Le régime de la podestatie se généralise dans les communes italiennes dans les années 1220 : à l’égalité qui avait présidé à la naissance du régime communal, s’est petit à petit substitué un régime oligarchique. Les patriciens ont accaparé toutes les charges municipales, mettant le trésor au pillage. La décadence du pouvoir impérial fait s’accentuer les rivalités entre les grandes familles, enrichies grâce à la croissance économique. La dictature semble le meilleur moyen pour enrayer l’anarchie qui en résulte. Les consuls sont remplacés par un podestat, choisi en dehors de la cité pour assurer son impartialité. Il amène avec lui son personnel administratif et ses troupes. Nommé d’abord pour une courte période, il finit au milieu du siècle par se perpétuer des années. Contre ce système, destructeur des libertés urbaines, le peuple se révolte, constitue une commune séparatiste, mais en se donnant un « capitaine » choisi de la même manière que le podestat, ce qui aboutit au même résultat. Au début du XIVe siècle, le régime républicain n’est plus guère qu’un souvenir historique.