et no 5 grandes maisons à pans de bois du XVe siècle en grille et à croix de Saint-André à pignon aigus[77] et au no 15,17 grande maison du début du XVIIe siècle avec façade sur la rue en pierre et sa cour intérieure qui montre la structure complète de cette maison en colombage.

Rue du CommerceModifier

La rue du Commerce est une partie de l'ancienne Grande-Rue, longue de 410 mètres, elle a conservé sa largeur d'origine entre la place Plumereau et la rue du Président-Merville. Toute la partie est jusqu'à la rue Nationale a été entièrement détruite par l'incendie de 1940 à l'exception de l'hôtel Goüin[Den 10]. Avant l'arrêté municipal du qui lui confirma son nom de rue du Commerce, elle porta le nom de rue Saint-Saturnin et de l'armée d'Italie[78]. La rue du Commerce a gardé un nombre important de maisons des XVe et XVIe siècles, dans sa partie conservée. Elles ont pour la plupart 2 à 3 niveaux de caves gothiques, dont celle du no 80 qui est classée le [Gal 8]. Le plan d'alignement de 1818, approuvé par ordonnance royale du , fut entièrement appliqué. Toutes les maisons ont des façades classique ou néoclassique en pierre de tufeau et les cours intérieures montrent leurs structures XVe et XVIe siècles et leurs façades arrières, à pans de bois[79].

Avant l'incendie de 1940, le début la rue du Commerce présentait à l'est, à l'angle de la rue Nationale une petite place dite le carroi de Beaune, aménagée au début du XVIe siècle, avec en son centre la fameuse fontaine de Beaune-Semblançay[80]. La place de Beaune était entourée de belles demeures, dont l'hôtel dit " de la Crouzille" du XVe siècle [81] ou la grande maison Buré du XVIIe siècle, qui était surtout renommée pour son restaurant, en face au no 3, un rare immeuble haussmannien construit dans une partie du Palais Royal neuf, qui était un élément important de la rue Nationale, au no 9 de la rue et à l'angle de la rue Ragueneau, se trouvait le véritable hôtel de la Crouzille dit aussi "de la Vallière" car la favorite de Louis XIV, Louise de La Vallière y serait née en aout 1644[82]. L'hôtel construit par Laurent Leblanc, maire de Tours était composé de trois corps de bâtiment avec galerie du XVIe siècle. C'est dans cet hôtel que Henri IV s'installa avant de faire son entrée officielle dans sa capitale de loyauté le 21 novembre 1589[83].

 
église Saint-Saturnin, 1625

En face entre les nos 10 et 16 se trouvait l'église Saint-Saturnin du XVIe siècle, la paroisse la plus riche de Tours[84], transformée en habitation au XIXe siècle; il n'en reste que l'inscription funéraire de Katherine Briçonnet, constructrice de Chenonceau[Rob 6]. À la suite de l'église au no 10 se trouvait l'hôtel Gazil[85] de la fin du XVIe siècle avec sa galerie de 7 arcades[Den 11]. On pouvait voir d'autres hôtels aux no 23, no 29 et surtout au no 35 où se trouve encore aujourd'hui le seul hôtel encore existant de cette triste énumération d'un patrimoine disparu, l'hôtel Goüin, probablement construit par Jean Barguin et Nicolas Gaudin transformé par René Gardette, comme un " arc de triomphe Renaissance", unique en France et en Italie [86]. À l'angle de la rue du Commerce et Constantine, la rue du Président-Merville anciennement rue du Boucassin où se trouvait l'atelier de Hauves Poulnoir qui reçut 25 livre tournois du trésor Royal pour réaliser deux étendards pour Jeanne d'Arc, en toile blanche dite en Boucassin, décorés de deux anges entourant la Sainte Vierge, en semis de fleurs de lis, avec écrit Jésus Maria[87]. Au no 79,77,75, très grandes maisons avec façades sur rue reconstruites au XIXe siècle, qui montrent dans leurs cours intérieures le système complet de ces trois maisons du début du XVIe siècle à colombages, au no 84,86, se trouvait le tablier de la ville, installé en 1441, la mairie quitta la rue du Commerce en 1787, pour emménager dans ses nouveaux locaux municipaux qui seront détruits en 1940[Rob 7]. Au no 92 maison du XVe siècle avec façade néoclassique sur la rue, avec dans sa cour intérieure un système complet d'escalier galerie fermée du XVe siècle. Au no 104 à l'angle de la rue des orfèvres, un hôtel du XIIIe siècle , dit ancienne mairie mis à l'alignement au début du XXe siècle qui montre le reste de sa façade et une colonne de l'ancien hôtel. À l'extrémité ouest s'élevait la petite église Saint-Michel, détruite en 1730, dont le carrefour dit des orfèvres ou des quenouilles ancien cimetière, devenu une petite place, en garde le souvenir[Den 12], de belles maisons en pierre XVIIIe siècle ont été construites sur une partie de cet ancien cimetière, leurs façades entre les no 106 et no 112, montrent leurs balcons en fer forgé et leurs décors de losanges sculptés[88] et en face au no 91, 89 deux maisons début XVIe siècle, fortement remaniées au XVIIIe siècle pour sa façade sur rue reconstruite, qui a gardé à l'angle de la rue de la Paix, son poteau cornier décoré qui soutenait jadis sa façade à colombages.

Rue ColbertModifier

La rue Colbert est une partie de l'ancienne Grande-Rue, longue de 530 mètres, la rue a conservé en partie sa largeur d'origine[89]. La rue Colbert fut du XVe siècle au XVIIIe siècle, une artère commerciale importante de Tours, mais des 92 enseignes qui existaient au début du XVIIIe siècle, il n'en restait plus que 5 à la Révolution, la création de la nouvelle rue Royale créa un changement radical dans l'axe de circulation et donc du commerce de la ville[90], l'arrêté municipal du 5 jour complémentaire an 9 (22 septembre 1801) lui donna le nom de rue Colbert[Den 13].

Les bombardements de 1940 ont détruit toute la partie ouest de la rue du no 1 au no 17 côté sud, du no 2 au no 44 côté nord en faisant disparaitre notamment au no 5 l'hôtel Langes des Bernière d'époque Louis XV[91] et au no 11 l'hôtel de Jean de Dunois construit au milieu du XVe siècle, qui avait été donné par Louise de Savoie en 1517 à Jacques de Beaune[92], il était un élément important de l'hôtel ou palais de Beaune-Semblancay, plus grande construction civile de la renaissance à Tours[93], en grande partie partie détruit par ces bombardements, ainsi que l'église et le collège des Jésuites du XVIIe siècle[94].

La rue a conservé de très nombreuses maisons des XVe siècle et XVIe siècle, presque tout le front bâti date de cette époque, les réalignements, définis par l'ordonnance royale du 2 août 1820[Den 14], n'ayant concerné que les façades, beaucoup de cours intérieures montrent encore leurs façades arrière en pans de bois. On peut voir notamment aux nos 23, 25, 27 trois maisons jumelles du XVIe siècle à pans de bois, avec une cour limitée par un escalier-galerie à rampe droite, les différentes sculptures sur la façade sur rue montrant des personnages et des animaux sont des restitutions de 1991[95]. Au no 39 se trouve la maison dite de la Pucelle Armée, construite à l'emplacement de la boutique de Colas de Montbazon , qui fabriqua l'armure de Jeanne D'Arc[96], au no 48 la maison XVIe siècle dite du pélican avec ses poteaux corniers décorés. Au niveau du no 54, la rue de la Moquerie où se trouve au no 17 un des derniers jeux de paume du XVIe siècle, à l'angle de la rue des Cordeliers au no 1 escalier-galerie du XVIIe siècle relié à une rare maison en brique du XVe siècle recouverte d'un enduit qui cache son architecture, en face logis noble en pierre du XVIe siècle.

 
Rue Colbert, église Saint-Pierre-du-Boille, extrait gravé par L.J. Visscher, 1625

De retour rue Colbert suite de maisons du XVIe siècle avec façade en pierre XVIIIe siècle ou au no 68,70 avec leurs façades d'origine en colombages, en face du no 69 au no 75 4 maison du XVe siècle à colombages réunis par des façades en pierre au XIXe siècle avec dans la cour du no 73 un escalier-galerie du XVIIe siècle. Au no 78 très grand hôtel, reconstruit dans la première partie du XIXe siècle, qui reste encore aujourd'hui un hôtel de tourisme. Au no 94,96,98,100, très grandes maisons à pans de bois du XVIe siècle, avec façades en pierre sur la rue du XIXe siècle qui mériteraient une très grande restauration, avec dans leurs cours intérieures des escaliers-galeries dont ceux du no 96,98 qui sont classés[Jea 7].

 
Rue Colbert no 145, maison début XVIIe siècle

Au no 127 se trouvait l'église Saint-Pierre-du-Boille[97] du XVe siècle, la cure de la paroisse administrait les saints sacrements des condamnés de la prison du château de Tours, transformée en habitation au XIXe siècle il n'en reste que le maître-autel et le tabernacle qui se trouve aujourd'hui dans l'église de Ligueil[98]. Du no 129 au no 135 4 maisons du XVe siècle à colombages réunies par une façade en pierre, formule très courante à Tours au XVIIIe siècle, avec escalier-galerie dans la cour, au no 137 une maison du début du XVIe siècle, qui a conservé sur la rue, son enduit de fausse façade en pierre, mode très utilisée au XIXe siècle dans le Vieux-Tours et au no 145 maison en pierre du tout début du XVIIe siècle avec ses bossages en relief.

Rue Albert-ThomasModifier

La rue Albert-Thomas, ancienne partie de la grande rue, longue de 275 mètres, a conservé en partie sa largeur d'origine. La délibération du 10 aout 1818, lui maintenait son nom de rue de la Caserne et la délibération municipale du 8 juillet 1932, la nomma rue Albert-Thomas[Den 15]. La rue allait de la rue dite de la douve du château, aujourd'hui rue Lavoisier, à la place des Petites-Boucheries, nom donné à cette petite place[99] par opposition à la place des Grandes-Boucheries qui se trouvait plus à l'ouest, dans le quartier Saint-Martin au nord de la place du Grand-Marché[100]. La rue a conservé du Moyen Âge de nombreuses maisons à colombages avec pignon ou à mur gouttereau en pierre du XVe siècle et XVIe siècle surtout dans le front bâti entre la rue de la Bazoche et la place des Petites-Boucheries.

La rue Albert Thomas présentait au nord à l'angle de la rue Lavoisier, anciennement carrefour des Arcis, un ensemble de constructions du Moyen Âge connu comme l'ancienne prison, qui avait englobé une tour de l'enceinte romaine, c'est dans ses murs le jour de la Saint-Barthélemy en 1572 que furent enfermés, par précaution, les protestants de la ville, pour éviter leur extermination[101]. Le bâtiment de casernement du château de Tours construit dans la première partie du XIXe siècle a pris sa place. En face entre les no 1 et no 15 de la rue Albert Thomas ensemble très remanié de maisons XVe siècle et XVIe siècle en colombages avec façades en pierre sur rue XIXe siècle, avec au no 13,15 le petit musée de la typographie[102]. Au sud à l'angle du no 15, la rue de la Psalette qui donne sur une très belle vue sur le transept nord de la cathédrale Saint-Gatien, anciennement de l'horloge la rue était une des entrées du quartier du cloitre Saint-Gatien, commandé par un portail détruit à la Révolution. La rue a conservé de nombreuses maisons et hôtels canoniaux encadrant le cloître de la Psalette dont l'hôtel au no 3 du XVIIe siècle dit de l'école Saint-Gatien[103] ou la maison du Préchantre du XVIe siècle au no 5[104], la maison canoniale de Saint-Gatien du XVIIIe siècle au no 06 et la maison canoniale du Curé du XVIIIe siècle au no 8[105].

 
Plan fayot, extrait, quartier du cloitre Saint-Gatien
 
Logis des gouverneurs partie Est en ruine

Le côté nord de la rue Albert-Thomas présente du no 4 au no 10 un très grand bâtiment de casernement construit en 1835 qui présente sur la rue sa façade de 70 mètres, ce grand bâtiment fut restauré dans les années 1990 pour devenir la résidence de l'armoriale. En face et au no 17 à l'emplacement du grand séminaire qui datait du début XIXe siècle, détruit en 1955 pour construire le lycée Paul-Louis-Courrier[106], bâtiment moderne qui semble présenter avec ses façades noires, un contraste quelque peu anachronique avec le bois et le tuffeau de la rue[107]. À l'angle nord de la rue Albert-Thomas, la rue des Maures redressée au XIXe siècle, à travers une partie du château de Tours, le logis des Gouverneurs de la fin du XVe siècle coupé en deux par ce réalignement, dont la partie Est attend une restauration devenue nécessaire. Au no 16 de la rue Albert-Thomas l'Hôtel de l'archidiaconé du chapitre de Saint-Gatien du dernier quart du XVIIIe siècle, qui se trouve en face de la rue de la Bazoche[108], qui était une des entrées du quartier canonial Saint-Gatien, commandé par un portail détruit à la Révolution qui se trouvait tout près du no 19 de la rue Albert-Thomas, hôtel en pierre du XVe siècle, très remanié aux siècles suivant mais qui a gardé sur la rue sa tourelle d'escalier dans son angle. En remontant la rue de la Bazoche on se retrouve au carrefour dit des Quatre coins, où se trouve l'église Saint-Nicolas-des-Quatre-Coins[109].

 
Vieux Tours, rue Albert-Thomas, XIIe siècle, église Saint-Nicolas-des-Quatre-Coins

De retour rue Albert-Thomas, au no 21 double pignon d'une bâtisse du XIVe siècle qui voisine avec une grande maison du XIIIe siècle très remaniée au siècle suivant au no 23, avec sa façade en pierres taillées en carré, trait caractéristique du Moyen Âge, la maison construite sur sa façade sud et donnant sur le jardin fut transformée au XIXe siècle, elle porte aujourd'hui le nom de maison François 1er construction néo-gothique donnant rue Racine. Le front bâti nord de la rue Albert Thomas présente du no 24 au no 44 un ensemble complet de petites maisons à colombages avec pignon ou à mur gouttereau en pierre du XVe siècle au XVIIe siècle. Au niveau du no 46, la rue Barbes où se trouve au no 5 une belle maison du XVe siècle à colombages qui présente la particularité de n'avoir pas été transformée aux siècles suivants[110]. En face de la rue Barbes les no 25,27,29, bâtisses du XVIIe siècle trop remaniées au XXe siècle. La rue Albert-Thomas rencontre à la suite, la place des Petites Boucherie où se trouve au no 2 bis, une Venelle qui montre dans la cour intérieure un ensemble complet de maisons en bois du XVe siècle avec leurs tourelles d'escaliers à colombages. Au sud de la rue Albert-Thomas et de la place des petites Boucheries, se trouve le périmètre de l'Hôtel du Doyenné de Saint-Gatien, toute dernière construction de la fin du XVIIIe siècle du chapitre Saint-Gatien, qui a conservé son grand jardin d'ornement d'origine[111].

Rue BlanquiModifier

La rue Blanqui, ancienne partie de la grande rue, longue de 455 mètres, a gardé en partie sa largeur d'origine. Anciennement de l'oratoire Saint-Pierre, l'arrêté du 6 ventôse an 6 de la Révolution, l'appela rue du Faubourg-Saint-Pierre et l'arrêté du 5 mars 1844 rue Saint-Pierre-des-Corps, celui du 20 janvier 1905 rue Blanqui[Den 16]. La rue partait de la place des Petites-Boucheries et elle se terminait à la barrière Saint-Pierre, porte la plus à l'est de l'enceinte du XVIIe siècle, près de la première auberge du vieux Tours que l'on rencontrait et qui portait bien sur le nom de l'étoile au point du jour. Cette maison à colombages du XVIe siècle qui avait conservé son enseigne du point du jour[Den 17], se situe au no 133, elle fut reconstruite à la moderne en 1930. La rue a conservé de nombreuses maisons à pignon ou à mur gouttereau du XVe siècle, XVIe siècle et XVIIIe siècle surtout le front bâti de la rue Blanqui entre la rue Mirabeau et le canal. La rue a aussi conservé du Moyen Âge de nombreuses venelles dont celles de la partie nord qui servaient principalement pour la batellerie.

 
tour Feu Hugon

La rue Blanqui après la place des Petites Boucheries croise la rue de la Bretonnerie, qui présente au nord, au no 1 une maison du XVIe siècle en pierre de tuffeau qui a conservé sur sa façade donnant sur la rue, ses 4 chasse-roue et sa porte d'origine typique de la Renaissance et dans son angle l'église Saint-Libert. Au sud de la rue Blanqui, la rue Montaigne qui présente un ensemble de maisons du XVe siècle au XVIIe siècle à colombages ou en pierre aux no 3,7,13 et no 4,6,8,10. De retour rue Blanqui entre le no 11 et le no 13 se trouve la coupe de la clouaison, éléments qui avait été conservés de enceinte romaine qui se prolongeait sur la rue par la double arcade de la porte d'Orléans qui ouvrait l'enceinte à l'est [112]. En face au no 4, 6 petites maisons en pierre du XVIe siècle, entre le no 8 à no 12 et la rue du Port-Feu-Hugon, dans le périmètre de cet ensemble d'immeubles construit au début des années 1970, se trouvait le système fortifié de la tour Feu Hugon composé d'un donjon rectangulaire, d'une grosse tour ronde et d'une grande tour carrée dite Saint- Antoine. L'ensemble fut démonté au XVIIe siècle et XVIIIe siècle pour réutiliser les pierres pour construire les quais de Loire, aujourd'hui quai André-Malraux. Au no 23, no 25, no 27 petites maisons en pierre de la deuxième partie du XVIe siècle, très remaniée qui a conservé un pilastre au no 27. Au no 29, no 31, no 33 et no 35 maisons à pignon de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle avec au no 35 la fameuse venelle Tintin[113]. Au niveau du no 41 de la rue Blanqui la percée de la rue Mirabeau, réalisée au début du XXe siècle, qui a fait disparaitre au no 11 de la rue Mirabeau l'hôtel du XVIIe siècle dit de Paul buisson, beau-frère de Marie Guyart. Née le 28 octobre 1599, elle vient très tôt habiter le faubourg Saint-Pierre-des-Corps où devenue veuve à 19 ans, elle travaillera une dizaine d’années pour son beau-frère dans cet hôtel qui a complètement disparu en 1950. Marie Guyart entrera au couvent des Ursulines de Tours en 1631 et partira pour le Canada en 1639 pour installer une communauté ursulines de la Nouvelle-France à Québec. Elle est canonisée par le pape François, le 3 avril 2014.

 
église Saint-Pierre-des-Corps, L.J. Visscher, 1625

De retour rue Blanqui au no 32,34 très grande maison du tout début du XVIe siècle qui a la double particularité de présenter une façade sur rue à mur gouttereau et qui n'a jamais été très remaniée, avec doubles escaliers-galeries dans la cour[114], avec une venelle du XVIe siècle au no 38. Grande maison à pignon en ardoise du XVe siècle au no 42,44 avec une venelle au no 46 ou en face du no 57 au no 73 qui forme un ensemble complet de maisons du XVe siècle au XVIIe siècle. Arrivé devant la place Saint-Pierre, se trouve l'église Saint-Pierre-des-Corps[115] du XIIIe siècle au XVIe siècle, très remaniée au XXe siècle, qui a la particularité en tant que paroisse de ne pas faire partie de Saint-Pierre-des-Corps[116]. L'église abrite dans le collatéral, la tombe de Jehan Papin et son épouse, son nom reste lié à celui de Jean de Dammartin architectes et maîtres d’œuvre conjoints de la cathédrale Saint-Gatien entre 1427 et 1484. En face de l'église au no 12 de la rue Avisseau grande maison à colombages à pignon du XVIIe siècle qui se trouve être la maison et l'atelier de Charles-Jean Avisseau. Impressionné par les œuvres du céramiste Bernard Palissy, il décide de retrouver cet art perdu, et s’inspira de la faune et de la flore des bords de Loire pour réaliser ses céramiques[117]. Malgré une certaine notoriété il décède dans la misère en 1861. Son fils Édouard Avisseau réalisera un grand retable en céramiques pour La Grande Bretèche qui fut une résidence de Jean-Paul II à Tours.

Le faubourg Saint-Pierre au no 17 rue Avisseau était aussi le quartier de l'atelier des Lobin père et Lobin fils, et leurs petits-enfants Léopold et Cécile Lobin, maîtres-verriers, qui avaient eu leur premier atelier au no 35 rue des Ursulines. Leurs réalisations ont laissé en Touraine et dans l'ouest de la France un patrimoine du XIXe siècle et du XXe siècle très important[118]. De retour rue Blanqui du no 64 au no 70 ensemble de maisons en tuffeau du tout début du XVIIe siècle avec la venelle au no 66 dite Petite rue Simon. En face au no 79 le portail XVIIIe siècle avec ses 2 chasse-roue du presbytère Saint-Pierre grande bâtisse du XVIIe siècle[119], entièrement restaurée en 1787 pour Jean-François Guépin, député du clergé de Touraine pour les États généraux de 1789. Le reste de la rue se continue par un ensemble de maisons du XVIIe siècle du no 81 au no 87, grande bâtisse aux no 78,80,82 du XVIIe siècle et XIXe siècle à 2 étages, ou la maison en pierre au no 101 de la toute fin XVIIIe siècle. Du no 90 au no 112 ensemble de petites maisons du XVIe siècle très remaniées aux siècles suivants ou la grande bâtisse[120] au no 114,116 avec en face le no 133,135 où se trouvait l'hôtellerie de l'étoile au point du jour près la barrière Saint-Pierre qui sera remplacée[121] au XIXe siècle par le canal du Berry.

Résumé rues et espaces publicsModifier

Ces six rues qui croisent la Grande Rue de la ville, constatent la complexité que représente l'histoire d'une ville comme celle de Tours, qui se traduit par des réalités matérielles, spirituelles et pécuniaires résultant des nécessités des vivants. Les rues très anciennes du Change, de la Monnaie, de la Rôtisserie et Briçonnet qui datent probablement du IXe siècle ou Xe siècle présentent parfaitement le formidable développement qu'a connu le quartier Saint-Martin, la ville nouvelle du Ve siècle qui de castrum nuovum Sancti Martini prendra le nom de Châteauneuf. Sa réussite commerciale sera tellement déterminante pour la ville qu'aujourd'hui encore, 15 siècles après sa création, il reste un des principaux quartiers du commerce de la ville. On ne peut en dire autant du quartier Saint-Gatien, la Civitas Turonorum ou la Cité qui restera du VIe siècle jusqu'au XVIIIe siècle occupée par une population laïque qui représente l'autorité administrative, alors que la partie sud sera dévolue aux religieux, dans un lacis de rues qui n'a guère changé au fil du temps et qui reste encore aujourd'hui un espace où le temps semble d'être arrêté pour toujours. La rue de la Scellerie, une des plus anciennes rues de la ville sera le lien (qui lui a peut-être donné son nom), entre les chancelleries de Saint-Gatien et de Saint-Martin. La rue Royale sera la nouvelle rue, celle qui fera entrer la ville dans une nouvelle dimension, celle du progrès et de l'urbanisme monumental, et fera disparaitre inconsciemment et brutalement un passé architectural qui en d'autres temps était les dimensions et les progrès d'une autre capitale de la France.

Rue du ChangeModifier

La rue du Change longue de 130 mètres partait au nord de l'église Saint-Pierre, au portail gothique dit du Change au sud, dit aussi la porte des rois qui ouvrait sur la nef de la basilique Saint-Martin. La rue a conservé sa largeur d'origine de la place Plumereau à la rue de Châteauneuf, la démolition de la basilique Saint-Martin à la fin XVIIIe siècle a fait prolonger la rue du Change jusqu'à la rue dite des Halles percée dans les ruines de la basilique. Le nom de la rue du Change vient des tables et ateliers des changeurs et orfèvres de la monnaie à Tours, établis dans la rue et ses entours[Den 18]. Le nom de la rue du Change apparait dans les textes[122] manuscrits entre le XIIIe siècle, la porta Cambiorum et le XIVe siècle la porta Aurifabrorum[123]. Une porte fortifiée du XIe siècle de l'enceinte de Châteauneuf dite de Saint-Denis en référence à l'église Saint-Denis toute proche fermait la rue du change au niveau des actuelles maisons des no 8 et no 5, Les arrêtés d'octobre et novembre 1806 en prescrivirent sa démolition pour améliorer la circulation de la rue, Le plan d'alignement de la rue de 1818 approuvé par ordonnance royale du constate que le portail au milieu de la rue a été démoli depuis peu [Den 19].

Rue de la MonnaieModifier

La rue de la Monnaie longue de 120 mètres a conservé en partie sa largeur d'origine entre les no 26 et no 25 et les no 13 et no 18, la rénovation-restauration lancée dès 1960 dans le quartier Saint-Martin avait décidé de supprimer en partie les petites rues dans ce périmètre pour mettre en valeur le palais des Monnaie du XVIIe siècle et XVIIIe siècle, par la conception et la réalisation [124] de la place de la livre tournois. Le nom de la rue de la Monnaie est connu depuis le XIVe siècle et son nom n'a pas changé malgré la suppression de l'atelier monétaire royal en 1772[Den 20]. La rue part de la place Plumereau anciennement Carroi aux chapeaux à l'ouest, à la rue du Président-Merville anciennement rue du Boucassin à l'est. Son nom de la monnaie rappelle l'importance qu'avait donné Clovis à la monnaie de Tours qui deviendra la livre tournois, remplacera la livre parisis à partir du XIIIe siècle par le rattachement de la Touraine au domaine royal. Philippe II de France, Saint Louis étendent le cours légal de la monnaie de Tours à tout le royaume. Au XIVe siècle le franc à cheval Frappé à trois millions d'exemplaires, il va servir à payer la rançon du roi Jean II le Bon. Au début du XVIIIe siècle, la dénomination officielle de la Livre tournois devient la Livre, à la révolution le franc la remplace.

Rue de la RôtisserieModifier

La rue de la Rôtisserie longue de 130 mètres part de la place du Grand-Marché à l'ouest à la rue du Change à l'est. Connue depuis le début du XVIe siècle sous le nom de rue de la Rôtisserie parfois de la Souperie ou de la Crémerie dans les actes notariés[Den 21]. Ses différents noms de par le temps donnent une image fidèle qu'elle conserve encore aujourd'hui comme la rue des restaurants. Pendant la Révolution elle portait le nom de rue Bonneau, l'arrêté préfectoral du 15 juillet 1808 rue de Saint-Cloud, l'arrêté du 10 aout 1816 lui rendit son nom de la Rôtisserie, qui provient sans doute d'une enseigne du XVe siècle[Den 22]. La rue de la Rôtisserie a conservé en partie sa largeur d'origine car la rue présente la particularité architecturale d'avoir son front bâti nord fait de maisons en pierre ou à colombages à pignon du XVe siècle et XVIe siècle alors que son front bâti sud ne présente que des maisons fin XVIIIe siècle. Cette particularité provient des premiers programmes d'urbanisme d'élargissement et de réalignements des rues au XVIIIe siècle, où on reconstruit le bâti d'un seul côté de rue par mesure économique, la rue de la Rôtisserie a donc sa face bâti nord du Moyen Âge et sa face bâti sud fin XVIIIe siècle[Den 23].

Rue BriçonnetModifier

La rue Briçonnet longue de 200 mètres a conservé en partie sa largeur d'origine, anciennement plus longue, la rue partait au sud à l'angle de la grande rue, aujourd'hui la rue du Grand Marché, la création de la place Plumereau au début du XXe siècle a fait disparaitre cette portion de la rue. La construction de l'Université rue des Tanneurs en 1970 a supprimé la portion de la rue au nord entre la place des Joulins, anciennement rue Simon, et la Loire. Anciennement des quatre Villes et Cassées elle prit au XVe siècle le nom des Trois Pucelles, (les pucelles sont des poissons qui remontent la Loire), nom que la rue conserva pendant plusieurs siècles, confirmé par arrêté municipale en 1816. La délibération du conseil municipal du 5 mars 1844 lui donna le nom de rue Briçonnet [Den 24]. La rue rappelle la mémoire de Jean Briçonnet, premier maire de Tours élu en 1462, issu de la grande et fameuse famille Briçonnet, la rue a conservé de cette époque un grand nombre de logis nobles, d'escaliers-galeries et de maisons en pans de bois. La rue Briçonnet fut la première à bénéficier de la restauration-rénovation lancée dès 1960 et rendue nécessaire par la situation désastreuse des quartiers historiques de la ville de Tours, que l'on voit surtout à l'époque comme des quartiers et ilots insalubres à démolir. Ces périmètres doivent être remplacés par des habitations et des constructions neuves aux normes modernes d'hygiène et de confort de l'époque. Les logis et les maisons de la vieille ville qui vont du XIIe siècle au XVIIIe siècle sont très loin d'offrir le confort demandé, ils n'ont que 8% de WC intérieurs, 9% une salle d'eau, 11% du chauffage central, 21% n'ont pas le gaz, 25% n'ont pas l'eau courante et 4% n'ont même pas l'électricité[125].

la rue Briçonnet présente au sud au no 36 un ensemble de deux maisons du premier quart du XIXe siècle construites avec une partie des pierres de l'église Saint-Pierre-le-Puellier démolie vers le début du XIXe siècle et dont la façade ouest se trouvait à cet emplacement, on peut toujours voir au no 34 le passage vouté du XIVe siècle qui reliait le cloitre à la rue. En face au no 35 immeuble de la fin du XVIIIe siècle qui enserre sur le no 2 rue du Poirier, la façade d'une maison du XIIe siècle [126]. Au no 33 grande maison du XVIIe siècle et XVIIIe siècle qui donne aussi sur la rue du Poirier, nom que cette rue a toujours porté depuis le XVe siècle et qui montre au no 1 un escalier-galerie du XVIIe siècle encastré dans une cage de pierre. À la suite le no 31 grande maison canoniale de Saint-Pierre-le-Puellier du XIIIe siècle donc le pignon qui avait disparu depuis longtemps a été reconstitué [127]. Au no 29 grand et rare logis noble du XIVe siècle qui avait été construit en lien du no 31, pour former jadis un seul et même ensemble [128], ils furent séparés au XVe siècle et sa tourelle d'escalier en pans de bois fut construite pour desservir ses étages. La cour du no 29 formait autrefois une maison où se trouvait la plus vieille boulangerie-pâtisserie de France ouverte au début du XVIIIe siècle, elle fermera son activité dans la deuxième partie du XXe siècle à la suite de la démolition de cette maison [Den 25]. La rue Briçonnet croise la rue du Murier anciennement au XVe siècle des Apprentis dans les Titres et rue du Murier au XVIe siècle qu'elle a gardé depuis [Den 26], rue résidentielle où on croise nombre d'hôtels dont celui du no 5 rue du Murier du XVe siècle avec sa tourelle d'escalier en pierre dans la cour. De retour rue Briçonnet au no 32 maison à pans de bois en losange qui présente sur ses poteaux-corniers les statues de Pierre et Paul, avec sur la gauche sa tourelle d'escalier-galerie en bois du XVIe siècle [129], qui fait face à un autre escalier-galerie au no 28 de la fin du XVIe siècle. En face au no 27 se trouvait un grand hôtel du XIVe siècle et XVe siècle qui a été détruit vers 1930 suite à un incendie, et transformé en petit jardin dans la deuxième partie du XXe siècle, en conservant autour de ce périmètre des parties de l'ancien hôtel comme les cheminées ou les anciens grand portails qui donnaient sur la rue [130] et au no 25 l'hôtel en pierre du XVe siècle transformé au XVIe siècle avec son escalier en vis en pierre et en bois au noyau lisse aux étages supérieurs [131].

La rue Briçonnet se continu en face, des no 26 au no 18 par un ensemble de maisons en pierre et colombage du XIVe siècle au XVIe siècle très transformée au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle. La maison du no 26 du XVIe siècle a conservé sa structure en bois avec dans la cour un escalier-galerie du XVIIe siècle, la façade en pierre sur rue fut reconstruite au XVIIIe siècle, celle du no 22 a la particularité d'avoir un escalier-galerie intérieur à balustres en spirale [132]. La maison qui suit au no 24 quoi que très transformée, conserve l'esprit du Moyen Âge avec son pignon en pierre qui semble du XVe siècle [133]. En face aux no 23 et no 21,deux hôtels du XVIIIe siècle de très grande qualité, au no 23 l'Hôtel de Boisleroy du tout début du XVIIIe siècle, avec sa double cour intérieure [134]. L'hôtel dit de Choiseul reconstruit dans la première moitié du XVIIIe siècle dans une structure plus ancienne probablement du XVIe siècle au no 21 [135]. En face au no 16 l'hôtel Pierre du Puy remarquable construction de la toute fin du XVe siècle, entièrement réalisé en brique avec Chaînage en pierre de tuffeau avec son haut pignon à redents ou pignon à échelons. cet hôtel seul exemple connu à Tours d'architecture flamande, possède dans sa cour intérieure des dictions sculptés dont priez dieu pure ou beaucoup vivrons peu aurons elle renferme aussi une très haute tourelle d'escalier en brique en Vis de Saint-Gilles avec un belvédère à son sommet [136]. À l'angle, la rue Briçonnet rencontre la rue des Cerisiers connu sous ce nom depuis le début du XVe siècle et au no 1 de cette rue qui est le no 19 de la rue Briçonnet, la fameuse Auberge des Trois Pucelles maison à pans de bois du XVe siècle [137] avec au no 17 une autre maison XVe siècle et XVIe siècle formant aujourd'hui la limite nord de la rue Briconnet par la réalisation dans le cadre de la restauration du vieux tours d'une place la place des Joulins pour mettre en valeur l'hôtel dit de SIMON du XVIIIe siècle au no 14 rue Briçonnet [138] et [139].

Rue de la ScellerieModifier

La rue de la Scellerie est une des plus anciennes de la ville de Tours, probable chemin gaulois doublant celui qui longe la Loire au nord et qui deviendra la Grande-Rue. La rue de la Scellerie, autre decumani axe principale de la ville antique du Haut-Empire la cité de Caesarodunum, tellement centrale que l'amphithéâtre, la plus monumentale construction civile et publique de la ville, sera construit dans son axe. La rue deviendra au Moyen Âge cette rue de la Scellerie, second axe médiéval la sellaria turonensis terme du XIIIe siècle qui peut expliquer son nom qu'elle a toujours porté[140].

Rue RoyaleModifier

Article détaillé : Rue Nationale (Tours).

La rue Royale longue de 700 mètres, a conservé sa largeur d'origine de 15 mètres[141] entre les rues Néricault-Destouche, Émile-Zola et la place Jean-Jaurès sur 300 mètres. Toute la partie nord de la rue jusqu'à la Loire a été entièrement détruite sur 400 mètres par l'incendie de 1940. La rue Royale, aujourd'hui la rue Nationale[142] et le dernier maillon après l'avenue de Grammont terminée en 1757, la place Choiseul en 1763, l'avenue de la Tranchée en 1765 et le pont Wilson ouvert en 1779 de la nouvelle route d'Espagne, décidée par Louis XV et Daniel-Charles Trudaine et son fils Jean Charles Philibert Trudaine de Montigny directeurs du Département des Ponts et Chaussées.

Axe majeur nord-sud de 6 kilomètres de la traversée de la ville, conçu et réalisé par François Pierre du Cluzel[143], intendant de la Généralité de Tours dès 1767 et Jean-Baptiste de Voglie. La rue fut construite dès 1772, en remplacement des anciennes rues neuve-Saint-Louis, Traversaine, du Bac par Mathieu de Bayeux et Jean-Cadet de Limay[144] architectes, entièrement réalisée en pierre de tuffeau, en style néoclassique Louis XVI. Supervisé sous les ordres de Gaspard-César-Charles de Lescalopier ancien intendant de la Généralité de Tours devenu conseiller d'État en 1767 et Étienne-François de Choiseul puis Charles Henri d'Estaing gouverneurs de la Touraine. La construction trop lente de la rue Royale et le déclenchement en 1789 de la Révolution française, stoppera sa réalisation qui ne sera terminée qu'à la fin du premier quart du XIXe siècle, elle deviendra toutefois le nouvel axe principal du commerce de la ville en remplacement de la Grande-Rue, ancien axe historique est-ouest.

La rue Royale présentait avant l'incendie de 1940 à son début au nord, une place dénommée à sa création place Royale[145] puis place Joséphine, c'est aujourd'hui la place Anatole-France[146]. La place était encadrée par deux palais, celui de l'ouest qui sera construit de 1776 à 1784 et qui deviendra l'hôtel de Ville[147] puis bibliothèque municipale en 1904. Celui de l'est prévu pour l'abbaye de Saint-Julien dans les plans de Jean Cadet de Limay, ne sera réalisé et terminé qu'au XIXe siècle par Bernard Mathias Guérin architecte et père de Gustave Guérin et Aignan-Robert Cadet de Limay fils de Jean qui terminera le travail de son père[148]. Ce palais deviendra au XIXe siècle le musée des Beaux Arts puis au début du XXe siècle Muséum d'histoire Naturelle[149]. La rue Royale avait la particularité architecturale voulue par son concepteur Jean-Cadet de Limay, l'alternance d'immeubles en pavillon de trois à onze travées et de cours, reliés entre eux par de grandes portes cochères, ce procédé permit de masquer la forte pente de la rue. La rue présentait avant l'incendie de juin 1940, du anciennement no 1 au no 11 un ensemble de bâtiments administratifs le palais royal neuf[150], c'est dans ses murs que se réunissent en mars 1789 les députés du Bailliage de Touraine, avant de monter à Versailles pour les états généraux[151]. En face au no 2 le fameux café du Musée du XIXe siècle, qui était encastré dans une porte cochère du XVIIIe siècle et au no 14 le passage Saint-Julien qui donnait sur l'église Saint-Julien.

Places et espaces publicsModifier

Place PlumereauModifier

La place Plumereau constitue le centre du quartier Saint-Martin. Elle est agrandie en 1895, ce qui nécessite la destruction de plusieurs habitations. Elle est successivement nommée carroi aux Chapeaux XIVe siècle, place Saint-Pierre-le-Puellier, place aux Fruits (1816), carroi Saint-Pierre, carroi des Quenouilles. À compter du 18 novembre 1888, elle prend le nom de place Plumereau, en l'honneur de Charles Plumereau (1818-1885), conseiller municipal de Tours qui lègue à la ville 3 000 francs[152],[153],[154]. La place couramment surnommée place Plume et toutes rues alentour, piétonnes depuis 1985, abritent aujourd'hui de nombreux bars et restaurants qui accueillent Tourangeaux – notamment, le soir, des étudiants – et touristes[45]. Avant la restauration de la place, elle comptait davantage de commerces de proximité et moins de lieux de restauration[45]. La place qui constitue un site inscrit depuis 1935, compte plusieurs maisons à colombages inscrites aux monuments historiques et datant du XVe siècle[155]. La place Plumereau portait autrefois le nom de place Saint-Pierre car sur le coté nord de la place se trouvait la grande église Saint-Pierre-le-Puellier, construction du XIIe siècle et XIVe siècle[156]. L'église fut vendue comme bien national pendant la Révolution et en grande partie détruite, une partie des pierres de l'église servirent à reconstruire au XIXe siècle les maisons qui forment aujourd'hui le côté nord de la place[157].

