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Plouha

commune française du département des Côtes-d'Armor

Plouha
Plouha
Chapelle de Kermaria an Iskuit
Blason de Plouha
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Plouha (chef-lieu)
Intercommunalité Leff Armor Communauté
Maire
Mandat
Philippe Delsol
2016-2020
Code postal 22580
Code commune 22222
Démographie
Gentilé Plouhatins
Population
municipale
4 484 hab. (2016 en diminution de 2,25 % par rapport à 2011)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ nord, 2° 56′ ouest
Altitude 108 m
Min. 0 m
Max. 109 m
Superficie 39,97 km2
Localisation

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Liens
Site web Mairie de Plouha

Plouha [plua] est une commune du Goëlo dans l'ancien Pays de Saint-Brieuc, dans le département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Ses habitants sont appelés les Plouhatins.

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

La commune se situe sur l'ancienne route nationale D 786 de Saint-Malo (102 km à l'est) et Saint-Brieuc (26 km au sud-est) à Paimpol (18 km au nord-ouest), Lannion et Morlaix. Saint-Quay-Portrieux est à 9 km au sud-est, Guingamp à 23 km au sud-ouest, Rennes à 128 km au sud-est.

Le bourg de Plouha est à 3 km de la mer. Les falaises, situées sur la façade ouest de la baie de Saint-Brieuc, culminent à la pointe de Plouha à 104 mètres du niveau de la mer, ce qui en fait les plus hautes des côtes bretonnes[1]. Les falaises sont bordées par le sentier des douaniers.

Plusieurs plages permettent des activités balnéaires : la plage de Bréhec, la plage Bonaparte, l'anse de Porz Moguer.

Cadre géologiqueModifier

 
Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Trégor, Lanhélin, Louvigné, Vire, Avranches…). Ce batholite dessine une ellipse de 150 km (d'Alençon à la Rance) sur 90 km (de Vitré à Vire)[2].

Située à l'extrémité orientale du plateau du Trégor, Plouha est localisée dans la partie médiane du domaine nord armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagnes successives. Le site géologique de Plouha appartient plus précisément à l'unité de Saint-Brieuc constituée d'un ensemble magmatique composite à affinité juvénile et déformations volcano-sédimentaires, affectés par une déformation et un métamorphisme dont l'intensité croît globalement du Nord vers le Sud[3]. Cette unité est limitée au nord par le batholite du Trégor, pluton de granitoïdes calco-alcalins — diorites à granites — mis en place au sein des gneiss icartiens et qui fait partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[Note 1].

L'histoire géologique du plateau du Trégor est marquée par le cycle icartien (de ca. -2 200 Ma à -1 800 Ma) dont la géodynamique est mal connue, et le cycle cadomien (entre 750 et 540 Ma) qui se traduit par la surrection de la chaîne cadomienne qui devait culminer à environ 4 000 m[4] et regroupait à cette époque (avant l'ouverture de l'océan Atlantique) des terrains du Canada oriental, d'Angleterre, d'Irlande, d'Espagne et de Bohême[5]. Cette ceinture cadomienne se suit à travers le Nord du Massif armoricain depuis le Trégor (baie de Morlaix) jusqu'au Cotentin. À une collision continentale succède une période de subduction de l'océan celtique[6] vers le sud-est, sous la microplaque Armorica appartenant alors au supercontinent Gondwana. Des failles de direction N40°-N50°enregistrent un raccourcissement oblique, orienté environ NNE-SSW[7]. Cette tectonique régionale entraîne un métamorphisme à haute température et basse pression. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens issus de l’érosion rapide de la chaîne cadomienne sont ainsi fortement déformés, plissés, formant essentiellement des schistes et des gneiss[8]. Les massifs granitiques du Mancellien (notamment le massif côtier nord-trégorrois, le granite de Plouha, les diorites et gabbros de Saint-Quay-Portrieux), dont la mise en place est liée au cisaillement nord-armoricain[9] scellent la fin de la déformation ductile de l'orogenèse cadomienne[10]. À leur tour, ces massifs granitiques sont arasés, leurs débris se sédimentant dans de nouvelles mers, formant les « Séries rouges » qui se déposent dans le bassin ordovicien de Plouézec-Plourivo, hémi-graben limité au nord par la faille de Trégorrois. Les grands traits de l’évolution géologique du Trégor sont alors fixés. L'altération a également transformé les roches métasédimentaires en formations argilo-sableuses. Enfin, au Plio-quaternaire, les roches du substratum sont localement recouvertes par des dépôts récents issus de l'action du vent (lœss, limons sur les coteaux)[11].

