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Puertasaurus

Genre de titanosaure du Crétacé inférieur retrouvé en Patagonie.

Puertasaurus reuili

Puertasaurus
Description de cette image, également commentée ci-après
Silhouette de Puertasaurus avec la position des os retrouvés.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Sauropsida
Super-ordre Dinosauria
Ordre Saurischia
Sous-ordre  Sauropodomorpha
Infra-ordre  Sauropoda
Super-famille  Titanosauridae
Clade  Lognkosauria

Genre

 Puertasaurus
Novas et al., 2005

Espèce

 Puertasaurus reuili
Novas et al., 2005

Puertasaurus est un genre éteint de titanosaures du Crétacé supérieur (début du Maastrichtien) retrouvé en Patagonie[1]. L'espèce type et seule espèce est Puertasaurus reuili, dont le nom spécifique a été donné en l'honneur de Pablo Puerta et Santiago Reuil, qui ont découvert le spécimen en janvier 2001.

Le genre est basé sur l'holotype référencé MPM 10002, qui est constitué d'une colonne vertébrale très partielle (une vertèbre cervicale, une vertèbre dorsale et deux vertèbres caudales)[1].

DescriptionModifier

 
Vue d'artiste de Puertasaurus.
 
Comparaison de la longueur des cous de différents sauropodes (Taylor et Wedel, 2013[2]).
 
Vertèbre dorsale du Puertasaurus (à droite), comparée à une vertèbre d'Argentinosaurus.

Les restes très partiels connus de Puertasaurus ne permettent pas une estimation très fiable de ses dimensions[3].

Fernando Novas, l'un des chercheurs ayant décrit le genre, estime que Puertasaurus mesurait de 35 à 40 mètres de long pour une masse de 80 à 100 tonnes[4], ce qui en ferait l'un des plus gros dinosaures terrestres connus. Cela étendrait également la période de temps où des sauropodes géants auraient vécu.

Cependant, en 2010 puis en 2016 Gregory S. Paul en se basant sur la description de Futalognkosaurus (un sauropode complet à 70%), suggère des valeurs plus modestes, de 30 mètres et de 50 tonnes[5]. En 2017, le paléontologue José Carballido et ses collègues estiment sa masse à 60 tonnes, un peu moins que Patagotitan, un autre sauropode géant, dont les restes sont beaucoup plus complets[6].

AnatomieModifier

Des quatre vertèbres retrouvées, la plus imposante mesure 1,06 mètre de longueur pour 1,68 mètre de large. Elle est la plus grande vertèbre de sauropodes retrouvée, ce qui laisse à penser que Puertasaurus est parmi les plus grands dinosaures connus[7],[5],[6].

Toujours d'après la forme de ses vertèbres, Puertasaurus serait lié au clade des Lognkosauria[8]. Si cela est bien le cas, Puertasaurus serait le dernier membre connu de ce clade, les lognkosauriens étant communs lors du Turonien et du Coniacien alors que l'on retrouve de plus petits sauropodes à l'époque du Maastrichtien presque 20 Ma (millions d'années) plus tard.

Son cou aurait également été particulièrement flexible dans l'axe avant-arrière, lui permettant d'atteindre les plus hautes branches situées derrière lui sans bouger son corps en entier, ceci aux dépends de sa souplesse latérale[9],[2].

ClassificationModifier

Puertasaurus se différencie des autres sauropodes par la très grande longueur des épines neurales de ses vertèbres cervicales, plus longues que le corps de la vertèbre elle-même[1].

Puertasaurus appartient au clade des Titanosauria, un des groupes de sauropodes les plus diversifiés. Il est rattaché au groupe des Lognkosauria, qui inclut plusieurs autres grands sauropodes, dont Futalognkosaurus, Patagotitan, Argentinosaurus, Notocolossus, Mendozasaurus et Quetecsaurus. La position de Puertasaurus au sein des Lognkosauria est généralement acceptée même si, en 2017, Carballido indique qu'elle n'est pas assurée (de même pour le genre Quetecsaurus[10],[6],[11].

La position de Puertasaurus parmi les Lognkosauria est montré dans le cladogramme suivant établi en 2018 par Gonzalez Riga et ses collègues en 2018[11] :

Lognkosauria

Mendozasaurus




Futalognkosaurus




Argentinosaurus




Notocolossus



Patagotitan



Puertasaurus






Notes et référencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Puertasaurus » (voir la liste des auteurs).
  1. a b et c (en) Fernando E. Novas, Leonardo Salgado, Jorge Calvo et Federico Agnolin, « Giant titanosaur (Dinosauria, Sauropoda)from the Late Cretaceous of Patagonia », Revisto del Museo Argentino de Ciencias Naturales, n.s., vol. 7, no 1,‎ , p. 37–41 (lire en ligne)
  2. a et b (en) Taylor M. P., Wedel M. J. 2013. Why sauropods had long necks; and why giraffes have short necks. PeerJ 1:e36 https://doi.org/10.7717/peerj.36
  3. (en) Scott Hartman, « The Problem With Puertasaurus », sur Skeletal Drawing, (consulté le 20 novembre 2018)
  4. (en) J. Roach, « Giant Dinosaur Discovered in Argentina », National Geographic News,
  5. a et b (en) Paul, G.S. (2016) The Princeton Field Guide to Dinosaurs. 2nd ed. Princeton University Press p. 206
  6. a b et c (en) José L. Carballido, « A new giant titanosaur sheds light on body mass evolution among sauropod dinosaurs », Proc. R. Soc. B, vol. 284, no 1860,‎ , p. 20171219 (lire en ligne)
  7. (en) Nima, « Sauropod-art-O-rama! - commentaire »,
  8. (en) J. O. Calvo, J. D. Porfiri, B. J. González Riga et A. W. A. Kellner, « Anatomy of Futalognkosaurus dukei Calvo, Porfiri, González Riga, & Kellner, 2007 (Dinosauria, Titanosauridae) from the Neuquen Group, Late Cretaceous, Patagonia, Argentina », Arquivos do Museu Nacional, vol. 65, no 4,‎ , p. 511–526 (lire en ligne)
  9. (en) Nima, « FORGOTTEN GIANTS, #1: Puertasaurus »,
  10. (en) J. O. Calvo, Porfiri, J. D., González Riga, B. J. et Kellner, A. W. A., « Anatomy of Futalognkosaurus dukei Calvo, Porfiri, González Riga, & Kellner, 2007 (Dinosauria, Titanosauridae) from the Neuquen Group, Late Cretaceous, Patagonia, Argentina », Arquivos do Museu Nacional, vol. 65, no 4,‎ , p. 511–526 (lire en ligne[archive du ])
  11. a et b (en) B.J. Gonzalez Riga, P.D. Mannion, S.F. Poropat, L. Ortiz David et J.P. Coria, « Osteology of the Late Cretaceous Argentinean sauropod dinosaur Mendozasaurus neguyelap: implications for basal titanosaur relationships », Journal of the Linnean Society, vol. 184, no 1,‎ , p. 136–181 (DOI 10.1093/zoolinnean/zlx103, lire en ligne)