Le plan d'alignement des rues de la ville de Tours de 1818 fut approuvé par ordonnance royale du , la place devait donc être agrandie, tout le côté sud jusqu'à la rue de la Rôtisserie devait être démoli. La délibération du conseil municipal du 19 juin 1868 décida que seul le côté ouest de la place serait mis à l'alignement et que le périmètre des maisons sur le milieu de la place serait démoli. Faute d'argent tous ces aménagements ne furent réalisés qu'au début du XXe siècle[Den 27]. Le côté ouest de la place Plumereau a subi un réalignement au début du XXe siècle, le no 13 est une ancienne maison, jadis à pans de bois avec pignon du XVIe siècle, le no 11 est une maison en faux pans de bois du 1er quart du XXe siècle et le no 9 est une grande maison construite dans la deuxième partie du XIXe siècle imitant l'architecture Renaissance italienne. Le côté nord du no 09 au no 01 est une reconstruction du premier quart du XIXe siècle dans l'esprit du XVIIIe siècle. Le coté est de la place du no 02 au no 12 est un ensemble de maison entièrement construites en pierre de tuffeau de la deuxième partie du XVIIIe siècle. Le côté sud qui a conservé sa numérotation de la rue du Grand Marché, présente un équilibre architectural du XVe siècle, XVIe siècle et XVIIe siècle assez remarquable[158], avec la maison d'angle XVe siècle au no 02[159], ou la grande maison en pierre du XVIIe siècle au no 04 qui conserve dans sa cour intérieure un remarquable escalier-galerie du début du XVIIe siècle, et les maisons à pans de bois du XVe siècle et du début du XVIe siècle au no 06[160], no 08[161], no 10[162], et au no 12[163].

Place du Grand-MarchéModifier

La place du Grand-Marché connue dès le XVe siècle dans les titres de propriétés, comme place du Marché ou du Grand Marché[Den 28], était une simple voie entre la Grande-Rue et la place Saint-Clément. Ce passage devient une place au XVIe siècle où fut construite la plus grande fontaine de la ville, inaugurée en aout 1518, réalisée par Pierre Valence et son fils Germain. Elle avait une pyramide de 8 mètres de haut et un bassin octogonal de 6 mètres, d'architecture Renaissance[164], la sculpture anachronique "le monstre" a pris sa place. Le 23 février 1590, Edmond Bourgoing, instigateur de l'assassinat de Henri III, y fut écartelé[Rob 8]. La place fut agrandie en 1845 par la suppression des grandes boucheries qui occupaient la partie nord entre le Carroi aux herbes et la Grande-Rue[165]. L'arrêté municipal du et la délibération du conseil municipal du , lui confirmèrent son nom de place du Grand-Marché[Den 29].

La place est un exemple caractéristique d'un ensemble homogène, constitué par des maisons à boutiques des XVe siècle et XVIe siècle avec pignon sur rue[Jea 8]. Ces maisons à pignons ont vu pour la plupart leurs façades fortement remaniées ou reconstruites au XIXe siècle en tuffeau, mais ces transformations n'ont pas altéré la cohérence de cet ensemble. On peut voir notamment, coté ouest de la place au no 1 la maison des Quatre-Fils-Aymon, aux nos 7, 9, 19, 21 et 23, maisons du XVe siècle avec façades en pierre du XIXe siècle, qui mériterait une très grande restauration. Au no 17 se trouvait une très grande maison en bois dite la maison bleu, remarquable construction du XVe siècle, qui a été reconstruite à la moderne en 1930[166]. Les no 11,13,15 conservent encore leurs façades d'origine ou la maison à l'angle de la place au no 59 avec son bardage en ardoise, les nos 49 et nos 51 en pierre de taille sont du XIVe siècle[Gal 9]. Le coté est de la place présente, entre les nos 54 et 56 le portail d'entrée principal de l'hôtel des trésoriers de Saint-Martin du XVe siècle classé le 19 février 1916[Jea 9], à la suite, du nos 54 au 38 grand et rare ensemble immobilier de maisons à boutiques et grandes arcades en rez-de-chaussée du XVIIe siècle en pierre de tuffeau, réalisé dans le périmètre de l'hôtel des trésoriers de Saint-Martin entre la rue des Halles anciennement de Racan et la rue de la Longue-Échelle. Aujourd'hui, la tradition des marchés sur la place se perpétue par la Foire à l'ail et au basilic tout à fait exceptionnelle de la Sainte Anne, qui a lieu le 26 juillet. Les habitants viennent s'approvisionner en ails, échalotes, oignons et basilic, et elle reste une fête très populaire en Touraine depuis la nuit des temps[167].

Place de ChâteauneufModifier

La Place de Châteauneuf anciennement l'aréa Sancti Martini, l'espace Saint-Martin le centre du Bourg Neuf qui deviendra Châteauneuf. Les premières mentions du Bourg Saint-Martin dates de 837, des actes de Charles le Chauve sont souscrit in Monasterio Sancti Martini en 845. En 853 suite aux nombreux pillages des Normands, toutes les reliques quittent la ville et vont se réfugier à l'abbaye Saint-Paul. Une résidence royale dans le périmètre de la Place de Châteauneuf des 878 ne fait aucun doute, peut être l'origine de l'Hôtel de la Chancellerie de Saint-Martin tout proche [168]. Pendant le Xe siècle et le XIe siècle la Place prend sa forme architecturale et sa futur configuration par la reconstruction d'une nouvelle Basilique [169].

La Place va se structurer au nord de la Basilique Saint-Martin, de la porte du Change portail nord de la Basilique à la Tour dite de Jean l'enroué (les cloches de la tour sonnaient très rarement) qui deviendra à la Révolution la tour Charlemagne [170]. La place est enveloppée au nord par un ensemble monumental entre la rue du Change, l'église Saint-Denis et l'Hôtel des Ducs de Touraine, le Palais des Duc de Touraine. La place se fermait à l'est aujourd'hui le no 5 par l'église Notre-Dame de l'écrignole [171]. Cette église fut fondée vers la deuxième moitié du VIe siècle par une fille de Clotaire, fils de Clovis, Son nom de Scrinolium définissait le lieu ou se trouvaient les religieuses chargées de l'entretien des reliques. Hervé de Buzançais, transféra les religieuses au début du XIe siècle à l'abbaye de Beaumont-lès-Tours aujourd'hui le quartier de Beaumont-lès-Tours et l'église reconstruite au XIIIe siècle devint paroissiale, jusqu'à sa destruction vers 1785, l'immeuble du no 5 de la place d'architecture néoclassique Louis XVI qui donne aussi au no 75 et no 77 rue des Halles anciennement de la Harpe l'a en grande partie remplacé. Une partie de la place devant l'église de l'écrignole renfermait un petit cimetière clos par une fontaine renaissance construite par Alexandre Robin en 1544, composé d'un bassin octogonale en marbre et d'un pilier centrale surmonté d'une boule et une fleur de lys en or [172], l'ensemble fut détruit au début du XIXe siècle. Carroi Saint-Martin puis Carroi aux Légumes, la délibération municipale d'octobre 1884 lui donna le nom de Place de Châteauneuf.

Place Foire-le-RoiModifier

La place Foire-le-Roi était à l'origine plus vaste, formant une dépression montant graduellement de la Loire vers la Grande-Rue[Jea 10]. La place devint au XIIIe siècle le lieu où était installé le pilori et où se tenaient les foires[173]. En 1355 par lettres patentes, le roi Jean II le Bon, crée sur la place la foire de la Saint-Christophe pour financer la construction de la clouaison [Rob 4]. Son nom passera de la Fère-le-Roy à la Foyre-le-Roy, nom qui passera ensuite à la place elle-même. En 1545, François Ier accorde deux foires franches pour aider les soyeux tourangeaux, l'une en mars et l'autre en septembre ; elles sont l'origine des foires actuelles[174].

La place constitue un site classé depuis le 13 mai 1935[175], le côté sud de la place a été détruit pendant les bombardements de 1944[176]. En 1958, malgré l'intervention de monsieur Pierre Boille, deux belles maisons à pan de bois du XVe siècle, les 15 et 13 de la place[177], furent détruites par leurs propriétaires. La place compte encore aujourd'hui un nombre important de monuments protégés, comme l'hôtel de Jean Galland ou l'hôtel du 17 de la place du XVIIIe siècle mais aussi des maisons à pan de bois XVe siècle et XVIe siècle au nos 1, 3, 5, 7, 9, 11, 23 avec façade en bois ou en pierre ainsi qu'une rare maison en brique au no 18 du XVe siècle.

Place François-SicardModifier

La place François-Sicard était anciennement de la porte Saint-Étienne au XIVe siècle, carroi de la Porte Neuve ou place de la Bastille-Saint-Vincent au XVIe siècle et place de l'Archevêché au XVIIe siècle[178]. La place prit le nom Émile-Zola en 1905 et place François-Sicard en 1934 à sa mort, la place et son square réalisé XIXe siècle par les frères Bühler constitue un site inscrit en 1944[179] La place a conservé son caractère architectural et son équilibre du XVIIe siècle, XVIIIe siècle et XIXe siècle que rien n'est venu déparer[180].


Place Grégoire-de-ToursModifier

La place Grégoire-de-Tours peut être considérée comme l'essence même de la ville de Tours, car la place se trouve à la cote ngf 53.60[181] soit le lieu le plus élevé de la vieille ville. La ville romaine de Caesarodunum, ancienne ville de Tours, avait du Ier siècle au IIIe siècle son centre aussi sur cette place, la fameuse Colline de César qui dominait certainement la ville antique. La place fut aussi le centre du quartier Saint-Gatien qui correspond au périmètre de la cité gallo-romaine, qui va se rétracter et prendre un autre développement dans un castrum à partir du IVe siècle, à l’intérieur de son enceinte gallo-romaine. La place forme la jonction du nord au sud, entre les rues de la Psalette, Racine, Manceau, du Général Meunier et Fleury, formant ensemble les voies du quartier canonial Saint-Gatien.

