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Charles Dickens

Charles John Huffam Dickens, né à Landport, près de Portsmouth, dans le Hampshire, le et mort à Gad's Hill Place, Higham, Kent, le (à 58 ans), est considéré comme le plus grand romancier de l'époque victorienne. Dès ses premiers écrits, il est devenu immensément célèbre, sa popularité ne cessant de croître au fil de ses publications.

Dickens a été traduit en de nombreuses langues, avec son aval pour les premières versions françaises. Son œuvre, constamment rééditée, connaît toujours de nombreuses adaptations au théâtre, au cinéma, au music-hall, à la radio et à la télévision.

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Lumière sur [modifier

Page de titre avec une dédicace de l'auteur à Daniel Maclise, illustrateur.

Notes américaines, en anglais American Notes for General Circulation, est le récit que Charles Dickens a fait de son voyage en Amérique du Nord au cours de l'année 1842 avec son épouse. Publié par Chapman and Hall dès octobre, avec des illustrations de Marcus Stone, ce petit ouvrage est en majeure partie fondé sur les lettres envoyées à John Forster tout au long du séjour. Les Dickens avaient quitté Liverpool le 3 janvier et étaient revenus le 7 juin, les six mois s'étant passés à visiter les grandes villes des États-Unis et, pendant un mois, celles du Canada, où ils avaient partout reçu un accueil triomphal de la part des autorités, des sommités littéraires et du public.

Cependant, fatigué de tant d'attention, irrité aussi par le ton de la presse, le refus général de prendre en considération l'institution d'un copyright international, le spectacle de l'esclavage, Dickens rédige dès son retour, pendant l'été passé au bord de la mer, un compte-rendu férocement critique où il raconte son voyage et dénonce la presse américaine, les conditions sanitaires des villes, l'esclavage, raillant le comportement des Américains, par exemple l'habitude qu'ils ont de cracher leur chique en public.

Notes américaines a très vite été piraté et diffusé aux États-Unis par le périodique Brother Johnathan (du nom de la figure allégorique conçue pour personnifier les États-Unis dans leur ensemble aux premiers temps de l'existence de la nation américaine). La colère des lecteurs et le déchaînement de la presse ont été égaux à l'engouement précédemment porté au visiteur, l'ouvrage a même été brûlé en public dans un théâtre de New York. Ce ressentiment se voit porté à son comble lorsque Dickens récidive peu après dans son roman Martin Chuzzlewit, paru en 1844, où une longue partie médiane consacrée au séjour en Amérique du héros, accompagné de son ami Mark Tapley, reprend avec une virulence accrue les critiques précédemment formulées.

Cependant, American Notes n'est pas né aussi spontanément qu'on a pu l'imaginer. Il existe une pléthore de récits de voyage aux États-Unis que Dickens est supposé avoir consultés. Ces récits représentent un genre spécifique dans lequel s'inscrit son livre, mais, comme l'écrit Nathalie Vanfasse, « force est […] de constater que si cet ouvrage peut être mis en relation avec d'autres récits de voyage sur les États-Unis écrits à la même époque, il se nourrit aussi largement de fiction ».

Quoi qu'il en soit, ce petit livre semble avoir eu une influence déterminante sur l'évolution de Dickens, donc de son œuvre. En effet, comme le signale Kate Flint, la réaction du public américain ne concernant pas seulement ses écrits, mais son personnage (persona), il est devenu ce qu'elle appelle une « commodité littéraire dont la circulation lui a complètement échappé ». Du coup, renforcé comme de l'extérieur dans son nationalisme, il s'est désormais autorisé à commenter toutes sortes d'affaires publiques, que ce soit par son militantisme ou par sa fiction.

Il existe de nombreuses réactions américaines et, parmi elles, se détachent deux articles, l'un fort critique de E. P. Whipple, l'autre de G. W. Putnam, au contraire tout acquis au visiteur. Ils ont tous les deux l'avantage de n'avoir pas été rédigés à chaud, mais après la mort du romancier en 1870. Le premier analyse et commente Notes américaines ; le second raconte le voyage et le séjour du couple avec des souvenirs de première main, puisque son auteur avait été choisi pour servir de secrétaire à Dickens pendant son périple.

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Arrêt sur image [modifier

Lieu de naissance de Charles Dickens.

Citation [modifier

« Les plus jolies choses du monde ne sont que des ombres. »

— Charles Dickens

Index thématique [modifier

Romans

Article de qualité Les Papiers posthumes du Pickwick Club (1836–1837)
Article de qualité Oliver Twist (1837–1839)
Article de qualité Nicholas Nickleby (1838–1839)
Article de qualité Le Magasin d'antiquités (1840–1841)
Article de qualité Barnaby Rudge (1840–1841)
Article de qualité Martin Chuzzlewit (1843–1844)
Article de qualité Dombey et Fils (1846–1848)
Article de qualité David Copperfield (1849–1850)
Article de qualité La Maison d'Âpre-Vent (1852–1853)
Article de qualité Les Temps difficiles (1854)
Article de qualité La Petite Dorrit (1855–1857)
Article de qualité Le Conte de deux cités (1859)
Article de qualité Les Grandes Espérances (1860–1861)
Article de qualité L'Ami commun (1864–1865)
Article de qualité Le Mystère d'Edwin Drood (inachevé) (1870)

