Pregny-Chambésy

commune suisse de la République et Canton de Genève située sur la rive droite du Léman

Pregny-Chambésy
Pregny-Chambésy
Le hameau de Chambésy-Dessous.
Blason de Pregny-Chambésy
Blason
Drapeau de Pregny-Chambésy
Logo
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Genève Genève
Localité(s) Tonkin
Pregny Parc
Le Vengeron
Pregny - village
Chambésy - village
Pregny - Organisations
Communes limitrophes Genève
Bellevue
Le Grand-Saconnex
Maire Philippe Schwarm (PLR)
2020-2021
NPA 1292
N° OFS 6634
Démographie
Gentilé Pregnote
Chambésien (-ne)
Pregnote-Chambésien (-ne)
Population
permanente
3 881 hab. (31 décembre 2018)
Densité 1 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 29″ nord, 6° 08′ 38″ est
Altitude ~ 416 m
Min. 374 m
Max. 466 m
Superficie 3,24 km2
Divers
Nom officiel Pregny-Chambésy
Langue Français
Localisation
Localisation de Pregny-Chambésy
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Pregny-Chambésy
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Pregny-Chambésy
Liens
Site web www.pregny-chambesy.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Pregny-Chambésy (en arpitan genevois : Pregni-Sambèsi [prəˈɲi ʃɑ̃bɛːˈzi][3],[N 1]) est une commune de la République et Canton de Genève, en Suisse. Elle se trouve sur la rive droite du Léman et fait partie des « communes réunies ».

GéographieModifier

 
Vue sur le Léman et les montagnes depuis le coteau de Chambésy-Dessus.

La commune de Pregny-Chambésy se situe dans la campagne genevoise et s'étend sur une colline isolée, s'élevant à une hauteur d'une centaine de mètres au-dessus du niveau du Léman [N 2] et offrant une vue sur le Léman, plusieurs communes françaises et suisses, plusieurs monuments [N 3] et plusieurs montagnes françaises, italiennes et suisses (fribourgeoises, vaudoises et valaisannes) [N 4].

La commune se situe entre Genève et Bellevue à 4 km au nord de Genève. La commune se trouve au nord du quartier genevois des Nations, ce qui justifie les dizaines de missions permanentes étrangères implantées dans la commune. La commune se trouve également au sud-est de l'aéroport international de Genève-Cointrin.

La commune a conservé, depuis de nombreuses années, un aspect de ruralité, tout en étant résidentielle[5].

La commune est formée de cinq entités : Pregny, Chambésy-Dessus, Chambésy-Dessous, Roilbot [N 5] et Le Tonkin [N 6]. Le centre du village se situe à Chambésy-Dessus, le centre historique à Chambésy-Dessous, le centre administratif à Pregny, les fermes à Roilbot et les habitations au Tonkin. Ces cinq hameaux sont entourés d’une zone résidentielle, encore très verdoyante[8],[9].

Selon l'Office fédéral de la statistique (OFS) et l'Office cantonal de la statistique, pour l'année 2017, Pregny-Chambésy mesure 3,24 km2. 75,7 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 13,5 % à des surfaces agricoles (44 hectares), 9,8 % à des surfaces boisées (32 hectares) et 0,9 % à des surfaces improductives [2].

Géographie naturelleModifier

 
Chemin de baguenaude près du Grand-champ.

La commune est située sur un coteau, tourné à l’est en direction du lac. Depuis le point culminant de Mérimont, le terrain descend en pente douce, formant les plateaux inclinés de Tournay et de Pregny, qui dominent à leur tour le coteau et ancien vignoble de Pregny, en forte pente, ainsi que les rives du lac.

La commune est un territoire riche en verdure. En effet, au cours de son développement, elle a su conserver un caractère naturel en préservant les nombreux jardins privatifs généralement bien arborés liés aux habitations.

Les grandes propriétés situées sur le territoire communal abritent d’importantes surfaces proches de l’état naturel (prairies, vergers, bosquets...). Ces surfaces vertes, associées à la zone agricole, font partie intégrante de l’importante pénétrante de verdure qui s’étend depuis Ferney-Voltaire jusqu’au lac. La diversité du territoire communal s’exprime ainsi par la juxtaposition de structures telles que les vieux arbres isolés, les bosquets, les jardins, les surfaces engazonnées, les zones humides, etc. qui forment une mosaïque de milieux attractifs sur le plan biologique.

Le paysage communal, tant urbain que rural, est ponctué par des éléments visuellement marquants qui lui confèrent son caractère spécifique et contribuent à la bonne lisibilité de l’ensemble. Parmi les éléments naturels on notera en particulier les cours d’eau, les peuplements arborescents, les surfaces agricoles, les accents topographiques et les alignements d’arbres.

La commune est traversée par la ViaJacobi, l'un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, partant de Rorschach et de Constance pour arriver à Genève[10].

Géographie administrativeModifier

 
L'église catholique Sainte-Pétronille, l'arrondissement administratif de l'état civil et la mairie.

LocalitésModifier

Depuis 2005, la commune est composée de six localités : Tonkin, Le Vengeron, Chambésy - village, Pregny - village, Pregny Parc et Pregny - Organisations[11],[12].

TerritoireModifier

Le territoire de la commune a la forme d'un quadrilatère : Sur la face orientale, la rive du lac lui forme une limite naturelle. La lisière des forêts des Châtaigniers et de la Foretaille constituent la frontière septentrionale qui va du Vengeron à la Foretaille. Le côté occidental est bordé par une route venant du hameau de Colovrex qui part de la Foretaille et se dirige vers la Campagne de Tournay, où il subsiste une zone agricole diversifiée (champs, prés, bocages) qui trouve son prolongement sur la commune du Grand-Saconnex, en formant un coude pour se terminer aux Crêts. Le tracé méridional part des Crêts, à l'angle droit dans la direction du lac, passant par le chemin de la Riole et la vy-des-champs, longeant deux bâtiments d'organisations internationales (l'OMS et l'ONUSIDA) ainsi que de grands domaines avec leurs maisons de maître et leurs parcs richement arborés (véritables emblèmes de la commune)[13], et se prolongeant par le chemin de l'Impératrice jusqu'au lac[14].

Communes limitrophesModifier

La commune est limitrophe de la commune de Bellevue et des villes de Genève et du Grand-Saconnex.

ProtectionsModifier

La commune comporte cinq biens culturels d'importance nationale [N 7] et cinq bien culturels d'importance régionale [N 8].

La loi cantonale du 4 juin 1976 sur la protection des monuments, de la nature et des sites (LPMNS) recense, pour la commune de Pregny-Chambésy, quatre objets classés [N 9] et trente-deux objets inscrits à l'inventaire [N 10].

Avec la révision de l'Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse (ISOS) de 2021, Pregny-Chambésy devrait être inscrit comme « site national à protéger » dans la catégorie « village » (la décision est en cours).

Les rives du territoire communal font partie d’un périmètre protégé en vertu de l’Ordonnance du 21 janvier 1991 sur les réserves d’oiseaux d’eau et de migrateurs d’importance nationale et internationale (OROEM).

ToponymieModifier

L'origine exacte du nom de la commune reste inconnue. Cependant il existe quelques hypothèses[15]:

PregnyModifier

  • Le nom serait d’origine romaine, formés d’un nom de personne latin avec le suffixe toponymique celtique -akos/acum. Il pourrait s’agir d’un propriétaire de domaine rural qui se serait appelé Priniacus.
  • Le nom se rattacherait au paysage de la région : venant du gallois "pren" (les bosquets, les arbres) et de "ciac" (le bois), Pregny évoquerait une région fortement boisée. Or, nous savons qu'avant les grands défrichements de la fin du Moyen Âge, ce territoire était recouvert d'épaisses forêts[16].
Toponymie de Pregny
années Pregny
époque romaine Fundus Priniacus
1113 Priniacum
1271 Prignie
1344 Prignier
1790 Prigniez
1816 Pregny

ChambésyModifier

  • Le nom serait d’origine romaine, formés d’un nom de personne latin avec le suffixe toponymique celtique -akos/acum. Il pourrait s’agir d'un personnage nommé Sambesius. Le nom de Sambatius est en tout cas attesté dans des inscriptions romaines.
  • Le nom serait une déformation de Saint-Bésier, le patron d'une ancienne famille ou d'une chapelle de la région. Pour d'autres, cette commune aurait tiré son nom de celui d'une famille noble, originaire de ce lieu, dont on trouve une mention au XIIIe siècle[17].
Toponymie de Chambésy
années Chambésy
époque romaine Sambatius
XIIIe siècle Sambesie
XIVe siècle Sambeysier
1663 Sambeisy
1730 Chambeisy
1790 Sambesie
1816 Chambésy

Nom actuelModifier

Le nom actuel n'est pas issu de la fusion de deux villages.

À l'époque, la commune de Pregny comprenait les villages de Pregny et Chambésy. Cependant, comme la localité de Chambésy grandissait d'années en années, jusqu'à devenir plus grande que celle de Pregny, le maire de l'époque, Raymond Perrot, décida de changer le nom officiel de la commune. C'est donc en 1951 que le maire fit ratifier, par le Conseil municipal, sa demande adressée au Conseil d'État Genevois que la commune de Pregny soit dorénavant appelée commune de Pregny-Chambésy, demande à laquelle le Conseil d'État donna une suite favorable [18]. Son entrée en vigueur est le 1er janvier 1952 [19].

Pregny-Chambésy se prononce : \pʁəɲi-ʃɑ̃bezi\

Dans la langue courante, le nom « Chambésy » a remplacé le nom officiel de Pregny-Chambésy.

Lieux-ditsModifier

 
Carte des lieux-dits, d'après le service de la mensuration officielle.

La commune comprend 35 lieux-dits :

  • Bellerive
  • Bois de Foretaille
  • Bois de Pins
  • Champ de Blé
  • Chambésy-Dessous
  • Chambésy-Dessus
  • Château de Tournay
  • Choutagnes
  • Cornillon
  • Foretaille [N 11]
  • Grande Pierrière
  • Île Calvin
  • L'Impératrice / Pregny la Tour
  • La Capite [N 12]
  • La Fenêtre
  • Le Reposoir
  • Le Rivage
  • Le Vengeron
  • Les Châtaigniers
  • Les Crêts
  • Les Guénandes [N 13]
  • Les Jordils
  • Les Ormeaux
  • Les Pins
  • Machéry
  • Malvandes
  • Mérimont
  • Monthoux
  • Penthes
  • Petit Morillon
  • Petite Pierrière
  • Port de Pregny la Tour
  • Pregny
  • Rive de Pregny
  • Roilbot [N 14]

ArmoiriesModifier

À l'origine, les armoiries seraient une copie légèrement modifiée des armoiries de la famille de Brosses, propriétaires, de 1573 à 1793, du château de Tournay; mais ce projet fut oublié[20].

Choisies par le conseil municipal le 28 novembre 1924, les armoiries actuelles représentent le ciel et le rivage sinueux du lac par la couleur bleue et les moissons d'or de la colline par la couleur jaune[21].

Date Informations Statut Image
1530 « Les armoiries qui seraient le mieux adaptées seraient

celles de la famille de Brosses, ancienne propriétaire de Tournay. »[22]

Armoiries de la Famille De Brosses
 
«D'azur à trois trèfles d'or posés deux sur un.»
26 mai 1924 Cependant, la famille De Brosses n'étant pas éteinte, l'archiviste cantonal proposa de les

modifier légèrement notamment en changeant les couleurs.

« Cette proposition ne ralliant pas tous les suffrages,

il est demandé à l'archiviste de faire une autre proposition. »[22]

Projet des futures armoiries de la commune de Pregny
 
«D'or à trois trèfles de sinople posés deux sur un.»
28 novembre 1924 « Le Conseil municipal adopte pour armoiries de la commune un écu

dans lequel les couleurs traditionnelles de Pregny, le bleu et le jaune,

seront disposées en un écartelé en sautoir ondé. »[22]

Armoiries officielles de la commune de Pregny-Chambésy
 
« Écartelé en sautoir ondé d'azur et d'or. »

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Le logo de la commune a été inventé en 2016. La phrase « une commune aux portes de la campagne genevoise », rappelle la situation géographique de la commune : proche de la ville mais également de la campagne.

HistoireModifier

OriginesModifier

 
Extrait de la carte Dufour de 1855, montrant Pregny-Chambésy.
 
Les carrières sous-lacustre de la Petite Pierrière photographiées en 1953 par Werner Friedli (de).

L'origine de la commune, certainement occupée par les Romains puis par les Burgondes, n'est attestée que depuis le XIIe siècle. Pourtant, le Moyen Âge n'y a laissé aucune trace, si ce n'est les voies dites historiques, les douves de l'île Calvin et les fondements des Châteaux de Tournay et de Penthes[23].

Les carrières de molasse sous-lacustre de la Petite Pierrière ont été découvertes à 300 m en amont de la plage du Reposoir. Ces carrières ont été exploitées de la fin du Moyen Âge jusqu’au XVIIIe siècle. La pierre extraite a servi à construire une partie de la cathédrale Saint-Pierre de Genève, la face occidentale de l'hôtel de ville, la maison Tavel, le château de Tournay ainsi que plusieurs maisons de la Place du Bourg-de-Four[24],[25],[26].