Il n'est pas facile aujourd'hui de définir la forme que la place avait du Ier siècle au IIIe siècle. On peut seulement imaginer à l'est entre la rue du Général-Meunier et la rue Racine, l'enveloppe et la façade de l'amphithéâtre et à l'ouest un temple romain à l'emplacement où se trouve aujourd'hui la cathédrale Saint-Gatien. La forme de la place Grégoire-de-Tours peut être plus facilement définie par les bâtiments du XIIe siècle au XVIe siècle qui entourent encore la place et forment le lieu le plus évocateur du Moyen Âge à Tours[Rob 9]. La place anciennement de Saint-Maurice qui était l'ancien vocable de la cathédrale de Tours, place des Terreau sous la Révolution et la délibération du conseil municipal du 10 novembre 1832 qui lui donna le nom de place Grégoire-de-Tours[Den 30].

Patrimoine civil du Vieux-ToursModifier

 
la ville de Tours, 1657, Zeiller
 
Vieux Tours, Carte de René SIETTE, 1619

La réputation considérable[182] du patrimoine de la ville aurait pu bien représenter cette cité au passé historique tout à fait exceptionnel[183]. Passant de Sanctuaire national[184] avec saint Martin et Grégoire de Tours sous les Mérovingiens et les Carolingiens qui fit de Tours une ville de pèlerinage majeure au Haut Moyen Âge, au point qu'en 813 le concile de Chalon donnait à ce pèlerinage la même importance qu'à celui de Rome[185]. Aux guerres entre le Xe siècle et le XIe siècle entre la maison féodale blésoise et la maison d'Anjou pour posséder la ville[186], qui se continuera entre les rois d'Angleterre et de France et se soldera par l'adoption par les Capétiens de la monnaie locale la livre tournois qui deviendra la monnaie du royaume[187]. Première ville de l'industrie de la soie, voulue par Louis XI, capitale royale sous les Valois avec ses châteaux de la Loire, qui lui donnera le statut de capitale des arts[188]. Le Siècle des Lumières la fera basculer dans l'art classique par un des plus grands projets urbanistiques de France de cette deuxième partie du XVIIIe siècle. Cette richesse d'événement était inscrite dans la pierre et l'art, qui sera malheureusement ternie par les guerres de religion pour le patrimoine mobilier la fameuse École de Tours, les conséquences de la révolution feront disparaitre une grande partie de son patrimoine religieux et les destructions de la Seconde Guerre mondiale la priveront d'une importante partie de son patrimoine architectural civil et historique.

 
Vu en ballon, le centre historique de la ville de Tours 1855

Tous ces évènements négatifs et sens contraire artistique, auraient pu la priver entièrement de cette image historiquement prestigieuse. Le constat pourtant reste étonnant, la ville conserve encore un patrimoine civil assez remarquable[189], le vieux Tours est l'un des mieux conservés de France et possède une grande quantité d'édifices civils, de maisons et d'hôtels particuliers qui offrent divers aspects de la construction jusqu'au XVIIIe siècle[190], dont 337 maisons ou maisons-tours du XIIe siècle au XIVe siècle en pierre et principalement présentes dans le quartier Saint-Martin et le quartier Saint-Gatien, fortement remaniées aux siècles suivants, 1 302 maisons à boutique et atelier, en structure principalement à colombages du XVe siècle au XVIIe siècle restructurées et remaniées pour les façades sur rue aux XVIIIe siècle et XIXe siècle, 127 hôtels ou logis nobles des XVe siècle et XVIe siècle, 79 hôtels ou logis nobles du XVIIIe siècle et 762 maisons résidentielles du XVe siècle au XVIIIe siècle.

 
Grande maison romane du 12e siècle, rue des cerisiers, transformée au 15e siècle et coupée en deux au 17e siècle.

Le constat de la conservation de ce patrimoine civil vient de plusieurs facteurs historiques.

Le premier facteur vient du fait que cette cité fut d'abord une ville de pèlerinage et de marchands qui vinrent s'installer autour de la nouvelle enceinte de Châteauneuf, attirés par l'affluence incessante des pèlerins pour le tombeau de saint Martin. Les marchands, bourgeois et les chapitres religieux vont se faire construire du XIe siècle au XIIIe siècle dans le bourg Saint-Martin une quantité importante de constructions civiles médiévales que l'on rencontre aussi dans les autres quartiers de la ville. Le XIVe siècle verra la réunion des quartiers Saint-Martin, Saint-Julien et Saint-Gatien par la clouaison [191], construite pour se protéger de la catastrophe de la guerre de Cent Ans.

Le second facteur fut la décision royale de Charles VII, Louis XI et Charles VIII de faire de la ville de Tours une nouvelle capitale du royaume qui va engendrer une fièvre de construction principalement à colombages et une transformation des édifices civils des périodes antérieures, pour les mettre au gout du jour. Un nombre important d'édifices civils des XVe siècle et XVIe siècle en pierre, ne sont bien souvent que des maisons ou édifices plus anciens, le constat flagrant des caves médiévales en très grand nombre dans le vieux Tours en apporte une preuve évidente.

 
Vieux tours, rue Colbert, maison 15e avec façade 19e siècle.

Le troisième facteur fut la construction entièrement réalisée en pierre de tufeau de la grande percée du XVIIIe siècle la rue Royale qui va transformer cette ville médiévale en ville classique par l'harmonisation administrative des rues avec la nouvelle rue Royale, par les différents plans d'alignement de la deuxième partie XVIIIe siècle à la première partie du XIXe siècle qui imposera la reconstruction ou le placage de façades sur rue en pierre de tufeau, sur des constructions beaucoup plus anciennes et principalement réalisées aux XVe siècle et XVIe siècle à colombages.

Le quatrième facteur fut l'incapacité financière des propriétaires dans le renouvellement de leurs biens immobiliers ou les manques de pouvoir des milieux municipaux dans la doctrine de la reconstruction haussmannienne que l'on rencontre dans les autres villes en France dans cette seconde partie du XIXe siècle. Des villes comme Angers ou Orléans ont vu une grande partie de leur centre historique reconstruit à la mode haussmanienne, le constat à Tours sera très différent, peu de bâtiments de cette époque seront construits dans la vieille ville, qui sera délaissée, pour la nouvelle ville du XIXe siècle construite entre les grands boulevards et le cher Saint-Étienne-Extra, avec le jardin des Prébendes d'Oé entourant les fameux particuliers tourangeaux. La faiblesse économique de la ville et donc du pouvoir foncier sont les principaux responsables de cet état de fait, mais il aura permis la conservation dans le vieux Tours d'un patrimoine civil des siècles antérieurs.

Le cinquième facteur sera la destruction par le feu d'une partie de ce patrimoine civil engendré par des siècles de constructions, mais avec tout de même une certaine chance. Les incendies et les bombardements du dernier conflit mondial ont principalement touché le quartier Saint-Julien qui était relativement le plus récent, même s'il renfermait comme l'écrivait Robert Ranjard, une très grande quantité d'hôtels du XVIIe siècle au XVIIIe siècle, avec des caves du XIIe siècle au XIIIe siècle qui révélaient dans leurs architectures, des vieilles maisons romanes dont l'intérêt archéologique était indéniable[192], le quartier saint-Julien était aussi le lieu de concentration des hôtels à la mode de la première Renaissance, les hôtels Goüin, Beaune-Semblançay, de Jean Galland n'en sont que des vestiges. Les quartiers les plus anciens du vieux Tours, ceux de Saint-Martin et de Saint-Gatien sortiront de la Seconde Guerre mondiale avec peu de destructions.  

Les maisons du XIIe au XIVe siècleModifier

Les maisons romanes

Les maisons gothiques

Les maisons-tours

Les maisons du XVe au XVIIIe siècleModifier

La ville a été à partir de 1450 reconstruite et le parc de maisons sur rue en grande partie renouvelé, ces maisons dites du Moyen Âge que l'on peut voir dans la ville ancienne datent pour la plupart de la deuxième partie du XVe siècle et du premier quart du XVIe siècle. Aujourd’hui, la ville concentre dans son secteur sauvegardé, 1 302 maisons à boutiques ou ateliers, la majorité de ces maisons sur rue ont été construites en structure à pans de bois, avec un remplissage en torchis ou en brique. Le long des grands axes historiques de la ville et de ces faubourgs historiques, les maisons à boutiques sont implantées sur des parcelles d’origine médiévale. Elles sont étroites et très profondes, afin de favoriser le nombre de boutiques ou ateliers possédant un débouché sur la voie commerçante. Leur fréquence le long de ces voies constitue un ensemble significatif du paysage urbain, par succession des façades étroites surmontées de pignons aigus. Les caves ont jusqu’à 3 niveaux dans certains cas, mais la majorité des maisons comporte 2 niveaux de caves, elles sont accessibles par un escalier qui se trouve dans le prolongement de celui desservant les étages. Les caves sont construites en pierres, l’axe de la voûte est perpendiculaire à la rue, des soupiraux éclairent et ventilent ces volumes. Le rez-de-chaussée est réalisé en pierre, afin d’isoler la structure en bois des maisons de l’humidité du sol, les éléments de structure des pans de bois des étages sont visibles. La façade peut également être revêtue totalement ou partiellement, d’un essentage en ardoise. Ces maison étaient destinées dès leur origine à recevoir une activité commerciale ou artisanale en rez-de-chaussée, les étages étant affectés au logement de l’usager du rez-de-chaussée, de ses éventuels employés ou locataires. Ces maisons ont fait l’objet de restructurations profondes, en particulier pour les façades sur rue, qui ont fait l’objet, du XVIIIe siècle au XIXe siècle, de reconstructions en tuffeau, les pignons donnant sur rue étant remplacés par des croupes.

les maisons du XVe au XVIe siècle

Les maisons à l'essentage en ardoises.

L'art des maisons à pans de bois à Tours présente une grande diversité, des plus simples dites à grille, no 23 et no 41 rue Colbert, no 11,13 rue de l'Ermitage, aux plus complexes constituées de panneaux de Croix de Saint-André no 25 rue de la Hallebarde, no 12 rue du Grand-Marché, no 68 rue Colbert. D'autres maisons présentent des treillage resserrés formant des petits losanges au caractère décoratif indéniable no 32 rue Briçonnet, no 5 rue du Serpent-Volant, no 32,34 rue Blanqui. Quant au hourdis, les briques liées au mortier furent particulièrement recherchées pour créer des réalisations décoratives, comme on le remarque encore sur les façades très restaurées, il est vrai, mais bien en vue de la place Plumereau.