La région de Bréhat est ainsi formée d'un plateau granitique de 80 à 100 m de hauteur. Elle correspond à la subduction d'un domaine océanique vers le sud-est sous la marge nord du Gondwana, entraînant un métamorphisme à haute température et basse pression (subduction engendrant un bassin intra-arc ou une zone de chevauchement, les deux hypothèses restant débattues)[12].

Pétrographiquement, la granodiorite de Plouha est une tonalite à biotite datée à 570 Ma. Roche à grain moyen, parfois grossier (quartz, plagioclase et biotite sont les minéraux visibles à l'œil nu), elle peut montrer une texture écrasée (zones mylonitiques). Selon les points, la teinte va du gris-bleuté (présence locale de quartz bleuté, opalescent), au rose rougeâtre[13].

Économiquement, le principal atout de cette roche, tout au moins dans ses affleurements orientaux (pointement de Plouha) repose sur sa situation au sein d'un terroir dépourvu par ailleurs de granitoïdes. Par suite de sa bonne résistance à l'altération météoritique, la pierre de Plouha a été largement employée pour l'habitat local et plusieurs chapelles (chapelle de Kermaria an Iskuit, Saint-Samson, Sainte-Eugénie, Saint-Laurent et Saint-Riom en Plouézec, Saint-Michel en Pléhédel)[14].

Touristiquement, les principaux aspects de la géologie dans cette région peuvent être abordés au cours de balades naturalistes et géologiques qui permettent d'observer sur un espace réduit du territoire, des roches d'âge et de nature différents, témoins de phénomènes géologiques d'ampleur (magmatisme, tectogenèse, métamorphisme, érosion…)[15].

Voies de communicationModifier

RoutesModifier

 
Ancienne borne de la route nationale 786

La route principale est l'ancienne nationale maintenant déclassée en D 786, de Saint-Malo (102 km à l'est) et Saint-Brieuc (26 km au sud-est) à Paimpol (18 km au nord-ouest), Tréguier, Lannion et Morlaix (86 km, ou 78 km de Plouha à Morlaix en passant par Guingamp).

Outre ce grand axe régional, quatre routes secondaires desservent le bourg : la D 21 vers Pléhédel, Pontrieux, Lannion ou Binic et Plourhan, la D 32 vers Guingamp ou Bégard, la D 84 vers Pléguien et Châtelaudren et la D 94 vers Lanloup ou Pludual.

AutocarsModifier

L'entreprise des transports départementaux costarmoricains Ti'Bus assure 27 lignes sur le département[16], dont deux desservent Plouha :

Les lignes scolaires Plouha ─ Tressignaux, Plouha ─ Tréméven, Plouha ─ Yvias, Plouha ─ Kermaria an Isquit, Plouha ─ Guingamp et TréveneucSaint-Quay-Portrieux.

A noter que la ligne n°1, portait le numéro 9 jusqu'à la fin de l'été 2016. Elle se prolongeait alors jusqu'à la pointe de l'Arcouest. Précédemment, elle portait le numéro 8 et se prolongeait jusqu'à Pleubian. Par le passé, Plouha fut aussi desservie par une ligne reliant fréquemment Perros-Guirec à Dinard.

TrainsModifier

 
Le viaduc de Bréhec sur la voie ferrée Saint-Brieuc-Paimpol
vers 1925

Pendant la première moitié du XXe siècle, Plouha bénéficiait d'une desserte ferroviaire grâce à la Compagnie des Chemins de fer des Côtes-du-Nord. La voie ferrée Saint-Brieuc-Guingamp par Plouha fut ouverte en 1905. Desservant Plérin, Pordic, Binic, Etables-sur-Mer, Portrieux, Saint-Quay, Tréveneuc, Pléguien ou encore Lanvollon, elle marquait trois arrêts à Plouha. À la halte de Kérégal, à la gare de Plouha-Embranchement, à la halte de Lizandré. En 1922, la ligne de Plouha à Paimpol puis Tréguier et Pleubian par Plouézec, Kérity et Lézardrieux fut créée. À Plouha, elle partait de la gare Embranchement, d'où son nom, rejoignait celle de Plouha-Ville avant de poursuivre vers les haltes de Kerlerot et du Dernier Sou. Elle s'arrêtait ensuite à la gare de Lanloup puis à celle de Bréhec qui précédait un viaduc surplombant cette petite station balnéaire. Longeant en maints endroits le littoral, la dernière section, de Saint-Brieuc à Paimpol fut fermée à la fin de l'année 1956.