Appartenances historiquesModifier

Les différentes appartenances historiques du territoire de Pregny [27],[28],[29] :

France (6 mars 1601 - 20 novembre 1815)

Suisse (depuis le 20 novembre 1815)

Historique communalModifier

 
Extrait du Procès-Verbal, du 14 février 1790, proclamant la constitution de la municipalité de Pregny.
 
Vitrail de Matina Bertrandt commémorant les 200 ans de la proclamation de la commune de Pregny-Chambésy.

Liste de quelques événements marquant de la commune :

  • En 1536, les Bernois, en occupant le Pays de Gex, introduisirent la Réforme.
  • En 1685, Pregny redevient catholique.
  • Le , à la suite de la demande du curé Romain Vulliet, 20 citoyens actifs se sont assemblés dans l'église de Pregny et proclament ensemble la constitution de la municipalité de Pregny sur les bases d'un décret de l'Assemblée nationale datant du 29 décembre 1789[30].
  • Le , à la suite de la défaite de Napoléon à la bataille de Waterloo et du traité de Paris, la commune de Pregny est cédée à la Confédération Suisse.
  • Le , la commune de Pregny est officiellement rattachée à la République et Canton de Genève.
  • En 1835, un bâtiment abritant l'école et la mairie est construit.
  • En 1858, mise en service de la première voie ferrée passant dans la commune[31].
  • Le départ de la quatrième édition des championnats d'Europe d'aviron a été donné au large les rives de Pregny le 6 septembre 1896.
  • Le départ de la vingtième édition des championnats d'Europe d'aviron a été donné au large des rives de Pregny le 18 août 1912.
  • Le , adoption officielle d'un blason et d'un drapeau communal[22].
  • En 1926, installation de la lumière électrique[22].
  • En 1935, les frontières communale Sud-Ouest entre Pregny et Genève sont modifiés à la suite d'un échange de deux propriétés entre les deux communes[32].
  • Le 1er novembre 1952, première ligne d'autobus passant dans la commune [N 16],[18].
  • Dès le 1er janvier 1952, la commune s'appelle officiellement : Pregny-Chambésy[18].
  • En 1957, une salle communale, annexée de deux salles de classes, est construite : « l'école de la Fontaine ».
  • En 1964, les frontières communales Nord et Nord-Est avec Bellevue sont modifiées à la suite de la construction de l’Autoroute A1.
  • Le 27 mai 1978, le centre sportif et de loisirs des châtaigniers est inauguré.
  • En 1981, la Société Genevoise d'Horticulture a décerné, à Pregny-Chambésy, le titre de commune la plus fleurie du canton de Genève pour l'année 1980 (dans la catégorie "commune entre 1'000 à 5'000 habitants")[33].
  • En 1984, une deuxième école primaire est construite : « l'école de Valérie ».
  • En 1992, le journal GHI a décerné, à Pregny-Chambésy, le titre de commune la plus fleurie du canton de Genève pour l'année 1992 (toute catégorie confondue). La commune remporte également le premier prix du concours des fenêtres et balcons fleuris (dans la catégorie "commune entre 1'000 à 5'000 habitants")[34].
  • En 2003 : une nouvelle école de la Fontaine est construite au même emplacement que l'ancienne.
  • En 2015 et en 2016, la commune a fêté son bicentenaire de son entrée dans la Confédération.
  • En octobre 2017, la Société Genevoise d'Horticulture a décerné, à Pregny-Chambésy, le titre de commune la plus fleurie du canton de Genève pour l'année 2017 (toutes catégories confondues)[35],[36],[37].
  • En novembre 2018, la Société Genevoise d'Horticulture a décerné, à Pregny-Chambésy, le titre de commune la plus fleurie du canton de Genève pour l'année 2018 (dans la catégorie "commune entre 3'001 à 10'000 habitants"). La commune remporte également le premier prix dans la catégorie "fontaines fleuries"[38],[39],[40].
  • Le 7 mars 2020, la cérémonie d'ouverture de la 15e édition du Festival du Film Vert s'est déroulée dans le Domaine du château de Penthes[41],[42].

Autres faits historiques et anecdotesModifier

 
La rose Pavillon de Pregny de Jean-Baptiste Guillot (père).
 
Le pavillon et la piscine du château de Penthes, en 1959, dans Certains l'aiment froide de Jean Bastia (avec Louis de Funès sur la gauche de l'image).
  • Jean Calvin qui prêchait à Genève, aimait à se reposer chez son frère à Pregny, dans une propriété qu'on appelle depuis l'Île Calvin [27].
  • En 1758, Voltaire achète le château de Tournay, à la famille des De Brosses, sous forme de bail à vie avec le titre comtal qui y est attaché. Mais comme il entreprend d'importants travaux et qu’il y donne des représentations théâtrales, il s'attire l'hostilité des calvinistes genevois et préfère finalement aller s'établir à Ferney, où il jouit d'une plus grande liberté de mouvement. À sa mort en 1778, le château revient à la famille des De Brosses [43].
  • Depuis 1829, Jean Jaquet s'était préparé à la mort. De ce fait, il s'était déjà préparé une tombe dans le cimetière de Pregny dix ans avant sa mort en 1839.
  • En novembre 1837, des loups ont été aperçus à Pregny après avoir dévoré le chien du maire Adolphe d'Arbigny[44].
  • En 1863, à la demande d'Adolph Carl von Rothschild, le pépiniériste et créateur de roses français Jean-Baptiste Guillot (père) crée un hybride de Rosier Bourbon baptisé Pavillon de Pregny en hommage à l’ancienne maison de maître qui se trouvait à l'emplacement de l'actuel château.
  • En 1869, Adolph Carl von Rothschild avait introduit des vignes anglaises dans ses serres à raisin. Cependant, ces vignes anglaises étaient infectées par le phylloxéra [45]. Entre 1871 et 1874, l'insecte se propagea dans les communes de Pregny, Grand-Saconnex, Petit-Saconnex et Genthod. On s'empressa alors d'exproprier temporairement les vignes de ces quatre communes et de les détruire, ce qui n'empêcha pas la propagation de l'insecte sur l'ensemble de la rive droite du canton. En 1893, les viticulteurs genevois, voyant leur vignes disparaître de plus en plus rapidement, adressèrent plusieurs pétitions au département fédéral de l'agriculture demandant d'arrêter la lutte et l'autorisation de planter de nouvelles vignes américaines plus résistantes à la maladie du phylloxéra. Le Conseil fédéral adopte la pétition et sépare le canton en deux zones : dans l'une, la lutte devait continuer; dans l'autre, la plantation de vignes américaines était autorisée. Le 21 janvier 1898, le Conseil fédéral décide d'arrêter la lutte contre le phylloxéra et d'autoriser la plantation de vignes américaines dans tout le canton. L'examen par souche dura encore quelques années dans les communes de Meyrin, Vernier, Grand-Saconnex, Petit-Saconnex et Pregny. Au total, pour Pregny, 100 hectares ont été infectés par l'insecte et 2 hectares ont été perdus. La technique de remplacement des vignes européennes par des vignes américaine pour arrêter la propagation du phylloxéra a eu un tel succès que l'Europe entière s'en inspira [46],[47].

FamillesModifier

Voici la liste de quelques familles originaires de la commune Pregny-Chambésy :

  • Baudy : mentionnée dès le XIXe siècle[55];
  • Sambesie (ou Chambésy) : mentionnée au XIIIe siècle[17];
  • Chevrand : mentionnée dès le XIXe siècle[55];
  • Dellenbach : originaire de la commune depuis le XIXe siècle[56];
  • Deville : mentionnée dès 1664[56];
  • Du Puys (ou Dupuis) : mentionnée dès 1534 [N 18],[56];
  • Gabin : originaire de la commune depuis le XIXe siècle[56];
  • Gardet : mentionnée dès 1685[56];
  • Moine : bourgeoisie dès 1562. Famille éteinte vers le XIXe siècle[58];
  • Panissod : mentionnée dès le XIXe siècle[56];
  • Thévenot : originaire de la commune depuis le XIXe siècle[56];
  • Toma : originaire de la commune depuis le XXIe siècle[59];
  • Wenger : originaire de la commune depuis le XXe siècle[60].

Anciennes photographiesModifier

Lieux d'intérêtModifier

BâtimentsModifier

Domaines et demeuresModifier

La commune comprend plusieurs grands domaines ainsi que de grandes demeures publiques, privée ou appartenant à des missions étrangères. En voici une liste de quelques-unes :

propriétés ouvertes au publicModifier
Propriété Date de construction Propriétaire actuel Activité Photographie Histoires brèves Protection Localisation
Le château de Penthes 1761 État de Genève musée des Suisses dans le monde   En 1750, le domaine est acquis par Alexandre de Sales qui y construisit une résidence de campagne. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le domaine passe aux mains de la famille Sarasin. Au milieu du XXe siècle, le domaine est vendu à Louis Birkigt qui le vend à l'État de Genève en 1972. Bien culturel d'importance régionale[61]

Objet inscrit à l'inventaire genevois[62]

Chemin de l'Impératrice 18

46° 13′ 57″ N, 6° 08′ 30″ E

Le château de l'Impératrice

(dit aussi « Pregny-La-Tour ») [63]

1630-1640 Ville de Genève Bureau de la mission permanente de la République Italienne   Le domaine est attesté dès la fin du XVe siècle et comprend une maison forte avec dépendances. Entre 1630 et 1640, Marie Grifferat double la superficie des bâtiments, mais ce n'est qu'au milieu du XVIIIe siècle que le domaine prend la forme qu'on lui connaît aujourd'hui. Bien qu'il conserve l'ancienne maison de maître, le propriétaire de l'époque, Alexandre de Sales, remodèle complètement les façades donnant sur le lac et le Mont-Blanc. De 1811 à 1817, le domaine appartient à l'Impératrice Joséphine de Beauharnais. En 1853, le domaine est vendu et morcelé. En 1983, il est acheté par la ville de Genève. Objet classé[64] Chemin de l'Impératrice 10


46° 13′ 49″ N, 6° 08′ 39″ E

La villa « Rive-Belle »[65] 1833-1836 État de Genève siège de l’Institut Confucius de l’UNIGE   Ayant acquis ce terrain au bord du lac, Charles-René Pictet de Rochemont, se fait construire une villa avec dépendances par l'architecte Samuel Vaucher entre 1833 et 1836. Il confie l'aménagement des jardins à Etienne de Soulages-Dodin. L'architecture de la villa est marquée par un néoclassicisme épuré. Lorsqu'Auguste Pictet de Rougemont hérite de la maison, il fait ajouter divers ornements sur les façades. Il modifie également les accès en créant le portail actuel et le port. Après être restée plus de 150 ans dans la même famille, la propriété a été acquise par l'État de Genève en 1988. Objet inscrit à l'inventaire genevois[66] Route de Lausanne 266


46° 14′ 28″ N, 6° 09′ 06″ E

Propriétés privéesModifier
Propriété Date de construction Propriétaire actuel Photographie Histoires brèves Protection Localisation
Le château de Pregny 1858-1859 État de Genève   En 1855, Adolphe et Julie de Rothschild acquièrent la propriété d'Auguste Saladin de Lubières. Après démolition de la maison de maître qui s'y trouvait, ils en font bâtir une beaucoup plus imposante à partir de 1858, par les architectes londoniens Stokes. L'aménagement du parc, dans le style anglais, est pensé et suivi personnellement par la maîtresse de maison. Au château sont adossés d'importants bâtiments d'exploitations (orangerie, volière, écurie et manège, loges de gardiennage). Bien culturel d'importance nationale

Objet inscrit à l'inventaire genevois[67],[68]

Route de Pregny 32


46° 14′ 07″ N, 6° 08′ 30″ E

Le château du Reposoir [69] 1750-1755 famille Pictet   Ce domaine agricole se constitue à partir du XVIe siècle. Au milieu du siècle suivant, il entre dans la famille Pictet. À partir de 1750, il est progressivement transformé et devient une propriété d'agrément. Une nouvelle maison de maître et édifiée en 1755, puis encadrée par deux ailes en 1790. Cent ans plus tard, un nouveau mas de dépendances est bâti par l'architecte Gustave Brocher, alors qu'un jardin à la française remplace l'ancien potager à l'est de la maison. Bien culturel d'importance nationale

Objet classé[70],[68]

Route de Lausanne 225


46° 13′ 55″ N, 6° 08′ 49″ E

Le château de Tournay 1601-1603 famille Propper   L'origine du château remonte au XIIIe siècle. Le bâtiment échappe de peu à la destruction lorsque le Conseil de Genève décide de raser les châteaux proches de son territoire. En 1758, Voltaire le loue à vie à la famille de Brosse. À la Révolution, le château est vendu à l'ancien fermier du domaine. En 1915, il est acheté par Alfred Baur qui le restaure. Bien culturel d'importance régionale[61]

Objet classé[70]

Objet inscrit à l'inventaire genevois[71]

Route de Pregny 37/Chemin Palud 16


46° 14′ 14″ N, 6° 08′ 17″ E

Le château Malvand ou de « La Malvande »

(dit aussi « La Tour »)

