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Québec solidaire

parti politique canadien

Québec solidaire
Image illustrative de l’article Québec solidaire
Logotype officiel.
Présentation
Chef Aucun[1].
Fondation
Siège 533, rue Ontario Est Suite 010 Montréal, Québec H2L 1N8
Porte-paroles Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé
Présidente Nika Deslauriers
Positionnement De Gauche[2],[3] à gauche radicale[4],[5],[6],[7]
Idéologie Socialisme démocratique
Indépendantisme québécois
Altermondialisme
Féminisme
Écosocialisme
Adhérents 20 000 (22 août 2018)[8]
Couleurs Orange
Site web quebecsolidaire.net
Présidents de groupe
Cheffe de la deuxième opposition Manon Massé[9]
Leader parlementaire Gabriel Nadeau-Dubois
Whip Ruba Ghazal[10]
Représentation
Députés
10 / 125

Québec solidaire (QS) est un parti politique québécois de gauche et indépendantiste, œuvrant sur la scène provinciale. Fondé en 2006, il est né de la fusion de l'Union des forces progressistes, une coalition de groupes de diverses tendances socialistes, et d'Option citoyenne, un groupe féministe et altermondialiste.

Québec solidaire met de l'avant une plateforme socialiste-démocratique et progressiste ; le parti défend le féminisme, l'écologie, la justice sociale, l'altermondialisme, le pluralisme et la souveraineté du Québec[11].

Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois sont ses deux porte-paroles depuis le . Les co-fondateurs Amir Khadir et Françoise David se sont retirés de la tête du parti avant les élections provinciales de 2018.

Sommaire

HistoriqueModifier

OriginesModifier

Québec solidaire est le fruit de la fusion en 2006 de deux entités politiques de gauche au Québec : l'Union des forces progressistes (UFP), parti fondé en 2002, et Option citoyenne, association fondée en 2004. Les principaux porte-paroles des deux organisations, Amir Khadir et Françoise David, sont devenus les premiers porte-paroles du nouveau parti.

Dès novembre 2004, les exécutifs de l'Union des forces progressistes et d'Option citoyenne avaient entamé des pourparlers en vue d'une fusion[12]. À la fin de l'année 2005, en réponse au manifeste Pour un Québec lucide, un document appelant à s'attaquer collectivement au fardeau de la dette publique du Québec, plusieurs personnalités, dont les principaux dirigeants d'Option citoyenne et de l'UFP, Françoise David et Amir Khadir, signent le Manifeste pour un Québec solidaire. Le nom de ce manifeste est finalement repris lors du Congrès de fondation du nouveau parti : l'Union des forces progressistes et Option citoyenne deviennent « Québec solidaire »[13].

Une fusion des deux entités s'avérait toutefois impossible, le Directeur général des élections du Québec l'assimilant à un don financier d'une personne morale (l'association Option citoyenne) à un parti politique (l'Union des forces progressistes), ce qui est interdit par la loi au Québec. Le , le DGEQ a plutôt autorisé le changement de nom du parti Union des forces progressistes, qui est devenu Québec solidaire[14].

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nouveau Parti démocratique du Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Parti communiste du Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Parti de la démocratie socialiste
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Rassemblement pour l'alternative progressiste
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Union des forces progressistes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Option citoyenne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Québec solidaire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Option nationale
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Québec solidaire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Suite à un vote favorable des membres respectifs de Québec solidaire et d'Option nationale en décembre 2017, le parti Option nationale «fusionne» officiellement avec Québec solidaire. Concrètement, cela consiste en une intégration d'Option nationale dans les structures de Québec solidaire en y devenant un collectif interne.

Premières expériences électoralesModifier

 
Amir Khadir, député de la circonscription de Mercier de 2008 à 2018.

