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La Côte d'Ivoire est une république présidentielle multipartite, où le président est chef de l'État. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est detenu par le parlement. La capitale administrative est Yamoussoukro depuis 1983, mais Abidjan reste la capitale économique et de nombreux pays y conservent leur ambassade.

Sommaire

ConstitutionModifier

Article détaillé : Constitution ivoirienne de 2016.

L'actuelle Constitution de la Côte d'Ivoire a été adoptée lors du référendum organisé par le président Alassane Ouattara en 2016, par plus de 96 % des électeurs[1],[2],[3].

Pouvoir exécutifModifier

Fonction Nom Parti Depuis
Président de la République Alassane Ouattara RDR 4 décembre 2010
Vice-président de la République Daniel Kablan Duncan PDCI 10 janvier 2017
Premier ministre Amadou Gon Coulibaly RDR 10 janvier 2017

Le président est élu pour 5 ans au suffrage universel. La constitution de 1959 lui donne de fortes prérogatives; il est commandeur en chef des forces armées, peut négocier et ratifier des traités internationaux, peut proposer une loi à l'Assemblée nationale ou la soumettre au référendum. Il est assisté d'un vice-président, élu en même temps que lui. Il nomme le Premier ministre et les membres du gouvernement, qui répondent politiquement de leurs actes devant lui. En cas de vacance par décès, démission ou empêchement absolu, il est remplacée par le vice-président, jusqu'à la fin du mandat actuel[4].

Pouvoir législatifModifier

Le Parlement est composé de deux chambres:

Partis politiques et électionsModifier

Il existe plus de 130 partis politiques en Côte d'Ivoire[réf. nécessaire].

RDA 
Le Rassemblement démocratique africain a été fondé par Félix Houphouët-Boigny. Ce parti était actif avant l'indépendance et présentait des candidats dans toute l'AOF. Affilié au PCF, il fit sécession en 1954 pour se rapprocher de François Mitterrand et de René Pleven. Il a été remplacé dans chaque pays et en Côte d'Ivoire par le PDCI-RDA depuis 1960. Il n'existe donc plus.
PDCI 
Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire, siglé PDCI ou PDCI-RDA, est l'ancien parti unique de Félix Houphouët-Boigny. Ce parti joue encore un rôle important, et comprend dans ses rangs Henri Konan Bédié, président de 1993 à 1999. La JPDCI (Jeunesse du PDCI) est l'organisation de jeunes militants du PDCI. Kouassi N'Dri Valentin (JPDCI-URBAINE) et Yao innocent (JPDCI-RURALE) en sont les dirigeants, militants pour la paix et soutenant les actions pour la stabilité de la Cote d'ivoire.
FPI 
Le Front populaire ivoirien est un parti [socialiste] fondé par Laurent Gbagbo, en opposition à Félix Houphouët-Boigny. Après la chute du président Gbagbo, il a boycotté les dernières élections législatives (2011).
RDR 
Le Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire est un parti libéral fondé par Djéni Kobina puis pris en main par Alassane Ouattara, le président actuel.
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Le Rassemblement Populaire pour la Patrie (R2P), Parti créé le 16 Juillet 2015. Son président est le Docteur David MÉBRA Koné. Le président de la Jeunesse du Rassemblement Populaire pour la Patrie (JR2P) est ANTOINE Kouassi Santoni De Troski. Il est par ailleurs SGA du Parti et le Porte-parole du Parti. La présidente des Femmes du Rassemblement Populaire pour la Patrie (OFR2P) c'est Mme Rachelle ADJEMAIN.

L'Alliance pour une Nouvelle Côte d'Ivoire, le Mouvement des forces d'Avenir (MFA), le Parti écologique ivoirien (PEI), le Parti ivoirien des travailleurs (PTI), l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI) ou l'Union démocratique de Côte d'Ivoire (UDCI) sont des partis plus secondaires. Au premier trimestre de l'année 2005, quatre partis ont formé à Paris le rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) : PDCI, RDR, UDPCI, MFA. Le RJDP (Rassemblement des jeunes pour la paix) rassemble divers mouvements de jeunes affiliés aux partis, dont le RJR, la JPDCI et la JUDPCI.

Anciens mouvements rebellesModifier

Les Forces nouvelles de Côte d'Ivoire (FNCI) rassemblent l'ensemble des forces rebelles. Elles ont été intégrées aux Forces républicaines de Côte d'Ivoire, qui ont elles-mêmes intégré la nouvelle armée ivoirienne.

MPCI 
Le Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire est le mouvement politique des « rebelles » dont les « Forces nouvelles » rebelles sont le bras armé. Dirigé par Guillaume Soro Kigbafori, issu d'un syndicat étudiant proche du FPI et membre pendant un temps du RDR, il compte aussi dans ses rangs Louis Dacoury Tabley, ancien dirigeant du FPI lors de sa fondation. Bien qu'implanté essentiellement dans le nord, il compte des représentants de toute la Côte d'Ivoire. Il contrôle grâce à ses 10 000 soldats (dont 450 de l'armée ivoirienne) 40 % du territoire ivoirien[réf. nécessaire]. Le MPCI a vu le jour en octobre 2002, à la suite de l'échec d'une rébellion armée du . S'appuyant sur le concept d'« ivoirité », H.K Bédié avait commencé à mettre en place une politique de préférence nationale et des frustrations nées de cette politique ont constitué une des motifs invoqués par la rébellion.[réf. nécessaire]
MPIGO 
Le Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest est un des deux mouvements rebelles de l'ouest de la Côte d'Ivoire, créés pour renforcer la présence rebelle aux accords de Marcoussis. Il est fondé par le sergent Félix Doh (mort en avril 2003 dans une embuscade), et recrute essentiellement dans l'ethnie libéro-ivoirienne Yacouba. Il dispose de 6 000 hommes armés, et a signé un cessez-le-feu le . Ce mouvement s'est fondu depuis 2004 dans le MPCI.
MJP 
Le Mouvement pour la justice et la paix est un des deux partis rebelles de l'ouest de la Côte d'Ivoire. Il compte environ 250 combattants dirigés par le commandant Gaspard Déli. N'existe pratiquement plus depuis 2004.

Les Jeunes patriotesModifier

Les Jeunes patriotes sont un mouvement nationaliste de la jeunesse ivoirienne. Selon leurs dirigeants, ils comptent plusieurs milliers de membres et luttent contre la violence et la xénophobie. Ils sont dirigés par Charles Blé Goudé et soutiennent Laurent Gbagbo. Ils refusent la présence militaire française, qui est maintenue en vertu des accords de défense signés le par la Côte d'Ivoire et la France, alors que les deux pays étaient soucieux de matérialiser les liens d’amitié et de confiante coopération[5].

Dans un communiqué du [6], la FIDH, Fédération internationale des Droits de l'Homme, dénonce la violence des manifestations xénophobes des « jeunes patriotes » et les exactions commises contre les communautés étrangères installées à Abidjan.

Le 27 juillet 2005, dans son communiqué intitulé Brutalité, chantage et vandalisme : les « Jeunes patriotes » font régner la loi des prédateurs à Abidjan[7], Reporters sans frontières a classé les Jeunes Patriotes dans sa liste des prédateurs de la liberté de la presse, espérant qu'un jour les journalistes puissent enfin travailler sans subir les expéditions punitives de ces miliciens. Pourtant,ceux-ci jouissent d'une grande popularité parmi les jeunes de Côte d'Ivoire.

SyndicatsModifier

Les principaux syndicats de Côte d'Ivoire sont :

  • l'Union générale des travailleurs de Côte d'Ivoire (UGTCI);
  • la Fédération des syndicats autonomes de Côte d'Ivoire (FESACI);
  • la Confédération des syndicats libres de Côte d'Ivoire, dite « Dignité ».
  • SYNARES fondée par Francis Romain Wodié
  • SYNESCI fondée par Djéni Kobina
  • UNAFCI fondée par Alfred Guemene, Benjamin N'Dri est l'actuel président.
  • SYNAFETP-CI (Syndicat national des formateurs de l'enseignement technique et professionnel de Côte d'Ivoire), dont le SGN actuel est Abonga Jean Yves Koutouan
  • SYNEV-CI (Syndicat national des enseignants volontaires de Côte d'Ivoire), dont le SGN actuel est Blaise N'Da Koffi

Forces arméesModifier

Exceptionnellement pour un pays africain, l'armée n'a pas joué de rôle politique important avant le coup d'État de Robert Guéï en décembre 1999. En effet, Félix Houphouët-Boigny l'avait réduite à un corps de parade, pour se prémunir de tout danger de rébellion.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Youssouf Bakayoko, Géopolitique de la Côte d'Ivoire, SPM, , 239 p. (lire en ligne)
  • Christian Bouquet, Géopolitique de la Côte d'Ivoire. Le désespoir de Kourouma, Armand Colin, , 274 p.

Articles connexesModifier