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La Police nationale colombienne, créée en 1891 avec seulement 1 000 policiers, compte 180 000 hommes et femmes en 2008. Au début du XXIe siècle, elle est fortement impliquée dans le long conflit armé colombien comme elle l'avait été auparavant dans La Violencia. Elle lutte également contre les cartels de la drogue.

Sommaire

OrganisationModifier

En 1900, son premier organisateur fut un commissaire de police français, Jean Marie Marcelin Gilibert. Elle subdivise ainsi en 1 police métropolitaine (Bogota) 32 districts départementaux réunis en 8 régions de police, à l'image de la police française.

Formation du personnelModifier

La PNC forme ses membres dans 18 écoles.

Unités spécialiséesModifier

Elle dispose donc de plusieurs unités type SWAT.

Armes de serviceModifier

Depuis les années 1990, les policiers colombiens portent des pistolets Jericho 941. Ces PA ont remplacé les revolvers Llama Martial (et ses versions Indumil) et S&W M&P.

Moyens lourdsModifier

Du fait de la Violencia et de la lutte contre les Cartels, les policiers colombiens peuvent mettre en œuvre de nombreux blindés et une importante flotte d'avions et d'hélicoptères.

Aide internationaleModifier

Elle bénéficie de la coopération technique de la Police nationale française, de la DEA et du FBI.

ControversesModifier

Le 17 février 2016, le général Rodolfo Palomino démissionne de sa fonction de chef de la police colombienne, soupçonné d'avoir participé à la création du réseau de prostitution masculine « la communauté de l'anneau ». D'anciens jeunes cadets de la police nationale accusent également le général, ainsi que d'autres officiers, de viol. Suite à la diffusion d'une vidéo l'incriminant dans cette même affaire, le vice-ministre de l'Intérieur, Carlos Ferro, démissionne à son tour. Outre ces faits le général Palomino fait également l'objet de suspicion de corruption pour s’être fait bâtir une luxueuse propriété avec des fonds d'origines douteuses, ainsi que d'avoir illégalement placé des journalistes sur écoute. À son départ le président Juan Manuel Santos le remercie pourtant pour ses « services rendus à la patrie et à la police (...) et pour sa loyauté »[1].

En juillet 2017, l'inspecteur général de la police nationale, le général Carlos Ramiro Mena, est l'objet d'une enquête portant sur des accusations de trafic d'influence. Il aurait usé de sa position pour convaincre un subordonné, qui l'accusait de l'avoir fait humilier, de se rétracter[2].

Notes et référencesModifier

  1. (es) « El escándalo de prostitución masculina que forzó la renuncia del director de la Policía de Colombia - BBC Mundo »
  2. (es) « La investigación contra el general Mena por presunto tráfico de influencias », ELESPECTADOR.COM,‎ (lire en ligne)