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Prény

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Prény
Prény
Blason de Prény
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Pont-à-Mousson
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Gérard Van Meel
2014-2020
Code postal 54530
Code commune 54435
Démographie
Population
municipale
358 hab. (2016 en diminution de 4,28 % par rapport à 2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 44″ nord, 5° 59′ 52″ est
Altitude Min. 185 m
Max. 378 m
Superficie 15,09 km2
Localisation

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Prény

Prény est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est. Ce village fait partie du parc naturel régional de Lorraine.

GéographieModifier

 
Le château.

Le village de Prény, bâti sur les pentes d'un éperon rocheux, est entouré de forêts et de champs.

La commune se trouve sur le tracé de la LGV Est européenne (Ligne à Grande Vitesse) reliant Paris à Strasbourg qui la traverse sur sept kilomètres. Quatre ponts, dont la propriété et l'entretien devraient échoir à la commune de Prény, ont été bâtis afin de relier les deux parties de la commune séparées par cette voie de chemin de fer. Parti de Prény le 3 avril 2007 à 13 h, le TGV a battu le record du monde de vitesse jamais réalisé par un train avec 574,8 km/h affichés au compteur.

De nombreuses sources et ruisseaux sont répertoriés dont le ruisseau du Moulon alimenté par les sources des Abreuvoirs, de Saint-Helcourt et du Pilan.

Aucune industrie n'est présente à Prény, la principale ressource de la commune étant sa forêt. En 1750, la communauté villageoise possédait 850 arpents de surface boisée soit à peu près 170,80 hectares qui servaient principalement à alimenter les habitants en bois de chauffage grâce au droit d'affouage. La céréaliculture, les élevages ovin et bovin sont les principales activités agricoles, la viticulture ayant presque disparu au début du XXe siècle. Seuls quelques pieds de vigne entretenus par des particuliers subsistent ainsi que des vergers constitués de mirabelliers, pruniers, quetschiers, prunelliers, pommiers, poiriers, cerisiers, noyers et pêchers.

La ferme de la Souleuvre située sur le territoire de la commune de Vilcey-sur-Trey produit plusieurs fromages à partir de son troupeau de vaches Holstein qui pâture sur des terres sises sur le ban de Prény d'où leur appellation de « Fromages de Prény ».

Depuis 2004, un grand marché campagnard a lieu annuellement vers la fin Septembre et attire de nombreux curieux venant de la région entière.

Le village, dominé par le château, s'étale sur trois étages. Les vignes se trouvaient autrefois sur les pentes aménagées en terrasses face au sud, ce qui lui donne l'apparence d'un village de Provence. Par conséquent, Prény ne peut pas être rangé dans la catégorie des villages-rue lorrains traditionnels puisque ces derniers se présentent sous la forme de deux rangées de maisons situées l'une en face de l'autre avec la rue au centre et des usoirs entre les maisons et la route ou chemin d'où un aspect de rue large. Dans le vieux bourg de Prény, les rues sont étroites et les usoirs inexistants. Ce village est donc le résidu d'une ancienne cité médiévale[1].

HistoireModifier

Préhistoire et période gallo-romaineModifier

Le territoire de la commune de Prény était peuplé à l'époque celtique puisqu'il semblerait qu'un oppidum ait existé sur le site de l'actuel château. À l'époque gallo-romaine son territoire connaît plusieurs établissements humains notamment à l'emplacement du village actuel mais aussi à proximité de la ferme de Tautecourt, relique d'un ancien hameau ou village comme l'ont prouvé les fouilles préventives effectuées lors de la construction de la ligne ferroviaire à grande vitesse.

Haut moyen âgeModifier

À l'époque mérovingienne, des recherches archéologiques récentes le prouvent, les habitants de la cour de Tauto, chef au nom germanique de ce lieu, pratiquaient déjà les rites chrétiens notamment dans l'ensevelissement de leurs défunts dans une nécropole qui a été mise au jour. À la fin de l'époque carolingienne, Prény est mentionné pour la première fois dans un acte officiel daté de 962 sous la forme de Capella Prisney (« la chapelle de Prény »).