La gare la plus proche est à Guingamp. La gare de Saint-Brieuc, guère plus loin, est nettement mieux desservie.

AéroportsModifier

L'aéroport le plus proche est celui de Saint-Brieuc Armor à 18 km. À 50 km à l'ouest se trouve l'aéroport de Lannion. L'aéroport de Dinard (95 km à l'est) est aussi fréquenté tout comme ceux de Rennes et de Brest.

PortsModifier

  • le port de Bréhec
  • le port de Gwin Zégal
  • la grève du Palus
  • l'anse de Porz Moguer

Communes limitrophesModifier

  Plouézec (9 km)
Lanloup (5 km)
(Manche) (Manche)  
Pléhédel (6 km) N Tréveneuc (4 km)
O    Plouha    E
S
Pludual (4 km) Pléguien (6 km) Plourhan (4 km)

Politique et administrationModifier

Plouha est un chef-lieu de canton et fait partie de la Leff Armor Communauté.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2016, la commune comptait 4 484 habitants[Note 2], en diminution de 2,25 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 5514 1453 9674 7325 0414 9584 8184 9335 052
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 2155 1125 5314 9515 2294 9654 8024 7804 862
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 4594 7464 7644 4724 3104 4124 4274 4894 251
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4 3654 2964 1954 2484 1974 3974 4254 5824 464
2016 - - - - - - - -
4 484--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Structure de la population Plouha Moyenne nationale
Hommes 45,9 % 48,6 %
Femmes 54,1 % 51,4 %
INSEE, 2004
Pyramide des âges Plouha Moyenne nationale
Plus de 75 ans 16,5 % 7,7 %
60 - 74 ans 26,8 % 13,6 %
40 - 59 ans 22,6 % 26 %
20 - 39 ans 17,1 % 28,1 %
0 - 19 ans 16,9 % 24,6 %
INSEE, 2004

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
Au premier de gueules aux sept mâcles d'or ordonnées 3, 3 et 1, au second d'azur aux sept besants aussi d'or ordonnés 3, 3 et 1 et surmontés d'un chef du même.[réf. nécessaire]

D'après Régis de Saint-Jouan dans son Dictionnaire des communes (Département des Côtes-d'Armor, 1990), Plouha avait été représenté en 1882 dans la décoration de la salle du Conseil général de l'ancienne préfecture par les armes suivantes :

  Blasonnement :
Parti, au Ier, de gueules à deux macles d'or et trois demies ; au 2, d'azur à trois demis et deux besants d'or, à un chef du même, ou plus simplement mi-parti de Rohan et de Melun

« En effet la famille de Rohan (les macles), puis à partir de la fin du XVIIe siècle, celle de Melun (les besants et le chef) ont possédé le seigneurie de Plouha sous l'Ancien Régime. »

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploeaza en 1198 [23], Ecclesia de Ploaha en 1202 et en 1206, Ecclesia de Ploehaà partir de 1212[24], Parochia de Ploahaen 1230, Ploaza en 1259 et en 1267, Ploaha vers 1330, Ploeza en 1362, Ploehaha en 1364, Ploeha et Ploaha en 1428 [25], Ploeaza en 1453, Ploaha en 1454 et en 1480, Plouayaen 1486, Ploha en 1513, Plouaha en 1536 et en 1553 [26], Plohac en 1569 et Plouha dès 1579 [27],[28].

Plouha vient de Plou (paroisse) et de Aza ou Adda (forme galloise, homonyme, du nom biblique Adam). Ce nom aurait été porté par le chef ayant donné son nom à la paroisse au VIe siècle ou VIIe siècle[28],[29].

HistoireModifier

Sous l’ancien régime, Plouha était une paroisse appartenant à l’évêché de Saint-Brieuc et au comté du Goëlo.

L'occupation du site de Plouha est ancienne. La découverte en 1879 de douze haches en bronze en atteste. Ces haches se trouvent actuellement au musée de Rennes. Des vestiges de l'âge du fer sont également visibles aujourd'hui, telle une pierre taillée que l'on peut voir devant la chapelle de la Trinité et dont la finalité est imprécise.

Du XVe au XVIIIe siècle, les seigneurs de Plouha furent successivement les Kerimel, Rohan, Guéméné et Montbazon. Les autres nobles faisaient partie d'une noblesse très pauvre.

La période de la Révolution fut marquée par la chouannerie qui connut une importante activité. Ainsi, en mars 1794, quelques centaines de chouans attendirent en vain un ravitaillement maritime britannique sur la plage du Palus. Par contre, ils y rencontrèrent une troupe armée de révolutionnaires qui les extermina presque. Plus tard, le 19 pluviôse an VIII (8 février 1800), un groupe de chouans pillèrent les maisons des citoyens et assassinèrent certains d'entre eux. Quelqu'un fut même enterré vif.

Article détaillé : Bataille de la Ville-Mario.
 
Entrée de la plage Bonaparte

En novembre 1943, les québécois ou « canadiens français » Lucien Dumais de Montréal et Raymond Labrosse, engagés dans le MI9 des services secrets britanniques, viennent organiser et diriger le réseau Shelburn qui a pour but de récupérer les pilotes des avions alliés abattus et de les rapatrier vers le Royaume-Uni. Ils étaient recueillis un peu partout en France et hébergés dans des familles plouhatines ou des environs, ceci, bien sûr, à l'insu de l'occupant nazi. Avant l'embarquement, 20 à 25 aviateurs étaient regroupés dans la maison (nom de code : Maison d'Alphonse) où habitaient Marie et Jean Gicquel puis acheminés de nuit, par la lande, par des passeurs plouhatins. Ils arrivaient à l'anse Cochat (nom de code : plage Bonaparte) où les attendaient des embarcations légères chargées de les acheminer sur une corvette britannique qui était mouillée au large. Cent trente-cinq personnes, aviateurs américains, canadiens et agents secrets furent ainsi évacués vers le Royaume-Uni.

En janvier 2016, Le Parisien relève qu'Éric Duval, élu à Plouha, est le seul maire à porter encore l'uniforme officiel des maires lors des cérémonies publiques[30].

Langue bretonneModifier

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 20 novembre 2008. Le 14 novembre 2011 a été remis à la commune le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 2.

À la rentrée 2017, 69 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques (soit 16,4 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[31].

Sites et monumentsModifier

 
L'église Saint-Pierre.
 
Croix la Sauraie
 
Le port de Gwin Zegal
  • L'église de Plouha, ou l'église Saint-Pierre (1857-1872), édifiée sur les plans d'Alphonse Guépin à l'emplacement de l'ancienne église[33].
  • La chapelle de Sainte Eugénie dédiée à Sainte Twina, invoquée pour les grossesses et éponyme de la sainte galloise Twynen.
  • La chapelle Saint-Jean.
  • La chapelle Saint-Samson.
  • La chapelle Saint-Laurent des sept chemins.
  • La chapelle Notre-Dame de Kérégal.
  • La chapelle de la Trinité Jean.
  • La chapelle du Lizandré.
  • La chapelle du Kerdreux.
  • Plusieurs croix et calvaires, dont, sur la route de Kermaria, la croix de la Sauraie inscrite en 1926 au titre des Monuments historiques[34] et la croix du Run inscrite en 1928 au titre des Monuments historiques[35].
  • Le château de Lysandré, XVIIIe siècle, extérieur visitable toute l'année sur rendez-vous. La chapelle, l'orangerie et le parc ont été créés au XVIIIe siècle. Les façades et toitures de la chapelle et de l'orangerie sont inscrits depuis 1952 au titre des Monuments historiques[36].
 