Nouvelles

Sunday Under Three Heads (1836)
L'Allumeur de réverbères (1838)
A Child's Dream of a Star (1850)
Captain Murderer
The Long Voyage (1853)
The Lazy Tour of Two Idle Apprentices (1857) (avec Wilkie Collins)
Hunted Down (1859)
The Signal-Man (1866)
George Silverman's Explanation (1868)
Holiday Romance (1868)

Contes de Noël

Article de qualité Un chant de Noël (1843)
Les Carillons (1844)
Le Grillon du foyer (1845)
La Bataille de la vie (1846)
The Haunted Man and the Ghost’s Bargain (1848)

Nouvelles de Noël

L’Arbre de Noël (1850)
What Christmas is, as We Grow Older (1851)
The Poor Relation's Story (1852)
The Child's Story (1852)
The Schoolboy's Story (1853)
Nobody's Story (1853)
Going into Society (1858)
Somebody's Luggage (1862)
Mrs Lirriper's Lodgings (1863)
Mrs Lirriper's Legacy (1864)
Le Docteur Marigold (1865)

Recueils de nouvelles

Esquisses de Boz (1833–1836)
The Mudfog Papers (1837-1838)
L'Horloge de Maître Humphrey (1840–1841)
Boots at the Holly-tree Inn: And Other Stories (1858)
Reprinted Pieces (1861)

Œuvres autres que de fiction

Article de qualité Notes américaines (1842)
Pictures from Italy (1846)
The Life of Our Lord (1846, publié en 1934)
A Child's History of England (1851–1853)
Le Pauvre voyageur (1860–1869)

Poésie et théâtre

The Village Coquettes (théâtre, 1836)
The Fine Old English Gentleman (poésie, 1841)
The Frozen Deep (théâtre, 1866) (avec Wilkie Collins)
No Thoroughfare, Drame en cinq actes (théâtre, 1867) (avec Wilkie Collins)

Journalisme

The Examiner (1808–1886)
Monthly Magazine (1833–1835)
Morning Chronicle (1834–1836)
Evening Chronicle (1835)
Bentley's Miscellany (1836–1868) (Dickens rédacteur-en-chef de 1836 à 1838)
L'Horloge de Maître Humphrey (1840–1841)
The Pic-Nic Papers (1841)
Daily News (1846)
Household Words (1850–1859)
All the Year Round (1858–1870)

Œuvres en collaboration

Household Words : The Seven Poor Travellers (1854) (avec Wilkie Collins, Adelaide Proctor, George Sala et Eliza Linton)
The Holly-tree Inn (1855) (avec Wilkie Collins, William Howitt, Harriet Parr et Adelaide Procter)
The Wreck of the Golden Mary (1856) (avec Wilkie Collins, Adelaide Proctor, Harriet Parr, Percy Fitzgerald et le Révérend James White)
The Perils of Certain English Prisoners (1857) (avec Wilkie Collins)
A House to Let (1858) (avec Wilkie Collins, Elizabeth Gaskell et Adelaide Procter)
All the Year Round : The Haunted House (1859) (avec Wilkie Collins, Elizabeth Gaskell, Adelaide Procter, George Sala et Hesba Stretton)
Message venu de la mer (1860) (avec Wilkie Collins, Robert Buchanan, Charles Allston Collins, Amelia Edwards et Harriet Parr)
Tom Tiddler's Ground (1861) (avec Wilkie Collins, John Harwood, Charles Allston Collins et Amelia Edwards)
The Trial for Murder (1865) (avec Charles Allston Collins)
L’Embranchement de Mugby (1866) (avec Andrew Halliday, Charles Allston Collins, Hesba Stretton et Amelia Edwards)
No Thoroughfare (1867) (avec Wilkie Collins)

Articles et essais

A Visit to Newgate (1836)
Charles Irving Thornton (1842)
In Memoriam W. M. Thackeray (1850)
A Coal Miner's Evidence (1850)
Frauds on the Fairies (1853)
The Lost Arctic Voyagers (1854)

Spécificités techniques

Bon article Rupture et absence dans La Maison d'Âpre-Vent
Bon article Aspects de la vie de Charles Dickens relatifs à La Maison d'Âpre-Vent
Article de qualité Anatomie de la société dans La Maison d'Âpre-Vent
Article de qualité Identité littéraire des personnages dans La Maison d'Âpre-Vent
Article de qualité Double narration dans La Maison d'Âpre-Vent
Bon article Personnages dans Dombey et Fils
Bon article Vision de l'Angleterre contemporaine dans Dombey et Fils
Bon article Folklore, légendes et mythes dans Dombey et Fils

Famille et relations

Article de qualité Catherine Hogarth Dickens, son épouse
Article de qualité Ellen Ternan, sa maîtresse
Bon article Mary Scott Hogarth, sa belle-sœur morte à dix-sept ans
Bon article Georgina Hogarth, sa belle-sœur et gouvernante

Illustrateurs

Hablot Knight Browne
Marcus Stone