1713 RI Realim SA (Dan Ohayon)   Le domaine doit son nom à la famille Malvenda, qui le possédait déjà avant la Réforme. Il s'étendait alors jusqu'à la Foretaille. Appartenant aux familles Choudens et Malherbes, il est acquis, en 1713, par Abraham Sauter, qui fait construire une première maison à côté d'une ancienne tour. En 1724, Jean Huber rachète le domaine, détruit la tour et ajoute deux ailes au bâtiment, avant de le revendre à Isaac Vernet en 1751. Sa nièce Catherine Fabri-Vernet qui en hérite fait surélever les ailes et bâtir les deux corps de dépendances en 1773. En 1847, le domaine passe aux mains des familles Saladin et Rilliet, avant être divisé et partiellement loti. La demeure et ses dépendances ont été détenues jusqu'au début de ce siècle par la famille Kreuger, héritière du magnat suédois des allumettes. Objet inscrit à l'inventaire genevois[72] Chemin de Chambésy 8


46° 14′ 36″ N, 6° 08′ 57″ E

La maison de maître « Île Calvin »

(dite aussi « Tour aux moines »)

XVIIIe siècle société anonyme immobilière de l'Île Calvin (Richard Snell)   Une maison forte est attestée dès la fin du XIIIe siècle. Dans les années 1540, le frère de Jean Calvin achète la propriété. La maison passe ensuite à la famille Moine. Au XVIIe siècle, la famille Pictet en est propriétaire, puis la famille de banquiers protestant Vaudenet-Gallatin. La maison est reconstruite au XVIIIe siècle et est acquise en 1820 par Jean Jaquet. Objet classé[73]

Objet inscrit à l'inventaire genevois[74]

Route de Pregny 17


46° 14′ 03″ N, 6° 08′ 21″ E

La maison de maître « Les Ormeaux » [75] 1835-1836 État de Genève

(Utilisé comme bureau de la mission permanente de la République française)

  Le domaine est acquis par le rentier londonien Georges Haldimand-Prinsep vers 1830. En 1835, il fait construire une maison de maître et des dépendances. Les plans sont probablement établis par un architecte anglais dans la lignée de John Nash. À l'époque, il s'agit de l'une des premières maisons de maître caractérisée par un volume mouvementé et des détails de style néogothique Tudor. Les bâtiments annexes bordant la route sont remarquables. En 1851, la famille Favre devient propriétaire du domaine. À cette époque, l'une des dépendances accueille la communauté protestante de Pregny, tandis que la résidence voit défiler diverses personnalités, comme le shah d'Iran Nassereddine en 1873. En 1950, la propriété est acquise par l'État de Genève, qui en cède plus tard la partie ouest à l'industriel français Marcel Dassault. Objet inscrit à l'inventaire genevois[76] Route de Pregny 36


46° 14′ 17″ N, 6° 08′ 35″ E

La maison de maître du Petit-Morillon 1810 famille Velay   Selon la tradition, une douane se trouvait à cet emplacement. Le domaine est acquis en 1810 par Jean-Henri Brélaz. Sa fille, Emma Levieux, fait construire une nouvelle demeure à l'emplacement de l'ancienne. Au début des années 1830, elle fait bâtir un important complexe rural. Objet inscrit à l'inventaire genevois[77] Route de Pregny 3


46° 13′ 46″ N, 6° 08′ 19″ E

La maison de maître « La Fenêtre » 1820-1822 Organisation des Nations unies   En 1819, Jean-Jacques de Sellon, achète la propriété. Il transforme la maison existante et y adjoint des dépendances. L'aménagement du parc est organisé autour d'un parcours didactique consacré à la paix. En 1830, il crée la Société de la Paix, la première institution de ce genre à voir le jour sur le continent. Il aménage dans son parc un temple de la Paix (foudroyé en 1947) et fait ériger un obélisque de la Paix. La demeure, incorporé au périmètre du Palais des Nations, a servi de résidence au secrétaire général des Nations Unis. Route de Pregny 12A


46° 13′ 51″ N, 6° 08′ 28″ E

La maison de maitre « Mérimont » 1856-1857 famille Al-Hussaini   Entre 1856 et 1857 le banquier Philippe Mégevand fait construire la maison de maître par l'architecte Alexandre-Adrien Krieg. Les dépendances, de style bernois, sont également construites. Objet inscrit à l'inventaire genevois[78] Chemin des Crêts-de-Pregny 32


46° 14′ 09″ N, 6° 08′ 05″ E

Le château « La Grande Maison »

(dit aussi « Le château rouge »)

1881-1883 famille Mach et famille Perrot   Cette propriété appartenait à la famille Chouet au début du XVIIIe siècle. À la fin du siècle, le domaine est acquis par l'horloger neuchâtelois Henri-Louis Jaquet-Droz. Par le jeu des alliances, la propriété passe ensuite dans la famille Perrot. Après avoir édifié de nouvelles dépendances en 1864, Adolphe Perrot fait démolir la maison existante en 1879, puis bâtir l'actuelle demeure par l'architecte Jacques-Elysée Goss entre 1881 et 1883. Celle-ci s'impose par ses propositions qu'accentue la tour visible au loin, et par le choix rare des matériaux. Bien culturel d'importance régionale[61]

Objet inscrit à l'inventaire genevois[79],[80]

Route de Pregny 38


46° 14′ 23″ N, 6° 08′ 36″ E

La maison de maître « La Coudira » XVIIe siècle famille Al-Hussaini   Des vestiges romains ont été retrouvés à l'emplacement de la villa actuelle. Dès le XVIIe siècle, un domaine est attesté. Une première demeure est édifiée, accompagnée d'annexes qui s'adossent au hameau de Chambésy-Dessus. La maison a été habitée par plusieurs personnalités de la commune, Isaac-Antoine Panchaud et Samuel Panchaud. Durant les années 1920, de nouveaux propriétaires réaménagent complètement le domaine. Les deux maisons sont transformées et réunies par l'architecte Maurice Turrettini. En 1926, Oscar Dusendschön, banquier, caoutchoutier et collectionneur, acquiert le domaine qui sera revendu à la fin du XXe siècle. Objet inscrit à l'inventaire genevois[81] Route de Pregny 55, 57, 59


46° 14′ 30″ N, 6° 08′ 36″ E

La maison de maître « La Grande Pierrière » XVIIIe siècle Fondation "La Pierrière"   La propriété fut constituée au XVIIIe siècle par l'aubergiste Jean-Claude Battu. La maison se trouvait alors séparée du lac par la route de Lausanne. En 1831, la propriété fut achetée par Caroline Turrettini. En 1846, une première déviation de la route réunit la maison au terrain bordant le lac. La demeure est acquise par le botaniste Edmond Boissier-Butini en 1858. Par le jeu des alliances, la maison passe ensuite aux mains de la famille Barbey. En 1918, elle revient à Frédéric Barbey, qui avait épousé Germaine Ador. Objet inscrit à l'inventaire genevois[82],[83] Route de Lausanne 262


46° 14′ 24″ N, 6° 09′ 01″ E

La maison de maître « Le Rivage » XIXe siècle famille Wolfgang   En 1817, la propriété est acquise par la famille Boissier. La maison sera habitée par Valérie de Gasparin. Objet inscrit à l'inventaire genevois[84] Chemin du Rivage 12


46° 14′ 20″ N, 6° 09′ 02″ E

La maison de maître « Les Jordils » 1885 famille Schneider   En 1869, le botaniste William Barbey épouse Caroline Boissier, fille d'Edmond Boissier-Butini. En 1885, le couple acquiert ce terrain et s'y fait construire une maison de style néo-médiéval par l'architecte Étienne Poncy. Outre une habitation, le bâtiment devait également abriter les herbiers des deux botanistes. À la mort de William Barbey, en 1914, les deux herbiers furent légués à l'université. La même année, la maison, qui avait été agrandie en 1902, fut vendue à la famille Ferrier. Objet inscrit à l'inventaire genevois[85] Route de Lausanne 244


46° 14′ 11″ N, 6° 09′ 00″ E

La villa « La Favorite »

(dite aussi « La Marjolaine »)

1902 famille Huttman   En 1902, René de Saussure achète le terrain nord de La Petite Pierrière. Il transforme et agrandit une ancienne dépendance et en fait une résidence pittoresque. Route de Lausanne 240


46° 14′ 09″ N, 6° 09′ 00″ E

La maison de maître « La Petite Pierrière » 1803 famille Fahmy   La tradition mentionne une auberge de canotier à cet emplacement. Le terrain est acquis par Henri-Ferdinand Guex qui achève la construction de l'actuelle maison en 1803. L'architecture très sobre est plutôt caractéristique du XVIIIe siècle. La façade donnant sur le lac a été plusieurs fois transformée. En 1825, la propriété est achetée par le botaniste Augustin-Pyramus de Candolle. Dès la seconde moitié du XIXe siècle, elle appartient à Emmanuel-Constant Fornerod. À la fin du XIXe siècle, la maison change plusieurs fois de propriétaires, abritant même un restaurant pendant quelques années. Objet inscrit à l'inventaire genevois[86] Route de Lausanne 236


46° 14′ 06″ N, 6° 09′ 00″ E

La maison de maître « Port Rothschild » seconde moitié du XXe siècle République populaire de Chine

(Utilisé comme habitation de l'ambassadeur)

  Le terrain a fait partie du domaine acquis au milieu du XIXe siècle par les Rothschild. Adolphe de Rothschild y habite pendant que le château est en construction sur le coteau. Entre 1860 et 1880, il y fait aménager un port et un pavillon, dont il ne reste rien. En 1929, le terrain est acquis par la famille Amstutz. Dans la seconde moitié du XXe siècle, Jean Amstutz, fait construire la villa actuelle, pastiche de style Louis XIII, par l'architecte Marc Gignoux. Route de Lausanne 232


46° 14′ 03″ N, 6° 09′ 00″ E

La maison de maître « Rive de Pregny » 1896 famille McCall MacBain (en)   Une maison de 1807 était élevée sur ce terrain. En 1856, le peintre Henri Baron acheta la demeure. En 1882, Jacques Reverdin racheta la demeure et, en 1896, Jacques Reverdin détruisit et reconstruisit la maison actuelle. Objet inscrit à l'inventaire genevois[87] Route de Lausanne 220


46° 13′ 47″ N, 6° 08′ 59″ E

La villa « Port-sous-Pregny »

(dite aussi « Maison Cartier »)

1856-1857 famille Alabdullah Al Faisal Al Saud   Le terrain faisant partie du domaine de Reposoir, il est rattaché à celui de Pregny-la-Tour en 1803. Une partie du domaine (maison de maître au bord du lac) est acquise en 1853 par Mme Mac Culloch. Entre 1856 et 1957, celle-ci fait construire pour sa fille Henriette, une villa au bord du lac par l'architecte Alexandre-Adrien Krieg. Objet inscrit à l'inventaire genevois[88] Route de Lausanne 218


46° 13′ 42″ N, 6° 08′ 57″ E

La villa « Baur » 1915-1918 République algérienne démocratique et populaire

(Utilisé comme habitation de l'ambassadeur)

  Lorsque Alfred Baur achète le château de Tournay, Celui-ci se fait construire une villa par les architectes Revilliod et Turrettini sur les hauts du domaine. La villa est une adaptation de l'architecture moderne avec celle des maisons de campagne genevoises du XVIIIe siècle. Objet inscrit à l'inventaire genevois[89] Chemin de Machéry 18


46° 14′ 18″ N, 6° 08′ 11″ E

La maison de maître « Les Pins »

(dite aussi « Maison Cramer » ou « villa Roelbo »)

1853 famille Schneiter   Le domaine a été créé par John-Abraham Bonnet en 1853. Le domine est acheté par Martin Naef en 1914. Il est ensuite acheté en 1957 par Albert Firmenich-Bader. Chemin de la Fontaine 23


46° 14′ 41″ N, 6° 08′ 40″ E

ÉglisesModifier

Les trois principales religions chrétiennes sont présentes sur le territoire de la commune[68] :

MuséesModifier

Bâtiments communauxModifier

  • La mairie de Pregny-Chambésy et le bâtiment de l'arrondissement administratif de l'état civil "Rive droite du lac", (1835) ;
  • La salle communale (1957) ;
  • Le centre de voirie (1993) ;
  • L'EMS « Nouveau Kermont » (1976).

MonumentsModifier

NatureModifier

Campagne de TournayModifier

Terres agricolesModifier
 
La Campagne de Tournay.

Les milieux agricoles intègrent les surfaces cultivées ainsi que certaines prairies totalisant 18,5 % du territoire communal (soit 50 hectares). Leur maintien est exigé par la Confédération. Les terres agricoles sont exploitées par deux agriculteurs [N 19].

La Campagne de Tournay est considérée comme le « poumon de verdure » de la commune et tient un rôle capital en termes de conservation de la nature. Cette zone a bénéficié d’une importante revitalisation qui s’est traduite par l’aménagement de nombreuses structures à vocation écologique (murgiers, biotopes aquatiques, bandes herbeuses, etc.). Elle est traversée par un sentier didactique[91]. Celui-ci offre à ses utilisateurs un espace de promenade en nature tout en ayant une vocation éducative permettant une bonne compréhension des divers aménagements. Un point de vue panoramique s'y trouve également[92].

Terrain de préservation de la biodiversitéModifier

Au-dessus des terres agricoles se trouve un terrain clôturé apparentant à la Fondation Baur. Ce terrain, inaccessible au public, sert de réserve naturelle pour les animaux sauvages de la région (lièvres, chevreuils, renards, milans, chouettes, grenouilles, etc.) et est arboré de quelques arbres fruitiers (noyers, noisetiers, pommiers, etc.). Le terrain sert également de pâturage pour les vaches durant l'automne.

Cours d'eauModifier

Les cours d'eau situés dans la commune sont :

  • le ruisseau des Écrevisses (1'600m) ;
  • le ruisseau Marquet-Gobé-Vengeron (1'950) ;
  • le nant des Châtaigniers (ou Campeiroux) (250m) ;
  • le nant de Pregny (850m) ;
  • le ruisseau de l'Impératrice (1'000m).

Sur le territoire communal, les cours d'eau totalisent une longueur de 2,8 km[93].

ForêtsModifier

 
Le petit pont passant au-dessus du nant de Pregny dans le Bois de la Foretaille.

Le cadastre forestier fait état d’environ 30 hectares sur le territoire communal. Les deux principales petites forêts sont :

L'étang des ÉcrevissesModifier

Véritable joyau naturel, l'étang des Écrevisses est un étang naturel situé dans la campagne de Tournay[94]. Laissé à l'abandon pendant de nombreuses années, la commune a effectué des travaux en 1993 pour recréer une zone de faune et de flore.

Les affluents qui alimentent l'étang en eau sont au nombre de deux et l'eau qui coule dans ces deux nants provient de cinq sources recensées sous la colline de Tournay [N 20].

Il convient également de relever la présence d'un étang situé sur la propriété du domaine de La Coudira. Cet étang est relié à l’étang des Écrevisses par le biais des structures naturelles linéaires qui permettent le déplacement de la petite faune[95].

LémanModifier

Le territoire de Pregny-Chambésy est bordé à l'est par le Léman. Les rives du lac incluses dans le territoire, représentant un linéaire de 2 200 mètres, sont presque entièrement isolées de la voie publique (route de Lausanne) par des propriétés privées.

PlagesModifier

  • L'esplanade du Vengeron, une des plus grandes plages publiques de Genève ;
  • La plage du Reposoir ;
  • La plage communale (close par une grille : l'accès est réservé aux habitants de la commune, munis d'un badge payant)[96],[97].
  • Esplanade du Vengeron.

  • Plage du Reposoir.

  • Plage communale.

ParcsModifier

CimetièresModifier

 
Cimetière de Pregny.
  • Le cimetière de Chambésy (ou des Guénandes) (1909) ;
  • Le cimetière de Pregny (XVe siècle).

Installations sportivesModifier

  • Le centre sportif et de loisirs des châtaigniers (close par une grille : l'accès est réservé aux habitants de la commune, munis d'un badge payant)[99],[97] ;
  • Le terrain de sports et de loisirs de Pregny ;
  • Le parcours vita dans le bois des Châtaigniers.

Sièges d'organisations et de missions diplomatiquesModifier

Sièges d'organisationsModifier

Missions diplomatiques et consulatsModifier

Vie localeModifier

ÉducationModifier

Les enfants de la commune passent leur scolarité primaire dans les deux écoles publiques de la commune. Ils iront ensuite passer leur scolarité secondaire I au cycle d'orientation de Sécheron, à Genève.

Statistiquement, entre 2019 et 2020, la commune compte 687 élèves (395 dans l'enseignement public et 292 dans l'enseignement privé) [100].

Le village comprend six centres d'éducation, dont trois publics [101] :

Une spécialisée :

  • Clair Bois : école primaire [105].

Deux privées :

La commune possède également une bibliothèque municipale et deux halles de gymnastique.

L'école de la Fontaine et l'école de Valérie font partie, avec l'école de la place du Grand-Saconnex et l'école du village du Grand-Saconnex, du même établissement scolaire. C'est-à-dire que ces quatre écoles ont la même directrice (à savoir, Mme Maud Ulmann-Cagnat) et un secrétariat commun (au Grand-Saconnex) [107].

HistoriqueModifier

Cet historique regroupe l'histoire des centres scolaires publics, de la bibliothèque, de la mairie, des halles de gymnastique et de la salle communale :

  • 3 octobre 1790 : le curé de l'église de Pregny est désigné pour exercer la fonction de maître d'école. Un jardin lui est cédé à Monthoux pour y faire son cours [108];
  • 24 février 1793 : à la suite de conflits entre le curé et le Conseil général, quelques habitants de la commune remplacent le curé en exerçant la fonction de maître d'école [109];
  • 19 juin 1800 : comme aucune école existe dans le village, le Conseil général a la volonté d'en construire une. Mais ce projet est abandonné car la commune n'est pas assez riche pour en établir une à ses frais [110];
  • 7 juin 1801 : nomination d'instituteurs qui résideront dans la commune et donneront leurs cours dans leur maison [111];
  • 16 janvier 1817 : les enfants de la commune de Pregny vont désormais suivre leur cours à l'école primaire du Grand-Saconnex ;
  • 1835 : construction d'un bâtiment abritant l'école et la mairie à Monthoux [112];
  • 12 février 1837 : Jean Jaquet offre la possibilité d'embellir la façade du bâtiment abritant l'école et la mairie par une donation [113];
  • 1877 : construction d'une école enfantine à Monthoux au sud de l'église [114];
  • 1904 - 1908 : Construction d'une salle de réunion et de gymnastique à Chambésy-Dessus ;
  • 3 juillet 1939 - mai 1940 : rénovation et agrandissement du bâtiment abritant l'école et la mairie avec trois classes de plus, une salle de couture, une bibliothèque, une salle de gymnastique, une salle des maîtres [115].
  • 1949 : rénovation complète de l'école enfantine de Monthoux [116];
  • 1956 - 1957 : construction d'une salle communale annexée de deux salles de classes à Chambésy-Dessus. Inauguration le 22 juin 1957 [117];
  • 1969 : création d'une bibliothèque municipale dans un immeuble locatif.
  • 1970 : construction de deux salles de classes en plus annexées à la salle communale à Chambésy-Dessus. Le bâtiment est ensuite nommé « centre scolaire de Pregny-Fontaine » à la suite de la construction d'une fontaine dans le préau [N 21],[118];
  • 1973 : agrandissement de la salle de gymnastique de Monthoux ;
  • 1983 - 1984 : construction d'une deuxième école à Chambésy-Dessus. l'école est nommée « centre scolaire de Pregny-Valérie » (contient une halle de gymnastique) [N 22],[119];
  • 1984 : l'école enfantine de Monthoux est transformée en jardin d'enfants appelé « Les Pitchounets » [120];
  • 1985 : le bâtiment abritant l'école et la mairie à Monthoux est transformé et rénové. Le bâtiment abrite à présent seulement la mairie [52];
  • 16 octobre 1987 : la bâtiment de la mairie et l'école enfantine sont inscrits sur la liste des bâtiments inscrits à l'inventaire par le Département de l'Aménagement, du Logement et de l'Énergie du canton de Genève [121],[122] ;
  • 2001 : création du bureau de l'arrondissement administratif de l'état civil dans le bâtiment de la mairie.
  • 2001 - 2002 : destruction de l'école de la Fontaine à Chambésy-Dessus. La salle communale n'a pas été détruite ;
  • 2002 - 2003 : construction de la nouvelle école de la Fontaine au même emplacement que l'ancienne ;
  • Janvier 2004 : déménagement de la bibliothèque municipale dans la nouvelle école de la Fontaine ;
  • 2009 : projet de détruire et de construire une nouvelle salle communale. Le projet sera rejeté par le Conseil municipal ;
  • 2013 : après 12 ans d'absence, une nouvelle fontaine est placée à l'école de la Fontaine ;
  • Avril - décembre 2017 : travaux d'assainissement, de rénovation et d'extension du jardin d'enfants « Les Pitchounets » à Monthoux [123];
  • Janvier 2018 - septembre 2019 : rénovation de la salle communale [124];
  • 11 mai 2019 : la bibliothèque municipale a fêté ses 50 ans d'existence avec une fête qui s'est déroulée dans le préau de l'école de Valérie ;
  • Mars 2019 - juillet 2020 : travaux de réaménagement du bâtiment de la mairie.

Évènements annuelsModifier

Le grand marché aux fleurs et plantonsModifier

Le grand marché aux fleurs et plantons est un marché organisé par l'Amicale des Sapeurs-Pompier de Pregny-Chambésy. Le marché se tient généralement au mois de mai dans la cour de récréation de l'école de la fontaine.

Fête des promotions scolairesModifier

 
La fête des promotions scolaires au centre scolaire de Pregny-Valérie (2019).

La fête des promotions a lieu chaque année vers la fin du mois de juin. La fête commence dans le village, par un cortège se dirigeant vers l'école, suivi d'un discours des représentants de la commune avec des chants et un spectacle présentés par les élèves dans la halle de gymnastique. Dans la cour de récréation de l'école de Valérie, la fête dure toute la nuit avec des carrousels, des jeux, un pont de danse, etc.

Il s'agit d'une tradition vivante de Suisse romande. L'évènement marque la fin de l'année scolaire et le passage des élèves d’une classe à l’autre [125].

Fête nationale suisseModifier

La fête nationale se déroule principalement sur le terrain de sport de Pregny. La fête commence par un discours des représentants de la commune ainsi que la lecture du pacte fédéral par un jeune Pregnote-Chambésien suivis par l'hymne national, le chant patriotique et d'autres chants folkloriques. Ensuite, un cortège de flambeaux est organisé se déplaçant dans les serres de Pregny (Conservatoire et Jardin Botanique de la ville de Genève) spécialement ouvert à cet effet. Enfin, un feu d'artifice est organisé par la commune. La fête dure ensuite toute la nuit avec de la musique.

Il arrive parfois que la fête nationale se déroule dans la cour du château de Penthes, mais seulement lors de grande occasions [N 23]. Dès lors, la fête se déroule comme à son habitude; le seul changement est le lieu du cortège, qui est le Domaine de Penthes.

Pregny Alp FestivalModifier

 
La 11e édition du Pregny Alp Festival (2017).

Le Pregny Alp Festival (PAF) est le premier festival de folklore suisse du canton de Genève. Il se déroule généralement le premier week-end du mois d'août sur le terrain de sport de Pregny.

Né en 2007 à la suite d'un défi entre habitants du village, le PAF regroupe traditions, musiques et aussi produits typiquement suisse. Chaque année, des personnalités connues du milieu musical suisse sont invitées [N 24].

En 2013, la fin du festival est annoncée par les organisateurs ; neuf jeunes pregnotes-chambésiens en reprennent dès lors l'organisation. En 2016, le festival fête ses 10 ans[126].

La fête de l'automneModifier

La fête se tient généralement au mois de mai dans la cour de récréation de l'école de la fontaine.

L’artisanat local y est à l’honneur ainsi que les produits du terroir : fruits et légumes, huiles, miels, courges, pommes, truffes au chocolat, bricelets, confitures, plantes vivaces, vins genevois, poteries, pâtisseries, etc.

Les enfants sont aussi à la fête avec le traditionnel jeu de la pêche au canard, badminton et échasses. Comme chaque année l’animation musicale est donnée par la fanfare « La Sirène du Grand-Saconnex ».

La bourse aux disquesModifier

L'évènement se déroule généralement en octobre à la salle communale ; une vingtaine de stands sont présents.

Marché de NoëlModifier

Le marché se tient un week-end du mois de décembre dans la salle communale.

L’artisanat local y est à l’honneur : crèches, confitures, chocolats, etc. Une vingtaine de stands y sont présents.

Noël pour tousModifier

La fête se déroule, en premier lieu, dans la halle de gymnastique de l'école de Valérie avec des discours des autorités communale et religieuses (avec une alternance chaque années entre les Catholiques, les Protestants et les Orthodoxes) et des chants des élèves des écoles de la commune. La fête se déplace ensuite dans la salle communale où un repas y est organisé.

CommercesModifier

Quelques commerces sont présents sur le territoire communal. Il y a notamment :

TransportsModifier

BusModifier

La commune est desservie par les lignes 20, 59 et Noctambus ND des Transports publics genevois.

Actuellement, la commune possède douze arrêts sur son territoire : La Fenêtre, Penthes, Pregny-Village, Pregny-Mairie, Chambésy-Place, Chambésy-Ravin, Chambésy-Gare, Plage du Vengeron, Chambésy-Fontaine, Caron, Foretaille et Machéry.

L'itinéraire de la ligne 20 va de la Place de Neuve à Valavran (en passant par la gare Cornavin et le quartier des Nations) [N 26]. Cette ligne fonctionne du lundi au dimanche, de 05:20 à 00:25 environ, avec une cadence de 15 à 30 minutes.

L'itinéraire de la ligne 59 va de l'aéroport à l'esplanade du Vengeron (en passant par la commune du Grand-Saconnex et la gare de Chambésy) [128]. Cette ligne fonctionne du lundi au samedi, de 05:50 à 19:20 environ, avec une cadence de 30 minutes.

L'itinéraire de la ligne Noctambus ND va de la gare Cornavin à la gare de Gland. Il s'agit d'une ligne de bus de nuit desservant le canton de Genève et ses régions transfrontalières, exploité par les Transports publics genevois, en lien avec l'Association Noctambus. Cette ligne fonctionne durant les nuits du vendredi au samedi et du samedi au dimanche de 01:50 à 05:10 du matin environ.

TrainModifier

La gare de Chambésy est desservie par les trains Léman Express assurant les lignes L1 à L4 entre les gares de Coppet (VD) et d'Évian-les-Bains (France), d'Annecy (France), de Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet (France) et d'Annemasse (France) avec une cadence d'un train toutes les 15 minutes jusqu'à Annemasse.

RouteModifier

Bien que l'autoroute A1 longe la frontière communale, Pregny-Chambésy ne possède pas sa propre sortie. Cependant, il existe deux sorties à proximité :

De plus, la route de Lausanne qui est le prolongement de la Route principale 1 (ou route de Suisse), traverse la commune au niveau du lac pour relier Genève à Bellevue.

Le centre du village est traversé par une route cantonale [N 27].

Les routes traversant la commune sont limitées à 20 km/h, 30 km/h, 50 km/h, 60 km/h et 120 km/h (pour l'autoroute).

SécuritéModifier

La commune dispose d'une compagnie des Sapeurs-Pompiers volontaires. La commune dispose également d'une police municipale basée au Grand-Saconnex assurant la sécurité des communes limitrophes[129].

Politique et administrationModifier

Conseil administratifModifier

Toutes les communes Genevoises de plus de 3'000 habitants sont dirigées par un Conseil administratif (exécutif). La commune de Pregny-Chambésy est dirigée par un Conseil administratif composé de trois membres. Le Conseil administratif est chargé de l'administration de la commune ainsi que de la gestion et de la conservation des biens communaux. Il étudie, à l'intention du Conseil municipal, toutes les questions se rapportant aux intérêts de la commune et lui donne un préavis; il lui soumet des projets de délibérations (propositions de décision) et il exécute les délibérations du Conseil municipal[130].

Les trois membres occupent, à tour de rôle, la fonction de Maire pendant une année (pour la période du 1er juin 2020 au 31 mai 2021, il s'agit de Philippe Schwarm)[130].

Les Conseillers administratifs sont élus, tous les cinq ans par la population pregnote-chambésienne, au scrutin majoritaire avec un second tour si la majorité absolue n'a pas été atteinte au premier tour[131].

Membres du conseil administratif actuel (législature 2020-2025)
Identité Étiquette Dicastères
Philippe Pasche PDC Cohésion sociale : petite enfance, jeunesse, aînés, écoles, activités parascolaires

Sécurité et mobilité : sécurité, feu, protection civile, police, surveillance, sécurité routière, stationnement et transport

Tâche supplémentaire : aide et soutien à la personne

Répondant : aéroport, La Ruche, Associations rattachées au social et à la sécurité, la Fondation Clair-Bois

Groupement intercommunal : GIC (Groupement Intercommunal de la Crèche)

Isabelle Rasmussen PLR Bâtiments et travaux publics : bâtiments communaux, mairie, bâtiments scolaires et préscolaire, salle communale, centre de voirie, patrimoine administratif, centre sportif, plage, cimetières, travaux publics, canalisation routes communales, parcs, promenades et espaces verts

Sports et culture : sports, culture

Tâche supplémentaire : ressources humaines

Répondant : associations sportives, associations culturelles

Groupement intercommunal : Marc-Burdet

Philippe Schwarm PLR Finances : budget, comptes, gestion patrimoine financier, logements, impôts, taxe professionnelle, administration

Aménagement et environnement : aménagement du territoire, autorisation de construire, environnement et énergie, gestion des déchets, traitement des eaux

Tâche supplémentaire : communication

Répondant : Fondation Heim, Penthes

Groupe intercommunal : GICORD (groupement intercommunal de compostage de la Rive droite du lac), arrondissement état civil Rive droite du lac

Liste des maires puis des conseillers administratifs de Pregny-ChambésyModifier

Entre 1790 et 1999, la commune de Pregny-Chambésy n'avait pas de Conseil administratif mais seulement des maires et des adjoints élus par la population [N 28].

Liste des maires successifs
(de 1790 à 1999)
Période Identité Étiquette Qualité
Jean-Louis Charrières Indépendant Ancien communier.
Antoine Grenier Indépendant Conseiller municipal de 1790 à 1800 et de 1815 à 1835.
Marc-François Vuaillet (père)
(1785-1811)
Indépendant Notaire.
Isaac-Antoine Panchaud Indépendant Adjoint au maire de 1800 à 1808.
Étant citoyen genevois, donc étranger, il est destitué de ses fonctions de maire par le Sous-préfet de l'arrondissement de Gex.
Marc-François Vuaillet (fils) Indépendant Fils du précédent M. Vuaillet.
Notaire.
En poste à la fois avant et après le rattachement à la Suisse.
3 septembre 1834 Isaac-Antoine Panchaud Indépendant Adjoint au maire de 1813 à 1817.
4 septembre 1834 11 janvier 1846 Jean-Adolphe-Amédée d'Arbigny
(1806-1876)
Indépendant  
Isaac-Jules Louis Panissod
(1804-1882)
? Agriculteur.
Adjoint au maire de 1840 à 1846.
Député au Grand Conseil de 1842 à 1846, de 1854 à 1856 et de 1858 à 1860.
4 décembre 1869 Samuel Panchaud ? Négociant.
Conseiller municipal de 1856 à 1862.
5 décembre 1869 24 août 1875 Jean-Marie Panissod
(1837-1911)
 
Indépendant Agriculteur.
Fils d'Isaac-Jules Louis Panissod.
Conseiller municipal de 1862 à 1869.
Révoqué de ses fonctions de maire par le Conseil d'État pour ne pas avoir suivi les lois issues du Kulturkampf[132].
12 décembre 1875 2 juin 1878 Michel Deville
(1828-1898)
 
? Agriculteur.
Député au Grand Conseil de 1862 à 1866.
3 juin 1878 7 juin 1906 Jean-Marie Panissod
(1837-1911)
 
Indépendant Agriculteur.
2e fois maire.
Député au Grand Conseil de 1892 à 1910[132].
8 juin 1906 28 mai 1914 Alfred Perceval Boissier
(1867-1945)
? Assyriologue.
Petit-fils de Pierre Edmond Boissier et neveu de Henri Édouard Naville[133].
Conseiller municipal de 1902 à 1914[134].
29 mai 1914 Robert Jean Martin
(1881-1944)
 
? Notaire.
En poste pendant 30 ans.
Conseiller municipal de 1911 à 1914.
Décédé à la suite d'une congestion cérébrale dans la boulangerie de la Place de Chambésy, juste après avoir prononcé le discours de la fête nationale. Une plaque commémorative à son effigie a été apposée à cet endroit[135].
14 juin 1951 Raymond Barbey
(1901-1989)
 
Parti Libéral Banquier[136].
Petit-fils de Gustave Ador.
Conseiller municipal de 1942 à 1944.
15 juin 1951 15 juillet 1977 Raymond Perrot
(1905-1997)
 
Parti Libéral Avocat.
Il compléta le livre de Guillaume Fatio Pregny-Chambésy, commune genevoise en 1978[137].
16 juillet 1977 Pierre Heiniger
(1931-2019)
 
Parti Radical Conseiller municipal de 1955 à 1959 et de 1971 à 1977.
Adjoint au maire de 1975 à 1977.
Il écrivit le livre Pregny-Chambésy, commune genevoise (Addenda 1978-1997) en 2000.
Jean-Marc Mermoud
 
Parti Radical Directeur de l'entreprise de bâtiment et travaux publics F. Simond SA.
Conseiller municipal de 1983 à 2011.

Dès 1999, la commune se dote d'un Conseil administratif constitué de trois membres [N 29].

Liste des membres successifs du Conseil administratif
(depuis 1999)
Période Identité Étiquette Qualité
Jean-Marc Mermoud
 
Parti Radical
puis
PLR
Directeur de l'entreprise de bâtiment et travaux publics F. Simond SA.
Maire en 2007-2008 et 2010-2011.
Conseiller municipal de 1983 à 2011.
Président de l'Association des communes genevoises de 2009 à 2011.
Florian Vetsch
(1941-)
 
Parti Radical Garagiste.
Maire en 2001-2002.
Conseiller municipal de 1976 à 2003.
Député au Grand Conseil de 1989 à 1993.
Valérie Archetto
 
Entente communale Première femme maire de la commune.
Maire en 2009-2010, 2011-2012 et 2014-2015.
Conseillère municipale de 1993 à 2015.
Daniel Duret Entente communale Conseiller municipal de ? à 2007.
Hubert Schneebeli
(1974-)
 
Parti Libéral
puis
PLR
Professeur.
Maire en 2008-2009 et 2013-2014.
Conseiller municipal de 2003 à 2015.
En cours Philippe François Schwarm
 
Parti Radical
puis
PLR
Chef d’entreprise.
Maire en 2012-2013, 2015-2016 et depuis 2019 et prévu en 2023-2024.
Conseiller municipal de 2008 à 2020.
En cours Isabelle Rasmussen
 
PLR Maire en 2016-2017, 2018-2019 et prévu en 2021-2022 et en 2024-2025.
Conseillère municipale depuis 2011.
En cours Philippe Pasche
 
Entente communale
puis
PDC
Maire en 2017-2018 et prévu en 2022-2023.
Conseiller municipal depuis 1999.

Conseil municipalModifier

 
Le conseil municipal de la législature 2020-2025.
 
La salle du Conseil Municipal dans le bâtiment de la mairie.

Le Conseil municipal (délibératif) est composé de 19 membres et se réunit environ 10 fois par an. Le Conseil municipal exerce des fonctions délibératives et consultatives.

Les 19 membres occupent, à tour de rôle, la fonction de président du Conseil municipal pendant une année (pour la période du au , il s'agit de André-Charles Letestu)[138].

Les conseillers municipaux sont élus, tous les cinq ans par la population pregnote-chambésienne, selon le mode de scrutin proportionnel[131].

Les commissions sont distribuées selon le résultat proportionnel lors de l'élection de chaque partis. Pour la législature 2020-2025, dans chaque commission, le PLR a le droit à 4 personnes, l'Alternative a le droit à 3 personnes et le PDC a le droit à 2 personnes.

Liste des Conseillers municipaux, de leurs commissions et de leurs fonctions (législature 2020-2025)
Identité Étiquette Commissions Fonction
Finances Aménagement et environnement Bâtiments et travaux publics Sports et culture Cohésion sociale Sécurité et mobilité
Jean-René Antille Alternative X X X Président Aménagement et environnement
Pedro Basilio PLR X X Président Bâtiments et travaux publics
Charavee Chantranuwatana PLR X X X Vice-présidente Sécurité et mobilité
Steven Conway PLR X X X Président Sécurité et mobilité
Pauline Faigaux PLR X X
Edith Frey Alternative X X X Présidente Cohésion sociale
Dominique Grandjean Alternative X X X 1er Vice-président du Conseil municipal et vice-président Sports et culture
Nicolas Haenni PDC X X Président Sports et culture
Linda Juillerat PLR X X
Isabelle Julien PDC X X X Vice-présidente Bâtiment et travaux publics
Catherine Kössler PLR X X X Vice-présidente Cohésion sociale
Robin Lauber PLR X X X Président Finances
André-Charles Letestu PLR X X X Président du Conseil municipal
Laura Mach Alternative X X X
Manuel Nussbaumer Alternative X X X
Yves Oestreicher Alternative X X X Vice-président Finances
Dominique Pattyn PDC X X X 2e Vice-présidente du Conseil municipal
Sonia Pasche PDC X X X X
Laurent Thurnherr PLR X X X Vice-président Aménagement et environnement
Date de la dernière mise à jour : juin 2020

Partis politiquesModifier

Actuellement, il n'existe que trois partis politiques à Pregny-Chambésy :

Partis politiques lors de la législature 2020-2025
Nom officiel Nom usuel et abréviation Date de création Ancien nom Positionnement Nombres de Conseillers administratif Nombres de Conseillers municipaux
Alternative de Pregny-Chambésy Alternative

(ALT)

2011 Les Socialistes et Les Écologistes

(fusion)

Gauche 0 6
PDC Pregny-Chambésy Les Démocrates-Chrétiens

(PDC)

2019 Entente communale Centre-droit 1 4
PLR Pregny-Chambésy Les Libéraux-Radicaux

(PLR)

2015 Le Parti Libéral et le Parti Radical

(fusion)

Droite 2 9

Il est à noter que d'autres partis ont disparu du paysage politique communal :

  • Les Socialistes (?-2011) : le parti a fusionné avec les écologistes de la commune et a changé de nom en 2011 pour devenir Alternative de Pregny-Chambésy ;
  • Le Parti Radical (1982-2015) et le Parti Libéral (1971-2015) : les deux partis ont fusionné en 2015 pour devenir PLR Pregny-Chambésy ;
  • L'Entente communale (1987-2019) : le groupement est devenu un parti et a changé de nom en 2019 pour devenir PDC Pregny-Chambésy ;
  • Le MCG (2003-2015) : le parti a changé de nom en 2015 pour devenir Chambésy d'abord ! ;
  • Chambésy d'abord ! (2015-2015) : après les résultats décevants des élections communales de 2015, le parti s'est dissous.

