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Protestantisme en Belgique
Religion Protestantisme
Pays Belgique
Représentation Conseil administratif du Culte protestant et évangélique
Autre représentation Synode fédéral des Églises protestantes et évangéliques de Belgique
Langue(s) Français, néerlandais
Courants Luthéranisme, réformisme, méthodisme, pentecôtisme, adventisme, évangélisme, anglicanisme, quakerisme et autres dénominations.
Histoire
31 octobre 1517 Publication des 95 thèses de Martin Luther
1521 Excommunication de Luther
1522 Le couvent augustinien d'Anvers se convertit au Luthérianisme
1561 « Prêches aux champs » : des dizaines de milliers de personnes se rassemblent aux environs des grandes villes, comme Tournai ou Anvers
juillet 1566 Confessio Belgica de Guy de Brès
1577 Ouverture d'une Académie réformée à Gand
23 janvier 1579 Union d'Utrecht qui consacre la liberté religieuse
1581 Prise de Tournai par les catholiques
1584-1585 Prise de Anvers par les catholiques, fermeture de l'Académie réformée de Gand, fin du protestantisme en Belgique
1781 édit de tolérance de l'empereur d'Autriche Joseph II
1789-1799 La Révolution française consacre définitivement la liberté religieuse
1827 Ouverture du Temple protestant de Dour
4 octobre 1830 Indépendance de la Belgique
7 février 1831 La Constitution de la Belgique garantit la liberté de culte
4 juin 1831 Début du règne de Léopold Ier, protestant
1839 Union des Églises protestantes évangéliques de la Belgique
17 décembre 1865 Début du règne de Léopold II, catholique
1998 Création du Synode fédéral des Églises protestantes et évangéliques de Belgique
2003 Fondation du Conseil administratif du Culte protestant et évangélique

Voir aussi

Protestantisme par pays

Le protestantisme est la troisième religion pratiquée en Belgique. Les protestants, présents en Belgique depuis la Réforme, ont joué un rôle important dans le développement du pays en matière politique, économique et sociale. Depuis 2003, l'État belge reconnaît comme représentant du protestantisme belge le Conseil administratif du Culte protestant et évangélique (CACPE)[1] qui est composé de deux branches :

HistoireModifier

Articles détaillés : Protestantisme et Réforme protestante.

Les débuts de la RéformeModifier

Article détaillé : Confessio Belgica.
 
Monument Tyndale à Vilvorde
 
La ville de Tournai, surnommée la «  Genève du Nord  » est, au XVIe siècle, majoritairement composée de protestants. Foyer de résistance à la politique autoritaire des Habsbourg, elle ratifie l'Union d'Utrecht.
 
Trois prêches près d'Anvers en 1566 : un luthérien, un réformé wallon et un réformé néerlandophone.

Le protestantisme est présent en Belgique depuis la Réforme. À la suite de la publication des 95 thèses de Martin Luther le 31 octobre 1517, le luthéranisme s'implante à Tournai et Liège dès 1520. Les moines du couvent augustin d'Anvers se convertissent à la doctrine de Luther en 1522. Le moine augustin, Jean Castellain, prêche la Réforme à Tournai en 1524. En 1544, le pasteur français Pierre Brully prend la tête de la communauté de Tournai et introduit le courant réformé dans les Pays-Bas espagnols. La ville de Tournai, où les protestants sont majoritaires dès la deuxième moitié du XVIe siècle, est surnommée la « Genève du Nord ». Dans les années 1540-1550, la ville est considérée comme la métropole réformée calviniste pour les provinces wallonnes et flamandes[2]. Anvers et Gand joueront un rôle similaire dès 1563. Dans la deuxième partie du XVIe siècle, les protestants sont principalement présents, pour la partie flamande du pays, dans le comté de Flandres et le duché de Brabant, et pour la partie wallonne, dans les villes industrielles, à Tournai et dans le Tournaisis, à Mons et dans le Borinage, à Enghien, à Liège et à Verviers, Limbourg, Eupen, dans le Pays d'Outremeuse, et le Marquisat de Franchimont. Les idées réformées remportent un succès évident. En juillet 1566, une série de "prêches aux champs" rassemblent des dizaines de milliers de personnes, aux environs des grandes villes, comme Tournai ou Anvers. Les mesures répressives mises en œuvre pour lutter contre le développement du protestantisme provoquent le soulèvement du pays en 1567. Il y avait à cette époque environ 300.000 protestants sur le territoire belge, représentant 20 % de la population[3].

En 1577, une Académie réformée est fondée à Gand. Le 23 janvier 1579, le comté de Flandre (avec Bruges, Gand, Ypres), le duché de Brabant (avec Anvers, Bréda, Bruxelles, Lierre) et la ville de Tournai ratifient l'Union d'Utrecht qui consacre la liberté religieuse. Entre 1577 et 1585, plusieurs villes se dotent, sous l'influence des réformés, d'un gouvernement républicain, comme Bruxelles, Gand, Bruges, Ypres, Anvers, Ostende, Malines et Tournai. La chute de Tournai en 1581 et d'Anvers en 1585 marque la fin du protestantisme en Belgique. Après des années de conflit, le Nord des Pays-Bas, majoritairement calviniste, devient indépendant, tandis que le sud, embryon de la future Belgique, reste, par la force des armes, sous la tutelle des Habsbourg d'Espagne, avec pour religion d'État le catholicisme. Des villes comme Tournai ou Anvers sont dépeuplées.

La dispersion des communautésModifier

 
Le peintre réformé anversois Jacob Jordaens peint Les quatre évangélistes, entre 1620 et 1625
 
Le baptême en 1817 de Guillaume III d'Orange en l'église des Augustins de Bruxelles. Lors de la révolution de 1830, plusieurs communautés protestantes perdent leur lieu de culte

De violentes persécutions vont entrainer l'exode de plus d'une centaine de milliers de personnes à partir de la fin du XVIe siècle, principalement vers les principautés protestantes allemandes, comme le Palatinat ou le Brandebourg, l'Angleterre, les Provinces-Unies et la Suède, mais aussi vers le Nouveau Monde et l'Afrique du Sud. À la suite de ces mouvements de population, d'importantes colonies belges, wallonnes ou flamandes, sont créées à Canterbury, Londres, Francfort, Hanau, Magdebourg et Wesel. Ces réfugiés vont fonder des communautés réformées, contribuer à l'essor économique des pays d'accueil et diffuser des idées calvinistes orthodoxes en Europe. L'histoire des Wallons de Suède est initiée par les industriels liégeois Guillaume de Bèche, Etienne Gérard et Louis De Geer, connu comme le « père de l’industrie suédoise » du fer. À partir de 1620, cinq à dix mille Wallons émigrèrent alors en Suède, travaillant dans l'industrie de l'acier. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'exercice du culte protestant est réprimé dans les Pays-Bas espagnols. Des « Églises sous la croix », clandestines subsistent cependant, notamment dans le Borinage ou à Maria-Horebeke. Au XVIIIe siècle, des « Églises de la Barrière », sont créées dans les villes de garnison des Provinces-Unies, comme Tournai et Namur.La liberté de conscience n'est accordée qu'en 1781 par un édit de tolérance de l'empereur d'Autriche Joseph II. La Révolution française consacre définitivement la liberté de religion. Durant le Royaume-Uni des Pays-Bas, le roi protestant Guillaume Ier réorganise les Églises.

Le Réveil et la reconnaissanceModifier

 
L'église réformée de Charleroi est inaugurée en 1880 à la suite du mouvement de Réveil francophone
 
Église évangélique libre de Oostrozebeke

Avec l'appui du souverain protestant Léopold Ier, la petite communauté unit en 1839 ses seize consistoires dans le Synode de l’« Union des Églises protestantes évangéliques de la Belgique »[4] ancêtre de l'actuelle Église protestante unie de Belgique. Le mouvement de Réveil se diffuse en Belgique, sous l’influence du pasteur Jean-Henri Merle d'Aubigné, nommé professeur à l’École de l’Oratoire. Le 16 novembre 1837, un agent de la Société Biblique Britannique W.P. Tiddy et des pasteurs belges, suisses et français, dont Jonathan de Vismes, pasteur de Dour, et François de Faye, pasteur de Tournai, fondent la Société Évangélique Belge (SEB), dont l'action missionnaire est centrée sur la Wallonie. Les XIXe et XXe siècles ont marqué le retour des protestants, suite aux actions d'évangélisation des églises du Réveil, dont l'Église Chrétienne Missionnaire Belge, principalement à Bruxelles, dans le Borinage et dans les grandes villes industrielles du sud du pays, comme Liège, Verviers et Charleroi. Ce mouvement rencontre un grand succès au sein des milieux ouvriers wallons. Dans le Borinage, les protestants représentent environ 5 % de la population à la fin du XIXe siècle[5]. Une des plus anciennes églises protestantes de Belgique a été édifiée à Dour, en 1827. De grands industriels protestants d'origine belge, britannique ou allemande, comme John Cockerill, contribuent au développement industriel. Des missions sont créées au Congo belge par la Société Belge des Missions Protestantes au Congo, puis dans l'entre-deux-guerres au Rwanda dans un but d'émancipation de la population locale. Impressionné par l'œuvre des protestants, le roi Albert Ier déclare :Quand on cherche un honnête homme, on trouve souvent un protestant[6].

Les communautés évangéliques et pentecôtistes s'implantent en Belgique dès la fin de la Première guerre mondiale et sont en forte progression depuis les années 1980[7]. Avec 250 églises réparties à travers le pays, elles représentent la grande majorité des protestants belges. Le XXIe siècle est caractérisé par un grand dynamisme résultant de l’arrivée de chrétiens issus de l’immigration et par le développement de relations fraternelles avec les communautés catholiques suite au Concile Vatican II. L'église La nouvelle Jérusalem est une megachurch chrétienne évangélique de courant pentecôtiste, située à Bruxelles et affiliée à l’Église de Dieu. En 2010, elle comptait 3 500 membres. Une étude de 2015 estime que 1.300 chrétiens présents dans le pays sont d'origine musulmane et que la plupart ont rejoint une communauté protestante[8]. En parallèle, les liens entre les membres de la famille protestante évangélique sont renforcés. L'Église protestante unie de Belgique, est fondée en 1979. En 2003, le synode de l’Église protestante unie de Belgique et le synode fédéral des Églises protestantes et évangéliques de Belgique votent la création du Conseil administratif du Culte protestant et évangélique, reconnu par l’État belge, qui regroupe la quasi totalité des Églises.

Églises et mouvementsModifier

Les Églises protestantes en Belgique, pour la plupart rassemblées dans le Conseil administratif du Culte protestant et évangélique, reconnu par les autorités, présentent des confessions très diverses :

Églises luthériennes et réforméesModifier

Les Églises réformées sont héritières de Jean Calvin et de Zwingli. Les Églises luthériennes sont héritières de la théologie de Martin Luther. Elles remontent également aux origines mêmes de la Réforme et se réclament des trois affirmations centrales du message de Luther : l'autorité souveraine de la Bible, le salut par la Grâce, et le sacerdoce universel des croyants. Ces Églises sont rassemblées au sein de l'Église protestante unie de Belgique (EPUB). Certaines de ces communautés sont de type traditionnel ou évangélique. Le magazine Time a décrit en 2009 le nouveau calvinisme comme l'une des « dix idées en train de changer le monde »[9]. Sur certains sujets de société, la synthèse peut s'avérer difficile et conduire à des prises de positions polémiques. L'Unio Reformata est une union confessante composée de membres réformés-évangéliques de l'EPUB, qui reste fidèle aux racines réformées belges, résumées dans la Confessio Belgica[10].

Églises évangéliquesModifier

La Belgique compte de nombreuses Églises évangéliques (voir évangélisme), elles sont depuis quelques années en croissance numérique rapide. La plupart de ces Églises évangéliques sont rassemblées au sein du Synode Fédéral des Eglises protestantes et évangéliques de Belgique. Plusieurs de ces Églises sont de type charismatique tandis que d'autres sont plutôt évangéliques classiques ou traditionnelles. Trois communautés sont membres de l'Association of Vineyard Churches.

Églises pentecôtistesModifier

Le pentecôtisme est un courant évangélique de type charismatique né de mouvements de Réveil particuliers qui se sont manifestés au début du XXe siècle, aux États-Unis sous l’impulsion du pasteur Charles Parham et de William J. Seymour. La particularité théologique des pentecôtistes est de penser que le Saint Esprit est donné au croyant lors d’une expérience particulière, distincte du baptême d’eau traditionnel : le baptême du Saint Esprit. Celui-ci confère au croyant des dons particuliers comme le parler en langue, la prophétie ou la guérison divine. Les Églises pentecôtistes se font les témoins de l’Évangile aux quatre angles : « Jésus sauve, baptise, guérit, revient ». Par ailleurs, elles se situent dans la tradition protestante évangélique et baptiste et se référent aux grands principes de la Réforme : salut par la grâce, autorité de la Bible seule, sacerdoce universel. Les Églises pentecôtistes sont représentées en Belgique par le Synode Fédéral des Eglises protestantes et évangéliques de Belgique.

Églises libéralesModifier

Le protestantisme libéral est généralement attaché au dialogue de la religion avec la culture et il relativise la place première de la Bible. Il est un chaud partisan du dialogue interreligieux, du pluralisme, et de la laïcité. Des Églises libérales sont présentes au sein de l'Église protestante unie de Belgique (EPUB).

Armée du salutModifier

L'Armée du salut naît en pleine révolution industrielle, à la fin du XIXe siècle. Elle est créée, en 1878, par le pasteur anglais William Booth, scandalisé par le spectacle des foules ouvrières qui s'entassent dans les quartiers pauvres de l'Est londonien. Pour lui, le changement s'opère en chaque individu. Le progrès social, politique et économique doit découler d'une profonde transformation intérieure de l'homme, réconcilié avec lui-même par la puissance de l'Évangile. William Booth estime qu'avant de parler à quelqu'un de religion, il faut lui proposer des conditions de vie décentes, d'où l'investissement social du mouvement salutiste, et sa devise aux trois S, « soupe, savon, salut. »

Le , l'adjudant Rankin et les capitaines Velleema et Haas implantent l'Armée du salut en Belgique. Elle est reconnue par le gouvernement belge le .

Depuis le , elle forme un territoire salutiste unique avec la France[11]. Les responsables régionaux pour la Belgique sont les majors Mike et Ruth Stannett[12].

StatistiquesModifier

Le Baromètre du religieux 2008[13] indique que les protestants représentent 2,7 % de la population en Fédération Wallonie-Bruxelles, ce qui correspond à 5,8 % des chrétiens. Le sondage réalisé par la RTBF, IPSOS et l’ULB, en janvier 2016, indique que les protestants représentent 3 % de la population en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le protestantisme arrive en 3e position des religions pratiquées en Fédération Wallonie-Bruxelles.

FinancementModifier

 
La Liberté de Religion, par Eugène Simonis, Colonne du Congrès

L'article 181 de la Constitution belge dispose que l'État octroie un salaire et des retraites aux ministres du culte et aux délégués des organisations non-confessionnelles reconnues par la loi. Des cours de religion protestante sont organisés dans l'enseignement public, le salaire des enseignants étant à charge de l'État.

EnseignementModifier

L'Académie réformée de Gand est une ancienne université de théologie protestante, fondée en 1577, durant la période de la République de Gand. Elle fut supprimée, en 1584, lors de la conquête de la ville par Alexandre Farnèse. Lorsque les Pays-Bas furent réunifiés en 1814, le roi Guillaume Ier des Pays-Bas choisira de créer à Gand la nouvelle université d’État, en souvenir de l'ancienne institution.

Vie économiqueModifier

 
Le marchand réformé, Gillis Hooftman, et son épouse Margaretha von Nispen, peints par Marten de Vos.

Max Weber a mis en évidence dans L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme la contribution unique du protestantisme à la création d'une culture favorable à la liberté d'entreprendre et au capitalisme, culture qui s'est à présent imposée à l'échelle mondiale[14]. Au XVIIe siècle, de nombreux entrepreneurs protestants originaires des Pays-Bas méridionaux se réfugient en Hollande et contribuent au développement économique de la région. L'entrepreneur tournaisien, Isaac Le Maire, fonde la célèbre Compagnie néerlandaise des Indes orientales, dont il est gouverneur en 1602. L'industriel liégeois, Louis de Geer, est à l'origine de l'immigration de milliers d'ouvriers wallons en Suède et est considéré comme le père de la sidérurgie suédoise. Lors de la constitution de la Société Générale de Belgique en 1822, 7 des 36 personnalités fondatrices étaient protestantes[15]. Walthère Frère-Orban fonde la Banque nationale de Belgique, en 1850, le Crédit communal de Belgique (1860) et la Caisse générale d'épargne et de retraite. Dans la première moitié du XIXe siècle, les banquiers et industriels protestants, Jacques Engler, Frédéric Basse, Henri Schumacher (Société Générale) et Frédéric-Guillaume Brugmann (Banque de Belgique) sont à la tête de l'industrie. De nombreuses entreprises belges ont été créées par des protestants, comme :

Action politiqueModifier

Au niveau idéologique, les protestants sont attachés aux valeurs démocratiques et égalitaires. Certains chercheurs ont avancé la théorie d'un vote protestant au XIXe et au début du XXe siècle[16]. Plusieurs personnalités majeures du parti libéral sont protestantes, comme Walthère Frère-Orban, fondateur du parti en 1846, Eugène Goblet d'Alviella, Paul Hymans, Pierre Orts et le président de la Commission européenne Jean Rey. De nombreux protestants ont contribué au développement du Parti ouvrier belge, comme Elisée Fauvieau ou Isabelle Blume, deuxième femme parlementaire. Aujourd'hui, avec la fin des clivages confessionnels, les protestants sont présents dans l'ensemble des formations politiques belges.

Engagement socialModifier

 
La Bible de Van Gogh (à Cuesmes)
Article détaillé : Christianisme social.

Les protestants ont joué un rôle pionnier dans le domaine social. Au XVIe siècle, des caisses d'entraide sont créées par la communauté réformée de Tournai. Plus tard, le pasteur Henri Daniel Guyot originaire de Blegny est le fondateur du premier institut pour sourds des Pays-Bas en 1790. Au XIXe siècle, des pasteurs s'engagent dans la lutte contre l'alcoolisme et la prostitution. Ils contribuent à l'alphabétisation des milieux ouvriers, en encourageant la lecture de la Bible. En parallèle, des organisations de type Croix-Bleue luttent contre les assuétudes, travail salué par le socialiste Emile Vandervelde. C'est à cette époque que le peintre Vincent van Gogh séjourne au Borinage parmi les ouvriers, comme évangéliste. Le , l'adjudant Rankin et les capitaines Velleema et Haas implantent l'Armée du Salut en Belgique. Dans le Borinage, des soins de santé sont fournis aux défavorisés par les associations de diaconie, sans tenir compte des opinions religieuses des patients. Au XXIe siècle, l'Armée du Salut et d'autres associations sont à l'œuvre auprès des plus démunis.

PersonnalitésModifier

 
Léopold Ier resta fidèle à ses convictions protestantes malgré les pressions de son entourage.

ThéologiensModifier

 
Epistre tres utile... de Marie d'Ennetières, premier écrit théologique réformé rédigé par une femme

MusiciensModifier

PeintresModifier

PolitiquesModifier

Monde académiqueModifier

BibliographieModifier

  • Boudin H.R. (ouvrage collectif ss la direction de), Dictionnaire historique du Protestantisme et de l’Anglicanisme en Belgique du 16e siècle à nos jours, coédition des éditions Memogrames et de Prodoc, Centre de documentation du Protestantisme belge, Arquennes 2014, 464 pp. au format A4, (ISBN 978-2-930698-06-9)
  • Michel Dandoy (coord.), « Les protestants en Belgique » dans Courrier hebdomadaire, n° 1430-1431, CRISP, Bruxelles, 1994
  • Michel Dandoy (dir.), Le Protestantisme – Mémoire et Perspectives, Éditions Racine, 2005 (ISBN 978-2-87386-428-6)
  • Hugh Robert Boudin (dir.), Dictionnaire historique du protestantisme et de l'anglicanisme en Belgique du XVIIe siècle à nos jours, Memogrames, 2014
  • Alain Jouret, La vie d’une localité entre Borinage et Haut Pays au début du XIXe siècle : Dour, de la fin de l’empire français au lendemain de la révolution de 1830, dans Annales du Cercle d’histoire et d’archéologie de Saint-Ghislain et de la région, V, 1989, p. 224-229 et passim.
  • Alain Jouret, 14-18. Entre larmes et espérances À Dour et aux alentours. Opérations militaires, approvisionnement, aide sociale, enseignement, économie, maintien de l’ordre, réquisitions, résistance, loisirs, Libération et bilan, Saint-Ghislain, 2011, p.270 91,93,95,106, 107, 113, 114, 117, 118, 183, 195, 252, 253, 267, 291-295 (Cercle d’histoire et d’archéologie de Saint-Ghislain et de la région).
  • Gérard Moreau, Histoire du protestantisme à Tournai jusqu'à la veille de la Révolution des Pays-Bas, Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège, Paris, Les Belles Lettres, 1962
  • Emile Michel Braekman, Le protestantisme belge au 16e siècle (Belgique-Nord de la France-Refuge), collection "Terres Protestantes", La Cause, 1998 (ISBN 2-87657-028-9)
  • Emile Michel Braekman, Le protestantisme belge au 17e siècle (Belgique-Nord de la France-Refuge), collection "Terres Protestantes", La Cause, 2001 (ISBN 2-87657-041-6)
  • Emile Michel Braekman, Le protestantisme belge au XIXe siècle, première partie - 1795-1865, Flavion-Florennes : Le Phare, 1988
  • Robert Collinet, La Réformation en Belgique au XVIe siècle, collection "Histoire du Protestantisme en Belgique et au Congo belge", Éditions de la Librairie des éclaireurs unionistes, 1958
  • Robert Collinet, Histoire du protestantisme en Belgique au XVIIe et XVIIIe siècle, collection "Histoire du Protestantisme en Belgique et au Congo belge", Éditions de la Librairie des éclaireurs unionistes, 1959
  • Léon Ernest Halkin, La Reforme en Belgique sous Charles-Quint, Bruxelles, La Renaissance du livre, 1957

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Site officiel du CACPE
  2. Gérard Moreau, Histoire du protestantisme à Tournai jusqu'à la veille de la Révolution des Pays-Bas, Bibliothèque de la faculté de philosophie et lettres de l'université de Liège, Paris, Les Belles Lettres, 1962.
  3. http://www.museeprotestant.org/notice/le-protestantisme-en-belgique/
  4. Jean-Marie Mayeur, Luce Pietri, André Vauchez et Marc Venard, Histoire du christianisme, Les défis de la modernité (1750-1840), Desclée, , p. 778
  5. Jean Puissant 1982, p. 15-16.
  6. Annuaire - Académie royale de Belgique, Volume 158
  7. Bosco d'Otreppe, « Le succès belge des Églises évangéliques », La Libre, 18 juin 2015.
  8. Patrick Johnstone et Duane Miller, « Believers in Christ from a Muslim Background: A Global Census », IJRR, vol. 11,‎ , p. 14 (lire en ligne)
  9. (en) David Van Biema, « 10 Ideas Changing the World Right Now: The New Calvinism », Time, . Consulté le 21 juin 2010.
  10. (nl) « Reformatorisch-evangelische predikanten België bundelen krachten in VPKB», Reformatorisch Dagblad, .
  11. P. Mortlock (dir.), The Salvation Army Year Book 2018, p. 103.
  12. P. Mortlock (dir.), op. cit., p. 106.
  13. Christian Laporte, «  La Belgique terre religieuse » dans La Libre Belgique, 11 mars 2008 [lire en ligne]. Étude réalisée en Communauté française par le bureau d'étude Sonecom pour le compte de la Libre Belgique, de Dimanche paroissial, de la Radio-Télévision belge de la Communauté française, de Lumen Vitae et de l'Université catholique de Louvain,
  14. Article paru dans les Echos du 8 avril 1998 : Management : la trace du protestantisme, http://archives.lesechos.fr/archives/1998/LesEchos/17623-143-ECH.htm
  15. Samuel Tilman, Les grands banquiers belges, Portrait collectif d'une élite, Académie Royale de Belgique,
  16. Jean Puissant, « Foi et engagement politique. Quelques réflexions sur la signification sociale du réveil protestant dans le Borinage  », Problèmes d'histoire du christianisme, Bruxelles, t. 11,‎