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Porte des Comtes

porte de la Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Ensemble de la porte des Comtes.

La porte des Comtes est une porte de la Basilique Saint-Sernin de Toulouse.

Sommaire

Description généraleModifier

 
Corniche.

La porte des Comtes, actuellement[Quand ?] fermée, est située à l'extrémité du transept Sud de la basilique Saint-Sernin. Elle est composée d'un avant-corps à double porte entourée de doubles colonnes à chapiteaux et surmontée d'une corniche faite de modillons à copeaux et de tuiles tegula et imbrex datant de la restauration de Viollet-le-Duc. Les modillons à copeaux sont un motif développé à la grande mosquée de Cordoue et passé à Toulouse via l'architecture mozarabe. Entre ces modillons sont sculptées des rosaces (motif antique), des billettes et des fleurs à quatre pétales (motifs romans). À gauche se trouve un enfeu avec les sépultures des familles des comtes de Toulouse du Xe et XIe siècles; au deuxième étage, quatre grandes baies font entrer la lumière dans les tribunes; enfin, au niveau de la toiture, dix mirandes éclairent les combles.

ChapiteauxModifier

L'ensemble des chapiteaux, qui se lit de droite à gauche, illustre la dichotomie salut/damnation. Les yeux des personnages sont allongés, le menton est réduit, le front bas; les seuls vêtements sont des tuniques à étoffes lourdes; l'attitude est tassée, les gestes raides et maladroits[1].

HistoireModifier

 
Monuments sépulcraux des comtes souverains de Toulouse [dont : Chapelle sépulcrale des Comtes de Toulouse telle qu'elle existait en 1615] (t. I, no 49). , Fonds Ancely de la Bibliothèque municipale de Toulouse.
 
La porte des Comtes et l'enfeu des Comtes de Toulouse avant la restauration de Viollet-Le-Duc

La porte des Comtes a été sculptée aux environs de 1082[2]. En 1648, les capitouls font restaurer la chapelle qui était auparavant à la place de l'enfeu et la ferment par une grille. L'enfeu tel qu'il existe actuellement date de Viollet-le-Duc. Pendant la révolution française, les images ont été bûchées : seule l'inscription centrale, « SANCTVS SATVRNINVS », est conservée : le personnage central était donc Saturnin de Toulouse, sans doute entouré de ses disciples, Papoul et Honest.

RéférencesModifier

  1. Durliat 1986, p. 76
  2. Durliat 1986, p. 71

BibliographieModifier

  • Marcel Durliat, Saint-Sernin de Toulouse, Éditions Éché, (ISBN 2-86513-050-9)  
  • Quitterie et Daniel Cazes, Saint-Sernin de Toulouse : De Saturnin au chef-d’œuvre de l'art roman, éditions Odyssée, , 348 p. (ISBN 978-2909478234)  

Voir aussiModifier

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