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Le travail en paléontologie comporte généralement quatre étapes :
  • La prospection et les fouilles sur le terrain : c'est la partie la plus ardue physiquement et complexe administrativement : après obtention de tous les accords nécessaires, du matériel et des fonds, après le transport sur site, il s'agit de quadriller, mesurer, cartographier, extraire, photographier, préserver, emballer les fossiles, tamiser le sédiment, classer les trouvailles, les conditionner pour leur transport... ;
  • L'analyse et étude en laboratoire, après déballage des colis ; le conditionnement des fossiles, les moulages, l'attribution des fonctions (collection d'étude, muséologie, échanges...) ;
  • Description et publication scientifique des fossiles et des résultats d'étude, reconstitution des êtres fossilisés et de leurs milieux d'origine ;
  • Diffusion pour le grand public des connaissances ainsi acquises (exposition au public, livres, autres publications, documentaires...).


Focus sur les médiateurs en Paléontologie

La reconstitution paléontologique est l'objet d'un double malentendu, car le médiateur en Paléontologie (c'est ainsi que l'on dénomme les graphistes, dessinateurs et réalisateurs de modèles, cartels, cartes, schémas, diagrammes et autres illustrations) est pris entre :

  • l'« enclume » des scientifiques, qui ne comprennent pas tous qu'une reconstitution paléontologique, archéologique ou navale est par définition (et l'on doit en avertir les publics) en partie conjecturelle, puisque même dans les cas rares de conservation dans l'ambre, le goudron, la tourbe ou la glace, la matière organique est dégradée notamment au niveau de ses couleurs : toute reconstitution est donc, par la force des faits, une vue approximative ;
  • le « marteau » des artistes qui ne comprennent pas tous que pour rester dans les limites de ce qui est admis par les chercheurs au moment où elle est réalisée, l'image doit obligatoirement s'inspirer d'autres images déjà scientifiquement validées, par exemple dans les publications spécialisées ; par ailleurs la plupart du temps les reconstitutions paléontologiques sont des réalisations scientifiques anonymes et collectives et non des œuvres d'art, et n'ont donc pas à être soumises aux mêmes règles que celles de la marchandisation de l'art.

Comme le montrent les lois et règles en vigueur (et les pages de discussion de beaucoup d'images paléontologiques), ni les uns ni les autres n'inclinent à comprendre ce processus de conjecture reconstitutive dont les exemples les plus connus sont les Dinosaures « grandeur nature » trônant dans les jardins ou les parvis de divers Muséums, ou encore les Hominidés préhistoriques présentés en dioramas par de nombreux Musées. Ils considèrent donc souvent comme « inexactes » et/ou « violant » quelque copyright, la plupart des images de synthèse, de reconstitutions en volume et autres images concernant la Paléontologie (ainsi que l'Archéologie, l'Histoire et l'Histoire navale), ce qui risque d'en priver à terme le domaine public, seules échappant à cette « purification iconographique » les illustrations des maîtres morts depuis plus de 70 ans comme Mauricio Antón, Zdeněk Burian, Heinrich Harder, Charles R. Knight ou Édouard Riou (du moins tant que le « domaine public par ancienneté » ne sera pas, comme l'est déjà la « liberté de panorama », remis en question).

Échelle des temps géologiques

Chaque partie terminale d'une échelle est développée dans l'échelle qui suit.

en millions d'années avant aujourd'hui



Domaines de la paléontologie

Les concepts de l'évolution

La paléontologie en question...



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