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Quartier (militaire)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Quartier.

L'appellation « quartier » pour désigner un « casernement » est empruntée aux chasseurs alpins et s'est généralisée à d'autres corps de l'armée de terre française.

Dans le vocabulaire militaire, le quartier est constitué par l'ensemble des bâtiments, hangars, lieux de travail et de vie d'une unité militaire. En général, il est clôturé, et ses accès sont gardés, filtrés au poste de garde par les personnels de service. Il porte souvent le nom d'un illustre militaire de l'arme à laquelle il appartient (Quartier Tom Morel à Cran Gevrier pour le 27e bataillon de chasseurs alpins ou Quartier Vienot à Aubagne pour le 1er régiment étranger).

OrigineModifier

Sous l'Ancien Régime, l'hébergement des troupes par les municipalités était une pratique courante qui était parfaitement encadrée par les règlements de l'époque. Ainsi, l'ordonnance de 1768 prévoyait que « lors de l'arrivée d'un régiment dans une garnison où les casernes n'ont pas une capacité suffisante, les troupes sont logés chez l'habitant ». Ces dispositions seront longtemps conservées pour les troupes montées car il était plus difficile de construire des casernes avec des écuries que pour les militaires de l'infanterie, sans montures. Pour faciliter le service, il était prévu qu'hommes et chevaux d'un même escadron soient logés à proximité, donc dans un même quartier de la ville où « ils prenaient garnison ». C'est de là que vient l'usage du terme quartier pour désigner le casernement des troupes à cheval.