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Portail:Scepticisme

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Qu'est-ce que le scepticisme ?[modifier

le portail du scepticisme

Le scepticisme, est philosophiquement une position épistémologique et éthiquement une déontologie circonspecte et pratiquement une attitude de doute cartésien sur certaines allégations non étayées par manque de preuves empiriques ou de reproductibilité. Cette démarche cherche à promouvoir la science, la pensée critique et à soumettre à la méthode expérimentale les affirmations d'existence de phénomènes paranormaux (notamment ceux étudiés par l'ufologie, la parapsychologie et la cryptozoologie) ou surnaturels (réincarnation, résurrection). Les sceptiques soumettent ainsi au doute tant les théories du complot, les médecines non conventionnelles et, de manière plus générale, ce que la majeure partie de la communauté scientifique considère comme des pseudo-sciences, que les dérives idéologiques et méthodologiques consistant à transformer le doute cartésien en méthode hypercritique à des fins polémiques.

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Voir aussi la liste complète des 350 articles et 10 catégories liés au scepticisme.
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La parapsychologie[modifier

La parapsychologie est une pseudo-science qui suppose des phénomènes, appelés phénomènes "psi", qui mettraient en jeu le psychisme et son interaction avec l'environnement. Aucun de ces phénomènes n'a jamais été constaté, que ce soit la télépathie, la télékinésie ou autre.

Article détaillé : Parapsychologie.

L'explication de certains miracles[modifier

Certains "miracles" ont reçu une explication rationnelle :

  • Le Suaire de Turin pour lequel une datation au carbone 14 a permis de montrer que le suaire datait du Moyen Age et non de l'époque de Jésus.
  • Le miracle de Saint Janvier. En 1991, trois chercheurs italiens ont réalisé l’expérience suivante : préparation d’une solution contenant 25 g de chlorure ferrique hexahydrate dans 100 ml d’eau et ajout lent de 10 g de carbonate de calcium ; après dialyse de 4 jours, la solution est évaporée jusqu’à obtenir un volume de 100 ml. L’ajout de 1,7 g de chlorure de sodium donne un sol brun foncé qui subit une transition sol-gel au bout d’une heure. Par simple agitation mécanique, ce gel se liquéfie et le cycle liquéfaction-solidification est hautement reproductible. Pour cela, ils ont reproduit l’expérience avec du chlorure de fer, de la cendre de bois, du sel de cuisine, de l’eau et du parchemin en guise de membrane de dialyse, ingrédients tous connus et disponibles au Moyen Âge. En fait, l'hypothèse d'une substance à consistance sensible au choc avait déjà été avancée en 1890 par le professeur Albini et reprise en 1949 dans un livre sur la science des colloïdes avec l'expression de « gel thixotrope » pour le sang de St Janvier.
  • La Vierge de Jalhay est une statuette dont la phosphorescence a créé l'émoi populaire, certains y avaient vu une manifestation surnaturelle. Le laboratoire de l'université de Liège a analysé la peinture extérieure de la statuette et a conclu que la phosphorescence était due à la présence de sulfure de zinc.


Les médecines non conventionnelles[modifier

Les médecines non conventionnelles sont celles qui ne sont pas enseignées dans les universités occidentales. Leur inclusion dans ce portail ne signifie pas que la médecine occidentale soit la seule valide, mais que les autres utilisent souvent des méthodes liées à la psychosomatique, à l'auto-suggestion et à l'effet placebo, de sorte que leurs résultats thérapeutiques, lorsqu'il y en a, sont très difficilement mesurables, étalonnables et expérimentalement vérifiables. Par conséquent, le scepticisme le plus vigilant doit s'exercer dans ce domaine, encore plus facile à investir par des charlatans que celui de la médecine scientifique classique. Beaucoup de médecines non conventionnelles sont connues depuis l'Antiquité. Ce n'est pas leur utilisation qui est controversée mais bien le dogmatisme qui consiste à refuser les produits de la médecine moderne comme les antibiotiques (issus de moisissures donc de champignons) ou les molécules obtenues par synthèse chimique (bicarbonate de soude, dérivés sulfurés...) au risque de mettre la vie du patient en danger.

Article détaillé : Médecine non conventionnelle.
  • L'homéopathie utilise des dilutions extrêmes au point de penser qu'il n'y a plus de principe actif dans la solution. Certains ont imaginé qu'elle s'appuierait sur la mémoire de l'eau, théorie controversée au niveau scientifique. Les nombreuses études cliniques ont montré que l'homéopathie n'est pas plus efficace qu'un placebo.
  • La phytothérapie ou médecine par les plantes est très ancienne : les Romains utilisaient l'écorce de saule qui au contact du suc gastrique se transforme en acide acétylsalicylique. Elle est le précurseur de la pharmacopée moderne, mais ne saurait se substituer à celle-ci, pas plus que, par défiance envers la technologie actuelle, on ne saurait revenir aux méthodes de travail pénibles, dangereuses et souvent forcées de l'Antiquité.
  • L'iridologie est une technique de médecine non conventionnelle qui s'appuie sur l'examen des motifs, des couleurs et autres caractéristiques de l'iris pour en déduire des informations sur la santé du patient. Elle est considérée comme une pseudo-science par de nombreux médecins. Les recherches contrôlées sur l'iridologie n'ont montré que des résultats entièrement aléatoires, donc non-fiables.
  • Guérisseurs philippins. Non prise en compte par les organismes de sécurité sociale et la plupart des mutuelles françaises, cette pratique est considérée par les organismes officiels américains et la plupart des scientifiques comme un canular, et les associations de prestidigitateurs y reconnaissent leurs techniques. L’association de recherche contre le cancer américaine accuse ces méthodes de provoquer des décès en empêchant les malades de suivre un traitement médical efficace. Dans le meilleur des cas, les sceptiques considèrent les résultats positifs de ces pratiques comme un effet placebo.
  • La médecine chinoise est une pratique non conventionnelle de la médecine qui utilise soit les points d'acupuncture, soit des produits végétaux et animaux pour soigner diverses maladies. Son efficacité est dans la plupart des cas égale à l'effet placebo mais inférieure à celle de la médecine moderne : ainsi, la corne de rhinocéros (qui n'est que de la kératine) ou le pénis de tigre (qui n'est que protéines) peuvent favoriser l'érection par auto-suggestion, au prix de la disparition de ces espèces menacées, mais leur efficacité reste expérimentalement inférieure à celle du sildénafil moderne.
  • La magnétothérapie est une pratique non conventionnelle de la médecine qui utilise des aimants pour soigner diverses maladies. Cette pratique est considérée comme non scientifique par le corps médical car, jusqu'à présent, aucune des multiples études médicales n'a pu montrer une efficacité supérieure à l'effet placebo.

Les mythes scientifiques[modifier

Quelques exemples d’évolution. L’évolution en biologie n’est que l’un des phénomènes évolutifs observables.

Les mythes scientifiques sont bien des mythes, mais liés à la science ou s'en inspirant. Ils sont particulièrement présents dans les présentations archéologiques, historiques ou d'histoire des sciences. Ils se manifestent par des simplifications réductrices, par exemple qui mettent en scène les faits historiques ou les découvertes scientifiques comme dus au génie d'individus héroïques plutôt qu'à un travail d'équipe résultant d'échanges de savoirs, de raisonnements logiques et de rigoureuses démarches d'investigation et d'expérimentation.

Ainsi, par exemple, la découverte de la loi universelle de la gravitation par Isaac Newton est souvent présentée comme le résultat de la chute d'une pomme sur sa tête. Bien que cette dernière a probablement joué un rôle dans ses travaux, il a fallu à peu près 20 ans à Newton pour développer entièrement sa théorie. Dans le même ordre d'idées, l'évolution est un phénomène universel observable en physique, chimie, astronomie, géologie, climatologie, biologie, anthropologie, ethnologie, linguistique, sociologie, économie, dans la différence entre générations et la croissance des jeunes, et non une « théorie » due au seul Charles Darwin ; par ailleurs celui-ci ne l'a pas formulée en observant la ressemblance et les différences entre les diverses espèces de pinsons des Galapagos, mais plus de vingt ans plus tard, en Angleterre, au terme de longues études et d'échanges avec les éleveurs d'animaux domestiques qui modifient par croisement les caractéristiques des espèces.

L'historien des sciences Douglas Allchin affirme que les mythes scientifiques sont trompeurs car ils présentent les résultats comme provenant de figures autoritaires, sous-estimant la part des erreurs et de leur résolution par la démarche scientifique.


La cryptozoologie[modifier

  • Une tradition écossaise est d'occuper les longues soirées d'hiver en s'échangeant des histoires arrosées de pur malt dans les pubs, et d'alimenter ainsi des rumeurs très profitables au tourisme du lieu. Parmi celles-ci, le monstre du Loch Ness. La dernière rumeur en date porte sur des « objets » immergés, de la taille de petits sousmarins, se déplaçant à des vitesses allant jusqu'à 25 Km/h, donc plus rapides que les courants du loch. À le supposer vrai, le phénomène pourrait correspondre à des bancs de saumons en migration pour pondre, mais pour les riverains, il s'agit plutôt de pliosaures ou de plésiosaures. Elementary, my dear Watson.
  • La bonne conservation de certaines dents de Megalodon (un requin préhistorique de grande taille) ou encore de Mammouth dans le pergélisol, est pour les cryptozoologistes une raison de douter de l'extinction de ces animaux spectaculaires, tout en oubliant qu'une dent est l'élément squelettique le plus solide, le mieux conservable, et le plus long à se minéraliser (fossiliser).
  • Le Yéti aussi fait partie de ces animaux mythiques, jamais découverts. Hergé a popularisé une image émouvante du Yéti dans son album Tintin au Tibet, sans oublier l'allusion au pur malt, dont l'être légendaire fait l'expérience au détriment du capitaine Haddock. Toutefois, dans l'aire géographique de ce mythe, la réalité dépasse la fiction : voir Gigantopithèque.
Article détaillé : Cryptozoologie.

Le paranormal[modifier

  • La création des cercles de culture a été revendiquée par deux papys farceurs, Doug et Dave, retraités de l'armée britannique.
  • La production d'endorphines par l'organisme humain lorsqu'il est en "état proche de la mort" est l'explication médicale de ces hallucinations décrites par certains patients : vision d'un tunnel, sensation de bien-être, lumière blanche... La conscience peut disparaître ou être gravement altérée avant même la mort clinique, et un retour de la conscience après un (bref) épisode d'électro-encéphalogramme plat, ne prouve pas que celle-ci survive éternellement (Bertrand Russell dans Science et religion) ; ce désir de survie de la conscience traduit surtout l'inachèvement du processus de construction et de développement de la personnalité, familièrement appelé « être en paix avec soi-même ».
Article détaillé : paranormal.

Les pseudo-sciences[modifier

Une pseudo-science est une discipline non enseignée dans le monde académique, fourmillant d'erreurs méthodologiques ou de manipulation de résultats, ne vérifiant pas les hypothèses qu'elle propose, souvent non-réfutable au sens de Karl Popper, et concluant de manière hâtive ou erronément.

Toutes les études scientifiques montrent que l'astrologie n'a aucun caractère prédictif. Par contre la dimension symbolique intéresse psychologues et psychiatres.

  • Les fausses prophéties et les faux prophètes
    • L'exemple le plus connu est celui de l'astrologue Michel de Notre-Dame plus connu sous le nom de Nostradamus dont les prophéties étaient généralement apocryphes.
    • Selon l'historien al-Tabari, Al-Khwarizmi prédit, avec un groupe d'astrologues, la longue durée de vie du calife (et les 50 ans qui lui restaient à vivre) alors que ce dernier mourut dix jours après la prédiction.


La pseudohistoire[modifier

Sculpté en 1992, lors d'une restauration, l'astronaute en apesanteur de la porte de Ramos, à la cathédrale de Salamanque, est une œuvre d'OOPArt.

La pseudo-histoire est une discipline non enseignée dans le monde académique, fourmillant d'erreurs méthodologiques ou de manipulation de résultats, ne vérifiant pas les hypothèses qu'elle propose, souvent non-réfutable au sens de Popper, et concluant de manière hâtive ou erronnée.

Article détaillé : Pseudohistoire.

Il s'agit de la réécriture de l'histoire selon des hypothèses toujours non-étayées par les documents ou les fouilles, souvent nationalistes, et parfois racistes. Le postulat est que nos ancêtres de chaque peuple étaient beaucoup plus « civilisés » que ceux des autres peuples, et qu'ils ont développé eux-mêmes leurs civilisations, sans influences extérieures.

Le postulat est ici inverse : nos ancêtres étaient trop « primitifs » pour développer eux-mêmes leurs civilisations et ce sont des extraterrestres qui les leur ont apportées, mais ce postulat rejoint le protochronisme dans l'idée qu'elles atteignirent ensuite un niveau technologique et spirituel très supérieur à ce qu'affirment les archéologues et les historiens, qui, membres d'un complot international, essaient de nous cacher la « fantastique vérité ».


L'ufologie[modifier

  • A deux reprises en 1955 et 1966, respectivement le capitaine Charles Hardin et le major Quintanilla concluent que seulement 3% des cas soumis au projet Livre Bleu demeurent inexpliqués. En 1968, Edward U.Condon conclut qu'il n'existe aucune preuve de l'existence d'une technologie supérieure à la nôtre et que les cas ovni s'expliquent par des méprises.

Lire en détail les articles ; Projet Livre Bleu et rapport Condon

  • L'incident de Téhéran du 19 septembre 1976 s'explique par le fait que les pilotes iraniens étaient inexpérimentés, manquaient de formation, et n'avaient que très rarement effectué des missions d'interception de nuit. L'officier de service de la base aérienne fait établir un contrôle radar qui s'avère négatif. Le soir de l'incident, Jupiter était à son maximum et visible dans le ciel de Téhéran. La "réaction de l'objet" qui parait s'éloigner lorsque le pilote s'approche s'explique par la très grande distance entre une planète et l'avion de chasse.Enfin, on a recueilli des témoignages du passage d'un météore au-dessus du Maroc.

Lire en détails l'article ; Incident de Téhéran

Lire en détails l'article ; Démystification

Lire en détails l'article ; Personnalité encline à l'imagination

  • Lors d'une crise d'épilepsie temporale, les neurones de la zone temporale sont terriblement instables, ce qui se traduit par un relevé d'électro-encéphalogrammes particulièrement "haché" (pics très hauts et très rapprochés). Le patient va alors décrire, lors de ces crises, des hallucinations visuelles et auditives ayant un réalisme saisissant, au point que l'on parle de "rêve-éveillé".

Lire en détails l'article ; hypothèse du champ magnétique

  • Certains cas ufologiques peuvent s'expliquer par la médecine. Le cas des ovnis jumeaux observé par le docteur X en est un exemple.

Lire en détail l'article ; Cas du docteur X

  • Un nombre non négligeables de cas ovnis résultent d'un canular. Le plus célèbre est le faux humanoïde de Roswell. A Nort-sur-Erdre, un jeune adololescent a voulu faire passer le bruit d'un radar transhorizon pour celui d'un engin extraterrestre. A Rendlesham le garde de sécurité Kevin Condé a avoué, 20 ans après les événements, avoir, avec un collègue, fait une blague aux autres membres du service de sécurité. Il expliqua qu'il ne s'agissait pas d'un ovni mais d'une Plymouth Volare 1979 dont les feux de patrouille ont illuminé les bois, et qu'il utilisa son haut-parleur, rendant les animaux "agités".

Lire en détails l'article ; Liste de canulars en ufologie

Article détaillé : Ufologie.


L'hypercritique[modifier

La « méthode hypercritique » est, pour le philosophe André Jacob, une « subversion du doute cartésien » consistant à « profiter, sous l'égide de quelque pulsion inavouée, de l'éloignement temporel des événements pour manipuler et en faire douter ». Elle est surtout utilisée dans un contexte polémique pour jeter le discrédit sur les études que l'on veut contester, et c'est une méthode volontiers employée par les créationnistes, les nationalistes et les négationnistes, mais aussi par les partisans et adversaires des technologies ou des idéologies en débat. Pierre-André Taguieff, analysant le complotisme contemporain, relève pour sa part la « tentation du relativisme radical, impliquant le règne du doute sans limites ».


OOPArt[modifier

Les OOPArt (Out of Place Artefact, en français « objet fabriqué hors de sa place » pour désigner des objets fabriqués qui ne devraient pas être là, qui sont hors contexte ») sont souvent utilisés pour défendre le créationnisme, la théorie des anciens astronautes (les objets en question ne pouvant être que d'origine extraterrestre), l'existence de civilisations oubliées et très avancées techniquement comme celle de l'Atlantide. Beaucoup d'OOPArts s'avèrent être des canulars (pierres d'Ica, figurines d’Acambaro), voire des fraudes organisées (automate turc joueur d'échecs, crânes de cristal d'Eugène Boban). Sont contestées leur authenticité (tablettes de Glozel ou de Tartaria), voire leur existence (pierre de Dashka).

Citations[modifier

Bande dessinée pédagogique libre de droits pour la jeunesse, illustrant la différence méthodologique entre la création d'un récit et la démarche scientifique. C'est aussi sur cette différence que s'appuie la notion juridique de laïcité.

« Une théorie n'est scientifique que si elle est « réfutable », c’est-à-dire qu'elle peut être soumise à des tests expérimentaux afin de vérifier la concordance de ses prédictions théoriques avec les observations. Une hypothèse qui ne peut être vérifiée ni prise en faute par aucune expérience ou observation, n'est pas scientifique. »

Karl Popper, Logique de la découverte scientifique


« Toute proposition qui n’est pas vraie dans les sciences proprement dites, y est confuse et inintelligible : « la racine cubique de 64 est égale à la moitié de 10 » est une proposition fausse que l’on ne peut pas comprendre clairement. En sciences, on ne peut pas prouver l’existence d’une chose par des arguments tirés de ce qu’on estime être sa cause ou son effet ; ces arguments ne peuvent se fonder que sur l’expérience vérifiable, qui peut être contredite. Mais hors du champ scientifique, il en est tout autrement : « César n’a jamais existé » ou « l’ange Gabriel a existé » sont peut-être des propositions fausses, mais on peut parfaitement les comprendre, y croire et rejeter la contradiction. Si nous raisonnons a priori, hors des sciences et hors des expériences, n’importe quoi peut paraître capable de produire n’importe quoi : la chute d’un galet peut, pour autant que nous l'imaginions, éteindre le soleil ; ou le désir d’un homme, gouverner les planètes dans leurs orbites. C’est seulement l’expérience qui nous apprend la nature et les limites de la cause et de l’effet et nous rend capables de déduire scientifiquement l’existence d’un objet plutôt que celle d’un autre »

David Hume, Enquête sur l'entendement humain


« Critiquer les mythes n'est pas en démontrer la fausseté, mais plutôt retrouver leur fond de vérité. »

Paul Veyne, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? Essai sur l'imagination constituante