Les maisons à pans de bois en losange.

La présence de la cour en Touraine pendant un siècle a fait de la ville l'un des centres économiques et artistiques les plus importants de France. L'art A L'ANTIQUE adopté autour de 1500 se diffuse dans la région plus vite que partout ailleurs. Ces circonstances aurait dû favoriser l'apparition de maisons au style italianisant, dès les premières années du XVIe siècle. La réalité, ( bien que la catastrophe de l'incendie d'une partie du Vieux Tours en 1940 l'a privée en partie de sa mémoire) semble peut-être et jusqu'à preuve du contraire, bien différente.

Les maisons à pans de bois à croix de Saint-André.

Le style gothique est encore bien admis par les charpentiers, presque aucune maison de Tours ne possède de pilastre classique ou de console feuillagée en bois, motifs caractéristiques de l'architecture de la Renaissance au XVIe siècle. Les propriétaires de maisons et les charpentiers de Tours ne semblent pas avoir été intéressés par l'art nouveau, le style de la Renaissance. Ce refus de nouveauté, explique en partie que les maisons gothiques en pans de bois soient de loin les plus nombreuses dans le vieux Tours. Les maisons ordinaires construites en bois, nous renseignent le mieux sur le goût du moment de la population. Les exemples de maisons en bois conservées ou connues par des dessins ou photographies anciennes possèdent le plus souvent un décor gothique, on constate aussi que les ébrasements de fenêtre demeurent gothiques.

Les maisons à pans de bois en grille.

Ces faits s'expliquent en grande partie par des raisons historiques, la ville devait devenir la nouvelle capitale du Royaume. Dès le début de la deuxième moitié du XVe siècle la ville fut donc en grande partie reconstruite, les très nombreux exemples conservés aujourd'hui prouvent de façon certaine cette volonté manifeste d'en faire une nouvelle ville royale. Beaucoup de maisons étaient donc neuves quand l'architecture de la Renaissance a produit ses premiers chefs-d’œuvre, au début du XVIe siècle, on n'allait pas reconstruire les maisons en pans de bois pour les mettre au goût du jour. Cette raison évidente permet de comprendre qu'il y ait aussi peu de maisons en bois de style Renaissance à Tours mais une autre raison plus importante sera la décision de François Ier de quitter la ville et la Touraine en 1528 pour Paris et le château de Fontainebleau, l'art des maisons à pans de bois à Tours sera remplacé par presque rien d'autre.

les maisons du XVIIe au XVIIIe siècle

la période du XVIIe siècle

Les premières transformations des maisons à boutique ou atelier furent l’application de l’édit royal de 1607 demandant la suppression de tous saillies ou encorbellements des façades sur rues et la réglementation de 1667, résultant du grand incendie de Londres qui oblige à enduire les façades en pans de bois pour les préserver du feu. Les secondes transformations viennent de l’entretien au fil des siècles, les pièces de bois extérieures sont exposées aux intempéries, elles doivent donc être changées régulièrement, ce qui conduit au fil du temps à des façades qui ont fait l’objet de réinterprétations architecturales et à un appauvrissement de l'authenticité des édifices conservés. Ces transformations dans la vieille ville ont partiellement reconstruit des façades, modifié la proportion des baies et fait disparaitre la majeure partie des ornements. Malgré toutes les mutations ou mutilations, il reste évident qu’un savoir-faire s’est perpétué pour assurer l’entretien et la restauration de ces maisons. La dernière transformation de ces maisons sera la lente conquête du domaine par la pierre, les maisons à boutique sous arcades du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle du no 54 au no 38 de la place du Grand Marché en est le meilleur exemple et peut-être le seul qui existe encore, depuis la destruction et l'incendie du centre de la ville en 1940.

la période du XVIIIe siècle

La principale transformation du XVIIIe siècle et du XIXe siècle sera le refaçadage, qui consiste à remplacer les façades sur rue en pans de bois, par des façades en pierre de tuffeau à mur gouttereau pour supprimer les pignons des maisons à boutique. Ces changements dans la société, lancés vers la fin du XVIIe siècle considèrent comme archaïque l'architecture à pans de bois qui est perçue comme une image négative des époques médiévales, l’art classique en maçonnerie sonne le progrès et le modernisme. Cette image de modernité est poussée par la mécanisation de l'extraction et de l’exploitation de la taille de la pierre ; la raréfaction du bois de construction par manque de politiques sérieuses de replantation sera aussi un facteur déterminent pour ces nouvelles transformations de l'urbanisme. Dans la ville de Tours, ces conceptions sont accélérées par la réalisation de la Nouvelle Route Royale d'Espagne entièrement réalisée en tuffeau dont la rue Nationale et le pont Wilson en sont des éléments important, et mis en chantier dans la deuxième partie du XVIIIe siècle. Le bureau des finances de la ville imposera au XVIIIe siècle mais aussi au XIXe siècle des normes et des alignements idéals pour mettre ces renouvellements de façades en harmonie néo-classique avec la nouvelle rue Royale en construction.

Il a fallu au préalable intervenir sur la charpente, dont le faîtage a été raccourci afin de réaliser une croupe à l’aplomb de la façade sur rue, et ainsi faire disparaître le pignon. Cette disposition permet de rendre indépendante la façade de pans de bois de la charpente de la toiture. La façade en pans de bois a ensuite pu être transformée ou démontée pour être remplacée par une nouvelle façade construite principalement en pierre. Ces reconstructions de façades ont porté soit sur chaque maison à boutique ou atelier, comme dans le cas des maisons bordant la place du Grand Marché, soit sur plusieurs maisons à pans de bois, lors de regroupement et de restructuration de maisons, qui ont pu également porter sur des réaménagements intérieurs. Il n’est donc pas rare de trouver, derrière une façade unifiée en pierre, deux ou trois anciennes maisons à boutique du XVe siècle et du XVIe siècle comme les maisons du no 129 au no 135 de la rue Colbert ou celles la rue de la Scellerie du no 27 au no 55 qui en sont de bons exemples. La partie centrale de la Grande-Rue, celle du Grand Marché, du Commerce et Colbert ont été les plus marquées par ces interventions. Ces rues, dans leurs parties non détruites en 1940, conservent en grande partie des maisons bâties des XVe siècle et XVIe siècle avec des façades sur rues du XVIIIe siècle et du XIXe siècle en tuffeau apparent. Ces superpositions historiques constatent la nature du mélange architectural qui règne dans les maisons à boutique du vieux Tours, et permettent de découvrir cette division entre des structures intérieures du Moyen Âge ou de la Renaissance et l’image extérieure donnée par des façades en pierres de tuffeau du XVIIIe siècle et du XIXe siècle néo-classique. Ce constat de fait influe de façon radicale sur le paysage architectural du centre historique de Tours et permet de donner cette image extrêmement fidèle de maisons en bois très anciennes, enveloppées sur rue dans des carapaces de pierre plus modernes.

les hôtels et logis nobles des XVe et XVIe sièclesModifier

L’installation de la résidence royale au Plessis-du-Parc-lès-Tours aux portes de la ville à partir de Charles VII, stimule un accroissement rapide de la ville. Le parc immobilier est en grande partie renouvelé.Durant le siècle de présence de la cour, de très nombreux hôtels particuliers seront édifiés, Il s’agit davantage de la demeure de la bourgeoisie que de la noblesse, qui réside principalement dans les châteaux hors de la ville. Ces grands hôtels de la seconde moitié du XVe siècle héritent, par leurs systèmes constructifs, réalisé principalement en tuffeau, ou plus rarement en brique, aux anciens logis gothiques. Vers le début du XVIe siècle l’influence venue d'Italie va susciter des transformations dans l’architecture des grands châteaux de Touraine, dont l’aspect fortifié disparaît au profit de celui de résidences de villégiature. Cette renaissance architecturale va également se diffuser dans les grandes demeures urbaines de Tours. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, après le départ de la cour du Roi de France, la production architecturale va se réduire à quelques interventions.

Le gabarit des hôtels et des logis nobles du XVe siècle et XVIe siècle est massif. Le volume se compose d’un rez-de-chaussée surélevé, d’un étage noble et d’un comble de hauteur presque équivalente à celle de la façade. Les bâtiments sont couverts de toits en pavillon en pentes ou à longs pans, Côté le plus long d'un comble avec façade en pignon. L’élévation donnée par les grands combles est accentuée par la présence de hautes lucarnes à frontons, les couvertures des tourelles d’escaliers et les souches de cheminées. Les combles à surcroît, associés aux hautes lucarnes sont caractéristiques des logis du XVe siècle et XVIe siècle et de l’architecture des châteaux de la Loire. Le surcroit correspond à la partie haute du mur de façade se trouvant au-dessus du plancher des combles. Ce dispositif crée une sorte de couronnement de façade et correspond à un système de charpente de couverture spécifique. Les hauts combles resteront, à la fin de la Renaissance et aux débuts de la période classique. la façade du logis nobiliaire du XVe siècle et XVIe siècle se caractérise principalement par la hiérarchisation des différents niveaux, marquée par les lignes horizontales des bandeaux ou éléments de Modénature, ainsi que par l’ordonnancement des Baies principales en travées, affirmant la verticalité. Viennent se caler sur cette trame des éléments d’architecture, tour d’escalier, hautes lucarnes, tourelles sur Trompe, Arcades en rez-de-chaussée sur cour, constituant le répertoire architectonique de la Renaissance.

La cour est l’espace d’accueil des hôtels et des logis nobles du XVe siècle et XVIe siècle. Il s’agit donc d’un espace dont le traitement est soigné, l’aménagement du sol, des façades et la manière dont on y accède sont sujet à une vraie mise en scène. L’éloignement de la cour à l’espace public illustre la distance sociale, la richesse des ornements de la façade donnant sur la cour marque le rang du propriétaire. La cour du logis nobiliaire est d’une géométrie relativement régulière, souvent rectangulaire, elle est dallée ou pavée de pierre. Le rez-de-chaussée étant surélevé, des perrons de plusieurs marches viennent empiéter sur cet espace, elle est parfois en angle de parcelle, elle est alors séparée de la rue par une clôture haute percée d’un portail monumental très ouvragé. Seul l’étage et le volume de comble est perceptible depuis la rue, l’espace de la cour reste à l’abri des regards derrière sa clôture.

