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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Expédition d'Alger.
Prise d'Alger (1516)
Description de cette image, également commentée ci-après
Les Frères corsaires Barberousse
Informations générales
Date 1516
Lieu Alger, Algérie
Changements territoriaux Prise d'Alger par les frères Barberousse
Belligérants
Frères Barberousse
Commandants
Arudj Barberousse
Khayr ad-Din Barberousse
Salim at-Toumi
Forces en présence
5 000 kabyles[1]
1 500 turcs
800 arquebustiers
16 galères
inconnue
Pertes
inconnueinconnue

Conflits algéro-hispaniques


La prise d'Alger en 1516, a été réalisée par les frères Arudj et Khayr ad-Din contre Salim at-Toumi, le gouverneur de la ville d'Alger.

ContexteModifier

Dès 1509, plusieurs villes portuaires furent forcés de payer un tribut au roi d'Espagne : Dellys, Cherchell, Mostaganem et Alger acceptent de livrer à Pedro Navarro le Peñon d'Alger qui contrôle l'accès au port[2], ce qui agaça les populations, qui feront appel aux corsaires Barberousses pour les délivrer de la menace espagnole[3]. Discrédité et devenu impopulaire[4], Salam at-Toumi perd toute emprise sur la population algéroise; il cède aux exigences de la population et accepte l’intervention des frères Barberousse[5].

En 1510, les Espagnols se sont établis sur une petite île en face d'Alger, le Peñon d'Alger, et ont forcé le souverain local Salim at-Toumi à accepter leur présence par le biais d'un traité et payer un tribut[6].

DéroulementModifier

Tandis que Khayr ad-Din conduisait une puissante flotte devant Alger, Arudj entraînant avec lui une nombreux contingents kabyles, longeait le littoral et, dépassant Alger, allait s'emparer de Cherchell occupée par un corsaire, un de ses anciens lieutenants nommé Kara-Hassan, qui aurait pu devenir un redoutable compétiteur. Laissant une petite garnison à Cherchell, Arudj revint sur ses pas, entra dans Alger et fit aussitôt dresser une batterie contre la forteresse espagnole du Peñon qui menaçait toujours la ville[1].

Capture d'AlgerModifier

Un complot contre Arudj, fomenté par Salim at-Toumi était en train de se dérouler, Arudj y coupa court le , en faisant étrangler le cheikh dans son bain et se fit proclamer souverain d'Alger[4].

Arudj s'empara de la ville. Les Algérois lui feront un accueil triomphal[7].

Contre-attaquesModifier

La position des Barberousse demeure vulnérable : à deux cents mètres du rivage, la forteresse qui défend les abords d'Alger est encore aux mains des Espagnols, ainsi que la ville de Ténès, située dans ses environs immédiats et la principauté de Tlemcen beaucoup plus loin, servent à approvisionner la garnison espagnole d'Oran[8].

ConséquencesModifier

Khayr ad-Din succéda à Arudj après que ce dernier a été tué dans la bataille de Tlemcen contre les Espagnols en 1518, ainsi que d'hériter de son surnom « Barberousse ». La prise d'Alger en 1516, a été rendue possible grâce au soutien de l'empire Ottoman du Sultan Selim Ier. Ce soutien a pris fin avec la mort du Sultan en 1520, causant à Barberousse la prise de la ville par un chef local kabyle en 1520[9] et à la retraite à Djidjelli[10].

RéférencesModifier

  1. a et b Revue des deux mondes: R2M, Volume 62, Soc. de la Revue des Deux Mondes, , 1 138 p. (lire en ligne), p. 115
  2. Jacques Heers (2008) p. 14
  3. Kamel Filali, L'Algérie mystique : Des marabouts fondateurs aux khwân insurgés, XVeXIXe siècles, Paris, Publisud, coll. « Espaces méditerranéens », , 214 p. (ISBN 2866008952), p. 56
  4. a et b Gilbert Meynier, L’Algérie, cœur du Maghreb classique : De l’ouverture islamo-arabe au repli (698-1518), Paris, La Découverte, , 358 p. (ISBN 9782707152312), p. 313
  5. L'Algérie mystique..., op.cité, p. 57
  6. International Dictionary of Historic Places: Middle East and Africa Trudy Ring p. 54 [1]
  7. Mahfoud Kaddache, L'Algérie durant la période ottomane, Alger, Alger : O.P.U., , 239 p. (notice BnF no FRBNF35498970), p. 8
  8. Kamel BOUSSABOUA, « Skikda, Stora, Algérie - Site de Kamel Boussaboua - Corsaires barbaresques (p.5, Barberousse) », sur skikda.boussaboua.free.fr (consulté le 5 avril 2017)
  9. E.J. Brill's first encyclopaedia of Islam, 1913-1936 by Martijn Theodoor Houtsma p. 258 [2]
  10. Garnier, p. 20

BibliographieModifier

  • L'Algérie mystique : Des marabouts fondateurs aux khwan insugés, xv-xixe siècle, Kamel Filali
  • L'Algérie, cœur du Maghreb classique: De l'ouverture islamo-arabe au repli (698-1518), Gilbert Meynier
  • L'Algérie durant la période ottomane, Mahfoud Kaddache
  • E.J. Brill's firist encyclopaedia of Islam, 1913-1936, Martjn Theodoor Houtsma