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Pont Kitchener-Marchand

Le pont Kitchener-Marchand est un pont franchissant la Saône à Lyon.

HistoireModifier

Vers 1828, Monsieur Jean, Christophe, Hector Arcis de Chazournes (1784-1855)[1] fait construire un pont de bois afin d'acheminer la terre nécessaire à l'aménagement du confluent et à l'aménagement du futur quartier de Perrache. Ce pont est détruit lors des émeutes de 1834. Il est reconstruit et à nouveau détruit cette fois par les crues de 1840.

Un projet, esquissé dès 1830, prévoyait la construction d'un axe est-ouest, constitué de chaque côté de l'actuel cours de Verdun d'un pont sur la Saône et de deux ponts sur le Rhône (actuel pont Galliéni). Ces franchissements, nommés tous les deux pont Séguin, furent terminés en 1847 et ouverts au public en 1849, le 10 mars précisément pour le pont sur la Saône.

Le pont est constitué d'une grande travée centrale de 128 m, accrochée à deux piles. Large de 7 m, le pont permit l'aménagement d'une chaussée de 4,80 m et deux trottoirs de 1,10 m chacun. En 1852, les ponts sont rebaptisés pont Napoléon à l'instar du cours de la République (actuel cours de Verdun) renommé en 1849. Ils deviennent ponts et cours du Midi en 1871.

Le pont est jugé trop fragile. En 1888, l'ouvrage est renforcé par la mise en place de piliers en maçonnerie et d'un tablier rigide. Le 17 juillet 1916, le pont sur la Saône devient pont Kitchener (maréchal britannique, ministre de la guerre en 1914). Son tablier est détruit le 1er septembre 1944. Il est rouvert en 1949. Entre 1950 et 1959, un nouveau pont en béton, qui prend le nom de pont Kitchener-Marchand en 1954, est construit. Il est long de 115,80 m avec une chaussée de 15 m et deux trottoirs de 4,50 m.

RéférencesModifier

  1. Les "Boisson de Chazournes" et "Noir de Chazournes" n'apparaissent que deux générations après Jean, Christophe, Hector Arcis de Chazournes (1784-1855), lorsque, le nom allant se perdre, son dernier fils jésuite Régis (1832-1883) transmit son nom à son neveu Octave Noir de Chazournes (1851-1925), et sa fille Sophie (1821-1901) à son mari Jean Boisson de Chazournes (1789-1873). Les deux noms furent officialisés définitivement après la guerre 14-18, par Décret en Conseil d'État du 29 septembre 1921 pour le nom "Boisson de Chazournes", et Décret en Conseil d'État de 1924 pour le nom "Noir de Chazournes".

SourcesModifier