Le , Québec solidaire participe au premier test électoral de son histoire soit une élection partielle dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. Sa candidate Manon Massé remporte 22 % des voix, terminant ainsi troisième derrière le Parti libéral du Québec et le Parti québécois. Québec solidaire participe ensuite le aux élections partielles dans les circonscriptions de Pointe-aux-Trembles et de Taillon. Le chef du Parti québécois, André Boisclair est candidat dans la première circonscription. Le Parti libéral du Québec et l'Action démocratique du Québec ne lui opposant pas de candidat, il remporte l'élection haut la main. Québec solidaire termine troisième, derrière le Parti vert du Québec, avec 8 % des votes exprimés en sa faveur. Dans Taillon, Québec solidaire termine quatrième, derrière le PQ, le PLQ et l'ADQ, avec 7 % des voix.

Lors des élections générales québécoises de 2007, Québec solidaire présente des candidates et des candidats dans 123 des 125 circonscriptions québécoises[réf. nécessaire], plus de la moitié (65 exactement) étant des femmes, une première pour un parti politique en Amérique du Nord[15]. Cette élection est marquée par le débat entourant les accommodements raisonnables. Le scrutin a lieu le . Québec solidaire ne réussit pas à faire élire de député, mais récolte 144 418 voix en sa faveur, soit 3,64 % des votes exprimés[16]. Le porte-parole masculin Amir Khadir recueille plus de 29 % des votes dans Mercier, terminant ainsi deuxième derrière le péquiste Daniel Turp, qui reçoit un peu plus du tiers des votes, et avec une avance de 10 points de pourcentage sur la candidate et ancienne députée libérale Nathalie Rochefort[17]. La porte-parole féminine Françoise David termine elle aussi deuxième dans sa circonscription de Gouin, recueillant plus de 26 % des suffrages, soit près de 8 % de plus que la candidate libérale Nathalie Rivard[17].

 
Françoise David, députée de Gouin de 2012 à 2017.

Un an et demie plus tard, le premier ministre libéral Jean Charest, qui dirige alors un gouvernement minoritaire, décide de déclencher des élections anticipées le 5 novembre 2008. Québec solidaire présente des candidats dans toutes les circonscriptions, sauf Notre-Dame-de-Grâce, où le Parti vert avait enregistré son meilleur score[18], Gatineau et Abitibi-Ouest[19]. Le , Amir Khadir devient le premier député solidaire à l'Assemblée nationale en remportant la circonscription de Mercier par 810 voix d'avance sur le député péquiste sortant Daniel Turp. Il obtient 8 597 votes (37,89 %), contre 7 787 (34,32 %) pour Turp[20]. À l'échelle nationale, Québec solidaire reçoit 3,78 % des votes (122 618 voix)[21], ce qui en pourcentage correspond essentiellement au score qu'il a obtenu lors des élections du 26 mars 2007 (3,6 %)[22]. Le parti récolte néanmoins 21 000 votes de moins qu'en 2007, alors que les libéraux et les péquistes reçoivent respectivement 49 000 et 14 000 votes supplémentaires[23].

Quatre ans plus tard, de nouvelles élections générales sont déclenchées. Le , les deux porte-paroles du parti sont élus : Amir Khadir dans Mercier et Françoise David dans Gouin. Khadir recueille 46,73 % des voix (14 164), devant le péquiste Jean Poirier (23,55 %). David, quant à elle, récolte 46,15 % des voix (15 509) devant le péquiste Nicolas Girard (32,55 %). Le parti a accumulé 6,03 % des voix (263 224), ce qui fait plus que doubler sa performance de 2008 en nombre de votes (122 618)[24]. Le Parti Québécois dirigé par Pauline Marois forme alors un gouvernement minoritaire.

Lors des élections anticipées du 7 avril 2014, Amir Khadir et Françoise David sont réélus dans leurs circonscriptions. De son côté, Manon Massé parvient à devenir la troisième députée de Québec solidaire en se faisant élire dans la circonscription voisine de Sainte-Marie–Saint-Jacques en récoltant 30,6 % des voix, devant la candidate libérale Anna Klisko (30,27 %) et le député péquiste sortant Daniel Breton (27,61 %). À l'échelle nationale, Québec solidaire récolte 7,63 % des voix.

