Poissons (astrologie)

Signe astrologique
Poissons
Représentation en noir du symbole illustrant le signe Poissons en astrologie.
Représentation symbolique du signe Poissons.
Période Du 19 février[1]
au 20 mars[1]
Place dans le zodiaque 12e signe
Élément Eau
Polarité Féminin
Mode Mutable
Maison associée Maison 12
Astre(s) gouvernant(s) Neptune et ou Jupiter
Opposé polaire Vierge

Le signe astrologique des Poissons, de symbole ♓︎, est lié aux personnes nées entre le 19 février et le 20 mars[1] en astrologie tropicale[2]. Il correspond pour celle-ci (la plus populaire en Occident) à un angle compris entre 330 et 360 degrés comptés sur l'écliptique (le cercle des signes du zodiaque) à partir du point vernal[3]. Il est associé à la constellation du même nom en astrologie sidérale.

Ce signe correspond à la fin de l'hiver (la durée de jour est encore inférieure à la durée de nuit), il est donc à la fin de la ronde des signes. (Le douzième.)

Symboliquement, le signe des Poissons est lié à l’élément classique de l’Eau ; il partage cet élément avec le Cancer et le Scorpion. Son opposé polaire est le signe de la Vierge. C'est l'un des trois signes « doubles » ou « miroir » avec la Balance et les Gémeaux.

Claude Ptolémée dans son Tetrabiblos a rejeté les décans[4], mais les maîtres des décans d'après Teukros (Ier siècle apr. J.-C.) nous sont connus[5] : le 1er décan du signe des Poissons était « gouverné » par Saturne, le 2e décan par Jupiter, et le 3e décan par Mars.

Analyse astrologiqueModifier

L'astrologue Gustave Lambert Brahy caractérise le signe des Poissons par les trois caractéristiques suivantes[6] : Passivité, Adaptation mentale, Sensation[7].

Passivité : De tempérament lymphatique[8], le natif des Poissons trouve souvent refuge dans la fuite (risque d'addictions) et dans le repli sur soi[9]. Il est fréquemment rêveur[10].

Adaptation mentale : À l'image de l'immensité océanique[11], les Poissons symbolisent ce qui est illimité, sans frontières, flou, caché et mystérieux. Esprit syncrétique[12], le natif ressent plus qu'il n'analyse[13]. Il est doté d'une vision globale intuitive, à l'inverse du signe opposé dans le zodiaque, la Vierge, qui s'attache aux détails[14].

Sensation : Le Poissons est très intuitif[15]. Dans la mesure où il est caractérisé par son « hypersensibilité »[16], « tout ici va tourner autour de la capacité à se défendre dans la vie »[17]. Soit le natif lâche prise[18] et accède au sublime[19] (il peut notamment se montrer très empathique[13]), soit, comme parfois le dieu Poséidon-Neptune, il se révèle batailleur, voire borné[20].

La planète maîtresse actuellement attribuée par les astrologues au signe des Poissons est en effet Neptune, empreinte, selon eux, d'un côté d'une extrême douceur, et de l'autre d'une certaine duplicité (un côté influençable et insaisissable[21]), à l'image de la dualité exprimée par le symbole du signe qui, de plus, est mutable. Sachant créer l'illusion, le Poissons est parfois manipulateur[22].

Comme autre défaut, la planète Mercure étant à la fois en exil et en chute dans le signe[23], le natif manque parfois de sens du concret[9]. Il a souvent du mal à concilier ses besoins matériels et ses idéaux sublimes[24].

Histoire et mythologieModifier

La constellation des Poissons est une des constellations les plus anciennes.[25] Son origine remonte vraisemblablement aux Babyloniens qui la décrivaient déjà comme composée de deux poissons poussant un œuf géant (l’astérisme de « l’Anneau »).

Pour les anciens égyptiens, il s'agit du poisson inet, dans lequel se réfugie l'âme des défunts[26]. À partir de l'époque ramesside, on représente le défunt en train de pêcher à la ligne deux inet représentant son âme d'hier et son âme de demain. Il assure ainsi son devenir en prenant possession des deux bornes entre lesquelles il cheminera vers l'éternité. Le défunt est alors retenu dans les eaux primordiales et va revenir à la saison d'inondation pour sa régénération[27].