De l'an Mil au XVe siècleModifier

 
La Grande Porte aux champs.

En 1048, Gérard d'Alsace devenait duc de Lorraine et du coup avoué, c'est-à-dire protecteur, des terres que possédait l'abbaye messine de Saint-Pierre-aux-Nonnains à Prény. En 1050, ce dernier nommait Refroid de Conflans, dit de Prény, avoué de ce village.

Article détaillé : Château de Prény.

Le château devient la résidence principale des ducs de Lorraine aux XIIe et XIIIe siècles. Prény, urbum et suburbum, est alors un siège politique, cultuel et culturel. En 1139, Guillaume dit Refroid, avoué de Prény de 1138 à 1168, donnait à l'abbaye de Sainte-Marie-aux-Bois fondée depuis une dizaine d'années le ban et les pâtures de Tautecourt ainsi que le droit d'usage du ban de Prény et de ses pâtures. En 1207, le château est pris et détruit en partie par le comte de Bar qui, depuis son château de Mousson, défie constamment le duc de Lorraine. Du XIIIe siècle à la première moitié du XVe siècle la vie des habitants est perturbée régulièrement par les conflits qui opposent la Maison de Lorraine à la Maison de Bar ou aux évêques puis à la République de Metz. Au XVe siècle, la puissance montante de la Maison de Bourgogne devient menaçante pour l'indépendance lorraine. Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, envahissant la Lorraine, passe avec son armée à proximité de Prény mais s'abstient bien de s'attaquer à son château, qui après sa reconstruction dans les années qui ont suivi le désastre de 1207 est devenu un véritable chef-d'œuvre d'architecture militaire médiévale, imprenable par la force. En 1451-1452, Prény fut décimé par une terrible épidémie de peste.

XVIe et XVIIe sièclesModifier

Siège de prévôté, une quinzaine de sorcières y furent brûlées entre 1580 et 1632. Cet épisode tragique de l'histoire locale donna naissance à la légende de la Dame blanche, l'une de ces sorcières revenant hanter certaines nuits le lieu de son supplice en poussant des cris lugubres. Par lettres patentes délivrées le 8 mars 1617 le duc de Lorraine Henri II abandonnait sa seigneurie de Prény à son conseiller d’État André des Porcelets, sieur de Maillane. Le 14 août, le nouveau maître des château, ville, terre et seigneurie de Prény abandonnait sa récente acquisition à Louis de Guise, comte de Boulay. L'année suivante ce dernier, à la suite d'un accord avec les habitants de Prény, renonçait à percevoir les banalités des fours et pressoirs en échange du payement d'une taxe de six gros par conduit pour les fours et autant par jour de vigne. À la suite du décès, en 1631, du comte, devenu prince de Phalsbourg et maréchal de Lorraine, c'est sa veuve Henriette de Vaudémont, sœur du duc Charles IV, qui se retrouva à la tête de cette seigneurie. En 1632, avec l'invasion des armées françaises, la Lorraine entrait dans la guerre de Trente Ans. L'installation des troupes françaises au château, le passage de leurs alliés suédois, la famine et la peste désolent ce lieu qui perd un peu plus de la moitié de ses habitants et a par conséquent moyennement souffert si on le compare à d'autres contrées de la Lorraine qui ont parfois perdu les deux tiers de leurs populations. Les longues occupations françaises vont alors se succéder jusqu'au début du XVIIIe siècle. Le 28 septembre 1695, Monseigneur Henry de Thiard de Bissy, évêque de Toul, ordonnait aux habitants de Prény d'abandonner leur antique église située à l'extérieur du village pour la chapelle du château qui devait être transformée en église entérinant ainsi une pratique qui se faisait déjà depuis soixante dix années. Malgré l'opposition du parlement de Metz, cour de justice française, cette décision entra en vigueur en 1697 avec le retour du duc de Lorraine et le départ des Français.

XVIIIe siècleModifier

Entre 1700 et 1707, le bel ensoleillement dont bénéficia la Lorraine eut pour conséquence des récoltes frumentaires et vinicoles abondantes qui se traduisirent par une chute des prix notamment pour le vin. Le village étant alors principalement peuplé de vignerons, nombre d'entre eux furent obligés d'emprunter de l'argent afin de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Peuplé de 212 habitants en 1708, la population de Prény stagna de 280 à 320 habitants entre 1740 et 1790, cette variation étant principalement la conséquence d'épidémies qui frappaient régulièrement une population dont les premières victimes étaient les plus faibles, c'est-à-dire les enfants en bas âge et les anciens. Si nous exceptons la période révolutionnaire comprise entre 1790 et 1793, la population ne cessa d'augmenter régulièrement jusqu'en 1825. Le 28 mai 1731, Prény, peu peuplé, perdait son siège de prévôté et de gruerie au profit de la localité voisine de Pagny-sous-Prény. Prény, dont le nom « Priny » servait de cri de guerre aux armées du duc de Lorraine, allait suivre le destin du reste de la Lorraine : règne du roi déchu de Pologne, Stanislas Leszczynski de 1738 à 1766, annexion par la France en 1766. En 1773, les habitants de Prény choisissaient à nouveau leur ancienne église comme lieu de culte.

XIXe siècleModifier

Sous le Ier Empire, une douzaine d'hommes, dont un quart ne reviendra pas, servirent dans l'armée impériale. L'un d'entre eux fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1813. En 1824 une nouvelle église était bâtie au centre du village. Entre la mi-septembre 1843 et mars 1844, une épidémie de dysenterie tua en six mois trente-deux personnes puis, du 7 juin au 24 juillet 1854, c'est une épidémie de choléra qui emporta vingt-deux personnes dans la tombe. À la suite de la chute de la monarchie de juillet le 24 février 1848, la IIe République avait été instaurée. Cependant, à Prény, le maire Joseph Michel Thiery, nommé par l'ancien régime, était toujours en place ce qui paraissait insupportable à nombre d'habitants. Le 4 juin 1848, une pétition était rédigée et signée par de nombreux chefs de famille du village avant d'être envoyée à la préfecture afin de demander la dissolution du conseil municipal.

Le coup d'État du prince-président Louis Napoléon Bonaparte, le 2 décembre 1851, eut pour conséquence, à Prény, la destitution du maire élu démocratiquement, Pierre Paul Gornay qui ne cessera de s'opposer au nouveau pouvoir incarné par son successeur nommé par la préfecture. À la suite de la déclaration de guerre le 19 juillet 1870 de la France à la Prusse, Prény était occupé le 13 août 1870 par l'armée prussienne qui imposa des amendes et taxes abusives à la commune. Cette occupation devait perdurer jusqu'au 2 août 1873, Prény se retrouvant désormais à proximité de la nouvelle frontière franco-allemande. Après les élections municipales du 6 janvier 1878, François Étienne Moncé, ancien fidèle du pouvoir bonapartiste, fut reconduit dans sa fonction de maire, le 20 janvier 1878, par le conseil municipal, contre son éternel rival, le républicain Pierre Paul Gornay. Il en fut de même à l'issue du scrutin fort disputé du 9 janvier 1881 même si cette fois-ci, la victoire fut plus courte face à Pierre Paul Gornay-Bouchon, fils de son ancien rival. Décédé le 30 juin 1883, François-Étienne Moncé fut remplacé par son adjoint, François Viscat, à la tête de la mairie mais ce dernier fut évincé par Maximilien Gérard lors des élections municipales de 1884.

XXe siècleModifier

À la suite de la crise internationale qui avait éclaté après l'assassinat de l'héritier du trône d'Autriche-Hongrie survenu le 28 juin 1914, la France mettait en alerte son armée. Le 31 juillet un peloton de cavalerie du 12e chasseur et les première et quatrième compagnies du 25e bataillon de chasseurs à pied, se déployaient à Prény en groupe de couverture. Le 7 août, une patrouille de la garde saxonne était anéantie par les chasseurs qui furent relevés le 17 août par le 65e bataillon de réserve de chasseurs à pied. Le succès allemand lors de la bataille des frontières obligea les militaires français à abandonner le village qui fut occupé par les troupes allemandes à partir du 5 septembre.

De 1914 à 1918, le village vécut une éprouvante occupation des troupes allemandes ; les combats qui se déroulèrent du 25 septembre au 10 novembre 1918, lors de l'offensive américaine, causèrent de nombreux dégâts avec la destruction de l'église, de certaines parties du château et de 60 % des habitations partiellement ou totalement détruites. Quinze jeunes hommes du village furent tués sous les drapeaux et un civil perdit la vie. Un monument aux morts fut érigé, taillé par une famille de tailleurs de pierre du village, à leur mémoire. Deux ans après la signature de l'armistice, le 11 novembre 1918, planait encore l'ombre de la Grande guerre sur les comptes de la commune, question principale qui fut abordée lors de la réunion du conseil municipal, le 12 décembre 1920, à laquelle assistèrent tous les conseillers à l'exception d'Alfred Hocquart. En 1922, Prény était enfin raccordé au réseau électrique. De juin 1940 à septembre 1944, la population subit une nouvelle occupation allemande dont elle fut libérée une nouvelle fois par les troupes des États-Unis.

Le retour de Gaston Dauphin, qui avait perdu son siège de maire en 1947 au profit d'Albert Vautrin, à la tête de la municipalité en 1953, eut pour conséquence un conseil municipal fort divisé au sein duquel s'opposaient deux camps adverses. Ainsi, afin d'afficher leur opposition, monsieur Vautrin et ses amis pratiquaient la politique de la chaise vide, paralysant ainsi le fonctionnement des instances communales.

(Sources tirées d'articles de Manuel Bazaille publiés dans Nos Villages Lorrains, revue d'histoire de Pagny-sur-Moselle et des villages voisins, dans la Revue lorraine populaire ainsi que dans la Nouvelle Revue lorraine.)

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1667 1669 François Boucher   Tabellion, sergent de prévôté
1767 1768 Nicolas Gérard   Vigneron
1768 1770 Sébastien Peltier   Vigneron
1770 1775 Jean Jullien    
1779 1786 Jean-Baptiste Liffort   Vigneron
1786 1788 Jean Nicolas Maclot    
1790 1791 Jean-François de Bérauville   Vicomte de Villandré
1791 1792 Jacques Calba    
1792 1794 Jean-François de Bérauville   Vicomte de Villandré
1794 1830 François-Etienne Moncé    
1830 1831 Dominique Marchal   Fermier
1831 1848 Joseph Michel Thiery    
1848 1852 Pierre Paul Gornay Républicain Propriétaire, maître de pressoir
1852 1855 Charles Renaudin    
1855 1883 François-Etienne Moncé Bonapartiste Propriétaire, maître de pressoir
1883 1884 François Viscat   Propriétaire vigneron
1884 1888 Jules Maximilien Gérard    
1888 1892 François Hocquart   Propriétaire-cultivateur
1892 1900 François Hyacinthe Peltier    
1900 1925 Théophile Maclot   Vigneron, propriétaire, exploitant de pressoir
1925 1945 Félix Bazaille    
1945 1947 Gaston Dauphin   Employé au Carbone Lorraine
1947 1953 Albert Vautrin    
1953 1976 Gaston Dauphin   Employé au Carbone Lorraine
1976 1977 Martin Muller   Cultivateur
1977 2000 Serge Simony   Cultivateur
octobre 2000 mars 2001 Germain Christal   conducteur de travaux à la retraite
mars 2001 En cours
(au 16 avril 2014)
Gérard Van Meel PS Employé de banque (retraité en 2014)

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2016, la commune comptait 358 habitants[Note 1], en diminution de 4,28 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
207357393422424394384360356
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
389402382385380385376373344
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
344325249244215213185221181
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
157165239303340382374362358
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Édifices civilsModifier

 
Le corps de garde et la grande porte aux Champs.

Nombreux sont les monuments :

  • Le château en est le plus important, fragmenté depuis un certain temps en plusieurs propriétés dont certaines appartiennent à la commune. Ses ruines sont classées au titre des monuments historiques par liste de 1862[7].
  • Le corps de garde du château bâti entre 1251 et 1303 sous le règne du duc Ferry III de Lorraine. Le corps de garde en totalité, y compris les sous-sols, est inscrit aux monuments historiques par arrêté du [7]
  • Le monument aux morts de la rue des Remparts.
  • Le calvaire Georges des Aulnois a été érigé en 1823.
  • La fontaine de Ferret, dont l'ancienneté est indéterminée mais qui existait déjà en 1634, était réputée pour son eau ferrugineuse aujourd'hui qualifiée de non potable.
  • Le lavoir du Sauvoy.
  • Le Grand Lavoir ou lavoir au Linge restauré en 2006.
  • Deux puits, l'un dans la rue Mandeguerre, l'autre dans la rue des Remparts.

Édifices religieuxModifier

 
Église Saint-Pierre.
  • Église Saint-Pierre reconstruite en 1924.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Pitié abritant une pietà et située au cimetière de Prény. Elle est bâtie en 1857 conformément au vœu de l'abbé Petitmangin, curé de Prény, à la suite de l'épidémie de choléra de 1854. Elle est consacrée le , en présence d'une foule immense, par Alexis-Basile-Alexandre Menjaud, évêque de Nancy et premier aumônier de l'empereur Napoléon III[8].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Simon Ier, duc de Lorraine.
  • René Charles, médecin, professeur royal à Besançon, début du XVIIIe siècle - source : Dictionnaire statistique du département de la Meurthe, E.G. Éd. Creusat/Lunéville 1836
  • Édouard Sauer, archiviste des archives de Moselle, né en 1819 à Prény[9].
  • Ernst Jünger (1895-1998) a séjourné à Prény en avril 1915 : « Nous escaladâmes les hauts de Moselle dans la matinée et nous arrêtâmes à Prény, délicieux village montagnard, surmonté d'une ruine féodale[10] »
  • L'abbé Alban Guyot, curé de Pierre-la-Treiche.
  • Achille Gornay, professeur de langues, érudit, auteur d'un dictionnaire français-latin-allemand et de plusieurs articles.
  • Manuel Bazaille (historien dont l'œuvre est principalement consacrée au passé de Prény) : auteur de La communauté villageoise de Prény au XVIIIe siècle et de centaines d'articles publiés dans les revues Nos Villages lorrains, La Revue lorraine populaire, Généalogie lorraine, La Nouvelle Revue lorraine, La Gazette d'Esprit Xviii, et divers bulletins paroissiaux .

HéraldiqueModifier

  Blason D'azur à la tour d'argent maçonnée et ajourée de sable sur une montagne de sinople, accompagnée en chef d'un alérion d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Manuel Bazaille, Articles publiés dans Nos Villages Lorrains, revue d'histoire de Pagny-sur-Moselle et des villages voisins, dans la Revue lorraine populaire ainsi que dans la Nouvelle revue lorraine.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Bazaille, Manuel. - La communauté villageoise de Prény au XVIIIe siècle. - 2000
  2. Manuel Bazaille, Nos maires depuis Louis XV in Nos Villages lorrains, no 73, mars 1999.
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. a et b « Château de Prény », notice no PA00106353, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Manuel Bazaille, « Dédicace de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié », Nos Villages lorrains, no 144,‎ .
  9. Service départemental d'archives de la Moselle Les archivistes : Édouard Sauer (1838-1888)
  10. JÜNGER, Ernst. - Orages d'acier, trad. par Henri Plard... - Paris : Christian Bourgois, 1970. (Livre de poche) p. 30