Départ de Françoise David et arrivée de Gabriel Nadeau-DuboisModifier

 
Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire depuis le 21 mai 2017

Pendant la 41e législature de l'Assemblée nationale, le 16 juin 2016, Québec solidaire réussit à faire adopter son premier projet de loi, présenté par Françoise David, venant modifier le Code civil du Québec afin d'empêcher l'éviction de locataires âgés de plus de 70 ans[25]. Quelques mois plus tard, la députée de Gouin annonce, le 19 janvier 2017, qu'elle quitte son siège à l'Assemblée nationale ainsi que son poste de porte-parole du parti, citant la fatigue professionnelle comme raison de son départ, à l'âge de 69 ans[26]. Manon Massé assure l'intérim comme porte-parole féminine. Quelques semaines plus tard, c'est au tour d'Andrés Fontecilla d'annoncer qu'il ne sollicitera pas le renouvellement de son titre de porte-parole et qu'il quitte la présidence du parti[27]. Pour la première fois de l'histoire de Québec solidaire, le congrès de mai 2017 est appelé à renouveler les deux postes de porte-parole ainsi que la présidence.

C'est dans ce contexte que, le 9 mars 2017, Gabriel Nadeau-Dubois annonce son intention de succéder à Françoise David comme député de Gouin et de devenir porte-parole masculin du parti[28]. Cette annonce de l'ex-leader étudiant, devenu depuis la grève étudiante de 2012 une figure centrale de la gauche québécoise, entraîne une forte hausse du nombre de membres de Québec solidaire[29] et une montée du parti dans les sondages[30].

Au congrès des 19, 20, 21 et 22 mai 2017, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois sont officiellement élus comme porte-parole du parti, alors que Nika Deslauriers, ancienne attachée politique d'Amir Khadir, est élue présidente[31].

Fusion d'Option nationale et de Québec solidaireModifier

À un an et demie des prochaines élections, divers projets germent pour rassembler les différents partis souverainistes au Québec. Sous la direction de l'organisation OUI-Québec, les représentants de Québec solidaire, d'Option nationale, du Parti Québécois et du Bloc Québécois parviennent à une entente de principe sur une « feuille de route » devant mener le Québec à l'indépendance[32]. Parallèlement, le Parti Québécois tente un rapprochement avec Québec solidaire afin d'élaborer une alliance électorale où, dans certaines circonscriptions, un candidat souverainiste et progressiste unique se présenterait au nom des deux partis pour maximiser les chances de remporter la victoire contre le Parti libéral et la Coalition avenir Québec[33].

Or, au cours du congrès de mai 2017, les militants de Québec solidaire rejette tout projet de convergence avec le Parti Québécois. Du même souffle, ils donnent le feu vert à des discussions en vue d'une fusion avec Option nationale et proposent des rapprochements avec le Parti vert du Québec[33]. L'entente de principe élaborée par OUI-Québec ne fut jamais soumise pour approbation aux instances internes des différents partis[32].

Le 5 octobre 2017, les directions de Québec solidaire et d'Option nationale, un parti indépendantiste, annoncent qu'elles sont parvenues à une entente de principe à propos de la fusion les deux partis politiques. L'entente de fusion est approuvée par les congrès des deux formations politiques, le 2 décembre 2017 dans le cas de Québec solidaire[34] et le 10 décembre dans le cas d'Option nationale[35]. Ce dernier est appelé à se fondre dans Québec solidaire pour y devenir un collectif. Deux représentants provenant de ses rangs siégeront aussi au Comité de coordination nationale (CCN) de Québec solidaire, alors que Sol Zanetti, chef d'ON jusqu'à la fusion, deviendra ambassadeur de l'indépendance du nouveau parti unifié et se verra offrir une circonscription prenable lors des élections de 2018.

Enfin, en vertu de cet accord, Québec solidaire s'engage, s'il forme un gouvernement, à convoquer une Assemblée constituante devant nécessairement aboutir à l'indépendance du Québec[36],[37].

