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Politique d'une seule Chine

La politique d'une seule Chine ou principe d'une seule Chine (chinois simplifié : 一个中国 ; chinois traditionnel : 一個中國 ; pinyin : yī gè Zhōngguó) est une position politique de la république populaire de Chine selon laquelle la Chine est Une et unie. Selon ce principe, Hong Kong, Macao, Taïwan, le Tibet, et Xinjiang feraient partie de cette Chine unifiée.

La Chine refuse les échanges diplomatiques et commerciaux avec les pays opposés au principe d'une seule Chine. La plupart des pays de la communauté internationale ainsi que des organisations internationales (ONU...) soutiennent cette politique.

Position de la République populaire de ChineModifier

La république populaire de Chine a posé le principe d'une seule Chine[Quand ?] et demande à tout pays qui veut entretenir des relations diplomatiques et économiques avec elle de cautionner activement ce principe.

Position de la République de Chine (Taïwan)Modifier

Si depuis la prise de pouvoir du parti communiste chinois en 1949, le Kuomintang (parti nationaliste chinois) de la République de Chine s'est vu de facto réduit à gouverner sur l'ile de Taïwan, il a conservé Nankin comme capitale administrative officielle et partage avec le PCC la vision d'une seule Chine, ne divergeant que sur qui la gouverne.

Durant une courte période (2000 à 2008), le Minjindang (Parti démocrate progressiste PDD, parti indépendantiste) a eu le pouvoir sur la république de Chine et a voulu renommer la république de Chine en république de Taïwan, par un référendum en 2008.

Suite aux élections présidentielle et législatives et à l'alternance politique qui s'en est suivie, le parti du Kuomintang, a repris le pouvoir sur l'île en 2008, puis l'a conservé en 2012. Il enclencha une politique de rapprochement entre les deux rives du détroit de Formose. Le Kuomintang a pour position « le principe d'une Chine, qui est la république de Chine », et établit les relations avec Pékin dans le cadre du consensus de 1992 : « Une Chine mais des différentes interprétations ». Des accords d'ouverture entre les deux gouvernements ont été signés, le tourisme a été facilité et des liaisons quotidiennes ont été établies grâce à de nombreuses lignes aériennes et maritimes. Des accords de libre échange ont également été mis en place. Conformément à la Constitution de la république de Chine, est toujours revendiquée la souveraineté sur les territoires de la Chine Continentale, de Macao et de Hong Kong.

À la suite des manifestations de 2019 à Hong Kong, Mme Tsai Ing-wen (蔡英文), la présidente de Taïwan, a affirmé son opposition à la formule « un pays deux systèmes » que la république populaire de Chine veut imposer à Taïwan pour justifier une réunification[1].

Position des autres pays du mondeModifier

Un soutien massifModifier

La plupart des pays (environ 160), ONU et l'Union européenne soutiennent la politique d'une seule Chine à condition que la réunification soit faite[réf. nécessaire], si possible, de façon pacifique. Sans ce soutien, la Chine n'autorise aucune relation commerciale ou diplomatique.

Quelques réserves parmi les pays « adhérant » au principe d'une seule ChineModifier

  • USA : Condoleezza Rice a émis des réserves quant à la politique d'une seule Chine. La loi antisécession a été jugée « regrettable ».

RéférencesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier