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Ports (Indre-et-Loire)

commune française du département d'Indre-et-Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ports et Port.

Ports
Ports (Indre-et-Loire)
Ports-sur-Vienne, vallée, coteau et plateau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Sainte-Maure-de-Touraine
Intercommunalité Communauté de communes Touraine Val de Vienne
Maire
Mandat
Daniel Poujaud
2014-2020
Code postal 37800
Code commune 37187
Démographie
Gentilé Portais
Population
municipale
355 hab. (2016 en diminution de 1,39 % par rapport à 2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 58″ nord, 0° 33′ 17″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 123 m
Superficie 11,01 km2
Localisation

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Liens
Site web ports-37.com/

Ports est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Sommaire

GéographieModifier

Le nom officiel de Ports devrait prendre celui de Ports-sur-Vienne après la saisine du Conseil d'Etat par le conseil municipal.

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique de Ports.

La commune est bordée par la Vienne (3,635 km) sur son flanc est. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 10,63 km, comprend également sept petits cours d'eau dont la Veude (1,518 km)[1],[2].

La Vienne, d'une longueur totale de 363,3 km, prend sa source sur le plateau de Millevaches, dans la Creuse, à une altitude comprise entre 860 et 895 m et se jette dans la Loire à Candes-Saint-Martin, à 30 m d'altitude, après avoir traversé 96 communes[3]. La station de Nouâtre permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Vienne. Le débit mensuel moyen (calculé sur 61 ans pour cette station) varie de 60 m3/s au mois d'août à 355 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 2 480 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 8,61 m le [4],[5]. Sur le plan piscicole, la Vienne est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[6].

Deux zones humides ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le Conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Veude de Grisay à l'A10 » et « la vallée de la Veude de Ponçay à Grisay »[7],[8].

ToponymieModifier

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Gaëtane Baranger    
mars 2014 En cours Daniel Poujaud   Retraité Fonction publique Chevalier dans l'ordre national du mérite
VP de la Communauté de communes Touraine Val de Vienne
VP du Syndicat Intercommunal des Écoles Primaires du Val de Vienne
VP du Syndicat de la Manse Etendue
Élu au Pays du Chinonais chargé du SCoT
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2016, la commune comptait 355 habitants[Note 1], en diminution de 1,39 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340325299339345402365405414
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
369364391404432407439408396
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
394398385451397415390414445
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
458437406345343347354355356
2013 2016 - - - - - - -
356355-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Graphique d'évolution de la population, 1793-1999

Culture ocale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Martin de Ports.

La commune de Ports (courtoisie Pierre Marie DANQUIGNY)

Le nom de Ports apparaît pour la première fois en 862, sous la forme « Portus », signifiant « port ou passage », dans les actes de Charles II le Chauve, en tant que fief dépendant de l’abbaye Saint-Martin de Tours.

 Cette commune, qui comprend également le hameau Vieux-Port et qui est généralement appelée Ports-sur-Vienne, est située sur la rive gauche de la Vienne, près du Bec-des-deux-eaux, confluent de cette rivière avec la Creuse (voir pages 301/302).

C’est à ce confluent qu’on découvrit par hasard, en 1946, une fosse parementée de dalles verticales et contenant une dizaine de débris de squelettes humains, accompagnés de poteries et d’armes en silex, datés de – 3 670 et de – 2 910. On pense que c’était la sépulture d’un camp fortifié se trouvant à Sauvage (voir Pussigny,). L’important mobilier découvert dans cette fosse se trouve au musée préhistorique du Grand-Pressigny.

 Deux domaines agricoles gallo-romains se trouvaient aussi sur cette commune : Avrigny, à cheval entre Ports et Marcilly, au bord d’une ancienne voie qui allait de Nouâtre à Saint-Jean-de-Sauves, au sud de Loudun (voir page 343) et Grisay, à cheval entre Ports et Pussigny, toponyme venant du gallo-romain Gresiacum ou « domaine de Gresius, où il y eut ensuite un moulin aménagé au XIe siècle au bord de la Veude de Ponçay par les moines de l’abbaye de Noyers (voir Nouâtre, pages 297/298).

 Pendant longtemps l’activité principale de Ports a été la fabrication de la chaux, dont le processus est connu depuis l’époque romaine ; Le calcaire était extrait dans de longues galeries creusées dans le coteau situé entre Marcilly et Ports puis enfourné en couches alternées avec du bois ou du charbon ; à l’intérieur des fours la température montait à plus de 800 degrés et la calcination pouvait durer de trois à cinq jours.

 Après refroidissement la chaux était broyée en poudre et mise dans des sacs que des charrettes transportaient jusqu’au port, situé à Vieux-Ports ; les sacs étaient alors chargés sur des bateaux ou transférés par le bac situé entre Vieux-Ports et Noyers pour être amenés jusqu’à la gare SNCF de Port-de-Piles.

 Les premiers fours furent construits au XVIIIe siècle et il y eut jusqu’à 10 fours entre Ports et Marcilly ; une grande usine avec 7 fours fut installée en 1868 en dessous du coteau, presque en face de l’abbaye de Noyers mais le 11 août 1880 l’écroulement de ce coteau détruisit complètement l’usine ; cette catastrophe, qui fit 25 morts et 8 blessés, entraîna la faillite de l’usine et, par contrecoup, celle du bac de Noyers.

 En 1924 un barrage fut construit sur la Vienne, en aval du Bec-des-deux-eaux, au lieu-dit les Maisons Rouges, à cheval entre Ports et Nouâtre  (voir Nouâtre, page 285).

  • Église paroissiale Saint-Martin.
Les fours à chaux

Les fours à tuiles, à briques et à chaux furent les premières usines qui apportèrent dans la région des possibilités de travail autres que la terre et les métiers attenants. C'est à Ports-sur-Vienne au XVIIIe siècle au lieu-dit les Tuileries que furent construits les premiers fours. En 1864, construction d'un, puis de trois fours à chaux au Vieux Port. En 1868, au lieu-dit le Coteau de Noyers au Vieux Port, construction d'une grand fabrique de sept fours à chaux à feu continu et flamme courte, mais le 11 août 1880 l'écroulement du coteau sur 140 m de long et 60 m de profondeur détruisit complètement l'usine. Cette catastrophe fit 25 morts et 8 blessés. En 1882, toujours à Ports au lieu-dit les Caves, deux fours à chaux avec hangar furent construits pour un fabricant d'Antogny-le-Tillac, monsieur Albert Tissier. En 1933, une SARL Chaux et gisement de Touraine Ancien Et. Tissier est constituée, et elle tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. En 1952, la fabrique sera partiellement détruite.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 1er février 2019)
  2. « Carte hydrologique de Ports », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  3. « Fiche Sandre - la Vienne », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 1er février 2019)
  4. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  5. « Station hydrométrique L7000610, la Vienne à Nouâtre », sur le site de la banque Hydro (consulté le 1er février 2019)
  6. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  7. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 1er février 2019)
  8. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 1er février 2019)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.