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Classe Attack (sous-marin)

Classe de sous-marin australiens
(Redirigé depuis Projet SMX-Ocean (DCNS))
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres classes de navires du même nom, voir Classe Attack.

Classe Attack
Shortfin Barracuda
Image illustrative de l’article Classe Attack (sous-marin)
Profil du sous-marin (projet en 2016)
Caractéristiques techniques
Type Sous-marin
Longueur 97 m
Maître-bau 8,8 m
Déplacement 4 500 t en surface
Autres caractéristiques
Équipage 60
Histoire
Constructeurs Naval Group, ASC Pty Ltd
A servi dans Naval Ensign of Australia.svg Royal Australian Navy
Navires prévus 12

La classe Attack est une future classe de sous-marin de la Royal Australian Navy. Le projet de sous-marin SMX-Ocean par DCNS a été révélé à l'occasion du salon Euronaval en octobre 2014. Il est issu du programme Barracuda qui a donné la classe Suffren[1]. Le , le Premier ministre d'Australie, Scott Morrison, annonce officiellement la signature d'un contrat de 50 milliards de dollars (soit 31 milliards d'euros dont 8 environ pour Naval Group et les industriels français associés à ce programme) pour la construction de douze Shortfin Barracuda à fabriquer en Australie pour le remplacement de la classe Collins[2],[3],[4].

Cahier des chargesModifier

Le SMX-Ocean est le projet de remplacement de la classe Collins australienne. Il figure parmi les classes de sous-marins actuelles pouvant servir d'alternative aux sous-marins nucléaires d'attaque (SNA ou SSN) compatible avec la politique non nucléaire de ce pays[5].

D'une longueur de 97 m pour une hauteur de 15,5 m et une largeur de 8,8 m, le futur SMX-Ocean peut se déplacer à une vitesse de 20 nœuds en plongée et s'immerger à 350 mètres de fond pour un déplacement en surface de 4 750 tonnes[6].

Par ailleurs, le projet SMX-Ocean permet d'opérer sur quatre fronts. La lutte anti-sous-marine (par les torpilles et les mines), la lutte anti-aérienne (par les missiles antiaériens), la lutte anti-navires (par les missiles antinavires et les mines) et l'attaque terrestre (par les missiles de croisière) ; SMX-Ocean embarque notamment à bord des drones sous-marins UUV (Robot sous-marin autonome) et aériens (UAV)[6]. L'intégration de tubes verticaux sur le SMX-Ocean permet une innovation jusque-là non disponible sur d'autres sous-marins de sa catégorie, les tirs vers la terre[6].

Compétition internationaleModifier

Le Projet 677 Lada du Bureau Rubin, le projet de remplacement de la classe Collins australienne[5],[7], le projet A26 (Saab) de la marine suédoise pour remplacer la classe Gotland, la classe S-80 de la marine espagnole (Navantia), le type 216 (une version agrandie du type 214 de l'allemand HDW) et la classe Sōryū (Japon) figurent en tête de liste.

Le Shortfin Barracuda proposé par Naval GroupModifier

Il s'agit d'un modèle à propulsion classique composé de piles à combustible et d'un moteur diesel-électrique en circuit fermé (système intégralement à propulsion anaérobie) garantissant une signature acoustique plus faible que celle des sous-marins à propulsion nucléaire. En effet, les pompes à eau de ces derniers devant être activées régulièrement (nécessaires au système de refroidissement), elles génèrent un bruit non-existant par ailleurs.[réf. nécessaire]

Le Barracuda australien mesurera 97 mètres de long et présentera un déplacement de 4 500 tonnes en surface[8]. Il devrait être capable de rester en mer durant trois mois ou encore de naviguer sur 18 000 milles nautiques à 10 nœuds, sa vitesse de transit étant de 14 nœuds, il pourrait plonger à 300 m de profondeur. Il embarquerait 34 armes, dont six missiles de croisière lancés verticalement depuis deux barillets, ainsi que des drones sous-marins et aériens. Il embarquerait également des missiles antinavires et missiles antiaériens, de même que des mines et des torpilles[9].

Pendant la première année de réalisation du projet, de 2016 à 2017, divers engagements intergouvernementaux ont été signés entre l'Australie et la France, pour établir les termes et contrats de production entre les deux pays, et engager la conception des sous-marins. Il s'agit par exemple d'établir les règles de transfert de compétences techniques et industrielles. Le début de la fabrication du premier sous-marin est établie en 2021 pour une mise en service en 2030, et le dernier sortira des chantiers en 2050 et naviguera jusqu'en 2085. Il est prévu que le nombre d'employés du chantier de DCNS en Australie va passer de 50 personnes à 200 fin 2017, puis 2 000 personnes, et le chantier de Cherbourg va atteindre 200 personnes dont 50 australiens et 10 américains, et atteindra 500 personnes en 2023. Quelques accidents, sans conséquences apparentes, ont émaillé la première année : le départ du PDG de DCNS Australia en mars 2017 et la révélation de documents confidentiels de sous-marins de Naval Group pour l'Inde. Le débat sur le nucléaire reste également présent.[10]

En décembre 2018 il est annoncé que le premier navire de la classe sera nommé HMAS Attack, et que cette dernière sera en conséquence appelée la classe Attack[11].

RéférencesModifier

  1. « DCNS présente le SMX Ocean, un sous-marin à propulsion classique hors normes », sur opex360.com, (consulté le 9 janvier 2016)
  2. « Sous-marins vendus par DCNS à l’Australie : les coulisses d’un contrat « historique » », sur lemonde.fr, (consulté le 26 avril 2016)
  3. « Comment la France est parvenue à vendre 12 sous-marins à l'Australie », sur lepoint.fr, (consulté le 26 avril 2016)
  4. « Quatre questions sur le contrat de 34,5 milliards d'euros remporté par DCNS en Australie », sur francetvinfo.fr, (consulté le 26 avril 2016)
  5. a et b « DCNS dévoile un nouveau sous-marin océanique doté de piles à combustible », sur meretmarine.com, (consulté le 9 janvier 2016)
  6. a b et c « DCNS dévoile le SMX®-Océan, un nouveau sous-marin océanique conventionnel aux capacités étendues », sur dcnsgroup.com, (consulté le 9 janvier 2016)
  7. « Le plus grand sous-marin non nucléaire du monde sera français », sur challenges.fr, (consulté le 9 janvier 2016)
  8. « DCNS sort vainqueur de la compétition des sous-marins australiens », sur Mer et marine, (consulté le 26 avril 2016)
  9. Philippe Langloit, « Sous-marins conventionnels : le grand bleu », sur http://www.dsi-presse.com/, (consulté le 28 avril 2016).
  10. Caroline Taïx et Dominique Gallois, « DCNS en Australie : le contrat du siècle, un an après », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. (en) Daniel Keane, « Future submarines renamed 'Attack class' but concerns remain about project rollout », sur abc.net.au, .