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Programme nucléaire de l'Afrique du Sud

Drapeau de l'Afrique du Sud
Centre de recherche de Pelindaba.

Le programme nucléaire de l'Afrique du Sud comprend l'utilisation de l'énergie nucléaire et de la médecine nucléaire.

Programme militaireModifier

Le pays possédait également un programme militaire secret pour la South African Defence Force, abandonné par la ratification du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires avant de l'arrivée au pouvoir du Congrès national africain. Les six bombes aériennes atomiques d'une puissance de 15 à 20 kt construites entre 1982 et 1989 et une septième en construction sont démantelés avant 1993[1].

Mines d'uraniumModifier

 
Production en tonnes d'uranium provenant des mines sud-africaines

L'Afrique du sud produit environ 550 tonnes de concentrés d'uranium par an, ce qui représente environ 1 % de l'extraction de l'uranium dans le monde. Les réserves d'uranium sont estimées à environ 6 % des ressources mondiales en Uranium[2].

Énergie nucléaireModifier

KoebergModifier

Article principal : Centrale de Koeberg.

La centrale nucléaire de Koeberg est l'unique centrale du pays, elle comporte deux réacteurs à eau pressurisée conçus par la société française Framatome. La centrale est située à 30 km du Cap. Elle appartient et est exploitée par le fournisseur national, Eskom.

PBMRModifier

De 1993 à 2010, un réacteur nucléaire à lit de boulets (Pebble Bed Modular Reactor - PBMR) était en développement par la société sud-africaine PBMR (Pty) Ltd. Le projet prévoyait la construction d'une centrale de démonstration près de la centrale de Koeberg et d'une usine de combustible à Pelindaba, à l'ouest de Pretoria. Ce projet a été abandonné en septembre 2010[3].

RecherchesModifier

Le premier, et en 2015 seul, réacteur nucléaire de recherche sud-africain est le SAFARI-1 (en) (South African Fundamental Atomic Research Installation 1) construit entre 1961 et 1965 sur le site de Pelindaba.

La Compagnie sud-africaine de l'énergie nucléaire (NECSA) a été créée en tant que société publique par la Loi sur l'Énergie Nucléaire en République d'Afrique du Sud de 1999 et est entièrement détenue par l'État. La NESCA remplace la Société de l'Énergie Atomique nationale. Les principales missions du NESCA sont d'entreprendre et de promouvoir les recherches et le développement dans le domaine de l'énergie nucléaire et des technologies liées; traiter et stocker le matériel nucléaire; et coordonner les autres organisations de ce domaine. South African Fundamental Atomic Research Installation 1

Le projet est actuellement en cours de démantèlement.

ÉducationModifier

Ces universités dispensent des cours d'ingénierie nucléaire en Afrique du Sud :

Groupes LobbyModifier

NIASAModifier

L'Association de l'Industrie Sud-Africaine du Nucléaire (NIASA) est une association ayant pour but est d'aider le public à comprendre les technologies nucléaires. Ce groupe de lobby est constitué d'entreprises comme Eskom, PBMR, Areva et EDF.

Earthlife AfricaModifier

Earthlife Africa (en) est une organisation faisant campagne contre l'énergie nucléaire en Afrique du Sud. Elle ne croit ni en sa sûreté ni en son rapport efficacité/prix[4].

SécuritéModifier

Notes et référencesModifier