Anse de Porz Moguer
 
La plage Bonaparte
  • Le domaine de Keravel, qui appartint un temps au peintre Paul Chardin.
  • Le port de Gwin Segal et son îlot, où les bouées de mouillage habituelles sont remplacées par des troncs d'arbres plantés dans le sol marin.
  • Le Palus, station balnéaire avec sa plage, sa grève, ses marais, ses falaises et son cordon littoral.
  • Bréhec, la station balnéaire des paimpolais.
  • Les blockhaus et abris à munition de Bréhec.
  • La casemate ou batterie de Beg Hastel.
  • La plage de Porz Moguer, sa demi lune et son quai en granit rose.
  • La plage Bonaparte : haut-lieu de la résistance durant la Seconde Guerre mondiale, le réseau Shelburn[37] l'a utilisée pour permettre à de nombreux pilotes de la RAF de regagner la Grande-Bretagne. Le commodore de la vedette rapide de récupération de la Royal Navy était le père de l'artiste Jane Birkin[réf. souhaitée].
  • La maison d'Alphonse incendiée lors de la seconde guerre mondiale.
  • Le sentier Shelburn utilisé lors des évasions.
  • La Vallée Verte.
  • Les restes des nombreux moulins à vent et à eau de la commune.
  • Les lavoirs, pressoirs et rouoirs.
  • L'Usine, ancienne manufacture de pinceaux.
  • Le sentier de grande randonnée GR 34A longe la limite nord-ouest de la commune.

Patrimoine naturelModifier

L'inventaire national du patrimoine naturel comprend plusieurs sites de la commune, sous des classifications diverses[38].

Plouha est concerné par trois ZNIEFF.

La ZNIEFF continentale de type 2 des « Falaises de Plouha »[39], soit 4 256,4 hectares sur six communes : Binic-Étables-sur-Mer, Plouha, Pordic, Saint-Quay-Portrieux et Tréveneuc[Note 3]. Elle vise les côtes rocheuses et falaises maritimes.
La ZNIEFF continentale de type 1 « Le Pommier près de la Pointe de Plouha »[40], soit 32,34 hectares entièrement sur Plouha, vise les eaux du talus et du plateau (eaux néritiques), les côtes rocheuses et les falaises maritimes. Le Pommier est un rocher côtier à 1 km au nord-ouest de la Pointe de Plouha, près de Kerjean.
La ZNIEFF continentale de type 1 du « Bois de Lizandré »[41], soit 199,49 hectares de forêt sur Plouha.
  • Espace protégé et géré

L'espace protégé et géré des « Falaises du Goëlo »[42] est un ensemble de terrains acquis par le Conservatoire du Littoral, d'une surface totale de 148 287 hectares soumis à un arrêté préfectoral de protection de biotope passé le 18 février 1997. Il s'agit de petits terrains isolés et disséminés le long des falaises et des cours d'eau de la région. C'est sur Plouha que leur densité est la plus importante. Sur la commune la plus grande surface couvre presque entièrement le vallon qui débouche à Port Moguer ; d'autres ensembles importants de terrains se trouvent entre le Palus et Port Logot pour l'un, au Pommier pour un autre et enfin à la Pointe de Plouha.

Toute la côte de la commune est incluse dans la zone de protection spéciale (ZPS) de « Tregor Goëlo »[43], un site Natura 2000 selon la directive Oiseaux qui couvre 91 228 hectares répartis sur 27 communes des Côtes-d'Armor[43].

TourismeModifier

Trois terrains de camping se trouvent sur la commune : au domaine de Kéravel, les Tamaris (à Bréhec) et le Varquez (à Bréhec).

Plages : le Palus, Moguer, plage Bonaparte (vers Trévos), anse de Bréhec.

Les ports (Bréhec, Gwin Zégal, grève du Palus, anse de Porz Moguer) sont surtout des ports de plaisance.

Une école de voile se trouve au Bréhec.

Personnalités liées à la communeModifier

DiversModifier

Dans le cimetière de Plouha repose le sergent Georges Le Calvez (né à Plouha 11 octobre 1918), pilote d'un Bristol Blenheim du Groupe « Lorraine » qui, à court de carburant, disparut dans le désert le 5 février 1941, au retour d'une mission effectuée sur l'oasis de Koufra. L'appareil, intact, ne fut retrouvé – avec ses trois membres d'équipage décédés – qu'en 1959.

JumelagesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

Notes sur la démographie
  1. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  3. La cartographie de l'INPN montre une zone qui inclut aussi une petite partie de la commune de Lanloup, vers Kerjolis.