Départ d'Amir KhadirModifier

Après dix ans comme député, Amir Khadir annonce, le en conférence de presse, qu'il ne sollicitera pas de nouveau mandat lors des prochaines élections. Cependant, le premier député solidaire à l'Assemblée nationale du Québec affirme qu'il continuera son travail politique hors du parlement en défendant les dossiers qui lui tiennent à cœur[38]. Parmi ceux-ci, la mise sur pied d'un organisme public, Pharma-Québec, pour diminuer les coûts des médicaments et investir dans la recherche pharmaceutique, dont il a déposé un projet de loi à l’Assemblée nationale[39]. Il décide de remettre sa prime de départ de l'Assemblée nationale à des organismes communautaires et sociaux. Médecin spécialiste en microbiologie médicale et maladies infectieuses, il reprend son travail de façon plus assidue puisqu'il n'avait jamais quitté complètement sa profession[40].

Élections générales de 2018Modifier

Les élections générales du 1er octobre 2018 permettent à Québec solidaire de faire élire sept députés supplémentaires, portant leur nombre à 10, et d'étendre sa portée à l'extérieur de l'île de Montréal.

Les porte-paroles Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois sont réélus dans les circonscriptions de Sainte-Marie-Saint-Jacques et de Gouin alors que Ruba Ghazal est élue dans Mercier, le député solidaire sortant Amir Khadir ayant décidé de se retirer de la vie politique. Québec solidaire fait également une percée dans Hochelaga-Maisonneuve, où Alexandre Leduc récolte un peu plus de 50% des suffrages avec une avance de 7 079 voix devant la députée péquiste sortante Carole Poirier, ainsi que dans la circonscription de Rosemont où l'ex-chroniqueur de La Presse Vincent Marissal défait le chef péquiste Jean-François Lisée avec 35,2% des suffrages et une avance de 2 500 voix.

En 2018, QS parvient à arracher des circonscriptions qui étaient alors représentées par des députés libéraux. L'ancien co-porte-parole Andrés Fontecilla l'emporte dans Laurier-Dorion avec 47,3% des voix, une avance de 5 301 voix sur le libéral George Tzantrizos. Hors de Montréal, Christine Labrie remporte la circonscription de Sherbrooke avec 34,3% des voix, 3 450 voix devant le candidat libéral Luc Fortin. En milieu rural, Émilise Lessard-Therrien est élue dans la circonscription de Rouyn-Noranda-Témiscamingue avec 32,1% des voix, une avance de 506 voix devant le caquiste Jérémie G. Bélanger.

Enfin, les principaux représentants d'Option nationale parviennent à faire une percée à Québec. Catherine Dorion est élue dans Taschereau avec 42,5% des voix, 8 511 voix devant la caquiste Svetlana Solomykina, alors que Sol Zanetti est élu dans Jean-Lesage avec 34,7% des voix, soit 699 voix d'avance sur Christiane Gamache de la CAQ.

À la suite de négociations avec les autres partis représentés à l'Assemblée nationale, Québec solidaire a obtenu le statut de groupe parlementaire officiel pour la première fois[41], ce qui signifie une hausse substantielle du budget parlementaire et du temps de parole.

IdéologieModifier

Québec solidaire se définit comme « un parti de gauche qui vise la construction d’une société basée sur la justice sociale, l’élargissement de la démocratie, l’égalité entre les hommes et les femmes, le respect de nos écosystèmes, l’établissement de liens égalitaires et pacifiques avec les peuples du monde entier et, en premier lieu, avec les nations autochtones avec lesquelles nous partageons ce territoire. Son projet de société a pour fondement la démocratie participative et la souveraineté populaire[42]. »

Gauche politiqueModifier

Québec solidaire se réclame de la gauche politique[43]. D'un point de vue strictement relatif, des quatre formations politiques siégeant à l'Assemblée nationale du Québec, Québec solidaire est celle qui est politiquement le plus à gauche. Ses diverses fractions sont composées d'éléments allant de la gauche social-démocrate jusqu'aux formations communistes (Voir la section « Collectifs »), ce qui amène des commentateurs à décrire ce parti comme étant d'extrême gauche[44],[45],[46] ou relevant de la gauche radicale[47].

Le parti propose la mise en place d'un mode de scrutin proportionnel, de la parité hommes/femmes et une certaine décentralisation des pouvoirs du Gouvernement du Québec aux régions et aux municipalités. QS propose une certaine socialisation de l'économie dans une optique d'indépendance énergétique, de développement du transport collectif, de gestion des ressources naturelles et de protection de l'environnement. Québec solidaire s'est positionné pour la hausse du salaire minimum à 15 $ l'heure, pour l'instauration une assurance dentaire publique et pour la création de Pharma-Québec pour réduire le coût des médicaments.[pertinence contestée]

Souveraineté et assemblée constituanteModifier

Article connexe : Souverainisme au Québec.

Sur la question du statut politique du Québec, Québec solidaire se définit indifféremment comme « souverainiste » ou « indépendantiste ». Québec solidaire croit que le « fédéralisme canadien est irréformable sur le fond » et qu'il « est impossible pour le Québec d’y obtenir l’ensemble des pouvoirs auxquels il aspire »[48].

Le parti propose une démarche d'accession à la souveraineté :

  • Élection d'une assemblée constituante représentative des divers courants d’opinion. Ses membres seront élus au suffrage universel. Elle aura pour mandat de consulter la population en vue de rédiger une proposition sur l’avenir politique du Québec et un projet de Constitution.
  • Tenue d'un référendum sur la proposition de statut politique du Québec et sur le projet de constitution[49].

Depuis la fusion d'Option nationale avec Québec solidaire, il est prévu que la constitution qui sera rédigée par l'assemblée constituante doit nécessairement être celle d'un Québec indépendant[36],[37].

Position sur la laïcitéModifier

Historiquement, Québec solidaire défendait en matière de laïcité la position de la Commission Bouchard-Taylor, à savoir que seuls les agents en position d'autorité coercitive (juges, policiers et gardiens de prison), tout comme le président et les vice-présidents de l'Assemblée nationale, devraient s'abstenir de porter des symboles religieux dans le cadre de leurs fonctions. Au lendemain des élections générales du 1er octobre 2018, des débats concernant cette prise de position ont commencé à surgir au sein de l'aile parlementaire du parti, qui compte maintenant 10 députés[50].

À la fin de l'année 2018, le comité de coordination national (CCN) a décidé d'inviter les associations locales à débattre du sujet ; un Conseil national devant trancher la question en mars 2019[51]. La position traditionnelle basée sur les conclusions du rapport Bouchard-Taylor, défendue notamment par plusieurs députés solidaires, incarnait la Position A[52]. La Position B, défendue entre autres par le collectif Solidaires pour un Québec inclusif, s'opposait à toute interdiction de port de symboles religieux. Une troisième option, la Position C défendue par le Collectif Laïcité, proposait plutôt que tout fonctionnaire s'abstienne de porter des symboles religieux dans le cadre de ses fonctions[51],[53]. Lise Boivin et Richard Aubert, du Collectif Laïcité, ont reproché aux autorités du parti d'avoir empêché la Position C d'être mise au voix au sein du Conseil national[54],[55].

Finalement, au cours du Conseil national des 30 et 31 mars 2019, les délégués du parti ont décidé à une très large majorité (à 91%, selon le journaliste Bernard Drainville, qui était présent sur les lieux[56]) de s'opposer à toute interdiction de port de symboles religieux et ce, pour tous les fonctionnaires sans exception. En outre, le Conseil national a adopté une résolution s'opposant à l'obligation pour les fonctionnaires d'exercer leurs fonctions à visage découvert, ce qui pourrait théoriquement permettre à une fonctionnaire de porter le voile intégral dans le cadre de ses fonctions, même si elle interagit avec le public[55].

StructureModifier

 
Militants de Québec solidaire au Défilé de la fierté de Montréal.
Évolution du nombre de membres
Année Nombre Date exacte
2006 4 000 26 juin 2006[57]
2011 7 500 31 janvier 2011[58]
2012 13 000 3 septembre 2012[59]
2017 17 000 6 octobre 2017[60]
2018 20 000 22 août 2018[8]

DirectionModifier

Porte-parole successifs de Québec solidaire
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Porte-parole féminine Françoise David Manon Massé
Porte-parole masculin Amir Khadir Andrés Fontecilla Gabriel Nadeau-Dubois

Contrairement aux autres partis politiques québécois qui sont dirigés par un chef, Québec solidaire est représenté par deux porte-paroles, qui doivent obligatoirement être un homme et une femme[61]. Françoise David et Amir Khadir ont été les deux premières personnes à occuper ces postes, Mme David devant devenir première ministre advenant l'élection d'un gouvernement solidaire. À partir de l'élection comme député d'Amir Khadir en 2008, le parti instaure une pratique voulant qu'un des deux porte-paroles soit issu de « l'aile parlementaire » alors que l'autre représente « l'aile extraparlementaire ». En 2013, Andrés Fontecilla succède à Amir Khadir à titre de porte-parole masculin et représentant de l'aile extraparlementaire[62], Françoise David - devenue députée en 2012 - demeurant porte-parole féminine et représentante de l'aile parlementaire. Lors de son congrès de mai 2016, Québec solidaire retire cette pratique de ses statuts et, en mai 2017, désigne deux membres de l'aile parlementaire comme porte-paroles : Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois. En vue des élections de 2018, il a toutefois été convenu que si le parti devait l'emporter, la fonction de premier ministre du Québec serait assurée par Manon Massé[63], d'autant qu'elle est devenue par la suite cheffe du groupe parlementaire de QS à l'Assemblée nationale.

La direction du parti est assumée par le Comité de coordination national, composé de 14 personnes élues par le Congrès, dont les deux porte-paroles[64], la présidente, le secrétaire général du parti, ainsi qu'une personne de l'équipe des bénévoles de la permanence[65]. Deux personnes issues d'Option nationale y siègent également de manière temporaire pendant les deux années suivant la fusion survenue entre les deux partis à l'automne 2017.

Le secrétaire général actuel du parti, Gaétan Châteauneuf, agit à titre de « chef » depuis juin 2016, car en vertu de la loi électorale, ce poste doit être « occupé », même si la fonction n'existe pas au sein du parti politique de Québec solidaire[66].

Associations et commissionsModifier

L'unité de base du parti est l'association locale. En date du , Québec solidaire compte des associations locales actives dans 80 des 125 circonscriptions électorales au Québec[67], alors qu'il en comptait 61 en mars 2007. Ces associations locales sont regroupées dans 17 associations régionales qui ont pour mandat premier de soutenir la fondation d'associations locales. Les étudiant-e-s et le personnel des établissements d'enseignement supérieur sont regroupés au sein d'associations de campus qui participent aussi à la vie démocratique du parti.

Deux commissions nationales font aussi partie de la structure de Québec solidaire : la Commission politique et la Commission nationale des femmes. La première est composée de 14 commissions thématiques et est chargée de structurer l'élaboration du programme par les membres. Elle pilote aussi la rédaction de la plate-forme électorale du parti aux élections générales. La Commission nationale des femmes est composée de déléguées de chacune des régions et est chargée de s'assurer que le féminisme soit une valeur transversale au sein du parti.

CollectifsModifier

Il y a au sein de Québec solidaire des « collectifs ». Un collectif est un ensemble de membres du parti qui peuvent, en respect des exigences, faire la promotion de leurs idées politiques respectives à l'intérieur de Québec solidaire. Par contre, ces collectifs ne bénéficient pas d'une représentation formelle au Congrès, au Conseil national ou dans les autres instances du parti[68]. Depuis sa fondation, Québec solidaire a accueilli en son sein neuf collectifs différents, dont huit sont toujours présents.

À ses débuts, Québec solidaire comptait quatre collectifs : Gauche socialiste (section officielle de la Quatrième Internationale[69]), Masse critique, Socialisme international et Parti communiste du Québec. Parmi ceux-ci, seul Gauche socialiste est encore actif.

Depuis sa fondation, Québec solidaire a reconnu plusieurs autres collectifs en son sein :

Collectifs actuellement reconnusModifier

En date de novembre 2018, 6 collectifs sont actifs au sein de Québec solidaire :

  • Gauche socialiste
  • Collectif pour la laïcité, qui milite notamment pour que les employés de l'État ne puissent afficher leur appartenance religieuse[73],[74]
  • Collectif sur la diversité des orientations et des identités sexuelles et des genres (DOISG)
  • Justice animale
  • Option nationale
  • Collectif accessibilité universelle[75]

Départ du Parti communiste du QuébecModifier

Article détaillé : Parti communiste du Québec.

Le Parti communiste du Québec fut un collectif reconnu lors de la création de Québec solidaire. Bien qu'étant également un parti politique reconnu par le Directeur général des élections jusqu'en 2012, il ne présentait pas de candidats lors des élections, appuyant ceux présentés par QS.

Le PCQ est une organisation se réclamant du marxisme. Elle estime nécessaire de créer un parti révolutionnaire des travailleurs qui a pour objectif d’éliminer le capitalisme mondial. Le PCQ a comme priorité la construction du socialisme et l'indépendance du Québec tout en prônant la solidarité internationaliste[réf. nécessaire]. Dans son site Internet, il est affirmé que les opinions qui y sont exprimées « n'engagent que leurs auteurs et/ou le PCQ », selon le cas. Elles n'expriment pas forcément une position officielle de la part de Québec solidaire dans son ensemble[76]. Ce collectif, de par le parti qu'il représente, est historiquement associé à la IIIe Internationale, l'Internationale communiste.

Réuni en congrès au mois d'octobre 2014, le Parti communiste du Québec décide d'abandonner son statut de « collectif » au sein de Québec solidaire. Le chef du parti, André Parizeau, voit positivement la possible candidature de Pierre Karl Péladeau à la chefferie du Parti québécois[77],[78]. À ce jour, le Parti communiste du Québec n'est donc officiellement ni un parti politique reconnu, ni un collectif de Québec solidaire[79].

Identité visuelleModifier

Québec solidaire a pour logo un être humain stylisé penché à gauche et portant un globe. Il fut choisi lors du Conseil national qui eut lieu à Québec le [64]. Ce logo évoque celui de l'Organisation internationale de la francophonie. Son choix vise à démontrer que, pour Québec solidaire, l'humain est au centre de tout choix politique[réf. nécessaire]. Autrefois multicolore, le logo devient intégralement orange, couleur associée au parti, en 2008[réf. souhaitée].

À l'automne 2017, le parti lance un processus de refonte de son logo qui débute par une consultation électronique de ses membres ainsi que du grand public[80].

Résultats électorauxModifier

Résultats électoraux de Québec solidaire[81]
Élection Candidats Sièges Voix %
Mars 2007 123
0 / 125
144 418 3,6
Décembre 2008 122
1 / 125
122 618 3,8
Septembre 2012 124
2 / 125
263 111 6,0
Avril 2014 124
3 / 125
323 312 7,6
Octobre 2018 125
10 / 125
649 503 16,1

DéputésModifier

Il y a actuellement 10 députés représentant Québec solidaire à l'Assemblée nationale du Québec. Puisqu'il faut au moins 12 députés ou au moins 20 % des suffrages pour qu'un parti soit reconnu comme groupe politique au Parlement[82], les 10 députés de QS auraient dû siégé officiellement comme députés indépendants. Le 20 mars 2019, QS a été reconnu second groupe d'opposition, par le président de l'Assemblée Nationale du Québec[83]

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Gaétan Châteauneuf est chef de jure auprès du DGEQ. « Élections Québec », sur Élections Québec (consulté le 14 octobre 2018).
  2. « Québec solidaire », Encyclopédie canadienne,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2018).
  3. (en) Britannica Book of the Year, Encyclopædia Britannica, Inc., (ISBN 9781625131034, lire en ligne), p. 402.
  4. « Québec solidaire », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le 14 décembre 2018).
  5. André Lamoureux,, « Québec solidaire, enclave du gauchisme et allié de l’islamisme », sur ledevoir.com, .
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BibliographieModifier

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