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Privilège (livre)

autorisation royale d'édition
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Sous l'Ancien Régime, le privilège du Roi, ou par synecdoque le privilège, est une autorisation exclusive d'imprimer un ouvrage. Il protégeait donc l'imprimeur contre les contrefaçons imprimées à l'intérieur du royaume.

Cependant lorsque l'ouvrage n'obtient pas de « privilège », il peut être toléré. C'est ce qu'on appelle la « permission tacite ». Elle apparaît à l'initiative de l'abbé Bignon, à partir de 1709[1] ou de 1718[2] selon les sources.

Cette autorisation était délivrée après lecture du manuscrit par les censeurs royaux. Au XVIIIe siècle, Crébillon père et fils furent parmi les censeurs royaux les plus connus. Le premier exerça de 1735 à 1759, le second de 1759 à 1775.

BibliographieModifier

  • (en) Elisabeth Armstrong, Before copyright: The French book-privilege system, 1490-1526, Cambridge, Cambridge University Press, .
  • Henri Falk, Les Privilèges de librairie sous l'Ancien Régime : Étude historique du conflit des droits sur l'œuvre littéraire, Paris, A. Rousseau, .
  • Michèle Clément et Edwige Keller-Rahbé, Privilèges d’auteurs et d'autrices en France (XVIe – XVIIe siècles), Classiques Garnier, coll. « Textes de la Renaissance » (no 207), (ISBN 978-2-406-05986-8).

Références et NotesModifier

  1. « Permissions, approbations, privilèges, censure avant la Révolution française : l’édition sous contrôle », sur bibliomab.wordpress.com, (consulté le 21 janvier 2019)
  2. Weil Françoise, « Le livre et la fraude à la fin de l’ancien régime », dans : Gérard Béaur éd., Fraude, contrefaçon, contrebande de l'Antiquité à nos jours. Genève, Librairie Droz, « Publications d'histoire économique et sociale internationale », 2007, p. 91-104. URL : https://www.cairn.info/fraude-contrefacon-contrebande-de-l-antiquite-a-no--9782600010696-page-91.htm