ÉlectionsModifier

  Élections communales Pregnotes-Chambésiennes de 2020Modifier

Conseil municipalModifier
Résultats de l'élection du 15 mars 2020 sur le Conseil municipal de Pregny-Chambésy[139],[140]
Parti Voix Suffrages +/- Sièges +/- Taux de participation
PLR Pregny-Chambésy 393 47.78 %

(7'829)

  11.75 %
9 / 19
  4 46,71 %
Alternative de Pregny-Chambésy

(Parti socialiste suisse (PSS) - Les Verts)

272 30.90 %

(5'063)

  12.88 %
6 / 19
  3
PDC Pregny-Chambésy 172 21.32 %

(3'493)

  21.32 %
4 / 19
  4
Électeurs inscrits 1'974
Cartes de votes reçues 922
Bulletins rentrés 920
Bulletins nuls 13
Bulletins blancs 19
Bulletins valables 888
Conseil AdministratifModifier

L'élection du Conseil Administratif n'a pas été soumise au vote le 15 mars 2020 car il y avait autant de candidatures déposées que de sièges à pourvoir. Il s'agissait donc d'une élection tacite. Philippe Schwarm (PLR), Isabelle Rasmussen (PLR) et Philippe Pasche (PDC) restent donc les trois Conseillers administratif[141],[142].

Résultats de l'élection du 15 mars 2020 sur le Conseil Administratif de Pregny-Chambésy
Nom des candidats Étiquette Suffrages Fonction Statut Taux de participation
Philippe Pasche PDC Conseiller administratif Réélu tacitement
Isabelle Rasmussen PLR Conseiller administratif Réélue tacitement
Philippe Schwarm PLR Conseiller administratif Réélu tacitement
Majorité absolue
Participation

  Élections cantonales Genevoises de 2018Modifier

Grand ConseilModifier
Résultats de l'élection du 15 avril 2018 sur le Grand Conseil de la République et Canton de Genève[143]
Parti Total des bulletins Suffrages Taux de participation
Parti Libéral-Radical

(PLR)

251 41.19 %

(25'199)

46,71 %
Les Verts 70 11.46 %

(7'010)

Parti Socialiste

(PSS)

67 11.08 %

(6'779)

Union Démocratique du Centre

(UDC)

56 9.19 %

(5'621)

Parti Démocrate-Chrétien

(PDC)

50 8.28 %

(5'065)

Mouvement Citoyens Genevois

(MCG)

42 7.12 %

(4'355)

LaListe - Femme 2018 21 2.96 %

(1'810)

Ensemble à Gauche 19 3.50 %

(2'140)

Genève en Marche 16 2.59 %

(1'586)

Vert'Libéraux 7 1.22 %

(746)

Égalité et Équité 5 0.83 %

(507)

Parti Bourgeois-Démocratique

(PBD)

2 0.34 %

(208)

La Liste pour Genève 1 0.25 %

(153)

Électeurs inscrits 1'490
Cartes de votes reçues 676
Bulletins rentrés 670
Bulletins nuls 25
Bulletins blancs 6
Bulletins valables 639
Bulletins sans nom de liste 32
Conseil d'ÉtatModifier
Résultats de l'élection du 15 avril 2018 et du 6 mai 2018 sur le Conseil d'État de la République et Canton de Genève[144]
Nom des candidats Étiquette Suffrages Fonction Statut Taux de participation
Pierre Maudet PLR 399 Conseiller d'État élu 39.80 %
Serge Dal Busco PDC 386 Conseiller d'État élu
Nathalie Fontanet PLR 384 Conseillère d'État élue
Mauro Poggia MCG 333 Conseiller d'État élu
Antonio Hodgers Les Verts 290 Conseiller d'État élu
Luc Barthassat PDC 268 Conseiller d'État non élu
Thierry Apothéloz PSS 241 Conseiller d'État élu
Anne Emery-Torracinta PSS 235 Conseillère d'État élue
Électeurs inscrits 1'490
Cartes de votes reçues 593
Bulletins rentrés 593
Bulletins nuls 4
Bulletins blancs 3
Bulletins valables 586

  Élections fédérales Suisses de 2019Modifier

Conseil NationalModifier
Résultats de l'élection du 20 octobre 2019 sur le Conseil National de la Confédération Suisse[145],[146]
Parti Total des bulletins Suffrages Sièges obtenus Taux de participation
Parti Libéral-Radical Genève

(PLR)

197 28.97 %

(2'425)

2 48,44 %
Les Verts 128 18.42 %

(1'542)

3
Union Démocratique du Centre

(UDC)

93 12.63 %

(1'057)

2
Les Socialistes

(PSS)

62 8.92 %

(747)

2
Parti Démocrate-Chrétien Genève

(PDC)

47 7.23 %

(605)

1
Vert'Libéraux 40 5.76 %

(482)

1
Mouvement Citoyens Genevois

(MCG)

25 4.09 %

(342)

0
Les jeunes Verts 12 2.19 %

(183)

0
Ensemble à Gauche écologie 9 1.56 %

(131)

0
Planète Bleue 9 1.19 %

(100)

0
Les jeunes Vert'Libéraux 6 1.31 %

(110)

0
Les jeunes PLR 6 1.05 %

(88)

0
Parti évangélique suisse

(PEV)

6 0.88  %

(74)

0
Ensemble à Gauche égalité 4 0.70 %

(59)

0
Ensemble à Gauche - Parti du Travail 4 0.66 %

(55)

0
Ensemble à Gauche SolidaritéS 4 0.65 %

(54)

0
Jeunes UDC 3 0.70 %

(59)

0
Ensemble à Gauche SolidariéS - DAL 2 0.57 %

(48)

1
Jeunes Socialistes GE 2 0.43 %

(36)

0
Verts Transfrontaliers 2 0.38 %

(32)

0
UDC - International 2 0.30 %

(25)

0
Union démocratique fédérale

(UDF)

2 0.29 %

(24)

0
PBD/PCD Suisse 2 0.12 %

(10)

0
JDC Genève 1 0.42 %

(35)

0
Fédéraction 1 0.23 %

(19)

0
PBD/PCD Genève 0 0.18 %

(15)

0
Socialites SE 0 0.16 %

(13)

0
Prophète 0 0.01 %

(1)

0
Électeurs inscrits 1'511
Cartes de votes reçues 732
Bulletins rentrés 723
Bulletins nuls 16
Bulletins blancs 1
Bulletins valables 706
Bulletins sans nom de liste 37
Conseil des ÉtatsModifier
Résultats de l'élection du 20 octobre 2019 et du 10 novembre 2019 sur le Conseil des États de la Confédération Suisse[147]
Nom des candidats Étiquette Suffrages Fonction Statut Taux de participation
Hugues Hiltpold PLR 297 Conseiller des États non élu 44.53 %
Lisa Mazzone Les Verts 277 Conseillère des États élue
Béatrice Hirsch PDC 238 Conseillère des États non élue
Carlo Sommaruga PSS 229 Conseiller des États élu
Céline Amaudruz UDC 183 Conseillère des États non élue
Paul Aymon PRO 13 Conseiller des États non élu
Électeurs inscrits 1'516
Cartes de votes reçues 675
Bulletins rentrés 674
Bulletins nuls 4
Bulletins blancs 7
Bulletins valables 663

ÉconomieModifier

Bien que la commune était, pendant de nombreuses années, basée sur une économie agricole [N 30]; aujourd'hui, de par sa proximité avec la ville et des institutions internationales, la majorité des habitants de la commune travaillent dans le secteur tertiaire.

Selon l'Office fédéral de la statistique et l'Office cantonal de la statistique, en 2016, la commune contienait 1 seul établissement dans le secteur primaire, 15 établissements dans le secteur secondaire et 155 établissements dans le secteur tertiaire. En termes d'habitants, en 2017, 0,3 % possédaient un emploi dans le secteur primaire, 0,7 % possédaient un emploi dans le secteur secondaire et 98,9 % possédaient un emploi dans le secteur tertiaire[148].

ComptesModifier

Au niveau financier, la commune de Pregny-Chambésy possède un budget, pour l'année 2020, de 14,35 millions de Francs suisses.

Pour le résultat financier annuel de la Commune, pour l’exercice 2019, les charges totales se montent à 13'373'040.94 de Francs suisses. Quant aux revenus totaux, ils se montent à 17'977'426.44 de Francs suisses. L’année comptable 2019 se traduit par un excédent de revenus de 4'429'701.69 de Francs suisses[149].

En 2017, Pregny-Chambésy est la 9e commune la plus riche du canton, selon l'indice de capacité financière. La dépense annuelle par habitants est de 3227 Francs suisses[150].

PopulationModifier

Les habitants de la commune s'appellent les Pregnotes-Chambésiens (ou, selon leur localité, Pregnotes ou Chambésiens).

Selon l'Office fédéral de la statistique et l'Office cantonal de la statistique, Pregny-Chambésy compte 3 687 habitants fin 2019. Sa densité de population atteint 1 217 hab./km2.

Pregny-Chambésy est considéré comme étant la commune la plus cosmopolite du canton. Selon l'Office fédéral de la statistique, en 2013, pas moins de 53,7 % des résidents étaient des étrangers, le record à Genève[151].

Statistiques de la population en décembre 2019[152],[153]
Population résidente Effectif en %
Population totale 3'687 100,0
Suisses 1'869 50,7
Étrangers 1'818 49,3
Hommes 1'792 48,6
Femmes 1'895 51,4

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Pregny-Chambésy entre 1830 et 2010[154] :

État civilModifier

Le bâtiment de la mairie accueille également le bureau de l'arrondissement administratif de l'état civil, nommé "Rive droite du lac" [N 31][155].

PersonnalitésModifier

Naissances à Pregny-ChambésyModifier

Parmi les personnes connues, nées à Pregny-Chambésy, se trouvent[28] :
personnalité qualité lieu d'habitation et période
Jean Huber

dit « Huber-Volaire »

(1721-1786)

Peintre et silhouettiste genevois[156]. Le château Malvand

(de 1721 à 1738)

Jean Jaquet

(1754-1839)

Architecte, sculpteur, membre de la Société des Arts et bienfaiteur de Pregny, membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture et Conseiller municipal de la commune (de 1799 à 1839).

Enterré au cimetière de Pregny[157].

Une plaque commémorative à son effigie a été apposée sur la mairie.

Le château de Tournay

(de 1754 à 1781)

La maison de maître « Île Calvin »

(de 1820 à 1829)

Le château de Tournay

(de 1829 à 1839)

Alexandre-Théodore Lavalley

(1821-1892)

Ingénieur, homme politique français, sénateur du Calvados (de 1885 à 1892) et président de la Société des ingénieurs civils de France en 1875. ?
Marc Peter

(1873-1966)

Avocat, substitut du juge d'instruction, juge au tribunal de 1re instance (de 1901 à 1902) et juge suppléant à la cour de justice de Genève (de 1914 à 1919).

Député radical au Grand Conseil genevois (de 1910 à 1919) et Conseiller national (de 1911 à 1919).

Ministre de Suisse à Washington (de 1920 à 1939) et délégué du CICR (de 1941 à 1946)[158].

?
Edmond Turrettini

(1874-1951)

Membre de la Chambre de commerce et d'industrie de Genève dès 1916 (président de 1921 à 1928), directeur de la Société genevoise d'instruments de physique, administrateur de la Compagnie genevoise des tramways électriques, membre fondateur de l'Union de défense économique (UDE) et député de l'UDE (de 1923 à 1926), puis de l'Union nationale en 1934.

Député au Grand Conseil et conseiller d'État (de 1926 à 1933), membre du comité de direction du Bureau industriel suisse et de la section industrie de la Commission romande de rationalisation[159].

La maison de maître « La Grande Pierrière »
George Robert

(1960-2016)

Saxophoniste suisse. ?

Ayant habité à Pregny-ChambésyModifier

Parmi les personnes connues, ayant résidé à Pregny-Chambésy, se trouvent[28] :
personnalité qualité lieu d'habitation et période
Ami Perrin (en)

(1500-1561)

Libertin et principal opposant aux réformes religieuses de Jean Calvin. Le château de l'Impératrice

(de 1555 à 1561)

François-Marie Arouet

dit « Voltaire »

(1694-1778)

Écrivain et philosophe français qui a marqué le XVIIIe siècle. Le château de Tournay

(de 1758 à 1778)

Isaac Vernet

(1700-1773)

Banquier, négociant et membre du Conseil des Deux-Cents en 1738. Le château Malvand

(de 1751 à 1773)

Jacques Pictet-Thellusson

(1705-1786)

Correspondant diplomatique à Genève du roi Charles-Emmanuel III (de 1756 à 1763) et du roi Georges III d'Angleterre (de 1756 à 1772). Le château du Reposoir

(de 1763 à 1782)

Charles de Brosses

(1709-1777)

Magistrat, historien, linguiste et écrivain français. Le château de Tournay

(de 1752 à 1758)

Jean Jallabert

(1712-1768)

Mathématicien, physicien et politicien genevois. Le château de l'Impératrice

(de 1740 à 1750)

François Huber

(1750-1831)

Entomologiste et apiculteur étant l'un des premiers observateurs scientifiques des abeilles[160].

Une plaque commémorative à son effigie a été apposée sur sa maison.

Une maison de village à Pregny, à Pregny - village

(de 1750 à 1795)

Henri-Louis Jaquet-Droz

(1752-1791)

Horloger neuchâtelois. Le château « La Grande Maison »

(de 1788 à 1791)

Abraham Alfonse Albert de Gallatin

(1761-1849)

Personnalité politique, diplomate genevois et américain, secrétaire du Trésor des États-Unis (de 1801 à 1814), et fondateur de l'université de New York en 1831. La maison de maître « Île Calvin »

(de 1761 à 1780)

Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie

dite « Joséphine de Beauharnais »

(1763-1814)

Impératrice des Français (de 1804 à 1809), reine d'Italie (de 1805 à 1809) et première épouse de l’empereur Napoléon Ier (de 1796 à 1809)[63].

Un chemin communal a été nommé en son honneur.

Le château de l'Impératrice

(de 1811 à 1814)

Nicolas Théodore de Saussure

(1767-1845)

Chimiste et botaniste suisse.

Conseiller municipal de la commune dès 1817.

Le château Malvand

(de 1796 à 1845)

Jules Gaspard Aynard de Clermont-Tonnerre

(1769-1837)

Troisième duc de Clermont-Tonnerre, gentilhomme et militaire français. La maison de maître « Le Bocage »

(de 1821 à 1837)

Jeanne Victoire de Sellon de La Turbie

(1777-1849)

Dame pour accompagner Pauline Bonaparte, princesse Borghèse et baronne de La Turbie de l'Empire. La maison de maître « Le Bocage »

(de 1821 à 1846)

Augustin-Pyramus de Candolle

(1778-1841)

Botaniste et recteur de l'Académie de Montpellier en 1815. La maison de maître « La Petite Pierrière »

(de 1825 à 1841)

Jean-Jacques de Sellon

(1782-1839)

Notable, écrivain, philanthrope, collectionneur d'art, mécène et pacifiste suisse, fondateur de « la première Société de la paix sur le continent européen ». La maison de maître « La Fenêtre » et la maison de maître « Le Bocage »

(de 1820 à 1839)

Hortense Eugénie Cécile de Beauharnais

dite « Hortense de Beauharnais »

(1783-1837)

Reine consort de Hollande (1806-1810), duchesse de Saint-Leu et fille de Napoléon Ier et de Joséphine de Beauharnais. Le Château de l'Impératrice

(de 1814 à 1817)

Caroline Boissier-Butini

(1786-1836)

Pianiste et compositrice.

Morte à Pregny-Chambésy.

La maison de maître « Le Rivage »

(de 1817 à 1836)

Charles-René Pictet

(1787-1856)

Diplomate et député par la municipalité de Genève auprès du tsar Alexandre I. La villa Rive-Belle

(de 1838 à 1856)

Antoine Bovy

(1795-1877)

Sculpteur reconnu pour avoir imaginé l'Helvetia figurant depuis 1874 sur trois pièces de monnaie suisses.

Enterré au cimetière de Pregny[161].

La maison de maître « Rive de Pregny »

(de 1873 à 1877)

Alphonse Louis Pierre Pyrame de Candolle

(1806-1893)

Botaniste et membre étranger de l'Académie royale des sciences de Suède en 1859. La maison de maître « La Petite Pierrière »

(de 1841 à 1857)

Agénor de Gasparin

(1810-1871)

Écrivain et théologien protestant, homme politique et agronome, qui s'est fait connaître par divers ouvrages sur l'agriculture.

Mort à Pregny-Chambésy.

La maison de maître « Le Rivage »

(de 1837 à 1871)

Pierre Edmond Boissier

(1810-1885)

Botaniste suisse. La maison de maître « Le Rivage »

(de 1810 à 1880)

Valérie de Gasparin

(1813-1894)

Écrivaine suisse.

Morte à Pregny-Chambésy.

La maison de maître « Le Rivage »

(de 1813 à 1894)

Jean Alphonse Favre (de)

(1815-1890)

Géologue, dessinateur des premières cartes géologiques du Mont-Blanc, du Salève et du canton de Genève, enseignant de géologie et de paléontologie à l'académie de Genève entre 1844 et 1852 et cofondateur et président (en 1866) du Club alpin suisse.

Mort à Pregny-Chambésy.

La maison de maître « Les Ormeaux »

(de 1850 à 1890)

Gaspard Marchinville

(1815-1877)

Négociant, Conseiller administratif de la ville de Genève (de 1851 à 1853) et Conseiller d'État du canton de Genève radical (de 1853 à 1855).

Mort à Pregny-Chambésy.

?
Henri Charles Antoine Baron

(1816-1885)

Peintre, graveur et illustrateur français. La maison de maître « Rive de Pregny »

(de 1856 à 1882)

Constant Fornerod

(1819-1899)

9e Conseiller fédéral et Président de la confédération en 1857, 1863 et 1867. La maison de maître « La Petite Pierrière »

(de 1871 à 1880)

Adolph Carl von Rothschild

(1823-1900)

Banquier. Une petite maison au bord du lac

(de 1858 à 1900)

Le château de Pregny (de 1858 à 1870)

Caroline Julie Anselme von Rothschild

dite « Julie de Rothschild »

(1830-1907)

Épouse d'Adolph Carl von Rothschild. Le château de Pregny

(de 1850 à 1907)

William Barbey-Boissier

(1842-1914)

Botaniste et personnalité politique vaudoise.

Mort à Pregny-Chambésy et enterré au cimetière des Guénandes.

Un chemin communal a été nommé en son honneur.

La maison de maître « La Grande Pierrière »

(de 1869 à 1914)

Jacques-Louis Reverdin

(1842-1929)

Chirurgien à qui l'on doit une aiguille à suture qui porte son nom.

Mort à Pregny-Chambésy et enterré au cimetière des Guénandes.

La maison de maître « Rive de Pregny »

(de 1882 à 1929)

Jean-Jacques Gourd

(1850-1909)

Philosophe et recteur de l'Université de Genève (de 1896 à 1898).

Mort à Pregny-Chambésy et enterré au cimetière des Guénandes.

Une villa aux Crêts, à Pregny - Organisations

(de ? à 1909)

Francis Decrue

(1854-1928)

Enseignant d'histoire et d'épigraphie aux universités de Rennes en 1886, de Poitiers (de 1886 à 1888) et de Genève où il est professeur d'archéologie, d'épigraphie, de paléographie (entre 1888 et 1898), d'histoire du Moyen Âge et d'histoire moderne (de 1898 et 1927) et recteur de l'université de Genève de 1916 à 1918.

Mort à Pregny-Chambésy.

?
Alfred Baur (en)

(1865-1951)

Fondateur d'une entreprise d’engrais organiques et collectionneur d’objets d'art japonais et de céramique chinoise. La villa Baur et le château de Tournay

(de 1915 à 1951)

René de Saussure

(1868-1943)

Mathématicien et espérantophone suisse. La villa « La Favorite »

(de 1902 à ?)

Jean-Martin Naef (de)

(1869-1954)

Fonadeur de l'entreprise Firmenich et homme politique député du Grand Conseil genevois en 1924, conseiller d'État de 1927 à 1931 et conseiller des États lors de la 28e législature de l'Assemblée fédérale (de 1928 à 1931).

Mort à Pregny-Chambésy.

La maison de maître « Les Pins »

(de 1914 à 1954)

Paul Auguste Perrelet

(1872-1965)

Artiste peintre suisse. ?

(de 1930 à ?)

Émilie Gourd

(1879-1946)

Journaliste suisse, militante du droit des femmes et figure importante du féminisme suisse et international.

Enterrée au cimetière des Guénandes.

Une villa aux Crêts, à Pregny - Organisations
Maurice de Rothschild

(1881-1957)

Baron, banquier, mécène, homme politique français.

Mort à Pregny-Chambésy.

Le château de Pregny

(de 1940 à 1957)

Georges de Traz

(1881-1980)

Romancier, essayiste, critique d'art, et peintre et illustrateur à ses débuts.

Mort à Pregny-Chambésy et enterré au cimetière de Pregny.

La maison de maître « Île Calvin »

(de 1906 à 1920)

Alfred Mégroz (en)

(1883-1956)

Joueur de football et patineur artistique suisse ayant participé aux Jeux olympiques de 1920.

Mort à Pregny-Chambésy.

?

(de ? à 1956)

Torsten Kreuger

(1884-1973)

Homme d'affaires suédois. Le château Malvand

(de 1958 à 1973)

Noémie de Rothschild

(1888-1968)

Philanthrope et mécène française, créatrice de la station de sports d'hiver de Megève. Le château de Pregny

(de 1940 à 1968)

Marcel Ferdinand Bloch

dit « Marcel Dassault »

(1892-1986)

Ingénieur, homme politique, entrepreneur français, personnalité de l'aéronautique et PDG du Groupe Dassault. Une villa aux Ormeaux, à Chambésy - village
Walter Borner

(1901-1983)

Vice-directeur de l'aéroport de Genève-Cointrin dès 1926, pilote de sport célèbre, pionnier de l'aviation commerciale, fondateur et associé (de 1931 à 1935) de la compagnie Borner-Genève-Air-Express et Député radical au Grand Conseil genevois de 1954 à 1969.

Mort à Pregny-Chambésy.

?
Léopold Philippe Charles Albert Meinrad Hubertus Marie Miguel de Saxe-Cobourg

dit « Léopod III » (1901-1983)

Quatrième roi des Belges de 1934 à 1951. Le château du Reposoir

(de 1945 à 1950)

André Amstutz

(1901-1981)

Géologue minier en Afrique, économétricien de 1940 à 1945 et inventeur du terme de subduction adopté internationalement pour désigner l'enfoncement de la lithosphère à de grandes profondeurs.

Mort à Pregny-Chambésy.

La maison de maître « Port Rothschild »
Mary Lilian Henriette Lucie Josephine Ghislaine Baels

dite « Lilian Baels »

(1916-2002)

Princesse de Belgique de 1941 à 1951. Le château du Reposoir

(de 1945 à 1950)

Ahmed Ben Bella

(1916-2012)

Combattant de l'indépendance algérienne, homme d'État algérien, président du Conseil des ministres de 1962 à 1963 et premier président de la République Algérienne de 1963 à 1965. Une villa à Cornillon, à Chambésy - village

(de 1981 à 1990)

Kurt Waldheim

(1918-2007)

Diplomate, homme d'État autrichien, secrétaire général des Nations unies de 1972 à 1981 et président fédéral de la République d'Autriche de 1986 à 1992. Une villa à Machéry, à Tonkin
Serge Dassault

(1925-2018)

Industriel, homme d'affaires et homme politique français. Une villa aux Ormeaux, à Chambésy - village
Edmond Adolphe Maurice Jules Jacques de Rothschild

dit « Edmond de Rothschild » (1926-1997)

Baron et banquier franco-suisse fondateur-président du Groupe Edmond-de-Rothschild de 1953 à 1997.

Mort à Pregny-Chambésy.

Le château de Pregny

(de 1940 à 1997)

Joséphine-Charlotte Stéphanie Ingeborg Elisabeth Marie José Marguerite Astrid de Belgique

dite « Joséphine-Charlotte de Belgique »

(1927-2005)

Grande duchesse de Luxembourg. Le château du Reposoir

(de 1945 à 1950)

Baudouin Albert Charles Léopold Axel Marie Gustave de Saxe-Cobourg

dit « Baudouin de Belgique »

(1930-1993)

Cinquième roi des Belges de 1951 à 1993. Le château du Reposoir

(de 1945 à 1950)

Nadine Nelly Jeannette Lhopitalier

dite « Nadine de Rothschild »

(1932- )

Actrice, personnalité mondaine française et auteur de plusieurs romans. Le château de Pregny

(de 1963 à 2017)

Albert Félix Humbert Théodore Christian Eugène Marie de Saxe-Cobourg

dit « Albert II »

(1934-)

Sixième roi des Belges de 1993 à 2013. Le château du Reposoir

(de 1945 à 1950)

Ieremías Kalliyóryis

dit « Jérémie Calligiorgis »

(1935- )

Archevêque orthodoxe, métropolite de Suisse (de 2003 à 2018) et exarque d'Europe. La maison du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique

(de 2003 à 2018)

Serge Klarsfeld

(1935- )

Historien et avocat français. Une villa à La Capite, au Vengeron
Vassílios Papandréou

dit « Damaskinos d'Andrinople »

(1936-2011)

Directeur du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique (de 1969 à 1982) et métropolite orthodoxe de Suisse (de 1982 à 2003). La maison du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique

(de 1969 à 2003)

Karim Al-Hussaini

dit « Karim Aga Khan IV »

(1936- )

Prince et Chef spirituel des ismaéliens nizârites. La maison de maître « La Coudira »

(de 1961 à ?)

Alexandre Emmanuel Henri Albert Marie Léopold de Belgique

dit « Alexandre de Belgique »

(1942-2009)

Prince de Belgique. Le château du Reposoir

(de 1945 à 1950)

Michel Pont

(1954- )

Footballeur et entraîneur suisse. Une villa à La Capite, au Vengeron
Benjamin Edmond Maurice Adolphe Henri Isaac De Rothschild

dit « Benjamin de Rothschild »

(1963-2021 )

Baron, Banquier et homme d'affaires français, propriétaire et président du Groupe Edmond-de-Rothschild de 1997 à 2021.

Mort à Pregny-Chambésy.