RéférencesModifier

  1. « Falaises du Goelo », Conservatoire du littoral.
  2. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, éditions du BRGM, 1981, p. 5
  3. La chaîne panafricaine en Bretagne, France, E. Le Goff, M. Ballèvre, E. Egal, D. Thieblemont, C. Truffert, éditions du BRGM, , p. 5-6.
  4. « Une promenade, à la découverte des pierres… », sur ouest-france.fr, .
  5. E. ÉGAL et al., Carte géol. France (1/50 000), feuille Pontrieux-Etables-sur-Mer (204), éditions du BRGM, 1996, p. 5
  6. La position de cet océan est suggérée par une importante anomalie magnétique orientée NE-W qui a été reconnue dans la partie médiane de la Manche actuelle et qui pourrait être un corps ophiolitique CF. Serge Elmi, Claude Babin, Histoire de la Terre, Dunod (lire en ligne), p. 64.
  7. (en) J.-P.Brun, P.Guennoc, C.Truffert, J. Vairon, « Cadomian tectonics in northern Brittany: a contribution of 3-D crustal-scale modelling », Tectonophysics, vol. 331, nos 1–2,‎ , p. 229-246 (DOI 10.1016/S0040-1951(00)00244-4).
  8. François de Beaulieu, La Bretagne. La géologie, les milieux, la faune, la flore, les hommes, Delachaux et Niestlé, , p. 15.
  9. (en) Richard Simon D'Lemos, The Cadomian Orogeny, Geological Society Publishing House, , p. 128.
  10. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 30.
  11. Jean Plaine, « Plouézec (22) », sur sgmb.univ-rennes1.fr, .
  12. Michel Ballèvre, Valérie Bosse, Marie-Pierre Dabard, Céline Ducassou, Serge Fourcade, et al, « Histoire Géologique du massif Armoricain : Actualité de la recherche », Bulletin de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne, nos 10-11,‎ , p. 21
  13. E. Égal, E. Le Goff, P. Guennoc, D. Thieblemont , B. Hallégouët, E. Houlgatte, M. Callier et A. Carna, Carte géologique à 1/50 000, feuille 204 « Pontrieux – Étables-sur-Mer », éditions du BRGM, 1996, p. 17-18
  14. Louis Chauris, « Le granite de Plouha et sa bordure (Côtes-d’Armor) », Bulletin de la Société des sciences naturelles de l’Ouest de la Franc, vol. 16, no 2,‎ , p. 50-54.
  15. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 44.
  16. Fiches horaires des 23 lignes Tibus.
  17. Ligne n° 9 du Tibus – horaires. Sur tibus.fr.
  18. Ligne n° 22 du Tibus – horaires. Sur tibus.fr.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. Dans une charte de l'abbaye de Saint-Rion et dans une bulle du pape Innocent III.
  24. Dans les chartes de l'abbaye de Beauport.
  25. Dans des lettres de Jean V, n° 1824
  26. Archives des Côtes d'Armor, 1E 2554
  27. Archives des Côtes d'Armor, 1E 2556
  28. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Plouha »
  29. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 96, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 »
  30. Solenne Durox, « Côtes-d’Armor : l’habit fait le maire », sur www.leparisien.fr, Le Parisien, (consulté le 29 janvier 2016).
  31. Office public de la langue bretonne.
  32. « Chapelle de Kermaria-an'Isquit », notice no PA00089487, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. L'église de Plouha sur infobretagne.com.
  34. « Croix du XVIIe siècle dite Croix de la Sauraie », notice no PA00089489, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Croix du XVIIIe siècle », notice no PA00089490, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Château de Lysandré », notice no PA00089488, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. Le réseau Shelburn de Plouha
  38. Plouha, fiche sur inpn.mnhn.fr.
  39. « Falaises de Plouha » - 530014725. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  40. « Le pommier près de la Pointe de Plouha » - 530006449. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  41. « Bois de Lizandré » - 530015139. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  42. « Falaises du Goëlo » - FR1100710. Fiche et cartographie espace protégé et géré Natura 2000.
  43. a et b « Tregor Goëlo » - FR5310070. Fiche et cartographie Zone de protection spéciale (ZPS) Natura 2000.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Faits d'armes du réseau Shelburn :

  • Colonel Rémy, « La Maison d'Alphonse » et « Autour de la plage Bonaparte »
  • Dominique-Martin Le Trividic, Une héroïne de la Résistance (Marie-Thérèse Le Calvez), éditions Ouest-France
  • La chapelle Sainte-Eugénie en Plouha – Les Carnets du Goëlo n° 7 (1991- par Francine et Jean Maillard) et n° 10 (1994 - par Louis Dagorn), bulletin de la Société d'études historiques et archéologique du Goëlo

Liens externesModifier