L'escalier est hors d’œuvre, intégré dans une tourelle en pierre, parfois associée à la brique, de plan polygonal. Son volume, implanté en façade principale en son centre, soit dans l’angle rentrant qu’elle forme, participe à l’animation et au décor de celle-ci, avec un traitement ornemental soigné, puisant dans le répertoire architectural de la Renaissance Accessible depuis la cour l'escalier distribue l’ensemble du logis, ces volées sont formées de marches monolithes de pierre, empilées pour constituer une vis montant de fond en comble. Sa toiture en pavillon est élancée et émerge au-dessus des combles du logis, L’élévation donnée par les combles est accentuée par les combles à surcroît et à la présence de hautes lucarnes à frontons, les couvertures des tourelles d’escaliers et les souches de cheminées.

Les hôtels et logis nobles des XVIIe et XVIIIe sièclesModifier

La fin des guerres de Religion et le retour d'Henri IV du parlement de Tours et des instances de l'État à Paris à la fin du XVIe siècle, sera pour la ville de Tours et pour la Touraine le début d'une récession économique qui se poursuivra durant tout le XVIIe siècle. Cette récession économique locale explique en grande partie le fait que l'architecture classique du XVIIe siècle soit très peu représentée dans l'architecture civile tourangelle. La reprise sera très lente. La grande période classique de la ville de Tours sera la deuxième moitié du XVIIIe siècle, dont sont issus la plupart des hôtels historiques de cette période. Ils s’organisent généralement entre cour et jardin , avec une différenciation qui s’affirme au fil du temps, entre les espaces libres, de réception et de services. L’hôtel classique se développe sur des parcelles plus importantes et plus régulières que ceux de la Renaissance, ils sont issus généralement de découpages de terrains vierges et non de regroupement de parcelle.

La ville de Tours conserve dans le Vieux Tours prés de quatre cents hôtels, logis nobles ou maisons résidentielles du XVIIIe siècle et quelques rares exemples du XVIIe siècle dont celui du no 3 rue Paul Louis Courrier ou celui très transformé du no 9 rue de la Serpe, anciennement maison Compagnonnique. L'ampleur et les modèles des constructions du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle du Vieux-Tours sont issus de restructurations de bâtiments plus anciens comme celui du no 7 rue de la Serpe ou l'hôtel de l'archidiaconé du chapitre de Saint-Gatien et L'Hôtel de Choiseul ou de reconstructions totales comme l'hôtel dit de Simon place des Joulins, l'Hôtel Liebert de Nitray, l'hôtel de la Chambre de commerce et d'industrie de Touraine ou l'hôtel Bacot de Romand, ils varient le plus souvent d’un rez-de-chaussée surélevé à un ou deux et très exceptionnellement trois étages. Dans la ville de Tours, les hôtels, logis nobles ou maisons résidentielles de cette période sont presque tous construits en parement de pierre de taille de tuffeau avec un soubassement en grès. Les hôtels présentant à l’origine plus de deux niveaux sont rares, certains possèdent un étage d'attique. Le parement en tuffeau de la façade est traité selon un registre de motif propre à la période classique table de trumeau, pilastre et ligne de refend, encadrement de baies moulurées, ou à arc segmentaire avec éventuellement des agrafes sculptées ou des mascarons ou des ancres.

La façade de l’hôtel, du logis noble ou de la maison résidentielle de la période classique s’organise sur une trame marquée par des travées de baies hiérarchisées, et par la présence d’un léger avant-corps affirmant la symétrie de la façade, l'avant-corps peut aussi s'exprimer aux extrémités ou dans l’amorce des ailes, souligné par des piédroits et table saillante. Les avant-corps axés sont soulignés par un fronton le plus souvent triangulaire. L’horizontalité est accentuée par la présence de bandeaux, de cordons et de corniches qui constituent des lignes courant tous le long de la façade soulignant les différents niveaux, hiérarchisés par leur différence de hauteur. Le rez-de-chaussée est surélevé et « assis » sur un socle de grès qui lui donne une certaine élévation, et permet le développement de perrons. Le premier étage présente les hauteurs sous plafond les plus importantes, il est couronné par une corniche très saillante qui assure l’articulation entre le plan vertical de la façade et le pan de couverture. Les lucarnes, à l’aplomb des chaque travées de baies ou d’une travée sur deux, viennent agrémenter le volume très simple de la couverture. Les baies ne comportent pas de contrevents extérieurs, L’occultation intérieure est réalisée par des volets brisés intérieurs qui se replient dans les ébrasements.

Le portail monumental de l’hôtel particulier classique, tient une place essentielle dans l’organisation de la façade sur rue. Il peut être inscrit dans la façade du corps de bâtiment sur rue, qui s’organise alors comme un Porche avec Porte cochère d’entrée ou percé dans une clôture qui sépare la cour de la rue, il est alors construit comme un Portique avec Entablement et piédroits à Ligne de refend ou Pilastre. La forme de construction de cette période tend dés la deuxième moitié du XVIIe siècle, à regrouper dans un même volume, les Ailes, escaliers et corps de bâtiments sous un seule Comble, c'est ce qui distingue le gabarit de l’hôtel du XVIIe siècle et XVIIIe siècle son regroupement sous un même couvrement. Les couvertures sont à deux ou quatre versants, reliées entre elles par des noues, avec des pentes plus faibles que celles des logis de la Renaissance. Le comble à la Mansart semble avoir été peu utilisé à Tours, dans les exemples peut nombreux qui nous sont parvenu, sans sous-estimé les pertes très importantes de la seconde guerre mondiale qui nous laisse presque sans information. Les bombardements et l'incendie d'une partie de la ville historique suivi par la destruction systématique des ruines d'une grande quantité d'hôtels du XVIIe siècle et XVIIIe siècle sans presque aucun relevé architectural nous prive peut être à jamais de pouvoir en dire plus, il semble toutefois que dans les quelques exemples conservés le comble à la Mansart n’apparaisse que dans la deuxième partie du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle dans des restaurations ou remaniements.

Les escaliers-galeries dans le Vieux-ToursModifier

NotesModifier

  1. Le patrimoine historique, antérieur au XIXe siècle de la ville de Tours, peut se diviser en trois groupes. Le patrimoine religieux, Le patrimoine militaire et Le patrimoine civil. Le patrimoine religieux représentait plus de 50 églises et chapelles dont il ne reste aujourd'hui qu'un maigre souvenir, des 7 principaux établissements religieux seuls la cathédrale Saint-Gatien,l'abbaye de Saint-Julien, une partie du prieuré de Saint-Cosme et deux tours et un cloitre de la basilique Saint-Martin sont conservés, il ne reste presque rien de l'abbaye de Marmoutier,de l'abbaye de Beaumont et du couvent des grand minimes du Plessis, des quatre couvents mendiants, il ne reste rien des Jacobins, des Cordeliers, des Augustins seul reste les Carmes église Saint-Saturnin. Les églises disparues sont les Feuillants, les Capucins, les Visitandines, les Carmélites, les Oratoriens, l'hôtel-Dieu, Saint-Vincent, Saint-Saturnin, Saint-Hilaire, Saint-Jean-Descous, Saint-Clément, Saint-Simple, Notre-Dame-l'Éclignole, le prieuré Saint-Loup, Saint-Pierre-du-Boille, église Saint-François, Saint-Étienne, Saint-Venant, Saint-Michel-de-la-Guerche, Saint-Martin-de-la-Bazoche, Saint-Pierre-du-Chardonnet et il reste une petite partie de l'église Saint-Pierre-le-Puellier. Les églises conservées sont, l'église Saint-Denis, l'église Notre-Dame-la-Riche, l'église Sainte-Croix, l'église Saint-Symphorien, l'église Saint-Jean-de-Beaumont, l’église Saint-Pierre-des-Corps, l’église Sainte-Radegonde, le prieuré Saint-Éloi, le prieuré Sainte-Anne, la chapelle du Petit-Saint-Martin, la chapelle Saint-Libert, la chapelle Saint-Roch, l'église Saint-Grégoire des Minimes, la Chapelle des Filles de l'Union Chrétienne, la chapelle Saint-Jean, le couvent des Ursulines, le couvent des Récollets, la maladrerie Saint-Lazare, la chapelle Saint-Médard, la chapelle Saint-Michel et l'église Saint-Nicolas-des-quatre-coins. Le patrimoine militaire comportait quatre enceintes successives et trois châteaux dont il reste encore aujourd'hui des vestiges bien visibles. L'enceinte gallo-romaine et son extension l'enceinte des Arcis du XIe siècle, reste celle qui a conservé le plus d'éléments visibles, suivie par l'enceinte de Châteauneuf qui conserve quelques tours encore visibles, l'enceinte du XIVe siècle dite "la clouaison " et l'enceinte du XVIIe siècle n'ont laissé que quelques éléments et pans de murs. Le château de Tours et de Plessis-lèz-Tours ont été en partie détruits vers la fin du XVIIIe siècle, la tour Feu Hugon a presque complètement disparu. Le patrimoine civil repéré et inscrit dans le PSMV du 21 mai 2013 comptabilise 2607 édifices civils dont 337 du XIIe siècle au XIVe siècle en pierre et principalement présents dans le quartier Saint-Martin et le quartier Saint-Gatien, 2017 édifices du XVe siècle au XVIIe siècle et 253 du XVIIIe siècle, qui se décomposent par 1 302 maisons à boutique et atelier en structure à colombages, 127 hôtels ou logis nobles du XVe siècle au XVIe siècle, 79 hôtels ou logis nobles du XVIIIe siècle et 1099 maisons résidentielles, auxquelles s'ajoutent les aménagements civils du pont d'Eudes et du pont Wilson.

référencesModifier

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BibliographieModifier

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Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier