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Prosper Estieu

instituteur, journaliste et poète français
Prosper Estieu
ProspèrEstieu.jpg
Prosper Estieu à la fin du XIXe s. par Eugène Trutat
Fonction
Majoral du Félibrige
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
PamiersVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Prosper EstieuVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Prosper l’Été
Jan d’Oc
Jan de La Ròca
Prosper l’Estiu
Jean d’Occitanie
La Cigala de l’Ort
Jan Cigalo
Jean TrouvèreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Membre de
Mouvement
signature de Prosper Estieu
signature

Prosper Estieu, né à Fendeille (Aude) le et mort à Pamiers (Ariège) le , est un poète français d'expression française et occitane. Il repose à Fendeille[1].

Ses poésies furent publiées dans diverses revues telles que la Poésie moderne, la Revue méridionale et la Revue félibréenne. Il fut le fondateur de la revue Montségur et un ami de Déodat Roché, qu'il rencontra en juin 1900 à Rennes-le-Château, où il était instituteur laïque.

Après un début de carrière jalonnée de nombreuses mutations de poste, en 1903, il est nommé instituteur sur la commune de Raissac-sur-Lampy où il va trouver un cadre propice à ses nombreuses activités,y rester pendant vingt ans, jusqu'à sa retraite.

Il fonda plusieurs écoles félibréennes : l’Escola Audenco en 1892, à Carcassonne, l’Escolo Moundino, à Toulouse et l’Escolo de Mont-Segur en 1894, et l’Escòla occitana en 1919. Il fut élu Majoral du Félibrige en 1900 (Cigalo de l'Ort, o de Lansargue).

Prosper Estieu fit de Castelnaudary, où il prit sa retraite en 1923, un centre félibréen très actif. Il fonda los Grilhs del Lauraguès (les grillons du Lauragais) et le Colètge d'Occitania (1927) et fut à l'origine de nouvelles écoles félibréennes à Albi, Mazamet et Carcassonne.

C'est dans le bulletin Mount-Segur (1896-1899 et 1901-1904), organe de l'école félibréenne du même nom, qu'il livre les premiers essais de la réforme graphique entreprise avec son collègue Antonin Perbosc et qui devait servir de base à la graphie classique de l’occitan[2].

L’académie du Languedoc à Toulouse décerne chaque année le prix Prosper Estieu.

Sommaire

ŒuvresModifier

  • Fabre d’Églantine réhabilité, Paris, Vannier, 1889
  • La Question d'Esclarmonde, 1890, réédition Lacour-Ollé, 2005, (ISBN 2-7504-0802-4)
  • Lou Terradou, sounets lengodoucians, traducciu francéso dret-à-dret e prefàcio per Antounin Perbosc (sonnets languedociens, traduction française en regard et préface par A. Perbosc), 1895 en ligne sur archive.org.
  • Flors d'Occitania, Toulouse, Marqueste, 1906
  • La Canson occitana, Carcassonne, 1908
  • Lo Romancero occitan - am traduccion franceza, entroduccion pel Bon Desazars de Montgalhard, Castelnaudary, Société d'études occitanes, 1914
  • Lo Flahut Occitan. Cantas novas sus vièlhs Aires (Paraulas e Muzica), prefacia de l'Abat Jozèp Salvat, 1926
  • Las Oras cantairas, sonets occitans am traduccion franceza. Les Heures chantantes, sonnets occitans avec traduction française, 1932

BibliographieModifier

  • Déodat Roché, « À Prosper Estieu, poète occitan et chantre de Montségur » in Cahier d'études cathares, no 9, 1961
  • Jean Thomas, « La correspondance de Jules Ronjat avec Prosper Estieu, Arsène Vermenouze et Valère Bernard », in Revue des Langues Romanes, 2006, vol. 110, no 2, p. 473–506

Notes et référencesModifier

  1. Jean Fourié, Dictionnaire des auteurs de langue d’oc (de 1800 à nos jours), Paris, Collection des amis de la langue d’oc, (ISBN 2-900062-05-5) p. 130-131
  2. Dictionnaire Mondial des Littératures, sous la direction de Pascal Mougin et Karen Haddad-Wotling, Larousse, 2002

Liens externesModifier