Le château de Pregny

(de 1963 à 2021)

Gabriele Inaara Begum Aga Khan

(1963- )

Juriste, princesse et bégum. La maison de maître « La Coudira »
Yves Daccord (en)

(1964- )

Directeur général du CICR de 2010 à 2020. Une maison de village à Pregny, Pregny - village
Ariane Langner

dite « Ariane de Rothschild »

(1965- )

Coprésidente du Groupe Edmond-de-Rothschild depuis 2019. Le château de Pregny

(depuis 2017)

Maxime Pothos

(1966- )

Métropolite de Suisse (depuis 2018) et exarque d'Europe. La maison du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique

(depuis 2018)

Patrick Baumann

(1967-2018)

Dirigeant sportif suisse, secrétaire Général de la Fédération internationale de basket-ball de 2002 à 2018 et membre du Comité international olympique de 2007 à 2018. Une maison de village à Machéry, Tonkin

(de ? à 2018)

Rahim Al-Hussaini

dit « Rahim Aga Khan »

(1971- )

Prince. La maison de maitre « Mérimont »
John H. McCall MacBain (en)

(1958- )

Homme d'affaires et philanthrope Canadien. La maison de maître « Rive de Pregny »

(depuis 2020)

LanguesModifier

En 2000, 69,2 % des habitants parlaient le français ce qui la place comme étant la langue principale de la commune. Il est précédé par l'anglais (12,5 %), l'allemand (5,3 %), l'espagnol (3,2 %) et l'italien (2,8 %). Ensemble, ces cinq langues étaient parlées par 93 % des habitants de la commune[162].

À Pregny-Chambésy, comme dans l'ensemble des communes, l'importance du français comme langue principale s'affirme au cours des trente dernières années. De 63,2 % en 1970, la part du français passe à 69,2 % en 2000.

ReligionsModifier

En 2000, 31,4 % des habitants étaient de confession catholique et 21,6 % protestante. Le reste de la population, se répartit en environ 3,02 % orthodoxes, 3,36 % membres d'une autre église chrétienne, 0,63 % juifs et 2,26 % musulmans. 9 personnes étaient bouddhistes, 8 personnes hindous et 7 personnes appartenaient à une autre église. Enfin 20,04 % des habitants se sont déclarés sans confession et 16,85 % n'ont pas répondu[163].

CatholicismeModifier

 
L'église catholique romaine Sainte-Pétronille.

Remplaçant l'ancienne église située dans le cimetière de Pregny, l'église catholique romaine Sainte-Pétronille actuelle est construite en 1863 dans le lieu-dit de Monthoux par l'architecte Jean-Marie Ginoux. L'édifice de style néo-gothique se caractérise par son clocher-porche. L'église connaît un moment de turbulence au moment des conflits avec l'état (1873-1876), qui valent la destitution du maire ; elle est même fermée pendant près d'une vingtaine d'années. Rouverte au culte en 1897, elle est cédée à l'église catholique en 1923.

L'église se trouve sur la ViaJacobi, le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passant par la Suisse[23].

La Sainte patronne de la commune de Pregny-Chambésy est Sainte-Pétronille. La paroisse catholique de Pregny-Chambésy y célèbre une fête en son honneur le dernier dimanche du mois de mai.

ProtestantismeModifier

 
La chapelle protestante des Cornillons.

Située au Cornillon, la chapelle des Cornillons a été bâtie en 1901 par l’architecte Edmond Fatio[164], avec le soutien financier de William Barbey. Avant d'être ouverte au culte, elle accueillait l'école du dimanche. Son architecture, avec des murs en appareil rustique, une vaste toiture à décrochements et un clocheton, est typique du Heimatstil qui fleurit à Genève à l'époque de l'exposition nationale de 1896. Le chœur abrite une peinture murale de 1945 due à Thierry Vernet et représentant la Sainte Cène[23],[165]. L’organisation de son espace intérieur ainsi que l’ajout d’un orgue ne datent que des années 1950. On y sonne encore la cloche manuellement.

Depuis Pâques 2013, la Paroisse des 5 communes loue la chapelle à la communauté orthodoxe de courant copte[166]. Les protestants exercent donc leur culte à la chapelle des Crêts de Pregny, au Grand-Saconnex.

Christianisme orthodoxeModifier

 
Le centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique.

Situé à Chambésy-Dessous, le Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique de Chambésy est une institution stavropégiaque du Patriarcat œcuménique de Constantinople étant le siège de la Métropole orthodoxe grecque de Suisse. Le centre a été construit en 1966 par le patriarche Athénagoras Ier de Constantinople et le Saint-Synode[167].

Le centre comprend trois lieux de culte :

La communauté orthodoxe de courant copte utilise la chapelle des Cornillons. La chapelle se situe non-loin du centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique.

Notes et référencesModifier

La plupart des sources proviennent de l'ouvrage Pregny-Chambésy, commune genevoise de Guillaume Fatio et Raymond Perrot et de l'ouvrage Pregny-Chambésy, commune genevoise (Addenda 1978-1997) de Pierre Heiniger.

NotesModifier

  1. Jean-Marie Panissod fut, dans la commune, le dernier habitant qui savait le patois. Il décéda en 1911[4].
  2. La commune se trouve à une altitude moyenne de 416 m. Le point culminant (466 m) se situe aux Crêts, au croisement du chemin des Crêts-de-Pregny et le chemin de la Riole. Le point le plus bas (374 m) se situe au bord du lac, à Rive de Pregny et Port de Pregny la Tour.
  3. Comme par exemple le Château de Thénières, le bâtiment du Forum économique mondial, le téléphérique du Salève, etc.
  4. Notamment neuf massifs :
  5. « La tradition dit que c'est un homme nommé Deville qui bâtit la première maison à Roilbot. Étonnés de son choix, les habitants lui dirent : « Tu ferais mieux de construire dans les marais de Roillebeau » D'où Deville était originaire ; il s'agit de Roillebeau qui se trouve sur la rive gauche du lac près de Vésenaz ; de là, dit-on, l'origine de cette appellation »[6].
  6. « Lors de la construction de la première maison dans ce lieu si écarté, celui-ci baptisé Le Tonkin par un facteur facétieux qui trouvait le tracé de son parcours un peu trop allongé du fait de cette construction nouvelle dans un terrain très ensoleillé »[7].
    • La Villa Baur ;
    • La maison de maitre « Mérimont » ;
    • L'Ecole enfantine ;
    • L'Église Sainte-Pétronille ;
    • La mairie ;
    • La maison de maître « Les Ormeaux » ;
    • Le Château de Pregny ;
    • La maison de maître « Île Calvin » ;
    • Le Château de Penthes ;
    • La maison de maître du Petit-Morillon ;
    • La fontaine du Chemin de Valérie ;
    • Maisons de Chambésy-Dessus ;
    • La maison de maître « La Coudira » ;
    • La villa « Maisonneuve » ;
    • Le Centre orthodoxe du patriarcat œcuménique ;
    • Les maisons des Cornillons ;
    • La fontaine couverte de Chambésy-Dessous ;
    • Le château Malvand ;
    • Gare de Chambésy (détruite) ;
    • Une grande villa au chemin des Cornillons 37;
    • La Chapelle des Cornillons ;
    • Les dépendances de « La Grande Maison » ;
    • Le château « La Grande Maison » ;
    • La villa « Rive-Belle » ;
    • Les dépendances de « La Grande Pierrière » ;
    • La maison de maître « La Grande Pierrière » ;
    • La maison de maître « Le Rivage » ;
    • La maison de maître « Les Jordils » ;
    • Une maison à la route de Lausanne 230 ;
    • La maison de maître « Rive de Pregny » ;
    • La villa « Port-sous-Pregny » ;
    • Les serres du Château de Penthes.
  7. Ancienne « colonie maraîchère » datant des années 1920 et jusqu’au début des années 1960. Les parcelles étaient composées d'une maison individuelle occupant le centre de la parcelle, la surface libre étant réservée à la production professionnelle de fruits et légumes. Ce périphérie a probablement été planifié en concertation avec les autorités sanitaires du Canton pour fournir un travail aux victimes guéries de la tuberculose.
  8. Ce lieu dit de La Capite trouve son principe d’unité dans la parcelle d’un seul tenant d’un ancien grand domaine, en l’occurrence La Malvande, telle que l’attestent les cadastres de 1807 et de 1848. L’exploitation agricole a été en quelque sorte anoblie par la construction d’une maison de maître en 1713 et de communs en 1774. Ces constructions figurent à l’inventaire des immeubles dignes de protection depuis 1987. Le lotissement de la partie située à l’ouest du tracé ferroviaire a commencé au début des années 1950 et celui qui lui a succédé à l’est, dix ans plus tard. Tous deux correspondent, considérés en eux-mêmes, au « type grappe extensif ».
  9. On observe couramment, dans les zones de terres labourées des anciens finages agricoles, des groupes ou blocs de parcelles juxtaposées, à la fois très longues et très étroites. Technique- ment, cette disposition permettait aux paysans de cultiver ces terres avec un minimum de retours de charrue ; du point de vue de l’histoire des institutions, ces fractionnements témoignent de certaines modalités du partage successoral
    enfin, du point de vue agronomique, on peut y voir l’indice d’une rotation des cultures, pratiquée individuellement ou collectivement (sur une base volontaire).
  10. Unité de plan contigüe aux hameaux de Chambésy. Elle faisait partie, jusqu’à la prolongation en 1930 du chemin de Roilbot en direction du chemin de la Fontaine, de la ceinture continue de vergers, de prés, de vignes et de cultures maraîchères qui entourait les deux noyaux villageois. Avant d’être prolongé vers le nord, le chemin de Roilbot se terminait en impasse devant le principal domaine agricole de cette ceinture, le domaine du Grand-Pré. La pro- longation du chemin au moyen d’une authentique percée à travers les bâtiments d’exploitation de cette ferme (qui subsiste encore et continue d’en- jamber la voie publique) a eu pour effet de déta- cher la partie orientale du domaine. Ce groupe de parcelles s’est trouvé désormais contraint à faire « îlot commun » avec la Campagne Roilbot, contiguë à l’est.
  11. Avec Pregny, cinq autres communes gessiennes deviennent suisses. À savoir : Collex-Bossy (comprenant également le territoire de l'actuelle commune de Bellevue), Grand-Saconnex, Meyrin, Vernier et Versoix.
  12. Le parcours de la ligne d'autobus était : Genève-Chambésy-Collex-Bossy.
  13. L'extrait peut être vu sur le site NotreHistoire.ch entre 01:34 et 03:34 : NotreHistoire
  14. La première mention de cette famille date du 7 mars 1534 avec Guillaume Dupuis jadis orthographié "Du Puys"[57].
  15. Monsieur Daniel Tissot, au Grand-Saconnex, et Monsieur Andreas Baumgartner, à Genthod.
  16. « Les "anciens" indiquent que les sources proviennent du Jura ou du Mont-Blanc en étant siphonnées sous le lac. À ce jour, il n'a pas été possible de démontrer leur provenance »[95].
  17. Le centre scolaire de Pregny-Fontaine est communément appelé « école de la Fontaine » par les habitants.
  18. Le centre scolaire de Pregny-Valérie est communément appelé « école de Valérie » par les habitants.
  19. 2012 : présence de Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération, et retransmission en direct sur RTS Un ; 2015 : célébration du bicentenaire de l'entrée de la commune dans la Confédération ; etc...
  20. Comme Barbara Klossner, Oesch's die Dritten, Sonalp, Nicolas Senn, etc.
    • Restaurant Le Reposoir ;
    • Restaurant de la Fontaine ;
    • Relais de Chambésy ;
    • Café 9 ;
    • Auberge des Trois Coqs ;
    • Restaurant La Pirogue ;
    • Restaurant du Château de Penthes ;
    • Restaurant Tie-Break ;
    • Restaurants des stations services ENI.
  21. La commune était desservie par les lignes V et Z depuis respectivement 1992 et 1952. Depuis le 9 décembre 2018, ces deux lignes ne passent plus par Pregny-Chambésy et sont redéployées sur de nouveaux itinéraires en correspondance avec la ligne 20 [127].
  22. La route cantonale, traversant la commune, commence du quartier des Nations, à Genève, et fini au lieu-dit Grand-Pré, au Grand-Saconnex. La route de Pregny, le chemin de Chambésy, le chemin de la Fontaine, le chemin de Valérie et l'avenue de la Foretaille constituent cette route cantonale.
  23. Certaines dates ne sont pas précises car il existe plusieurs contradictions entre les dates inscrites dans les archives communales, le livre historique de la commune et le panneau à l'entrée de la mairie.
  24. Toutes les dates où ces personnes ont été maire ne sont pas connues.
  25. En 1790, la Commune refermait environ 811 poses de terre de rapport, à savoir : 82 poses de vignes, 342 poses de champs, 321 poses de prés et 70 poses de bois taillis.
  26. Le bureau de l'arrondissement administratif de l'état civil "Rive droite du lac" regroupe les communes de Bellevue, Céligny, Collex-Bossy, Genthod, Grand-Saconnex, Pregny-chambésy et Versoix.

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Voir aussiModifier

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  • Commune de Pregny-Chambésy, carte historique, Gilles Gardet, Natalie Rilliet, Thierry Wenger et Commune de Pregny-Chambésy, 2016.

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