La mythologie grecque veut que ces poissons soient les formes assumées par Aphrodite et Éros (ou selon les versions Thétis et Thérys) poursuivis par le monstre Typhon. Si l'emblème originel grec de ce signe est le Dauphin[28] c'est parce que les anciens l'assimilaient à un poisson sans savoir que celui-ci était en fait un Mammifère ; son Symbole est un char en coquillage attelé par deux Dauphins amenant la Néréide Amphitrite à son fiancé Poséidon. Son signe postérieur romain sera les deux poissons tournés en opposition et en cercle pour indiquer la fin du Cycle annuel et le début du nouveau (puisque la nouvelle année commençait en Mars avec la renaissance de la Nature avant que les empereurs César et Auguste ne rajoutent leurs mois - Juillet et Août - et ainsi la décalent!).

Ère des PoissonsModifier

Caractérisée par le symbolisme du signe, l'Ère des Poissons est censée avoir débuté, selon la plupart des auteurs, avec les commencements de l'Ère chrétienne. Déterminée par la précession des équinoxes, elle est suivie, dans l'ordre inverse des signes du zodiaque (le mot précession est lié au verbe précéder), par l'Ère du Verseau, selon cette théorie astrologique.

IllustrationsModifier

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Notes et référencesModifier

  1. a b et c La date exacte variant d'année en année, il est nécessaire de consulter la position du Soleil dans les éphémérides pour le jour-frontière.
  2. Le zodiaque dit tropical est le zodiaque des saisons.
  3. André Barbault, Traité pratique d'astrologie, ed. Seuil, 1961, (ISBN 2-02-001899-3), p. 23 et 26
  4. W.E. Peuckert, L'astrologie, Petite Bibliothèque Payot, 1980, p. 100.
  5. tels qu'ils sont rapportés par W.E. Peuckert dans l'opus déjà cité, à la page 103.
  6. Gustave Lambert Brahy, Soyez vous aussi astrologue, Coll. La Roue Céleste, Éd. Dervy-Livres, 1982, p. 81, (ISBN 2-85076-056-0)
  7. C'est Brahy lui-même qui le met en exergue.
  8. Roselyne d'Ormesson, L'aide-mémoire de l'astrologue, p. 130.
  9. a et b Sylvie Chermet-Carroy, Manuel pratique d'astrologie, p.67.
  10. François Brunier, Christian Jacq, Marcel Locquin, L'astrologie relativiste, p. 105.
  11. André Barbault, Traité pratique d'astrologie, p. 111.
  12. François Brunier, Christian Jacq, Marcel Locquin, op. cité, p. 105.
  13. a et b Chermet-Carroy, p. 66.
  14. Michèle Curcio, Dictionnaire de l'astrologie, p. 188.
  15. Yves Haumont, L'astrologie, éd. Cerf, 1992, (ISBN 978-22-04044-56-1).
  16. A. Apostolska, Poissons : une vision inédite de votre signe astral, Dangles, (ISBN 9-782703-304111), p.105.
  17. Apostolska 1994, p. 95.
  18. Apostolska 1994, p. 27.
  19. Apostolska 1994, p. 74.
  20. sur la psychologie de Poséidon, se référer à Robert Graves, Les mythes grecs, Fayard, 1967 ainsi qu'à Walter F. Otto, Les dieux de la Grèce, Payot, 1993.
  21. Roselyne d'Ormesson, op. cité, p. 130.
  22. Nicholas Campion, L'astrologie pratique, p. 31.
  23. Hadès, Manuel complet d'astrologie scientifique et traditionnelle, p. 43.
  24. Roselyne d'Ormesson, op. cité, p. 131.
  25. [1]
  26. Christiane Desroches-Noblecourt, Le fabuleux héritage de l'Égypte, Paris, éditions Télémaque, , 325 p. (ISBN 2-7533-0020-8), pp. 65-79
  27. ibidem, p.313.
  28. « cet animal sacré joue le rôle de psychopompe, il accompagne et guide les âmes des morts. Il sauve les êtres humains de la noyade » a déclaré[Où ?] Dominique Levadoux-Feuillette[Qui ?].

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier