Qi Jiguang

Qi Jiguang
Qi Jiguang Portrait.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
Nom dans la langue maternelle
戚繼光Voir et modifier les données sur Wikidata
Prénoms sociaux
元敬, 元敬, 重熙Voir et modifier les données sur Wikidata
Noms posthumes
武毅, 武莊Voir et modifier les données sur Wikidata
Noms de pinceau
孟諸, 南塘Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Qi Jingtong (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grades militaires
Conflit
Jiajing wokou raids (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Ji Xiao Xin Shu (d), 練兵實紀 (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Qi Jiguang (chinois simplifié : 戚繼光), né le dans la ville de Luqiao (鲁桥) dans le Shandong et mort de la tuberculose le , est un célèbre général chinois de la dynastie Ming[1]. Il est surtout connu pour sa lutte contre les Wakō (pirates japonais), à partir de 1555 dans la province du Zhejiang, et son aide au renforcement de la Grande Muraille, à la fin de sa carrière. Celle-ci s'achève à Dengzhou, trois[Quoi ?] avant sa mort[2].

Qi Jiguang

Apport à l'art de la guerreModifier

Contrairement aux généraux chinois de son époque, Qi Jiguang est expert à la fois en combat terrestre et naval[3]. Il se concentre notamment sur la formation d'une armée disciplinée et efficace, entraînée de manière méthodique. Dans sa lutte contre les pirates japonais (achevée en 1564), il complète ses troupes régulières par des auxiliaires civils (principalement des paysans), qu'il menace de mort en cas de retraite[2].

Il est l'auteur du Nouveau livre sur les techniques et sur leurs efficacités (Jixiao Xinshu 紀效新書), rédigé en 1560[2]. Cinq de ses dix-huit chapitres sont consacrés au combat individuel. Y sont exposés le maniement des armes longues, des armes courtes, du bouclier, du tir à l'arc, et le corps-corps à mains nues. Ce dernier chapitre (le Quan Jing Jieyao Pian 拳經捷要篇) présente un enchaînement de 32 mouvements, où chaque technique porte un nom poétique (pour ses vertus mnémotechniques) et est brièvement décrite et illustrée. Nombre de ces mouvements se retrouvent notamment dans les enchaînements du taijiquan style Chen, ce qui indique une influence évidente de ses travaux[1]. Pour Qi Jiguang, l’entraînement à mains nues n'a pas d'utilité directement sur le champ de bataille mais forme la base de l'entraînement aux armes en permettant d'endurcir les hommes physiquement et moralement.

RéférencesModifier

  1. a et b Thomas Dufresne et Jacques Nguyen, Taiji Quan : art martial ancien de la famille Chen, Paris, Éditions Budostore, , 219 p. (ISBN 2-908580-56-X), p. 35
  2. a b et c (en) Clifford Gyves, An english translation of general Qi Jiguang's "Quanjing Jieyao Pian" (chapter on the Fist Canon and the Essentials of Nimbleness) from the Jinxiao Xinshu (New Treatise on Discipline Service), University of Arizona, , 66 p. (lire en ligne), p. 9
  3. (en) Brian Kennedy, Chinese Martial Arts Training Manuals : a historical survey, Blue Snake Books, , 328 p. (ISBN 1-58394-194-0, lire en ligne), p. 176

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

Great Ming Military

Chapitre Quan Jing Jieyao Pian en chinois